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 philosophie

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saveallGOD'sAnimals
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Masculin Nombre de messages : 19960
Date d'inscription : 17/05/2007

MessageSujet: philosophie    Ven 30 Aoû - 10:15

20 AOUT 2013

http://egalitariste.net/



ÉGALITARISME
POURQUOI ?
QUI ?
MODÉRATION !
ME CONTACTER
L’injonction à lutter contre l’oppression
Dans mon article précédent « le couteau sous la gorge » j’expliquais que croire que nous sommes libres concernant certains de nos « choix » et nos « goûts » était une erreur à partir du moment où ils répondaient à une norme sociale. Je pense effectivement que certains de nos agissements répondent à une notion fermée de ce qu’est la normalité et à une forme de crainte d’en sortir (cette crainte pouvant être tournée vers nous-même et/ou vers autrui). Par là, je voulais démontrer qu’on pouvait intérioriser des « ordres » mauvais pour nous et/ou pour notre entourage et croire qu’il s’agit d’un choix personnel alors qu’on ne fait qu’agir en réponse à une injonction qu’on nous serine depuis notre naissance.

Mais voilà, suite à cet article, j’ai remarqué un nouveau genre d’injonction qui est tout aussi pénible et qui en plus est malheureusement présent dans le milieu militant également : celui à lutter contre les injonctions. Plus exactement, celui à « assumer » ses différences. De devoir arrêter de s’épiler, de se maquiller, de porter des talons quand on est une femme. De devoir se donner la main en couple homo et montrer ostensiblement sans rougir qu’on n’est pas hétérosexuel et/ou cis (1). De devoir arrêter de porter le voile, de se lisser les cheveux quand on est noire et/ou musulmane. De devoir assumer ses bourrelets et son poids, et surtout, surtout, de ne pas passer sous le bistouri du chirurgien esthétique. Jamais. (Sous peine de passer pour une cruche superficielle).

Ai-je réellement besoin d’expliquer en quoi ces injonctions ne sont justement que des injonctions supplémentaires visant à culpabiliser les catégories opprimées ? Alors non seulement on pousse les femmes, les homosexuels, les non-blancs à avoir honte de ce qu’ils sont, mais en plus, on leur reproche de vouloir changer ? Les personnes faisant ces reproches ont-elles conscience qu’elles ne font qu’ajouter de la honte et de la culpabilité ?

Injonctions paradoxales
Cette tendance à vouloir pousser les gens à s’accepter eux-même tel qu’ils sont dans un milieu social où ils sont rejetés peut partir d’une bonne intention, mais dans les faits, ça ne fait qu’ajouter de la souffrance. On pousse ces personnes qui ne rentrent pas dans le moule à avoir honte du fait qu’ils tentent d’y rentrer. À avoir honte de leur honte, en bref. Le résultat, c’est que si on n’est pas conforme à l’humain standard que la société impose, qu’on tente de s’y conformer ou non, on est perdant parce que critiquable : tu es grosse et tu tentes de maigrir ? Oh la la, mais t’es une victime de la mode. T’es grosse, ben assume quoi, c’est pas grave. Tu es grosse et tu t’acceptes telle que tu es ? Tu pourrais faire un effort quand-même, c’est pas sain de pas prendre soin de soi.

L’elfe, dans ces articles « Je le fais pour moi-même », « Injonction poil au… » et « Mépris et misogynie ordinaires » (que je vous invite à lire très fort) concernant les injonctions à la beauté faites aux femmes, exprime ça très bien : d’un côté elle analyse ces injonctions et la tendance qu’on a à prétendre, en tant que femme, qu’on fait ça par plaisir et non pas pour correspondre aux normes ; et dans le dernier elle explique en quoi jeter l’opprobre sur ces femmes qui répondent à ces injonctions fait aussi partie de l’oppression. Les femmes doivent être belles et naturelles à la fois. On les enjoint à correspondre à un idéal inatteignable mais en leur faisant comprendre qu’elles ne doivent faire aucun effort pour l’atteindre. Je vous laisse juger de la schizophrénie qui résulte de ces injonctions complètement paradoxales.

Et au final, c’est pareil pour toutes les injonctions. Tu es noir et tu vis dans une société qui te rejette, mais tu ne dois surtout pas culpabiliser d’être noir et vouloir changer. Il suffit de voir toutes ces personnes qui méprisent Michael Jackson pour avoir eu recours à la chirurgie plastique afin de ressembler à un blanc et qui « regrettent » qu’il ait tant altéré son physique. Mais dans une société raciste, en quoi est-ce étonnant ? Toutes ces personnes qui trouvent dommage qu’un noir se blanchisse la peau, que font-elles pour permettre aux non-blancs d’être en paix avec eux-mêmes ? Que font-elles pour lutter contre l’injonction à la blancheur ? Alors quoi, il faut accepter d’être noir dans un monde qui nous le reproche ? Dans un monde où au jour le jour on te fait sentir que ta couleur de peau est un problème ? Je ne dis pas qu’un noir qui se blanchit la peau a raison d’agir ainsi. Je dis que c’est compréhensible dans l’état de notre société actuelle. Et que si réellement on trouve ça anormal, il est temps de se bouger le cul pour permettre aux non-blancs de s’accepter en tant que non-blancs ; plutôt que de pointer du doigt celui ou celle qui tente d’altérer sa nature pour le regard des autres.

Bref, on te rejette, mais tu ne dois pas changer. J’ai parfois l’impression que cette double injonction est un moyen de déculpabiliser les privilégiés. Tu es rejeté ? N’écoute pas les cons et assume ce que tu es. Ce n’est pas à nous de faire l’effort de t’intégrer, c’est à toi de t’efforcer de t’accepter, même si on te méprise. On n’y peut rien, c’est comme ça, tu n’as qu’à assumer tes différences qu’on pointe sans cesse du doigt et tout ira bien. Alors, oui, mais non, ça ne marche pas comme ça. Ce n’est pas aux opprimés d’apprendre à s’accepter. C’est aux oppresseurs de se remettre en question et d’arrêter de standardiser l’Humain au détriment de ceux qui ne se conforment pas à ce dit standard. C’est aux oppresseurs de déconstruire leurs idées reçues, leur intolérance et leur(s) privilège(s). Pas aux opprimés de plier docilement l’échine devant ceux qui les méprisent tout en s’efforçant d’avoir une haute estime d’eux-même.

Résister aux injonctions tout en acceptant ses limites
Il va de soi, malgré tout, que j’encouragerai n’importe quelle personne qui tente d’accepter ses différences en dépit des moqueries, du mépris et de l’invisibilité qui la frappe. Si des gens y arrivent, tant mieux. Ça ne peut leur être que bénéfique d’un point de vue personnel et tout le mérite leur revient. Mais à l’inverse, je n’enjoindrai jamais une personne à s’assumer si elle n’y arrive pas. Ne pas réussir à s’aimer dans un univers où on est haït, il n’y a malheureusement rien de plus normal. C’est humain. Il n’y a pas à avoir honte de ses complexes, car on n’y est pour rien. Les complexes, ça ne vient pas de nous. C’est le résultat d’une construction sociale. D’un standard empirique parfaitement intolérant que nous n’avons pas choisi.

Alors oui, effectivement, d’un point de vu militant, résister aux injonctions, aux standards, c’est politique. Une femme qui refuse de s’épiler est, effectivement, une femme qui refuse de courber l’échine face au dictât de la Fâme glabre. Une noire qui refuse de se lisser les cheveux résiste au dictât de la beauté occidentale. La liste est longue. Agir contre les normes abusives, c’est résister, lever la tête et éventuellement pousser les gens à s’interroger. Je ne peux pas nier qu’il y a là un certain courage et une forte volonté de faire changer les choses.

Mais il serait malheureux de nier également les risques que ce genre d’action comporte. Car en refusant ostensiblement de rentrer dans les rangs, au mieux on va déclencher une curiosité qui sera lourde à porter, au pire on suscitera le mépris, la haine voire la violence.

Raison pour laquelle, selon moi, il est important d’aborder les injonctions et les actions en rapport avec elles avec prudence. Ce qui me semble nécessaire en premier lieu est, évidemment, d’interroger les injonctions et de comprendre leur fonctionnement. On ne peut pas combattre un écran de fumée. Si on veut mettre à bas les injonctions, il faut commencer par les reconnaître, les nommer et dénoncer le problème. Après, selon moi, on peut dénoncer le dit problème tout en reconnaissant qu’on a plié l’échine. Ce n’est pas très flatteur pour l’égo, c’est vrai, de se dire qu’on répond à une norme abusive et non à un choix personnel, mais le reconnaître fait parti du processus de déconstruction.

Combattre les injonctions sans (se) culpabiliser
Alors comment, exactement, résister aux injonctions ? Dans mon précédent article, j’avais proposé une première solution : reconnaître les injonctions Et je pense que là est le point de départ : avant même de commencer à combattre des normes abusives, il faut savoir les reconnaître et comprendre leur existence. Qu’on y réponde ou pas, on peut les dénoncer -les imbéciles qui considèrent que si tu ne montres pas l’exemple tu n’as pas à l’ouvrir peuvent aller se faire voir, si vous voulez mon avis- et expliquer en quoi elles sont un problème.

Alors oui, évidemment qu’il serait préférable de ne pas répondre soi-même aux injonctions. Mais c’est quelque chose qu’on doit faire si on s’en sent capable. Ce qui implique d’accepter l’idée qu’on sera moqué, regardé de travers, méprisé, etc. Et d’être blindé contre ce genre de mauvais sentiments. Sans compter toutes les raisons personnelles qui peuvent pousser une personne à répondre à une injonction même si elle sait que c’en est une. Bref, tout le monde n’a pas la force morale d’affronter les regards et les quolibets (et je dis ça sans jugement aucun : savoir affronter le regard des autres et s’en foutre, c’est quelque chose qui est donné à peu de monde) et tout le monde n’a pas toutes les cartes en main pour se défaire des injonctions. Vivre en société implique parfois des concessions, aussi abusives soient-elles. Une vendeuse en magasin, par exemple, peut risquer son travail si elle ne s’épile pas. Doit-elle abandonner sa seule source de revenu pour « montrer l’exemple » ? Je ne crois pas.

En conclusion
S’il va de soi que j’emmerde les personnes qui ont envie de me faire plier pour rentrer dans le moule, il est clair que j’emmerde tout aussi fort celles et ceux qui voudraient que je montre l’exemple sans même se soucier de savoir si ça génère pour moi une souffrance trop insupportable. Militer et tenter de changer le monde, ça demande de l’énergie et un don de soi qui parfois peut être éreintant. À chacun.e de se préserver comme il/elle l’entend et personne n’a le droit de juger l’autre quant à savoir s’il milite bien correctement dans sa manière d’être. On peut vouloir changer le monde en talon haut, en ranger, avec des implants mammaires, en cachant ou en exhibant son homosexualité et après être passé sous le bistouri d’un chirurgien ou pas. On peut lutter contre les injonctions, qu’on y réponde ou non, l’important, c’est avant tout qu’elles soient reconnues, analysées et jamais silenciées.

Myroie

Tags: assumer, blancs, femmes, injonction, LGBT, lutte, militant, militantisme, Myroie, noirs
30 juillet 2013 Gueulante, Intersectionnalité 3 commentaires
Le couteau sous la gorge
Parlons "injonction". Dans la vie, les gens ont souvent des discussions qui impliquent d’une façon ou d’une autre le libre-arbitre. On entend régulièrement des "je n’ai pas le choix" ou des "mais tu n’étais pas obligé-e de" etc. Souvent, j’ai remarqué que beaucoup voient des obligations là où il n’y en a pas et des possibilités infinies de choix là où ces derniers sont pourtant restreints. Alors, sommes-nous libres ? Aliénés ? En quoi consiste la liberté ? Les "chaînes" que nous portons sont-elles des obligations et des interdictions bien connues ou quelque chose de plus vicieux ? Ou les deux ?

Je n’ai pas l’intention de faire un article sur la liberté dans son sens global car le sujet est bien trop complexe pour moi, d’une part, et parce qu’il faudrait une véritable série de livres pour aborder tous les aspects que ça présente. La liberté est une notion vague. Mais celle qui m’intéresse ici est celle de l’esprit. La plupart des êtres humains pensent qu’ils contrôlent parfaitement leur esprit et leurs pensées. C’est d’ailleurs une des choses qui fait la fierté  -pour ne pas dire l’orgueil, voire la vanité – de notre espèce. Persuadés que nous sommes de contrôler notre flot de pensées, nous croyons faire tout le temps des choix conscients, de notre propre chef sans influences et libre de toute injonction extérieure ou passée. Bien qu’erronée, cette idée selon laquelle nos choix sont libres et non-influencés est tenace, même pour une personne avertie.
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saveallGOD'sAnimals
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MessageSujet: Re: philosophie    Ven 30 Aoû - 10:15

’en viens alors à cette citation de Spinoza :

"Les Hommes, donc, se trompent en ce qu’ils pensent être libres ; et cette opinion consiste uniquement pour eux à être conscients de leurs actions, et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. L’idée de leur liberté c’est donc qu’ils ne connaissent aucune cause à leurs actions."

Cette citation est, je pense, une fine analyse résumée en une phrase de ce qu’est une "injonction". Mon ami le dictionnaire Petit Larousse éd. 2006, quant à lui, définit ce mot en ces termes "ordre précis, formel d’obéir sur-le-champ". L’idée reçue face à ce genre de définition est d’imaginer un ordre direct émanant d’une personne ou d’un groupe de personnes détenant "le" pouvoir et qui auraient la possibilité de sanctionner par une punition officielle si on ne répond pas à cet ordre. Raison pour laquelle, lorsqu’on parle d’injonction sexiste, raciste ou homophobe (ou intolérante d’une manière ou d’une autre), les non-initiés répondront facilement "oui, ben, on te met pas un couteau sous la gorge, non plus" quand on parle d’une obligation sociale. Et en effet : nulle loi, nul despote n’obligent les asiatiques à débrider leurs yeux, les femmes à faire des régimes et à s’épiler, les citoyens à travailler jusqu’à un épuisement physique ou mental irréversible, les noirs à éclaircir leur peau et à lisser leur cheveux ou les LGBT à ne pas se tenir la main en publique. Le fait de faire ces choses – ou de ne pas les faire – ne répond effectivement pas à une menace de mort. Mais ce qu’on oublie facilement, c’est qu’une menace n’est pas forcément mortelle et qu’elle n’en est pourtant pas moins dissuasive.

L’humain social
Que la vie d’un être humain ne soit pas menacée ne suffit pas à faire son bien-être. En effet, certains besoins humains découlent du fait que nous sommes des êtres de culture et des animaux sociaux. Un humain, en fait, une fois ses besoins primaires comblés (besoin de ne nourrir, de se protéger, de se soigner etc), va chercher à répondre à des besoins secondaires -parce que pas vitaux- mais néanmoins importants : son besoin d’affection, de se distraire, de partager, de communiquer et de trouver un sens à sa vie. Contrairement à un animal comme le léopard, nous avons donc besoin des autres pour vivre, nous reconnaître et nous sentir exister, d’une manière ou d’une autre. La solitude, ou, pire, l’exclusion sont autant de fléaux qui peuvent pousser un individu à la dépression, ou au suicide dans le pire des cas.

Or les sociétés humaines ont des codes, précis, qui décideront de ce qu’on tolèrera ou non au sein de la meute ; de ce qu’elle glorifiera, considèrera comme normal et de ce qu’elle rejettera. Ces codes sont plus ou moins globaux. Par exemple, le tabou de l’inceste est un code particulièrement répandu, que ce soit à travers les âges, les pays ou les classes sociales. À côté de ça, d’un pays à l’autre, d’un âge à l’autre certaines choses paraîtront normale à certaines sociétés et anormales à d’autres. Ainsi, aujourd’hui, un Français moyen – en général – trouvera anormal qu’une personne âgée de 60 ans se marie avec un-e adolescent-e de 15 ans. Pourtant, il y a quelques siècles, c’était encore monnaie courante, et c’est quelque chose d’assez répandu dans certains pays. Enfin, dans certains milieux ou d’un groupe d’âge à un autre, certaines choses seront glorifiées quand d’autres seront plus ou moins honteuses. Par exemple, regarder la télé-réalité chez les collégiens est quelque chose de cool. Chez des "intellectuels", c’est quelque chose de risible.

Bref, l’humanité a des codes, les pays ont des codes, les cultures ont des codes, les classes sociales ont des codes, etc, etc. Pour un extra-terrestre, intégrer ces codes serait long, fastidieux, et parfois tout ça lui paraîtrait inutilement compliqué ou complètement absurde. Mais pour nous autres qui avons grandi dans cette culture, qui avons assimilé ses codes à l’âge le plus tendre, c’est quelque chose de parfaitement normal. Sauf à partir du moment où on commence à interroger son éducation et qu’on se demande "Mais au fait, pourquoi on fait ça ?" Toujours est-il que certains de ces codes – aussi étranges, infondés, stupides ou dangereux soient-ils – continuent d’être défendus bec et ongles par les personnes ayant été socialisées par ces normes. Et ce, même quand des preuves concrètes leur démontrent que rien ne justifie de telles pratiques et qu’elles ont plus d’inconvénients que d’avantages (dans les cas où elles en ont). Alors la question est "pourquoi ?" Qu’est-ce qui peut pousser des gens à défendre des pratiques dangereuses, injustes, intolérantes, à modifier leur corps au point de se rendre malade ou de se blesser ou encore à perpétrer des actes barbares sur d’autres êtres vivants ?

Les normes
Ce qui peut pousser des milliers de personnes à perpétuer des pratiques aussi injustes qu’injustifiées sur d’autres êtres vivants ou sur eux-mêmes peut venir de choses diverses, mais à mon sens, le goût et les préférences est la dernière des raisons. Le goût est quelque chose qui n’est certes pas exempt d’influences, mais elles sont diverses et complexes et c’est ce qui fait que des goûts, d’un individu à un autre, varient. À partir du moment où un prétendu "goût" est partagé par presque la totalité de la population, ce n’est plus un goût, c’est un code social. Une norme. La question est, quel est l’intérêt de cette norme ?

D’une manière plus globale, déjà, on peut se demander quel est l’intérêt d’une norme ? Pourquoi les humains ont-ils besoin de faire un certains nombre de choses de la même manière ? Étant donné que l’être humain est un animal social et qu’il a besoin de reconnaissance pour vivre, on peut supposer que ce besoin de faire des choses identiques vient du besoin de se sentir unis, soudés, bref, de se sentir meute. Un humain entouré se sent plus fort et davantage en sécurité ; un groupe d’humains, d’ailleurs est capable de faire davantage de choses qu’un humain seul. Notre force réside dans notre capacité à être solidaires, et chacun le sait, que ce soit consciemment ou pas. C’est pourquoi nous avons besoin de normes et c’est la raison pour laquelle les personnes qui n’y adhèrent pas sont rejetées. Le premier réflexe d’un humain va alors être de faire de son mieux pour coller à cette norme.

De prime abord, on peut donc considérer que les normes sont d’une part nécessaires et d’autre part bénéfiques puisqu’elles permettent d’unir et de souder les êtres humains. Là où l’usage de la norme devient problématique, c’est quand elle est trop restreinte et commence à exclure et/ou à considérablement brider les libertés individuelles.

J’en viens à la conclusion qu’il y a plusieurs types de normes, qu’on peut séparer en trois catégories : celles qui permettent d’unir les êtres humains et de favoriser une vie en société sereine et respectueuse (tuer c’est mal, frapper c’est mal, aider c’est bien etc.), celles qui découlent de notre histoire et qui font notre identité et qui, en soi, ne sont pas nécessaires – sauf en tant que normes, justement – (comme la pudeur, le tabou de l’inceste, le respect des morts etc) et, enfin, celles qui découlent d’une peur, d’une angoisse et à laquelle on a répondu par une norme abusive, restrictive ou dangereuse (la peur de manquer de nourriture qui nous a amenés à manger des animaux, la peur de voir notre espèce s’éteindre qui nous a amené à interdire l’homosexualité à et valoriser les rapports qui permettent de se reproduire etc).

La menace de l’exclusion sociale
Donc on a vu que l’humain était un être social, qui avait besoin des autres pour vivre et que pour vivre en communauté, il usait de règles plus ou moins officielles pour régir la meute et l’unir. Mais que se passe-t-il si des humains dérogent à ces règles ? On le constate dans de nombreux cas, le Groupe rejette ce qui est trop différent. Ce qui sort des normes, donc. Et c’est la raison pour laquelle les gens se plient à ces normes :  parce que toute personne qui ne s’y conforme pas risque la punition sociale : l’exclusion. Le rejet. Les moqueries. Or, pour un humain, qu’y a-t-il de pire que le rejet, en dehors de cas extrêmes comme la souffrance physique ou la menace de mort ? Si on fouille un peu dans les traumas communs et les souffrances psychologiques des humains, on se rend vite compte que ce qui amène l’humain à se mésestimer, voire à se haïr, c’est la négation de son humanité.

Or l’exclusion est une forme de cette négation. En refusant l’intégration dans la meute, on fait comprendre au rejeté qu’il n’a pas les qualités requises pour être considéré comme humain. Il est le "monstre", étymologiquement, donc, "celui-celle qu’on montre". Et dans ce genre de cas, les séquelles psychiques peuvent être irréparables. Se faire nier son humanité est d’une violence inouïe : tu es un humain, mais tes semblables ne te considèrent pas comme tel. En bref, c’est une sorte  de perte totale de son identité, de ses repères.

Seulement voilà, dans notre société actuelle, on a tendance à considérer que les souffrances physiques et les menaces de mort sont plus dommageables que les souffrances psychologiques. C’est mésestimer le pouvoir des névroses, des traumas et autres souffrances psychiques. Ce n’est pas parce que ces souffrances sont invisibles qu’elles ne sont pas présentes, et leur existence sont autant d’entraves au bien-être et au libre-arbitre dont j’ai parlé au début de cet article. Car si l’exclusion est une souffrance -qui plus est une souffrance qui laisse des traces profondes- comme n’importe quel être vivant, on va chercher à la fuir. Et c’est normal. Alors entre une souffrance physique passagère (comme l’épilation), une "simple" modification corporelle (comme se faire blanchir la peau) ou de comportement (comme cacher son orientation sexuelle) et une souffrance durable, qui ne peut aller qu’en empirant (l’exclusion donc), le choix est fait. Et en effet, une chose que beaucoup d’êtres humains ont compris implicitement, c’est qu’une fois banni de la meute, il est très difficile de s’y réintégrer. Pire : on peut devenir le souffre-douleur du groupe. Celui sur lequel on crache pour permettre aux autres de se sentir unis entre eux, aux dépens du mouton noir. Car moquer une personne pour ses différences est quelque chose de typiquement humain : ça permet de montrer que nous, au moins, on se plie bien aux normes comme il faut. Qu’on est bien tous pareils. Pas comme lui, là.

Une fois qu’on a compris tout ça, on peut constater que les personnes qui croient que faire des choix sans faire attention au fameux "regard des autres", qu’il suffit d’assumer ses choix pour vivre libre, se fourvoient et ne prennent pas en compte le poids des normes sociales.  Dit comme ça, ça paraît effectivement très simple "d’assumer", mais si en face le prix à payer est trop élevé, se dire fier de ce choix sera bien compliqué. On ne peut pas assumer un choix – aussi juste et réfléchi soit-il – à partir du moment où il sera la cause d’une trop grande souffrance.

À quel moment une norme devient-elle une injonction ?
Pour éviter de tomber dans ce travers du culte du "chacun ses choix et puis t’assume", il devient nécessaire d’analyser les normes et de comprendre à quel moment elles se transforment en injonction. À noter ici que j’appelle "injonction" toute loi tacite qui force des personnes à agir à l’encontre de leur nature propre ou qui les bride dans leur choix et leur liberté. Alors, donc, à quel moment une norme n’est-elle qu’une norme – dans le sens bénéfique – et à quel moment devient-elle une loi empirique abusive et anormalement restrictive ?

Je pense qu’on peut parler d’injonction à partir du moment où une norme n’est effective que pour un groupe de personnes donné sous prétexte que ce groupe a une particularité quelconque, mais qui n’a pas à voir directement avec cette dite particularité. Prenons les femmes comme exemple – comme ça, je sais exactement de quoi je parle : une des injonctions les plus connues que subissent les femmes parce qu’elles sont femmes c’est l’injonction à la beauté. Une femme doit être douce, fine, jeune, fragile et glabre. Il faut qu’elle soit belle tout en donnant l’impression de ne pas faire d’effort en ce sens. Toute femme qui ne répond pas à ce genre d’injonction est exclue d’office, même si son physique ne lui permet pas d’y répondre. Par exemple, il existe une énorme intolérance qui frappe les femmes grosses. D’une part elles sont invisibilisées dans les médias, et d’autre part elles sont un peu le summum de ce que toute femme craint de devenir. Ça se remarque particulièrement dans les tiques de langages : pour insulter une femme, si on veut vraiment appuyer l’insulte, on rajoutera "grosse" avant. Grosse pute, grosse salope, gros thon, etc. Être grosse pour une femme, c’est ne pas répondre à cette image de fragilité qu’on attend du "sexe faible" : on attend d’une femme qu’elle ait l’air vulnérable. La force, l’opulence, sont des spécificités censées être masculines.

On voit donc ici qu’une association abusive (femme = faiblesse) force les femmes à correspondre à ce qu’"on" attend d’elles. On définit ce qu’elles sont à partir d’un idéal fantasmé au lieu de se fonder simplement sur la réalité et l’hétérogénéité qu’elle implique ; et, ainsi, on demande à toutes les femmes de coller à ce qui est soi-disant leur "nature" alors que cette définition ne saurait pas être plus éloignée de ce que la majeure partie d’entre elles sont en réalité. En bref, on peut donc dire qu’une injonction est une norme fantasmée qui pousse un groupe d’individus à altérer sa nature – physique ou mentale – pour coller à l’image qu’on a défini de lui de manière totalement arbitraire, voire malhonnête.

En conclusion
Alors sommes-nous libres ou aliénés ? Quelle est notre liberté ? Je crois qu’avec cet article, on a pu comprendre une chose assez simple : s’interroger, s’analyser, essayer de comprendre l’origine de nos choix, de notre caractère et de nos préférences est un moyen d’accéder à une liberté moins biaisée. L’ignorance n’est jamais que l’œillère qui nous permet d’ignorer les chaînes qui sont à nos pieds et de nous donner l’illusion qu’on marche sans entraves. Alors, afin de lutter contre les injonctions, qui sont autant de manières abusives de brimer des groupes d’êtres humains et qui les empêche d’agir librement, il est important d’interroger ses "choix".  De comprendre d’où ils viennent et comment ils fonctionnent. Une fois qu’on a compris ces dits choix, leur origine et leur place dans la société, je pense qu’on peut alors réellement commencer à considérer qu’ils sont conscients et répondant à une liberté personnelle. En revanche, tant qu’on considèrera que nous sommes libres et que notre manière de vivre est dénuée de toute influence, nous ne seront jamais que des pantins ignorant des fils qui nous relient à notre marionnettiste.

Pour aller plus loin
Je le fais pour moi-même
Injonction poil au…
Mépris et misogynie ordinaire
Ceci n’est pas une injonction
Au sujet de la prohibition de l’inceste
Corps et société
La théorie du Bouc émissaire

Un grand merci à Stéphanie pour ses précieux conseils et la correction du texte.

Myroie.

PS : Cher lecteur. Ça fait longtemps que j’avais pas posté, et j’espère que je t’ai manqué. J’aime bien manquer aux gens. Si j’ai mis du temps à écrire un nouvel article, c’est parce que j’ai perdu ma confiance en moi quelque part et que j’arrive pas à la retrouver c’est parce que j’ai été très occupée à faire diverses choses comme aider à créer le fanzine n°1 des Texte VS -recueil de témoignages liés aux violences sexistes- et que vous pouvez enfin en acheter un exemplaire en demandant à Tan (gentiment). Heureusement, l’écriture m’habite envers et contre tout et du coup, j’écris quand-même deux ou trois coups de gueule sur mon tumblr. Si je te manque, tu peux donc aller voir si je braille pas un peu de ce côté-ci. Voilà. Des bisous. Plein.

Tags: aliénation, égalitarisme, égalitariste, choix, couteau sous la gorge, exclusion, féminisme, groupe, injonction, liberté, Myroie, norme, société
26 juin 2013 Intersectionnalité, Manipulation Médiatique 3 commentaires
L’humour est une arme
Je vais parler d’humour. La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. Et est parfois instrumentalisé. Peut-on accepter toutes les formes d’humour ? Et d’abord, qu’est-ce que c’est l’humour ? Comment ça s’inscrit sociologiquement parlant, dans notre vie ?

Le blogueur sociologue Denis Colombi en avait déjà parlé plein de fois sur son blog "Une heure de Peine" : l’humour n’est pas une entité abstraite détachée de tout code social. L’humour s’inscrit dans une logique, dans des règles définies par un mode de pensée global. Une prof que j’avais eu en cinquième disait qu’on riait de ce qui nous faisait peur. Le rire serait une barrière qui permettrait de définir les limites de ce qu’on accepte ou non. J’avais trouvé son analyse pertinente : on rit de ce qui n’est pas la norme, de ce qui sort des codes qu’on nous a inculqué pour mieux le rejeter. Si on rit de ce qui nous fait peur et de ce qui nous dérange, le rire se base sur notre vécu et notre éducation. Une personne qui aura intégré la xénophobie, la peur de l’étranger ("ils nous volent notre travail !") rira plus volontiers à des blagues racistes qu’une personne qui a réfléchi à sa peur de l’Autre et aura compris qu’elle n’est pas fondée. On peut donc choisir de quoi on rit en comprenant pourquoi on rit de certaines choses et pas d’autres et ce, en s’observant soi-même. Du coup, j’en viens à cette merveilleuse phrase de Tina Fey : "You can tell how smart someone is by what they laugh at." (1)

hebergeur d'image
Image issue du tumblr "Feminist Disney".
Je sais que ça énerve beaucoup de gens, mais oui, le rire se pense. L’humour s’analyse, se réfléchit. Ce n’est pas parce que le rire est destiné à être amusant, à détendre et à faire oublier les tracas du quotidien qu’il faut le laisser de côté. On analyse la colère, la tristesse, la peur, pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas analyser le rire ? L’humour serait une sorte de chose sacrée, comme la foi chez les religieux ? Une chose à laquelle il ne faudrait pas toucher, sous peine de comprendre à quel point elle est fragile quand on commence à poser des questions ?

Le droit de rire de tout avec Desproges
La plupart du temps, quand on commence à pointer le rire du doigt, à dire que non, là, cette blague pose problème pour x ou y raison, les gens s’insurgent et invoquent Desproges à la rescousse : "olala, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, hein ! *wink wink*". C’est amusant parce que cette phrase renvoie l’empêcheur de rire en rond au placard, le décrédibilisant d’office (qui fait le poids face à Desproges ?). Cet humoriste de renom devient alors une sorte d’entité divine qu’on invoque un peu à tout va sans trop réfléchir à ce qu’il voulait dire par là. L’invoquer permet de "remporter" le débat sans se fouler. Après tout, Desproges était le dieu de la rhétorique humoristique, et beaucoup de personnes l’admirent aussi bien pour son humour que pour sa politique du rire. Il est convenu de dire que Desproges était intelligent et anticonformiste. Un modèle, en bref, pour beaucoup d’entre nous. Ainsi, celle ou celui qui invoque Desproges dans un débat sur l’humour "gagne" car il met l’aura de Desproges de son côté : le "on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui" est en fait une forme sophistiquée et pseudo-intellectuelle de sous-entendre que l’autre n’a pas d’humour et qu’il fait honte au Dieu du Rire : Desproges.

Ce qui est amusant c’est que beaucoup de gens invoquent Desproges en détournant complètement sa phrase. En effet, il dit bien "on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde", mais cette phrase n’est que la conclusion d’un de ses réquisitoires des flagrants délires. Plus précisément celui fait contre Jean-Marie Le Pen, personnage politique que Desproges, je le rappelle, méprisait. Cette conclusion, donc, était la réponse faite à un exposé qu’il avait fait lors de ce réquisitoire dont les questions principales étaient "peut-on rire de tout ?" et "peut-on rire avec tout le monde ?", démonstration :

"Alors, le rire, parlons en et parlons en aujourd’hui alors que notre invité est Jean-Marie Le Pen. Car la présence de monsieur Le Pen en ces lieux, voués plus souvent à la gaudriole para-judiciaire, pose problème. Les questions qui me hantent sont celles-ci : premièrement peut-on rire de tout ? Deuxièmement peut-on rire avec tout le monde ? À la première question je répondrai oui sans hésiter. [...] S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles alors oui, à mon avis on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. [...] Deuxième point, peut-on rire avec tout le monde ? C’est dur. Personnellement, il m’arrive de renâcler à l’idée d’inciter mes zygomatiques à la tétanisation crispée. C’est quelque fois au dessus de mes forces dans certains environnements humains. La compagnie d’un stalinien pratiquant par exemple me met rarement en joie. Près d’un terroriste hystérique je pouffe à peine. Et la présence à mes côté d’un militant d’extrême droite assombrit couramment la jovialité monacale de cette mine réjouie."

On le voit donc ici, Desproges n’a jamais dit qu’on ne pouvait pas rire de n’importe quoi avec tout le monde parce qu’il existait des crétins manquant d’humour, mais qu’on ne pouvait pas rire de tout avec n’importe qui parce que certains ont des idées politiques trop dérangeantes pour qu’on accepte de rire avec eux. Ce monologue humoristique est un moyen, pour Desproges, de faire comprendre qu’il ne veut pas être mis dans le même sac que Le Pen et qu’il refuse de rire avec lui. Pourquoi ? Parce qu’il ne partage pas ses idées, et donc ses sujets de rigolade. Desproges montre clairement qu’il a compris quelque chose d’important : le rire est un outil de cohésion sociale. C’est un moyen de lier les troupes et de créer de la complicité. En riant des homosexuels, on prend le risque de créer des liens avec les homophobes, qu’on le veuille ou non. Tout comme en riant des intolérants, on crée des liens avec les opprimés. Ainsi marche le rire. Rire est donc un choix. Un choix politique, un choix social, une manière de se placer en société par rapport à ses contemporains. Il est donc important, oui, de prendre garde à ne pas rire avec n’importe qui quand on rit de n’importe quoi.

L’humour, ce pouvoir, cette puissance
Le problème, avec l’humour, c’est qu’il donne une forme de pouvoir et de charisme que chacun veut s’approprier d’une manière ou d’une autre, et si possible le plus rapidement et le plus simplement possible. Après tout, être celui qui fait rire le groupe, c’est être celui qui mène la danse. Faire rire, c’est avoir du pouvoir car on range de son côté les rieurs en définissant par la raillerie c’est qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. C’est entre autres pour ça qu’une personne qui ose répondre à celui qui tente de faire rire "tu n’es pas drôle" se verra répondre "t’as pas d’humour". Si on tente de traduire ce genre d’altercation, on s’aperçoit que le véritable sens caché pourrait être le suivant : Je tente de faire rire le groupe en pointant du doigt quelque chose (la zoophilie, le racisme, l’eugénisme, l’homosexualité, une tradition étrangère, peu importe). Untel me répond que pointer du doigt cette chose est pas drôle parce qu’encourageant un système auquel Untel n’adhère pas. Untel refuse donc de me donner du pouvoir. La frustration de ce pouvoir refusé m’entraîne à nier chez mon opposant la capacité de reconnaître un potentiel meneur, à savoir dans ce cas, moi. Et donc à répondre "tu n’as pas d’humour". Sous-entendu "tu ne sais pas ce qui est drôle alors que moi je le sais. Je te suis supérieur car je sais ce dont on doit rire, et tu es bête de ne pas le reconnaître en riant de ma blague".

Je rappelle quand même qu’il n’y a pas si longtemps encore, le droit de rire était dicté par le roi. La cour attendait toujours de voir si le roi riait pour rire à son tour. Preuve s’il en est que le rire est bien l’apanage des puissants. Celui qui dicte ce dont on peut rire, c’est celui qui place les normes, qui définit les limites, qui dit ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

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Image issue du tumblr "Feminist Disney".
Et étrangement, les personnes les plus souvent accusées de manquer d’humour sont les gens qui remettent en cause l’ordre établi, les limites existantes et intégrées par chacun (qu’elles soient bonnes ou mauvaises) : féministes, véganes, anarchistes, anti-capitalistes, anti-racistes, hétéo-solidaires et LGBT et j’en passe. Mais n’est-ce pas parce que ces personnes ont interrogé l’humour et refusent de rire de ce qui, une fois de plus, conforte l’oppresseur dans son rôle de puissant ? De la même manière, un noir -par exemple- qui refusera de rire à une blague raciste déstabilise son interlocuteur parce qu’il montre qu’il lui refuse un pouvoir. Si c’est un blanc à qui il refuse ce pouvoir, le refus prend tout son sens.
Montrer qu’on refuse de rire est donc un acte qui demande du courage car, sans qu’on s’en rende forcément compte, il y a un rapport de force qui se met en place et qu’il faut apprendre à contrer quand le besoin s’en fait sentir. Refuser ouvertement de rire à ce qui communément amuse la masse est donc un engagement social et potentiellement politique. En refusant ainsi de rire d’une catégorie opprimée avec le "meneur", on lui fait savoir qu’on ne lui reconnaît pas le droit de brimer un groupe donné (qu’on en fasse partie ou non).

La mode du cynisme et de l’anticonformisme
Aujourd’hui, un des moyens de s’approprier ce pouvoir qu’est le rire, c’est de jouer la carte de la désinvolture, du cynisme. Pour faire rire -et donc avoir du pouvoir- on doit savoir se vendre auprès de ses contemporains. Et pour ça, le cynisme tel que la plupart des gens le conçoivent (donc mal, nous verront ça plus bas) est un moyen simple et efficace. Qu’on ne se voile pas la face, aujourd’hui être cynique, anticonformiste ou adepte de l’humour noir est une mode, un truc cool et surtout, donc, un truc de puissant. En effet, qu’il est facile de se foutre de tout, d’avoir l’air neutre, quand on est dans le haut du panier. Bref, cette mode consiste à revêtir la peau d’un personnage désabusé ressemblant aux célébrités ou aux personnes charismatiques qu’on a pu voir passer sur nos écrans. Que ce soit les fameux personnages blasés joués par Bruce Willis, les figures cyniques comme Dr House ou Stark (IronMan), ou encore les comiques désinvoltes comme Desproges et Coluche, n’importe qui aujourd’hui rêve d’avoir cette forme de charisme qui donne l’impression d’être au-dessus de tout. Alors on s’inspire des personnages sus-cités, on se base sur des répliques de South Park, et on tente d’atteindre ce charisme je-m’en-foutiste sans vraiment se demander si le but est réellement de se foutre de tout en vrai et de ne réfléchir à rien. Cette mode se traduit au final par une sorte de singerie de ces grands personnages. Autrement dit, beaucoup tentent d’adopter le ton, la forme sans se soucier du fond, du pourquoi et du comment. Pour comprendre tout ça, tentons de retrouver les vraies définitions. C’est quoi le cynisme ?

Le cynisme tire son origine de la Grèce antique et le pratiquant de cet art le plus connu aujourd’hui était Diogène. Diogène, philosophe anticonformiste, est célèbre pour plusieurs raisons -avérées historiquement ou non-, mais ma préférée est celle de son altercation avec Alexandre le Grand à qui il aurait dit "ôte-toi de mon soleil" quand ce dernier a voulu s’adresser à lui du haut de sa royale présence. La politique du cynisme, donc, était à la base, celle-ci :

"Cette école a tenté un renversement des valeurs dominantes du moment, enseignant la désinvolture et l’humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique. Radicalement matérialistes et anticonformistes, les Cyniques, et à leur tête Diogène, proposaient une autre pratique de la philosophie et de la vie en général, subversive et jubilatoire."
Wikipédia

Le but du cynisme serait donc d’enseigner l’humilité aux puissants. Chose étrange, aujourd’hui, tous ces cyniques auto-proclamés font, bizarrement, partie des puissants (ou plutôt des privilégiés), mais en plus, usent de ce prétendu cynisme sur… Les catégories opprimées. Ainsi il sera courant de voir ces grands anticonformistes de 4Chan et 9Gag taper sur les femmes ("va me faire un sandwich" étant une sorte d’hymne qu’ils servent à toutes les sauces) ou les Noirs, des blogueurs comme l’Odieux Connard expliquer doctement avec une dose surchargée d’ironie aux féministes qu’elles n’agissent pas correctement (tout en restant bien assis dans son fauteuil à ne rien foutre, sinon c’est pas marrant), des amis qui feront des blagues homophobes ou racistes et qui répondront ensuite, si jamais on s’insurge, "non mais moi je suis anticonformiste, tu sais bien". Finalement, on cache son manque de réflexion, son discours creux et ses blagues bêtement répétées par un concept emprunté à des intellectuels pour donner l’impression que cogitation il y a alors qu’il n’en est rien. L’art de manier la rhétorique, de faire une belle phrase bien formulée devient plus important que le fond des choses qu’on a à dire. Et les remises en question deviennent superflues.

Dans la même veine, l’anticonformisme (et donc l’humour anticonformiste, par extension) est lui aussi spolié. Anticonformisme signifie radicalement contre ce qui est conforme. L’idée est donc qu’un anticonformiste va à contre courant des pensées consensuelles et admises du moment. Diogène était anticonformiste. Desproges était anticonformiste. Malheureusement à l’heure où enfin ce qui était conforme (que les Noirs, les LGBT et les femmes restent à leur "place") commence à ne plus l’être et qu’on envisage enfin que des hiérarchies existent et qu’elles ne sont pas éthiquement justifiables ; des personnes, mécontentes de ces avancées sociales, se permettent de déverser leur bile en se taxant d’anticonformistes. Sauf que ces personnes ne sont pas anticonformistes. Certes elles vont à l’encontre des idées égalitaristes et humanistes qui commencent réellement à être entendues depuis un siècle et donc à devenir conformes, mais eux ne brisent pas des idées sociales avec des idées nouvelles. Ils brisent des idées sociales avec des idées caduques. Et cette manie à un nom qui n’est en rien synonyme d’anticonformiste, c’est le terme "réactionnaire". Ce qui signifie, d’après le dictionnaire "opposé au progrès". Nous avons donc là des personnes opposées au progrès social qui tentent de faire croire qu’elles sont pour le progrès en vantant des idées désuètes. Encore une fois, nous sommes donc en face d’imposteurs qui reprennent des discours humanistes en leur piquant leur vocabulaire (qui est bien vu par le peuple) afin de redonner valeurs à des idées obsolètes vouées disparaître.

Humour et intolérance
En fait le problème de cette mode du cynisme, de l’anticonformisme, du second degré et de l’humour noir, c’est qu’ils ont perdu leur sens quand les membres des classes dominantes se les sont réappropriés pour justifier leur oppression et les méthodes qui en découlent. Autrement dit, ces gens qui prétendent être anticonformistes, cynique, adeptes du second degré et de l’humour noir ne font qu’essayer de mettre un mot qui passe mieux sur leurs méthodes d’oppression et leur volonté de ne pas remettre en question leurs privilèges. Bref, ils tentent de faire passer des vessies pour des lanternes, de noyer le poisson pour mieux endormir la vigilance des opprimés qui sont visés par cet "humour". Car l’humour, au yeux de la société, excuserait tout. Si c’est "pour de rire" alors, on peut dire les pires atrocités, car, enfin, ce n’est pas sérieux. Il faut donc apprendre à déceler à quel moment l’humour est dirigé "contre", et à quel moment il permet de rire "avec".

Beaucoup d’oppresseurs et autres membres des classes dominantes l’ont bien compris et fort bien intégré. Et puisque aujourd’hui être ouvertement raciste, sexiste, homophobe, bref, intolérant est mal vu (grâce aux avancées égalitaristes qui découlent des luttes des différentes minorités), ils tentent de déguiser cette intolérance en faisant passer ça pour de l’humour. Ainsi, des gens comme Aldo Naouri (médecin) vont dire des choses comme "violez votre femme" à un client et tenter de faire passer ça, ensuite, pour quelque chose sans importance, une simple parole jetée en l’air, inoffensive parce que prétendument humoristique. Niant ainsi qu’en tant que médecin ses conseils sont perçus comme paroles d’évangile, niant que la culture du viol fait des ravages et que le viol est beaucoup fantasmé et niant ce qui a pu le pousser à tenir de tels propos. Car pourquoi a-t-il dit une telle chose ? Il avait en face de lui un homme qui venait le voir parce que sa femme ne voulait plus coucher avec lui et qui attendait une solution. Quel cheminement s’est fait dans la tête de cet homme qui a entendu son médecin lui dire "viole ta femme", même pour rire ? Est-ce que ce qui était drôle ce n’était pas le mot "viol" ? Comme si la simple idée qu’on puisse violer sa femme était risible ? Que sa femme on ne la viole jamais, hein, on la baise, à la rigueur, on la force un peu, mais bon, c’est normal, c’est son devoir d’épouse. Je parlais plus haut du fait que le rire était un refus, un moyen de placer ses limites : quelles étaient les limites posées là ? L’idée que violer sa femme c’est pas bien ? Ou l’idée que violer sa femme, c’est pas possible ?

Bref, ce déguisement qu’est l’humour pour masquer l’intolérance est une arnaque. Je dirais même une double arnaque. Car non seulement on tente de nous tromper avec l’idée selon laquelle l’humour excuse tout, mais en plus les membres des classes dominantes définissent l’humour sans consulter ceux qu’ils oppressent. D’une manière ou d’une autre, avec ce type d’humour, les opprimés sont perdants. Parce qu’on leur définit ce dont ils doivent rire ou non : en plus de la parole, donc, on leur vole le droit d’être blessé et on les oblige à rire, même de ce qui les heurte (sans quoi, ils passent pour des losers, des coincés du cul incapables de s’amuser).

La dictature de l’Humour
Il est clair, donc, qu’aujourd’hui, dans certaines situations on est tenu de rire. Le seul choix qui reste c’est soit de se fondre dans le moule et de partager l’hilarité commune, soit de ne pas rire et de devoir se justifier, et ainsi, prendre le risque de se voir coller l’étiquette de "chieur" ou de "coincé". Prenons un exemple courant : un groupe d’amis parlent de Marc -ici présent- et de ses "manières de gay". Marc, hétéro convaincu, ne se laisse pas abattre et grossi le trait en jouant la "tafiole" de manière complètement stéréotypée (avec les manières efféminées et tout le toutim). Antoine -ici présent également-, homosexuel, se voit placé devant ce genre de "choix" : soit il rigole avec tout le monde d’un stéréotype qui est censé le représenter mais dans lequel il ne se retrouve pas, soit il ne rigole pas, auquel cas il est possible qu’on lui demande pourquoi ça ne le fait pas rire. Et s’il explique pourquoi, il y a de fortes chances pour qu’on lui réponde le "oah c’est bon, c’est de l’humour !" habituel.

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Illustration par Lematt.
Beaucoup considèrent qu’ils sont dans leur bon droit de décider de ce dont l’autre peut se plaindre et de ce dont il peut rire, comme à l’époque des rois dont j’ai parlé plus haut. Souvent avec les opprimés, mais pas seulement. Toujours est-il que selon moi, c’est un manque d’empathie que je trouve au final, assez cruel, car non content de blesser la personne une fois en se moquant d’elle (ou de ce qu’elle est, ce qui exactement pareil), on lui refuse le droit de s’insurger et de dire qu’elle a été blessée. Finalement, toute personne de qui on se moque préférera alors encaisser sans rien dire plutôt que de prendre un coup supplémentaire par dessus. Et c’est ainsi que l’humour oppressif fonctionne : on tient l’autre en respect, s’il ne veut pas être exclu du groupe, il doit accepter qu’on se moque de lui sans rien dire, et même rire avec les autres. On lui impose donc un faux choix, et au final, on le piège : soit tu acceptes la potentielle solitude qu’entraînera ta "rébellion", soit tu acceptes qu’on te marche sur la gueule, et tu te sentiras seul dans ta détresse. Dans un cas comme dans l’autre, la sensation d’être exclu reste présente.

La différence entre rire de tout et se moquer de tout

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Oui, rire du viol (et non pas se moquer des personnes violées) c’est possible – Humoriste : Wanda Sykes.
Alors après toute cette lecture, les adeptes de l’humour me diront que je restreins considérablement leur liberté de rire de tout, citée au début par Desproges. Mais cet article ne vise nullement à dire qu’il faut cesser de rire de tout. Au contraire. J’essaye d’expliquer la différence entre "rire de" et se "moquer de". Car la différence est cruciale. Se moquer de, c’est rire contre. Rire de, c’est rire avec. On peut rire du viol avec une victime de viol. On peut rire du sexisme avec une femme, et même avec une féministe (oaaah, dingue). On peut rire du racisme avec un arabe. On peut rire du handicap avec un handicapé mental ou moteur. On peut rire de tout. Mais pas contre tout. Parce que se moquer de, c’est exclure la cible de la moquerie. Alors que rire avec elle c’est l’intégrer dans le groupe, dans la société. Alors quand vous faites une blague, posez vous la question : quel est mon but ? Est-ce que je cherche à exclure ? Ou est-ce que je cherche à intégrer ? Et si je cherche à intégrer, est-ce que c’est réellement visible ? Est-ce que ce n’est pas maladroit ?
Et dans l’éventualité où votre blague vexe malgré votre but d’intégrer, souvenez-vous que la meilleure des réactions, c’est de présenter des excuses. Des excuses sincères, du genre "pardon, j’ai mal agi" et surtout pas "désolé que t’aies pas compris" (qui sous-entend "désolé que tu sois con", hein). En agissant ainsi, vous faites preuve d’humilité et vous montrez que votre but n’est pas d’agir comme une meneur assoiffé de pouvoir dont je parlais plus haut. Présenter des excuses à une personnes blessée par une blague est une politesse élémentaire que trop de personnes dédaignent, par orgueil.

Un exemple qui illustre assez bien ce que j’essaye de faire comprendre ici, c’est une expérience que j’ai eu avec un handicapé mental, que nous nommerons Charles, quand je travaillais en tant qu’animatrice spécialisée. Charles ne savait pas parler mais comprenait très bien les gens qui lui parlaient et savait répondre de manière rudimentaire avec des signes et des expressions. Un jour, alors que j’étais avec lui en train de vaquer à diverses besognes, je m’arrête en plein mouvement, ayant oublié ce que je voulais faire. Je me tourne vers lui et dis "merde j’ai oublié ce que je suis venue foutre ici ! Qu’est-ce que je voulais faire Charles, aide-moi !" et il a rigolé en se montrant lui-même me faisant comprendre avec un air réprobateur qu’il ne pouvait pas me répondre et que j’étais bien bête de lui demander de l’aide. On a rigolé pendant un bon quart d’heure. Ensemble. Cet exemple est parlant dans le sens où nous avons pu rire ensemble de son handicap parce que, en quelque sorte, Charles m’y avait autorisée en en riant lui-même. Il m’a autorisée à rire avec lui de quelque chose qui pourrait le faire souffrir afin qu’ensemble on dédramatise un état de fait qui peut sembler être terriblement triste. Si ça avait été moi qui lui avait dit qu’il était bien bête d’essayer de parler, la situation aurait été totalement différente et certainement pas drôle pour lui. Nous avons pu rire parce que je lui ai laissé le choix : c’était à lui de dire s’il pouvait ou non rire de sa particularité.

Je pense donc que laisser le choix aux personnes, de rire de ce qui les fait souffrir (ou pourrait les faire souffrir) à cause d’un système social qui les oppresse de manière partiale et injuste, est un geste important, un témoignage d’empathie qui devrait être considéré comme normal. Il s’agit là de considération de l’Autre. Et ça s’apprend avec l’acceptation du fait qu’on peut faire des erreurs (rire d’un sujet sensible chez une autre personne) et que les reconnaître n’est non pas une faiblesse, mais une force, car elle est la preuve qu’on sait humblement écouter autrui au lieu d’écouter son égo.

En conclusion
Le titre disait "l’humour est une arme" : on peut s’en servir pour libérer ou pour oppresser. Je crois qu’on a pu voir à quel point c’était vrai. L’humour peut permettre bien des choses. Il peut aussi bien exclure, mépriser, blesser voire briser ou à l’inverse renverser des codes sociaux et mettre à bas des oppressions, permettant ainsi une meilleur cohésion sociale pour ceux qu’on a coutume d’humilier et d’exclure. L’humour est une des armes tranchantes permettant de tailler la société à son image. À notre échelle, nous perpétuons des valeurs, des idées, des habitudes, et l’humour est un moyen de les définir. À chacun de choisir lesquelles, pourvu que ce choix soit conscient.

(1) Traduction (approximative) : "Tu peux dire combien une personne est intelligente en observant ce dont elle rit."

Pour aller plus loin :
Le rire. Essai sur la signification du comique, par Henri Bergson : [x]
Le Politiquement Incorrect : [x]
Le second degré : [x]
La pure provocation : [x]
Sortir de sa boîte : [x]
Oh, ça va, c’est pour rire ! [x]

Merci à Denis Colombi pour ses conseils durant la rédaction de cet article et à Stéphanie pour la correction des fautes d’orthographe.

"Satire is traditionally the weapon of the powerless against the powerful. I only aim at the powerful. When satire is aimed at the powerless, it is not only cruel—it’s vulgar."
Molly Ivins

Myroie.
Tags: anticonformisme, anticonformiste, égalitarisme, égalitariste, cynique, cynisme, Dame Moustache, Desproges, Diogène, Humour, moquer, moquerie, Myroie, oppresseur, opprimé, pouvoir, rigoler, rire, Tina Fey
21 avril 2013 Égalitarisme, Gueulante, Intersectionnalité 48 commentaires
Témoignage – Le doigt froid
Trigger Warning : agression sexuelle

Texte écrit pour le blog Polyvalence mon Pote, qui récupère des témoignages de victimes de sexisme. D’ailleurs, n’hésitez pas à en écrire aussi et à lui envoyer ce que vous avez à dire !
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J’avais oublié.
C’est le genre de chose que la société te fait effacer de ta mémoire, parce que bon, ça va quoi, c’est pas si grave, ya pire ailleurs. Et puis, c’est pas comme s’il t’avait violée, si ? Et en plus, tu l’avais laissé t’embrasser, alors bon, il avait le droit, hein. Je l’avais effacé de ma mémoire parce que la peur, la honte, tout ça, c’était ma faute, c’était moi qui exagérait, c’était certainement pas lui qui était en tort. Il fallait passer à autre chose et oublier, vite. Et c’est ce que j’ai fait.

J’avais 16 ans.
C’est l’âge où tu te dis que le sexe c’est vachement cool. Je savais pas trop ce que c’était, mais ça avait l’air bien. Je connaissais déjà que trop bien les lois tacites attachées à mon sexe : "ne chauffe pas trop, ne sois pas trop pute, ne sois pas trop sexy, ne sois pas trop, trop, trop SINON"… Tu l’auras bien mérité. J’avais pas vraiment vécu le sexisme plus que mes contemporaines et j’étais pas trop renseignée sur la culture du viol. Par contre, on m’avait bien appris à le craindre, le viol. Mais pas là où il se trouve vraiment, la plupart du temps. On m’avait appris à le craindre seulement au détour d’une ruelle sombre, venant d’un inconnu. Certainement pas dans la maison même d’amis proches de mes parents.

Il avait 18 ans.
C’était à une fête, avec plein d’ados, d’adultes, de jeunes adultes. Le genre de fête branchée avec de la bonne musique et des gens trop "in". Moi je connaissais pas trop trop ce genre de fête, mais j’en avais vu à la télé. Et ça avait l’air vraiment chouette. Et comme à la télé, dans ce genre de fête, ça flirtait sec, j’ai décidé de faire pareil. Et de mettre en avant mes atouts fraîchement acquis de jeune femme. Pourquoi faire ? Je n’en sais rien. Pas pour le plaisir de "pécher" un garçon. Plutôt pour faire comme tout le monde, sans doute. Comme à la télé. Je ne sais plus trop comment j’en suis venue à me retrouver seule avec lui dans cette salle de bain, la lumière éteinte, mais je me souviens que j’en avais pas spécialement envie. Je l’avais suivi parce que dans ma tête on était en couple et que j’allais pas le mécontenter à notre première rencontre. Je voulais pas qu’il me prenne pour une chieuse ou une coincée, non, moi aussi je pouvais être "in", d’abord.

J’avais pas envie.
Mais il m’a poussée contre le lavabo. Quand j’ai senti qu’il débouclait mon pantalon, j’ai eu une vague de panique, et j’ai murmuré "non". Un petit "non", ridicule, à peine audible. Mais une voix dans ma tête m’a dit que c’était trop tard. Je l’avais suivi, fallait assumer. Alors quand il a glissé sa main dans ma culotte et qu’il a pénétré mon vagin avec un doigt glacé en répétant "non ?", je n’ai rien répondu.

On a frappé à la porte.
A ce moment, un adulte -un vrai- a frappé à la porte. Je crois qu’il voulait utiliser les toilettes, ou alors il savait que deux ados étaient seuls dans la salle de bain et il voulait pas nous y laisser, je ne sais pas. Je me souviens mal. Je ne me souviens même pas d’avoir ressenti du soulagement, ou quoique ce soit. Je me souviens juste d’être sortie, embarrassée, le pantalon défait.

J’ai 23 ans.
Je me suis souvenu. En lisant des textes féministes qui disaient que beaucoup de femmes vivaient des agressions sexuelles, je me suis rappelé de ce passage de ma vie. J’ai pas spécialement souffert de ce souvenir. Je me suis simplement rappelé. Ah oui, c’est vrai, moi aussi, j’ai vécu un truc dans le genre. D’une manière tellement détendue que je me suis demandé si j’intériorisais pas à fond, si tout n’était pas passé dans l’inconscient.

Je ne sais pas qu’en conclure.
Je ne me sens pas spécialement traumatisée, triste ou honteuse. Je ressens juste un peu de la colère contre ce garçon qui n’a pas su respecter ce tout petit "non", et beaucoup contre cette société qui lui a appris qu’il pouvait ne pas l’écouter. Ce garçon qui n’a pas su s’arrêter et me demander mon avis, vraiment. S’il m’avait dit "non ?" en s’écartant, ça aurait été bien différent, je n’aurais pas le souvenir de ce doigt froid en moi. Je ne me sens pas spécialement mal. Après tout, c’est si loin, si flou -sauf ce doigt, froid, net et présent-. Mais j’ai compris dans ma chair avec ce souvenir ce qu’était la culture du viol. Parce que là, comme ça, ce jour là, sans cet adulte, j’aurais peut-être été violée. Et peut-être que je vous écrirais que d’après moi, ce n’était pas bien grave.

EDIT : Précisions
Pour des raisons qui m’échappent et d’autres qui sont personnelles, j’ai parlé de cette expérience plus comme une agression sexuelle que comme un viol. Or, il se trouve qu’au regard de la loi, "Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol." D’un point de vu purement juridique, donc, j’ai été violée. Je ne le vis pas comme ça, aujourd’hui, mais je pense important de le préciser. A vous d’en tirer les conclusions qui vous paraissent les plus judicieuses.

Pour des raisons qui me paraissent évidentes, je ferme les commentaires sur cet article.

Pour aller plus loin :
Mythes au sujet du viol : [x][x][x][x][x]
Pas si grave : [x]
À toi mon ami qui ne viole pas : [x]
Merci de ne pas me violer : [x]
Je ne supporte plus vos abjections au sujet du viol : [x]
Aux gars, par un gars : [x]

Myroie.
Tags: adolescent, agression, égalitarisme, égalitariste, culture du viol, Dame Moustache, doigt, féminisme, froid, glacé, Myroie, mythes sur le viol, rape culture, sexe, sexuel, vagin, viol
16 avril 2013 Féminisme, Gueulante, Manipulation Médiatique 3 commentaires
Qu’on en finisse !
Je suis stupéfiée. Outrée. Scandalisée. Bref, les mots me manquent pour témoigner de mon indignation. Tout a été dit et redit, mais ma colère déborde, et j’ai besoin de l’exprimer, même en vrac. Et puis pour témoigner du soutien, aussi, parce que j’ai quand-même l’impression que yen a bien besoin.

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Affiche par Silver.
Ce "débat" concernant l’égalité des droits pour la communauté LGBT a pris des proportions absurdes et dramatiques. On nous parle de guerre civile, de faire couler le sang, de peuple qui ne serait pas écouté (alors que je n’ai jamais vu des opposants à une loi aussi médiatisés et un débat durer aussi longtemps). Les agressions fleurissent, certaines instrumentalisées, d’autres résultant de l’homophobie ambiante, bien cachée sous le tapis et qui a refait surface grâce ou à cause de ce projet de loi, c’est selon.

Je suis abasourdie. Pourquoi ? Parce qu’en naïve petite hétéro que je suis, je vivais un peu sur un nuage. J’avais conscience qu’il existait de l’homophobie, mais, bon, j’étais aussi assez confiante : les mentalités étaient en train d’évoluer, être homophobe était assez mal vu de nos jours et les homosexuels avaient des droits. Sauf que voilà, c’était méconnaître l’homophobie ordinaire et l’hétéro-normativité de notre beau pays. Et pour tout vous avouer, je me suis pris un sacré revers dans la tronche.

À dire vrai, je m’en doutais que le projet de loi passerait pas sans faire bouger un peu les masses réactionnaires. Ça me faisait chier, mais bon, c’était de bonne guerre, la liberté d’expression même pour les plus cons, tout ça. De mon côté, j’ai mis un point d’honneur à aller manifester pour soutenir ce projet de loi dans ma ville, et j’en étais drôlement fière. C’était un chouette moment, avec du soleil, des sourires, des photos et des pancartes rigolotes. J’ai même fait ma première pour l’occasion. Bref, bonne ambiance. Je vannais pas trop méchamment les opposants, par devant ou par derrière, et ça s’arrêtait là.
J’ai suivi l’actualité du camp adverse, avec des manifestations qui au début m’ont un peu énervée (ils ont pas autre chose à foutre ?), et à la fin m’ont carrément scandalisée : tous ces gens se déplaçaient, plusieurs fois, mettaient de plus en plus d’énergie contre ce projet. La dernière manifestation en date m’a mise hors de moi : les opposants aux mariages étaient prêts à tout pour aller dans une petite partie de Paris auquel ils n’avaient pas droit d’avoir accès et la machine s’emballe. Ils tentent de forcer le barrage de CRS et s’ensuit ce qui se passe dans n’importe quelle manifestation où les manifestant bravent l’autorité : on les repousse. Quelques lacrymogènes et on parle d’enfants gazés comme les juifs pendant la shoah. Puis des opposants vont poser des pancartes homophobes sur des monuments aux morts, d’autres vont accrocher des affiches anti-mariage sur des bâtiments visant à aider les LGBT en difficulté, les Homen sont créés et certains vont jusqu’à se comparer à Jean Moulin ou à parler de "printemps français" (en comparaison au printemps arabe, donc). Rien ne va plus, (presque) tous les coups sont permis aux yeux des opposants qui se prennent pour des résistants pendant l’occupation nazie.

Pendant ce temps, loin des médias, les débats font rage, dans le privé, sur internet, partout. Nombreux sont alors les hétéros qui, du haut de leurs privilèges, se permettent de dire aux LGBT ce qu’ils doivent ressentir face à la tempête médiatique qui se déroule autour de leurs droits. La claque que je me prends alors est la plus grosse du moment concernant le sujet : beaucoup d’hétéros montrent ouvertement qu’ils sont saoulés par tant de débordements et en accusent injustement aussi bien les opposant au projet de loi que la communauté LGBT qui, je le rappelle, ne fait que réclamer des droits qui lui sont dû. Le fameux "ya pas plus important ?" devient un refrain, comme si les hétéros devaient décider à la place des LGBT de ce qui est important ou non quand ça concerne leurs droits. L’homophobie et l’hétéro-normativité sont partout et pleuvent comme des flèches sur une communauté aux membres qui n’ont rien demandés de plus qu’être traités comme des citoyens à part entière.

Je suis lassée, vidée, exténuée devant tant de violence, de haine et de mauvaise foi. Et les seuls à blâmer sont ceux qui freinent des quatre fers pour accorder l’égalité à des gens qu’ils ne font que tolérer à condition qu’ils se cachent. J’en ai marre qu’au nom de la liberté d’expression on les laisse déverser leur haine et leur intolérance en boucle, sans argumentation concrète et construite et ce depuis près de six mois. Le débat dure depuis trop longtemps. Ce n’est pas un débat, c’est de l’acharnement. Et les premières victimes de cet affrontement sont les LGBT qui vivent dans un climat de haine que je croyais oublié et simplement présent sur les pages de l’Histoire de France. Je suis épuisée devant tant de violence, je suis profondément attristée et pourtant, je ne suis jamais qu’hétéro. Alors je me demande, est-ce qu’ils imaginent, ces hétéros qui chantent en chœur "ya pas plus important ?", la souffrance que doivent endurer les LGBT en ce moment ? Est-ce qu’ils imaginent combien ça doit être pénible pour eux de se voir refuser des droits par une partie de la population tout en étant mis dans le même panier que ceux qui les oppressent par les amateurs de la Sacro-Sainte modération ("non mais moi je prends pas parti, j’ai du recul, tu vois") ?

J’en ai assez, j’ai envie qu’on passe à autre chose. Je ne veux plus entendre, ni Barjot, ni Boutin, ni aucun opposant. J’en ai assez de les entendre se victimiser, de les entendre transformer les chiffres pour faire croire qu’ils sont la majorité. J’en ai assez de me demander pourquoi ils mettent autant d’énergie contre ce projet de loi alors qu’ils pourraient la dépenser tellement plus justement. J’en ai assez de me dire que si ces gens avaient dépensés autant d’énergie contre la réforme des retraites, et ben elle serait peut-être pas passée.

À mon échelle, je ne peux rien faire contre ce déversement de haine, et je suis sincèrement en colère contre le gouvernement qui laisse trainer ça depuis trop longtemps. Je suis en colère contre les médias qui donnent bien trop la parole à ces porteurs d’intolérance et de mépris. Et je ne peux rien faire sinon, faire savoir à la communauté LGBT que non, vous n’êtes pas tout seuls, et que ya des hétéros qui s’indignent avec vous contre cette ambiance de merde. Il y a des hétéros qui trouvent pas ça normal.

Parce que pendant ce temps, on a trouvé une solution pour mettre fin à la précarité, et c’est complètement éclipsé par cette affaire qui aurait dû être bouclée il y a déjà trois mois.
LGBT et hétéros s’indignent ensemble :
- Le projet 17Mai : [x]
- Silver et ses superbes BD / dessins : [x] [x] [x]
- Le cerebro – La famille bien comme il faut : [x]
- Brosse Sucrerie – L’homophobie Latente : [x]
- Communiste Fashion – L’hypocrisie des homophobes : [x]
- Clément Salviani – Un papa, une maman: l’eugénisme social pour les nuls : [x]
- Genre ! – L’histoire en marche : [x]
- Les vitamines du bonheur : [x]
- Le cri du peuple – Le mariage et la parentalité pour tous, maintenant ! [x]
- Le cri du peuple – Mariage pour tous, la manif qui redonne le sourire : [x]
- Le débat sur le mariage gay, cette mauvaise farce : [x]
- Lettre ouverte à Christine Boutin : [x]
- Florent Verschelde – Argumentaire en faveur du mariage pour tous : [x]
- Virginie Despentes – Réponse à Lionel Jospin [x]
- Me, my friend and I – L’homophobie ne m’a pas tuer : [x]
- Un ibère en exil – Je suis homo et heureux de vivre… Ou pas : [x]
- Sophie Lannefranque – J’ai honte : [x]
- Daria Marx – Contre la Loi Taubira : [x]
- Insolente Veggie – Homophobe et militant dans l’âme : [x]
- La Grognasse – Cher connard de 25 ans : [x]
- Haut les coeurs – tolérance zéro : [x]
- James et les hologrammes – Je vous hais : [x]
- Aigreurs administratives – l’homophobie introuvable : [x]
- Le Dix de Trèfle – Cher Monsieur le Président (oui, je râle) : [x]
- Le Dix de Trèfle – Semaine coming out : [x]
- Le Dix de Trèfle – Assez du 24 mars : [x]
- Alexandre Dousson – Lettre ouverte à Frigide Barjot : [x]
- On va s’entretuer, parce que ça détend ? – Lettre ouverte à Frigide Barjot : [x]
- Je vais le dire à tes mères ! [x]
- Prose – À ma place : [x]
- Prose – Pamphlet à destination des hétéros savants : [x]
- Le Monde – Mariage gay : radicalisation contre débat démocratique : [x]
- Parce que ça suffit : [x]

PS : Précisions à ceux qui voudraient commenter : je ne tolèrerais pas de débat sur cet article parce que tel n’est pas le but. Le but est de montrer du soutien à ceux qui sont les victimes des violences actuelles. Je vous invite à commenter pour témoigner votre soutien, pour me donner d’autres liens à mettre dans la partie "LGBT et hétéros s’indignent ensemble", pour parler de votre vécu de LGBT si vous souhaitez témoigner des violences que vous avez subie, mais aucun commentaire venant lancer la polémique ne sera accepté. La polémique on en a eu bien assez.

Myroie.
Tags: adoption, agression, anti-homophobie, égalitarisme, égalitariste, c'en est assez, Christiane Taubira, Christine Boutin, combat, Dame Moustache, débat, enfant, faire couler le sang, France, Frigide Barjot, gazés, guerre civile, haine, hétéro-normativité, hétéros, homen, homophobie, homos, homosexuels, indignation, intolérance, lacrymogène, LGBT, liberté d'expression, loi, manif por tous, manifestation, mariage, mariage pour tous, mauvaise foi, mépris, Myroie, opposants, projet de loi, shoah, société, soutien, violence, ya pas plus important
14 avril 2013 Anti-homophobie, Égalitarisme, Gueulante, Manipulation Médiatique 9 commentaires
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MessageSujet: Re: philosophie    Lun 16 Sep - 14:05

2 mai 2011

http://lecoeurdumonde.free.fr/Le_coeur_du_monde/Citations.html
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MessageSujet: Re: philosophie    Jeu 26 Sep - 12:01

1 JANVIER 2011

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DOCUMENTATION > SPIRITUALITÉ
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Pourquoi vivons-nous?
(voir page détaillée)

Spiritualité et développement personnel

La spiritualité n'est pas un système religieux, mais une expérience naturelle qui permet à l'être de s'épanouir dans sa véritable grandeur

Alain Boudet
Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant

Résumé: La spiritualité n'est pas un système religieux ou une philosophie culturelle. Elle est une fonction naturelle vivante de l'être humain. Elle est indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Elle consiste à reconnaitre l'existence de notre Moi véritable, de notre ESSENCE, et à apprendre à nous laisser guider par elle. C'est donc la découverte d'une autre dimension de nous-même, une partie lumineuse, puissante et grandiose, qui ne demande qu'à être développée par l'expérience. Lorsque nous sommes en connexion avec elle, elle transforme notre état intérieur qui se caractérise alors par la joie et la liberté. Elle transforme aussi nos sensations corporelles, car elle agit comme une Source d'énergie et élève notre état vibratoire. Nous sommes invités à réaliser cet état en observant les jeux de l'égo, ses résistances, et en cultivant la confiance et le lâcher-prise. Des clés pratiques telles que l'observation de nos sentiments et la méditation sont suggérées.

Contenu de l'article

Le voyage vers Soi
Relâcher l'emprise de la personnalité
L'appel de notre Essence
Le lâcher-prise
La confiance en notre Essence
Les stratégies de résistance de l'égo
Développement spirituel
Le développement spirituel passe par le corps
Un passage déroutant
S'abandonner à la joie
Vérité et liberté
Vivre dans l'instant
Évolution de la conscience
L'univers et le divin
En savoir plus
Annexes

Vous êtes un soleil
Spiritualité, science et religion
Quelques clés pratiques pour le développement spirituel
Il règne une grande confusion dans les esprits sur ce qu'est la spiritualité. Cet article a pour vocation de contribuer à la dissiper. La spiritualité n'est pas une religion. Elle n'est pas non plus un sujet d'étude culturelle sur les croyances des peuples primitifs. La spiritualité est une fonction vivante naturelle de l'être humain.

Le mot spiritualité recouvre des sens bien différents selon les personnes.

Pour certaines personnes, la spiritualité désigne un système de croyances et de rituels religieux. La spiritualité d'un chrétien passe par le respect des dogmes et des rituels de l'église chrétienne.
D'autres considèrent la spiritualité comme un ensemble de coutumes sociales que les populations ont élaborées pour trouver la force de dépasser les épreuves de la vie et se rassurer. Elle donne un sens à leur existence et offre des exutoires à leur crainte des puissances naturelles et à leur peur de la mort. Ce serait donc une sorte d'habillage culturel un peu artificiel et puéril que chaque civilisation s'est inventé.
On dit aussi parfois de quelqu'un qu'il est spirituel, ce qui signifie qu'il a de l'esprit, qu'il nous amuse.
Aucun de ces aspects ne sera développé ici. Mon but n'est pas de réaliser une enquête encyclopédique, linguistique, ethnologique ou sociologique à ranger dans un coin du cerveau ou sur une étagère. Il est d'apporter une connaissance vivante qui nous permette de nous épanouir pleinement.Dans cet article, la spiritualité est envisagée comme une autre dimension de nous-même, une fonction naturelle comme manger, boire ou penser, que nous avons à découvrir et à développer, comme on peut développer son intellect ou sa mémoire. La spiritualité est une voie d'éveil et de croissance, une façon d'explorer nos dimensions à la fois plus profondes et plus élevées.

Nous vivons un moment où l'humanité évolue spirituellement de façon spectaculaire en se dirigeant vers la réalisation de son essence et de sa raison d'être. Il est donc urgent que ces connaissances soient mises à la disposition de tous. C'est le rôle qu'on pourrait logiquement attendre de la part de l'éducation publique, médiatique ou religieuse, mais c'est en vain. Heureusement, il existe de nombreux ouvrages et écoles de sagesse qui traitent de cette question, auxquels nous pouvons nous abreuver. En voici une synthèse introductive.

Le voyage vers Soi

Tant que nous fonctionnons de façon automatique en remplissant nos taches les unes après les autres, nous ne laissons pas une véritable place à la spiritualité. La spiritualité apparait dans notre vie dès que nous commençons à porter attention à nos insatisfactions et nos aspirations, à nos sentiments et sensations, et que nous nous demandons quelle est véritablement le sens de notre vie. Pourquoi dois-je affronter des contrariétés? Pourquoi toutes ces difficultés à traverser? A quoi a servi tout ce que j'ai réalisé, à quoi sert ce que je fais? Quelle est ma place dans cette vie?

Lorsque nous nous demandons si nous sommes bien à notre place, nous reconnaissons implicitement que nous sommes faits pour être à une place plutôt qu'à une autre. Nous percevons qu'il existe en nous un MOI véritable et authentique et que nous sommes ou non en concordance avec lui. De plus, si nous sommes en concordance, nous nous sentons à notre place, nous nous sentons bien. Sinon, nous cherchons à trouver cette concordance dont nous pouvons avoir été détournés par les circonstances. Ce MOI est notre Essence. On le nomme aussi le SOI. Ce SOI est masqué ou entravé par une autre identité que nous avons construite sous l'influence de notre éducation. On la nomme la personnalité.

La spiritualité consiste à reconnaitre l'existence de notre ESSENCE et à lui permettre de se manifester et de se développer. On se met à son écoute, on dialogue avec elle afin de faire connaissance intime, et on crée les conditions pour qu'elle puisse prendre sa vraie place. Lorsque cette démarche est effectuée avec patience, persévérance, conviction et confiance, elle apporte des récompenses inattendues, telles que joie, liberté, et bien d'autres choses "magiques".

La découverte de notre Essence et de la spiritualité ressemble à l'exploration d'un pays inconnu. Imaginez que vous vivez en Europe avant la "découverte" de l'Amérique. Vous connaissez bien l'Europe, ses habitants, ses coutumes, mais vous vous demandez s'il existe vraiment des terres au-delà de la mer. Certains affirment qu'il n'y en a évidemment aucune, car cela ne peut pas exister, sinon, tout le monde le saurait. Ils se moquent de ceux qui croient que ces terres sont bien réelles et qui rêvent de s'embarquer pour les découvrir. Ils les jugent naïfs, fous ou prétentieux. Peut-être êtes-vous de ceux qui ignorent les railleries et suivent l'appel du cœur sans se soucier du qu'en-dira-t-on? Vous êtes de ceux qui pensent que la meilleure façon d'avoir une réponse aux interrogations est de se rendre compte par soi-même, en allant voir. De la même façon, nous pouvons découvrir notre pays intérieur, notre Essence, par l'exploration, le ressenti et l'observation. L'attitude expérientielle est le processus même du développement spirituel.

Toutefois, nous pouvons tirer parti de l'expérience des pionniers. Rien ne nous oblige à nous mettre en route uniquement sur la base de rumeurs qui peuvent s'avérer illusoires et fantaisistes, ou à faire le voyage seuls et sans repères. Nous pouvons nous préparer à ce voyage. Nous pouvons être aidés et guidés dans notre démarche par ceux qui ont rapporté honnêtement leurs expériences et leurs observations. Lorsque Christophe Colomb a raconté qu'il avait découvert l'Amérique, on aurait pu douter de ses paroles et pensé qu'il avait lui-même inventé cette histoire. Or il ramenait avec lui des objets, des livres, et même des amérindiens qui attestaient son voyage. De la même façon, ceux qui souhaitent expérimenter la dimension spirituelle tireront profit des rencontres avec ceux qui ont déjà parcouru le chemin. Certains êtres éclairés ont transmis leurs connaissances et ont écrit des guides de voyages dont cet article s'inspire.

Certains d'entre nous repoussent ces récits en disant qu'ils n'y croient pas. Mais il n'est pas nécessaire de croire en des vérités établies. Processus de découverte expérimentale, la spiritualité est indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Il suffit de s'embarquer pour découvrir. Et dans le voyage spirituel, il est possible de voguer un peu, s'arrêter, faire demi-tour, repartir, voguer un peu plus.

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MessageSujet: Re: philosophie    Jeu 26 Sep - 12:04

[color=#333333]SPIRITUALITE

Relâcher l'emprise de la personnalité

S'il existe en nous un Moi véritable, pourquoi n'est-il pas naturellement apparent et manifeste? Pourquoi notre dimension spirituelle n'est-elle pas installée d'emblée? Pourquoi nous faut-il un effort pour la découvrir? Parce que c'est à ce prix qu'elle peut se développer et prendre de la force, telle un muscle que l'on entraine par l'exercice physique et qui se développe en affrontant une force antagoniste, une résistance.

En réalité, notre Essence était manifestement présente à notre naissance. Mais par la suite elle a été recouverte par la personnalité que nous nous sommes construite au cours de notre vie. La personnalité est la résistance qui s'oppose au muscle de l'esprit. Elle est constituée de nos comportements, habitudes, coutumes, culture, style de vie, règles idéales de "bonne" conduite, etc. Nous l'avons élaborée peu à peu, de façon inconsciente, en réaction aux situations et évènements plus ou moins douloureux que nous avons vécus et aux influences diverses que nous avons reçues. C'est un vêtement que nous avons tissé, qui a été nécessaire pour que nous soyons acceptés et aimés dans ce monde. C'est le personnage que nous avons adopté pour paraitre à l'image de ce qu'on attendait de nous. C'est un déguisement, un masque (le mot personnalité vient de Persona, mot étrusque signifiant masque de théâtre). Malheureusement, le plus souvent, notre personnalité ignore, délaisse ou repousse notre Essence.

Nous sommes tellement habitués à ignorer notre Essence, à agir et penser selon notre personnalité, que nous avons oublié qu'elle n'est qu'un déguisement momentané, un accessoire de théâtre, un vêtement social, et nous avons l'impression qu'elle est réellement nous-mêmes. Nous sommes très attachés à notre personnalité car nous pensons que c'est grâce à elle que nous pouvons être acceptés et reconnus. Nous avons peur d'être rejetés si nous l'abandonnons et nous déployons beaucoup d'efforts pour nous conformer à elle et nous sentir dignes d'être aimés. Lorsque nous ne recevons pas les récompenses de notre effort, nous nous sentons non respectés, blessés. Ces réactions émotionnelles négatives sont le signe de notre attachement à la personnalité (Ce thème est traité en détail dans l'article L'enfant intérieur et le langage des émotions)

Afin de permettre à notre Essence de reprendre sa place et de se déployer, il est nécessaire de déserrer l'emprise de notre personnalité qui nous pousse à contrôler nos émotions et comportements et à bloquer notre spontanéité. Relâcher la personnalité, c'est nous autoriser à être plus spontanés dans nos comportements, à la façon de l'enfant. Le petit enfant vit ses élans dans l'énergie du moment et dans la confiance - du moins tant qu'on ne lui forge pas une personnalité en réprimant ces tendances.

Quand vous réagissez comme des enfants, comme le veut votre être intérieur, votre conscience vous dit: "non, il ne faut pas. Je suis un grand professeur, je n'ai pas le droit de me laisser aller". S'il vous plait, désorganisez ce comportement extérieur. Quand vous ne travaillez pas au niveau de votre mental, vous êtes plus près de votre cœur. Vous dansez. Vous êtes dans la plaisanterie. Laissez tomber votre personnalité! Quand vous êtes dans la plaisanterie et dans la joie, vous prenez toutes les choses avec aise comme le font les enfants... La spiritualité, ce n'est pas se dire disciple de tel grand maître. C'est se relâcher. C'est être honnête avec soi-même, très clair, sans ambiguïté, sans hypocrisie. (Swami Chetan)

L'appel de notre Essence

Comment nous rendre compte que nous relâchons la personnalité? Comment pouvons-nous sentir que nous sommes en accord avec nous-mêmes et que nous faisons place à notre Être intérieur? L'Être intérieur se manifeste à nous par nos sentiments et nos sensations. Lorsque nous sommes en résonance avec lui, que nous laissons couler en nous sa vibration, nous ressentons de la légèreté, de la satisfaction, nous respirons plus librement, nous nous sentons ouverts. Au contraire, lorsque nous l'ignorons, nous sommes envahis par de la frustration, de la tristesse, du découragement, de la colère ou de la rage.

Ces sentiments de malaise sont des signaux d'appel de notre Être intérieur, mais nous ne les reconnaissons généralement pas comme tels. Nous préférons accuser les autres ou les circonstances d'en être la cause. En conséquence nous luttons pour nous protéger de ces circonstances et des autres, ou pour les modifier. Nous écoutons les revendications et les exigences de notre petit moi, que nous prenons pour les nôtres, et nous ne prêtons pas attention aux aspirations plus profondes de notre Essence.

Les désirs de l'égo (la personnalité) sont accompagnés de la crainte de ne pas parvenir à ses fins. S'il ne réussit pas, s'il n'est pas à la hauteur, il s'estime sans valeur, incompétent, lâche, ridicule, etc. Il est constamment dans le jugement. Afin de satisfaire son idéal illusoire, nous sommes en permanence dans l'effort et dans la lutte. A la longue, nous éprouvons du ressentiment envers la vie qui nous demande tant, pour peu de résultats. Si nous arrivons au résultat escompté, c'est sans garantie de durée et de sécurité, car il y a la crainte constante de perdre ce que nous avons acquis. Cela provoque des tensions dans le corps et dans l'esprit, nous nous fatiguons, ressentons de la lassitude, et parfois nous craquons ou nous déprimons. La stratégie de lutte pour devenir quelqu'un n'est pas une bonne voie pour trouver la joie et le bonheur.

Quand nous craquons, qu'est-ce qui craque en nous? C'est l'édifice artificiel que nous avons construit, et que nous voulons maintenir coute que coute, ce sont les croyances de l'égo, la personnalité trop présente. Quand nous sommes en dépression, cela signifie que l'énergie s'est retirée afin de ne plus contribuer à ce jeu qui ne nous convient pas. Notre corps nous impose de lâcher prise. Cela peut être bénéfique et même salutaire si nous en saisissons le sens. Mais généralement, nous ne reconnaissons pas l'existence de l'Être intérieur et les modalités de son fonctionnement, et nous pensons qu'il n'y a pas d'autre issue que de nous résigner à notre condition insupportable ou de mourir. "Craquer" est le moyen qu'emploie l'Être intérieur pour nous rappeler à l'ordre et se faire reconnaitre. Toutefois, il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à cette brutale secousse pour le reconnaitre et lâcher prise. Cela peut être amené en douceur si nous nous engageons consciemment et avec détermination dans cette voie, en étant attentif à nos sentiments et nos sensations.

Le lâcher-prise

Lâcher prise, c'est lâcher notre emprise sur nos activités et nos attitudes. C'est discerner celles qui ne nous conviennent pas, mais auxquelles nous nous accrochons, et nous laisser guider par notre Essence. C'est nous détacher de nos aspirations illusoires et souvent vaines soufflées par l'égo pour son profit. Lâcher prise, c'est accepter de ne plus être le conducteur et le seul maitre à bord, et de passer le volant à l'élan de vie intérieur.

Par exemple, c'est renoncer à avoir une vie programmée et annoncée d'avance. Dans un roman de Henri Gougaud, L'homme à la vie inexplicable, le personnage principal voit sa vie s'orienter chaque jour vers des aventures qu'il ne souhaitait pas. Il avait d'autres projets. Mais les circonstances en ont décidé autrement. En acceptant de se laisser guider par elles, il a découvert une vie bien plus formidable que celle qu'il avait programmée.

Dans le quotidien, c'est renoncer à vouloir obtenir un résultat à tout prix (obtenir tel poste, obtenir que quelqu'un vous cède quelque chose, ..), basé sur la volonté farouche de réussir (je veux y arriver). Car par une écoute attentive de soi, nous pourrions nous rendre compte que vouloir n'est pas notre vrai objectif. Par exemple, nus voulons réussir pour être apprécié, donc le vrai objectif, c'est être apprécié, et il provient de notre peur d'être rejeté. Cette peur est dictée par l'égo, la personnalité. Lorsque nous donnons place à l'Essence, elle disparait. Bien entendu, la persévérance en vue d'un objectif est une vertu très appréciable; mais il est judicieux de l'appliquer à la direction indiquée par l'Essence, qui nous mène vers la joie et le bonheur, au lieu de la peine et du ressentiment.

Parce qu'elles n'ont cessé de remplir leurs fonctions familiales et sociales contraignantes, certaines personnes ont l'impression qu'elles ont travaillé toute leur vie, et qu'elles se sont oubliées. Mais qui en nous a oublié qui? Notre personnalité a oublié notre être profond, notre Essence, tout simplement. En réalité, elle nous a régulièrement envoyé ses signaux, ses appels, mais nous les avons ignorés, nous n'avons pas voulu les entendre, nous avons même lutté contre (pas le droit de craquer, d'être fatigué,..). Or la bonne nouvelle est celle-ci. Si vous percevez cette impression de vous être oublié, c'est une nouvelle conscience de vous qui émerge. C'est signe que vous commencez à vous écouter. Vous entrez à nouveau en relation avec votre Essence. Toutefois, restez en conscience, ne l'oubliez pas le lendemain, commencez à faire de cette écoute de vous-même une des lignes de conduite principales de votre vie. Il se pourrait que cela vous apporte du bonheur!

Dans votre vie, à quel moment avez-vous eu l'occasion de ressentir les signaux et appels de votre Essence?

Tout d'abord, nous percevons des sentiments de lassitude, d'insatisfaction, d'oubli de soi, de décalage. Si alors nous nous autorisons un peu de temps pour sentir et être à l'écoute, si nous renonçons un moment à vouloir agir coute que coute, même si c'est sous l'effet de la fatigue, si nous cessons de vouloir remplir notre programme, nous percevrons ce à quoi nous aspirons vraiment. C'est le moment crucial du lâcher-prise.

Nous aspirons peut-être à nous reposer, peut-être à réaliser quelque chose qui nous semble un rêve trop beau. En tout cas, c'est quelque chose qui nous fait du bien, et qui n'apparait pas comme une contrainte, comme une tache à accomplir. C'est quelque chose qui procure de la joie, de la sérénité ou peut-être l'enthousiasme de créer. Malheureusement, nous repoussons souvent ces idées issues de notre Essence profonde comme quelque chose d'irréalisable ou de fantaisiste.

La confiance en notre Essence

Ayant compris comment s'exprime l'Essence par nos sentiments, et vécu quelques moments de lâcher-prise, nous devons maintenant décider de répondre au quotidien à cet appel vers le bien-être et l'harmonie procurés par l'alignement à l'Essence. Décider d'être heureux pourrait paraitre une évidence, mais ce n'est pas si simple, car il faut vaincre, ou plutôt ignorer, notre besoin de contrôler notre vie, les avis et opinions de notre entourage, les injonctions de notre éducation, et beaucoup de nos idées préconçues. Mais si nous laissons tomber nos résistances, nos doutes, nos appréhensions, cela devient simple.

C'est aussi simple que de passer le volant de la voiture à un chauffeur et de se laisser conduire sans savoir quelle est sa destination (avec un conducteur infiniment sage et intelligent). Cela nécessite d'accepter de s'en remettre à lui. Cela nous confronte à l'inconnu. Quel est le sentiment qui nous permet de nous laisser conduire sereinement par quelqu'un d'autre? C'est la confiance. Il peut vous sembler que vous faites facilement confiance à un conducteur qui vous conduit, mais avez-vous pensé qu'en réalité vous contrôlez visuellement le trajet? La véritable confiance, celle du lâcher-prise, c'est d'accepter de vous laisser conduire les yeux fermés? Ça dépend par qui, bien sûr. Mais nous parlons de votre Essence, n'est-ce pas! L'Essence est comme un habitant invisible dans votre maison, un hôte qui est là depuis toujours, patient et sans exigence, mais habité du désir que vous puissiez développer le meilleur de vous-même. C'est la meilleure amie que puissiez avoir.

S'ouvrir à la transformation, faire confiance, s'en remettre à son Être intérieur, n'exige donc pas de fournir un nouvel effort pour atteindre un nouvel état. Il n'y a pas à lutter et à s'astreindre à des exercices ou des rites. Bien au contraire, c'est cesser de lutter contre soi-même, c'est cesser d'agir de façon désordonnée et inconsciente. Il y a seulement un effort d'attention. D'abord être sûr de vouloir le changement et accorder son attention à cet objectif. Puis tourner son regard vers un personnage de rang supérieur à notre personnalité, notre Être intérieur. Ce n'est rien d'autre que porter une attention plus grande et plus fine à soi-même, de devenir conscient de soi et de ses sensations, et de cesser d'agir de façon automatique.

Les stratégies de résistance de l'égo

Voilà donc pour nous la possibilité de nous extraire de nos souffrances et difficultés, et de laisser place à la joie. Cela semble tout à fait merveilleux et notre première réaction est généralement que nous devrions adopter cette voie. Or, dans la réalité pratique, cette décision soulève bien des hésitations et des résistances, car elle nous demande un changement radical. Sommes-nous prêts à changer? Sommes-nous véritablement prêts à faire confiance à notre chauffeur divin? Sommes-nous prêts à nous laisser conduire sans savoir où il nous mène? Ou bien avons-nous de bonnes raisons de ne pas lâcher prise et de continuer à suivre nos habitudes?

Les excuses

Nous trouvons souvent des excuses pour remettre à plus tard notre intention de suivre les indications de notre être intérieur. Nous sommes trop impliqués dans nos actions, nos "responsabilités" et nos "devoirs" pour accorder du temps à la perception de nos émotions et de nos sensations. Pourtant, cela n'est pas une technique difficile réservée aux experts en yoga. Nous accorder de l'attention est tellement simple que nous pensons que ce n'est pas important, et pris dans notre train-train, nous le faisons passer au second plan.

Par exemple, si nous sommes fatigués ou malades, nous pourrions écouter les signaux de notre corps qui nous demandent de nous reposer. Mais notre égo nous souffle que ce n'est pas possible et nous détournons notre attention: Tu n'as pas le droit de t'arrêter, tu dois assumer tes responsabilités, sinon les autres ne seront pas contents. Si tu ne fais pas ceci, tu auras ensuite beaucoup de retard, tu seras dépassé, tu te sentiras impuissant. Tu seras mal jugé, tu ne dois pas perdre la face vis-à-vis des autres, etc. Qui cherche ainsi des excuses en nous? C'est notre personnalité qui cherche à poursuivre son programme propre, selon ses convictions et ses règles. Ces scénarios de l'égo sont fondés sur la crainte, le manque de confiance.

La peur de perdre et de manquer

L'une des craintes les plus répandues est la peur de perdre. Lorsque tout semble aller plutôt bien, cette peur n'est pas forcément consciente. Je n'ai rien à perdre. Mais lorsque survient une incitation à changer (changer d'attitude, de pensée, de relation, de métier, de lieu, etc), elle se manifeste par la résistance. Tout changement entraine forcément une perte: changer de maison, c'est perdre la jouissance de l'ancienne. Changer de métier, c'est perdre l'ancien. Changer d'habitudes, c'est renoncer aux anciennes et aux repères qu'elles procurent. Se marier, c'est perdre sa solitude. C'est aussi perdre la possibilité de choisir un autre partenaire.

Si je perds ma maison, mon partenaire, mon métier, vais-je en retrouver un autre. Je risque de manquer d'argent, de sécurité, d'amour. Ainsi la peur de perdre est accompagnée de la peur de manquer.

Or sous un autre aspect, changer, c'est aussi gagner la nouveauté qui s'introduit dans notre vie, peut-être meilleure, plus grandiose, plus magnifique, plus chaleureuse. Et si cette nouveauté est en rapport avec notre mieux-être, elle mérite d'être sérieusement considérée. L'être intérieur nous invite au mieux-être en nous guidant dans l'instant présent, tandis que l'égo se réfère au passé, et s'inquiète du futur. Changer, c'est accepter de mourir au passé pour renaitre au présent.

La peur du bonheur

Si l'on est convaincu que l'on a rien à perdre et tout à gagner, il peut sembler absurde d'avoir peur de gagner. Pourtant, cette crainte est insidieuse et fréquente. Beaucoup de personnes ont construit leur quotidien dans la lutte pour survivre, en effectuant des taches, en résolvant des difficultés, en combattant leur maladie, au point qu'ils se sont identifiés à ces actions. Imaginer qu'ils ont la santé, de l'argent, de l'amour les rends nerveux car ils ressentent le vide, ils ne savent plus qui ils sont, ils sont perdus et ils ont l'impression de ne plus exister. Que peuvent-ils faire de ce bonheur s'ils n'ont plus de souffrance ou de problème à traiter?

A titre d'exercice, imaginez, au choix, qu'on vous procure le moyen de bénéficier d'un long séjour dans le pays de vos rêves. Ou si vous préférez, le meilleur compagnon ou compagne correspondant à votre idéal. Ou bien, une grosse somme d'argent. Puis interrogez-vous. Seriez-vous prêt à délaisser vos occupations, vos habitudes? Vous sentez que l'exemple vous fait baver d'envie, ou suscite du plaisir. Si en même temps, vous sentez monter quelques réticences et inquiétudes, ce sont des peurs de l'égo.

Sommes-nous prêts à assumer la joie, la santé, les relations fraternelles? Sommes-nous prêts à nous voir beaux, belles, et rayonnants? Certains sont très dérangés par cette idée. Cela vient que cela comporte une responsabilité, celle de vivre et de prendre sa place pleinement. Bien que cela se fasse naturellement, notre personnalité est à nouveau confrontée par de vieilles blessures, des mémoires où être en lumière nous attirait la jalousie ou l'inimitié, ou même la haine.

Une culpabilité d'être heureux peut aussi être présente, car tellement de gens sont dans la difficulté et la douleur. Ai-je le droit d'aller bien alors que les autres souffrent autour de moi? Vais-je être mal vu, classé dans les nantis, rejeté?

La peur de l'inconnu

La peur de changer résulte du fait que nous ne savons pas vers quoi le présent nous conduit. Nous avançons dans l'inconnu et cet inconnu nous inquiète. Nous ne faisons pas confiance aux poteaux indicateurs et au chauffeur intérieur.

En quoi l'inconnu peut-il nous faire peur? Nous ne nous sentons pas en sécurité. Dans quoi suis-je entrainé? Quel sort cela me réserve-t-il? C'est la peur de perdre son intégrité, peur de ne plus exister en tant qu'être sain et entier. L'inconnu nous semble dangereux et menaçant.

Par contraste, nous avons appris à nous situer en tant que personnalité avec nos rôles sociaux. Nous avons bâti notre vie, parfois durement, en construisant des repères (métier, famille, relations, etc) qui nous permettent de nous sentir en sécurité, du moins tant que ces repères ne s'écroulent pas. Aussi, nous craignons de les perdre. Nous avons peur de voir tous nos efforts anéantis. Nous nous accrochons ferme à ce que nous possédons parce que c'est ce que nous connaissons. Lâcher prise, c'est accepter de nous détacher de ces repères, c'est détacher le bateau de la rive. Mais où nous mènera-t-il? Lâcher prise nous confronte à notre attachement à nos possessions.

Il nous confronte aussi à notre désir de contrôler toutes les circonstances de notre vie, ce qui nous donne l'illusion de la sécurité. Imaginez-vous cesser ce contrôle, quels sentiments surgissent en vous?

Souvent, il y a la crainte d'être non respecté, utilisé, manipulé, abusé pour des fins égoïstes. Ces résistances proviennent de vieilles blessures qui ne sont plus de mise, car elles nous maintiennent dans la coupure avec notre Essence.

Rester attaché à la rive est un choix de vie possible. Pourquoi pas? Jusqu'à ce que la petite voix intérieure intervienne en disant que nous passons notre vie sans être véritablement nous-mêmes, et que nous nous sommes limités, enfermés. Et qu'une autre façon d'être est possible. S'autoriser à lâcher est la plus grosse difficulté que nous rencontrons sur ce chemin. Cela demande de la volonté, du courage et de la confiance.

Toutefois, même si nous restons attachés, le courant de vie est bien présent en nous, et cela nous demandera énergie, peine et fatigue pour résister à sa poussée. Si nous faisons barrage, la pression se fera plus forte et nous devrons lutter de plus en plus fort. Le courant est patient et intelligent, il sait doser et évaluer quand les conditions nous sont favorables.

Or la Terre subit des élévations rapides d'énergie, de fréquence, elle reçoit des impulsions de l'univers et cela a des répercussions sur notre corps, notre énergie et notre Être intérieur (voir La transformation; La transition 2008-2012). Celui-ci est stimulé de plus en plus fort. Demain les énergies seront tellement importantes qu'elles nous entraineront comme un fleuve puissant vers notre devenir.

Vous ne voulez pas vous laisser entraîner par ce fleuve qui vous mène à votre destinée. Cependant, si vous aviez conscience de l'endroit où il vous mène, ce serait avec un immense Amour, une immense joie, que vous lâcheriez ce à quoi vous vous accrochez si désespérément. Si vous lâchez prise, si vous êtes dans l'acceptation, si vous avez enlevé de vous toute crainte, toute violence, tout regret, vous aurez l'impression d'être une plume qui s'envole au gré du vent vers sa destination. Il n'y aura donc aucune souffrance, il n'y aura que légèreté, joie et bonheur. (Monique Mathieu, Les portes de notre destinée)

L'égo spirituel

Il existe une stratégie bien plus subtile pour éviter d'écouter son Essence, c'est de croire qu'on l'écoute alors qu'en réalité, c'est la personnalité qui se crée un personnage soi-disant spirituel. Une personne de ce type croit que la démarche spirituelle consiste à suivre des règles de conduite et elle s'efforce d'être dans l'amour en pratiquant des rituels et des disciplines. Elle affiche une morale de conduite, et par là-même, elle se juge et juge également les autres par rapport à cette morale.

Elle n'est donc pas dans l'écoute du cœur. Son apparence affichée de spiritualité masque sa peur du jugement. En réalité, elle cherche à être reconnue et aimée. La personne évite de faire face à ses ombres et blessures, mais un grain de sable suffit à les mettre à jour.

L'être spirituel véritable ne cherche pas à prouver et à démontrer. Il sait manier l'humour et la fantaisie. Il n'est pas concerné par une morale extérieure imposée, car il a son guide intérieur. La discipline intérieure crée un sentiment de justesse et de détente, tandis que la discipline imposée s'accompagne de tension intérieure.

Développement spirituel

La spiritualité est une fonction naturelle, un état de connexion avec Soi. Mais comme cette fonction est délaissée, elle nécessite d'être retrouvée et développée. Le développement spirituel n'est pas autre chose qu'un développement personnel dont le but est la reconnexion avec notre Essence. Nous portons un nouveau regard sur qui nous sommes, sur ce qu'est la vie, et nous le dirigeons sur la perception de notre Essence. Nous remettons notre personnalité à sa juste place et à sa juste fonction au service de l'Essence.

Pour cela, nous portons attention à nos sensations, nos émotions et nos pensées. Nous favorisons les positives (plus exactement celles qui nous élèvent) et transformons les négatives (plus exactement celles qui nous alourdissent, car rien n'est négatif), autrement dit nous apprenons à en devenir maitres. Nous identifions nos deux voix, celle de l'égo et celle de l'Essence. L'égo, tant qu'il n'est pas apaisé, tente d'accaparer le pouvoir et de nous couper de notre Soi, de nous diviser. C'est cette notion qui a été faussement représentée par le diable (dia-bolo, di-viser). La voix de l'Essence nous conduit vers l'unification de notre être. Ces deux voix sont comme deux enfants en nous, l'un intempestif et fantasque, l'autre sage, discret et patient, qui désirent qu'on les entende et qu'on s'occupe d'eux. Dans le développement spirituel, nous choisissons de porter attention à l'Essence tout en rassurant et intégrant la personnalité. C'est une rééducation qui demande de mettre en œuvre certaines qualités et d'adopter certaines attitudes. Voici quelques indications.

Sincérité et simplicité

Porter attention à nos sensations et nos sentiments, c'est dresser une description objective de nous-mêmes. Lorsqu'un entrepreneur veut bâtir une maison sur un terrain inégal, occupé d'arbres et de rochers, il fait d'abord l'état des lieux pour savoir quelles sont les données avec lesquelles il doit compter, ce qu'il doit éliminer et ce qu'il va renforcer. De même si nous voulons nous bâtir, il est nécessaire d'avoir une perception claire et nette de notre état des lieux intérieur. Cela demande un regard honnête et sans complaisance.

Mais contrairement à l'entrepreneur, nous devons faire cet état des lieux régulièrement, car il change en permanence, et les plans de nos constructions évoluent de façon vivante au fur et à mesure de notre progression. Être honnête avec soi, c'est aussi faire preuve de sincérité, d'humilité et de simplicité.

Le regard sur soi ne doit pas seulement rester dans notre pensée abstraite. Il doit aussi se manifester concrètement dans la façon de nous exprimer, d'agir, de nous comporter. Transparaissent alors les qualités d'authenticité et d'intégrité.

Détermination et patience

La mise en pratique de l'authenticité se heurte aux peurs évoquées plus haut (de perte, de l'inconnu, etc.) qui se manifestent sous forme de résistances, de jugements, d'appréhensions, d'inquiétudes et demandent à être dépassées. Une appréhension qui survient lorsque nous nous avançons sur ce chemin, est de nous sentir différents des autres et isolés. Nous sortons du moule social, celui des conventions et des règles morales qui semblent aller de soi et qu'il est incongru de remettre en cause. Justement, nous sommes dans la remise en cause et la révision de nos croyances. Alors que le moule social était notre sécurité, nous prenons maintenant la responsabilité de notre vie et nous assumons le chemin nouveau. Il nous semble alors - dans un premier temps - que nous avançons seul, sans soutien et sans protection et c'est très inconfortable.

Cela demande détermination, persévérance et courage. On peut dire aussi que cela demande de la volonté, mais ce terme est généralement mal compris. La volonté, ce n'est pas celle de la personnalité qui veut obtenir ou réussir à tout prix ce qu'elle a imaginé selon ses croyances et ses émotions. C'est être clair dans nos choix de vie et s'y tenir. C'est décider clairement de lâcher prise et de nous en remettre à notre Essence.

Cela demande également de la patience et de la confiance, car les changements se produisent selon l'intelligence du corps et de l'âme, au rythme de ce que nous avons à guérir et à intégrer, et non selon les désirs impatients de la personnalité.

Cesser d'accuser et de critiquer les autres

Il est des situations qui sont bien plus difficiles que d'autres pour porter attention à soi et à son Être intérieur, pour lesquelles notre personnalité s'impose. C'est par exemple quand nous nous sentons agressés ou spoliés par d'autres personnes et que nous sommes totalement accaparés par notre émotion. C'est une épreuve très intéressante, car elle nous permet d'aller plus loin dans notre évolution. Le travail consiste à percevoir ce qui est touché en nous et ce que cela révèle de nous. Nous découvrons généralement une vieille blessure, une peur de manquer d'amour, d'être rejeté, etc. Autrement dit, même si l'agression est réelle et doit être traitée concrètement (non en réaction, mais en construisant le meilleur pour nous-mêmes), il est encore bien plus intéressant de voir le message qu'elle nous invite à considérer. Il est une manifestation de l'être intérieur. Les situations auxquelles nous sommes confrontés sont le reflet de quelque chose de nous.

L'attitude spirituelle commence lorsque nous cessons d'accuser les autres de nos malheurs, car nous comprenons qu'ils sont le reflet de nos propres blessures. Elle commence lorsque nous cessons d'attendre des autres qu'ils satisfassent nos besoins d'amour et d'attention et que nous comprenons que nous pouvons être maitres de notre vie en lâchant prise et en nous connectant à notre être intérieur. Avec cette compréhension, nous sommes capables d'être compatissants et bienveillants, ce qui n'empêche pas d'exprimer son point de vue et de se faire respecter fermement. Par notre conscience élargie, nous sommes capables de développer l'amour, nous pouvons voir en les autres des êtres blessés et maladroits certes, mais aussi avec leur partie lumineuse et leur cœur.

On tente d'éviter de se laisser contrarier par quoi que ce soit, d'avoir du ressentiment, de rester dans la honte, la peur, ou le jugement. Cela permet de se maintenir à une fréquence élevée. Si cela arrive, pas de culpabilité, nous considérons que nous sommes en apprentissage. Nous pouvons nous aider d'un exercice spécifique (voir plus bas).

Conscience et responsabilité

En nous appliquant à développer ces qualités, nous augmentons et affinons la conscience de nous-mêmes. Devenir de plus en plus conscients de ce qui se passe en nous et autour de nous est une autre façon de nommer le développement spirituel. C'est prendre du recul, avoir une vue plus large et distinguer les véritables forces derrière les apparences des jeux de la vie. La conscience est la clé de notre évolution.

Souvent, nous sommes amenés à penser que nous sommes le jouet de forces extérieures incontrôlables et que nos souffrances et difficultés sont causées par un hasard malchanceux ou par les autres. Ils ne nous apportent pas l'attention que nous leur demandons, empiètent sur notre territoire, nous sommes victimes d'une catastrophe naturelle ou de la crise économique (voir article Catastrophes naturelles, les véritables causes). Une conscience accrue nous révèle avec évidence que nous sommes responsables de notre vie. Comprendre que nous sommes les acteurs de notre vie est un pas extrêmement important de notre évolution spirituelle. C'est peut-être le plus difficile à comprendre et à intégrer, car cette notion ne fait pas partie de notre culture et de notre éducation standard.

Les difficultés que nous vivons sont l'expression des aspects de nous non résolus qui demandent à être apaisés et guéris. Être responsables de notre vie consiste à nous demander ce que ces difficultés veulent nous faire comprendre. Quel message notre Essence cherche-t-elle à nous communiquer? (voir Ma vie, miroir de ma pensée). Notre régénération et notre transformation dépendent de nous. En expérimentant et comprenant cette loi de fonctionnement, nous devenons maitres de notre vie: nous ne sommes plus des victimes, mais des créateurs.

Se regarder avec tendresse

Devenir un observateur lucide sur soi-même et regarder en face nos qualités et nos zones ombrageuses ne signifie pas que nous devons comptabiliser nos défauts et imperfections et nous en sentir honteux ou coupables. Cette attitude ne ferait que contribuer à entretenir d'autres zones ombrageuses, la honte et la culpabilité par exemple. En connexion avec son être intérieur, l'observateur se comporte comme un parent attentif au développement de son enfant, mêlant bienveillance et rigueur. Nous nous observons avec le regard tendre d'une mère qui regarde son enfant faire ses premiers pas, trébucher, tomber, s'agripper, se relever, etc. Qu'est-ce qui suscite cette tendresse? C'est de voir en l'enfant sa progression, ses apprentissages, sa croissance, sa bonne volonté, sa patience, son courage.

Nous observer comme un enfant signifie le faire sans jugement, avec tendresse, mais sans complaisance. Y compris quand nous sommes en colère ou tristes. Verser sur soi la bienveillance et la compassion est une excellente pratique pour la guérison de notre âme et l'ouverture au Soi (voir article L'enfant intérieur - l'attitude bienveillante). Être capable de ressentir la compassion envers soi-même, c'est permettre le déploiement et l'équilibrage en profondeur de l'énergie dans les corps physique et subtils.

Rire de soi-même

Un regard tendre sur soi est le signe que nous pouvons nous voir avec du recul, comme on voit une autre personne. Alors, nous pouvons rire de nous-mêmes. Nous pouvons rire de tout, car nous détectons tous les jeux qui sous-tendent nos actions et nos attitudes: peurs, pouvoir, séduction, etc. Lorsque nous nous prenons au sérieux, c'est généralement une rigidification du mental qui veut nous faire croire que nous sommes quelqu'un. Dans ce cas, nous ne faisons pas preuve d'honnêteté ni de simplicité. Bien entendu (et je le répète pour ne pas risquer d'être incompris), ce rire s'accompagne d'un regard tendre et aimant sur soi-même et sur les autres. Il ne s'agit pas de moquerie. La moquerie rabaisse, l'humour élève.

Lorsque que le rire de quelqu'un à propos de nous nous blesse et que nous ne pouvons pas nous associer à ce rire, si nous nous sentons choqués, cela décèle une zone d'ombre qui reste en nous. C'est donc un signal très intéressant pour progresser. Notre faculté à rire nous indique où nous en sommes dans notre libération émotionnelle.

Dans cet exposé des qualités nécessaires à notre transformation, certains pourraient reconnaitre des règles morales, mais il ne s'agit pas de cela. La morale est un produit de la culture, une composante mentale de la personnalité liée à nos croyances sur le bien et le mal, à la notion de culpabilité et de honte. Le développement spirituel est fondé sur une reconnaissance de nos forces internes et de leur façon de fonctionner. C'est une reconnaissance quasi biologique et neurologique des forces et des sensations qui nous habitent. De fait, le développement spirituel se traduit dans notre corps par un changement de vitalité et d'énergie.

Le développement spirituel passe par le corps

Le corps est le lieu, la scène, le réceptacle et l'outil nécessaire des transformations spirituelles.

Dans notre mode de fonctionnement ordinaire centré sur la personnalité, nous sommes mentalement tendus pour lutter et nous efforcer d'appliquer nos croyances. Ces tensions mentales se répercutent en tensions musculaires et rigidités tissulaires qui entravent la libre circulation de l'énergie corporelle, la freinent, la dérivent ou la bloquent (voir article Psychologie biodynamique). Au fur et à mesure que notre conscience lâche prise, le corps relâche ses tensions. Ainsi la reconnexion à notre être essentiel s'accompagne de la remise en circulation de notre énergie vitale.

Les tensions corporelles sont pour la plupart la marque d'événements psychologiques cumulés qui les ont produites dans notre passé et qui ont forgé notre personnalité. Nous engager dans un autre mode de fonctionnement et dans la libération de nos vieilles mémoires peut déclencher divers processus d'élimination et de guérison de ces mémoires. Elles ressurgissent de façon fugitive, montrant ainsi qu'elles n'ont pas été résolues, mais seulement occultées et refoulées. Le corps retrouve alors de vieilles douleurs ou malaises, et peut être le théâtre de divers troubles passagers (fatigue, vertiges, fièvre...), qui montrent qu'il se libère de ces mémoires, non sans en retirer une connaissance et une sensibilité nouvelles. La reconnexion à l'Essence (au cœur) favorise le retour à la santé du corps.

Le corps n'est pas seulement le reflet de notre évolution, il en est l'outil essentiel. Le corps est le guide précieux de notre évolution, le capteur et émetteur des sensations, langage de notre être essentiel. Bien plus, il est le canal et le réceptacle de l'énergie cosmique et tellurique que nous recevons par tous les sens, tous les chakras et tous les pores de la peau. En dégageant le corps de ses tensions et de ses entraves, nous permettons à cette énergie du ciel et de la terre de pénétrer plus facilement et plus abondamment en nous. Elle participe alors à notre transformation et à notre régénération en les accélérant et en les accentuant.

Il est important que nous prenions soin du corps, afin qu'il puisse s'ouvrir largement à ces énergies. Non seulement en le libérant des tensions mentales, mais aussi en l'alimentant correctement avec de la nourriture biologique et saine (voir articles Alimentation saine et Santé naturelle), et en l'entretenant physiquement par les mouvements, la respiration, le massage et l'harmonisation énergétique (voir Vitalisation et harmonisation énergétique). C'est comme préparer la chambre nuptiale avec délicatesse et légèreté pour accueillir le prince et la princesse, c'est-à-dire nous-mêmes réunissant à la fois le masculin et le féminin (voir article Hommes et femmes). Certains disent que le corps est le temple de l'âme.

Parce que de nombreuses écoles de spiritualité ou de religion ont négligé et même rejeté le corps comme quelque chose de mauvais, il est bon de redire que l'être intérieur a besoin du corps pour se manifester, que c'est grâce à lui que nous pouvons vivre sur terre, aller toujours plus loin dans notre expérience, et retirer des enseignements précieux (voir article Le sens de la vie). Pour les personnes à l'esprit scientifique, remarquons que cette loi est générale. Par exemple des ondes électromagnétiques comme la lumière, ou une émission télévisée ne sont rendues visibles ou manifestées que si elles interagissent avec la matière, c'est-à-dire avec un écran, une surface ou des particules pour la lumière, une antenne pour la TV (voir article Codes, mémoires et informations).

Un passage déroutant

Résurgence de vieilles émotions

Les processus d'élimination peuvent non seulement faire ressurgir des sensations corporelles inconfortables, mais également des sentiments et émotions liés à de vieilles mémoires qui se libèrent. Ce phénomène est plutôt déroutant, car au lieu de nous sentir mieux selon l'idée que nous nous faisons du processus, nous nous sentons parfois fatigués, ou découragés, ou tristes. Cela donne nous donne l'impression de régresser vers des états d'impuissance plutôt que vers la joie et le bonheur.

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MessageSujet: Re: philosophie    Jeu 26 Sep - 12:04

12 OCTUBRE 2010

SPIRITUALITE

Or ces nouveaux phénomènes surviennent justement après une période où nous avons constaté des résultats positifs qui ont développé notre confiance dans le courant de vie, à un moment où nous commençons à comprendre et à ressentir le lâcher-prise. Et, parce qu'ils nous sont inconnus, ils nous surprennent, nous mettent dans l'inconfort et sèment le doute sur le bien-fondé de notre attitude.

La raison d'être de ces résurgences est que ces mémoires n'ont pas été traitées correctement dans le passé et qu'elles ont besoin d'être guéries. Guérir ces sentiments et images signifie leur faire face au lieu de les éviter et les accueillir avec bienveillance et compassion au lieu de les juger et d'en avoir peur (voir en annexe les clés pratiques).

Impression de vide

Nous sommes tellement habitués à travailler dur et à lutter pour construire notre vie, préserver notre identité et nos biens, qu'en cessant de lutter et de résoudre des difficultés, nous nous trouvons bizarres. Cela peut nous donner l'impression de vide. Nous ne savons pas quoi faire, nous avons l'impression de ne plus exister. La lutte engagée par notre égo employait beaucoup de notre temps et de notre énergie et nous nous sentons perdus parce que ces repères habituels ont disparu.

Le vide s'installe aussi dans la communication et les échanges avec les amis. Car il nous semble peu à peu que ce que nous échangions n'est que superficialité et bavardage creux. Parler des choses habituelles nous ennuie. En recherchant notre Essence, nous avons besoin d'échanger sur des choses essentielles, de façon authentique. Nos proches ne comprennent pas toujours notre nouvelle attitude et nous pouvons parfois nous sentir plus seuls.

Confiance et détermination

Dans les contes de héros, qui pour la plupart sont une allégorie du voyage vers son Essence (le trésor à conquérir ou la princesse à retrouver), ce passage difficile est décrit sous forme de tentations et de difficultés qui font dévier le héros de sa mission initiale. Dans ce passage, il se sent séparé et abandonné de l'humanité, de ses maitres et de Dieu. Il le traverse et va vers la victoire par la confiance dans son chemin et sa détermination.

Si nous perdons confiance, nous retombons dans notre ancien fonctionnement. Si nous avons vraiment confiance dans le processus, nous accueillons ce qui se présente à nous, même si les circonstances deviennent difficiles pour un moment. Nous savons que ce sont des épurations nécessaires, mais passagères.

Notre rayonnement nouveau nous attire de nouveaux amis, et certains amis fidèles peuvent se révéler différents de ce que nous croyions, nous décevoir ou nous émerveiller.

Le vide que nous ressentons n'en est pas un. Il est simplement rempli d'une qualité différente que nous ne savons pas bien reconnaitre. Nous devons apprendre à en percevoir la saveur. Or au fond de nous, nous la connaissons déjà. Nous l'avons connue quand nous étions enfant. Dans ces moments, nous ne cherchions pas à réussir quelque chose ou obtenir un résultat, nous vivions l'instant présent.

Lorsque vous ressentez le vide et l'ennui, célébrez ce vide, célébrez l'ennui. Un océan de lumière vit en vous, un mouvement très profond de l'être qui sait tout ce qui est à venir, tout ce qui a été et tout ce qui existe. Cela est loin d'être passif... La lumière qui vous habite est loin d'être passive. Si vous la reconnaissez, elle prend son expansion. (Aurélia Jones, Telos vol.3)

S'abandonner à la joie

Au fur et à mesure que nous lâchons prise, que nous nous abandonnons aux directives de notre Essence, nous nous libérons des peurs, des soucis, et nous devenons plus légers, plus détendus. Nos illusions se dissolvent et sont remplacées par une réalité bien plus exaltante. Nous nous sentons unis à la nature, aux autres, à l'univers. Notre conscience s'accroit, notre énergie s'élève en fréquence vibratoire. C'est ce qu'on nomme le processus d'éveil. La joie permanente, sans objet, qui résulte d'un alignement profond avec le Soi, est nommée la grâce.

L'état de grâce est un état intérieur inné, établi au sein même de l'essence de votre âme, respirant à travers vous et à travers votre divinité. Vous n'avez point à acquérir l'état de grâce ou la grâce, vous n'avez qu'à vous y abandonner, car cette vibration divine vous appartient déjà, et ce vous le savez. Toute âme incarnée possède en elle-même la grâce, ce trésor, cette vibration, cette essence, ce mouvement intérieur... L'abandon à la grâce est un mouvement de fluidité divine qui se propage et se transmet. L'abandon à la grâce se situe à l'opposé de la lutte, de la volonté et du désir manifestés par la personnalité et l'égo - ce que votre psychologie moderne appelle le moi, la personnalité, et dont vous avez besoin pour fonctionner. N'observez-vous point que vous luttez sans cesse, et que vous êtes épuisés? N'observez-vous point dans votre société - et cela n'est point un jugement, nous vous demandons d'observer - que vous êtes constamment incités à la lutte: lute de pouvoir, lutte pour conquérir l'autre, lutte pour posséder encore plus de biens matériels, lutte pour l'amour, lutte pour l'argent, lutte pour la justice et ainsi de suite. (Marie-Lise Labonté, Rencontre avec les Anges)

Comme par miracle, des événements nouveaux et inattendus se produisent dans notre vie, qui semblent concrétiser nos aspirations. Nouvelles rencontres, nouvelles idées, nouvelles propositions. Elles semblent se matérialiser par le magnétisme de nos pensées. Cette simultanéité sans cause matérielle avérée est nommée la synchronicité.

Choisir la joie

On peut accélérer ce processus en cultivant la joie. Au lieu de seulement l'accueillir, on la nourrit et on l'arrose, tel un jardinier. Cultiver la joie est une façon puissante de maintenir la conscience dans des vibrations élevées. Une manière pratique de le faire est de porter attention et d'arrêter son regard sur les saveurs de la vie qui vous sont données chaque jour, et d'émettre une pensée de gratitude pour cela.

Lorsque nous parlons d'amour, de confiance, de foi, de compassion, de grâce et de gratitude, nous ne faisons pas référence à des concepts intellectuels. La compassion, ce n'est pas une idée en vogue; c'est une énergie qui crée d'amples oscillations dans le tissu de votre univers. La grâce, c'est une énergie palpable que l'on peut percevoir et employer dans le monde qui nous entoure. La foi et la confiance ne sont pas des promesses, ni des ententes à respecter. Il s'agit de fréquences qui animent chaque respiration que vous prenez dans la sphère physique ainsi que chaque inspiration et expiration de votre âme dans la sphère divine. La gratitude n'a rien à voir avec les marques de politesse que l'on vous inculque, enfants; c'est une reconnaissance énergétique face à l'univers qui affirme que vous êtes en alignement sur la Source. Et l'amour n'est pas un débordement romantique ou religieux; il est, essentiellement, l'énergie qui anime l'ensemble de la Création. (Aurelia Jones, Telos vol.3)

Vérité et liberté

Spiritualité, science et religion

La spiritualité n'a rien d'une vérité toute faite, prête à avaler. Elle invite chacun à découvrir qui il est en profondeur et à se former sa propre vérité. Au contraire, la religion enseigne des vérités choisies par des autorités, et demande aux adeptes de les adopter. Les autorités décident quels écrits sont conformes à sa doctrine et lesquels sont hérétiques. Des textes de référence disent ce qu'il faut croire et ce qu'il faut rejeter. Les personnes qui enfreignent les règles édictées par ces textes sont considérées comme fautives et doivent se racheter ou être punies.

La religion considère qu'il existe un paradis qui est réservé à ceux qui ont fait preuve de bonne conduite, selon le jugement de Dieu ou des prêtres. La spiritualité enseigne que chacun a la possibilité de s'épanouir totalement, tel un bourgeon qui se déploie et fleurit. Il le fait de manière unique selon ses capacités (voir article Talents et doutes), en élargissant sa conscience par l'expérience et emprunte parfois des chemins détournés (parabole du fils prodigue dans la Bible). Chaque expérience est un enseignement vivant. La spiritualité conduit à la pleine reconnaissance de nos capacités physiques, émotionnelles, mentales, sociales et intuitives. La réalisation de Soi se manifeste par la radiance et la beauté, un paradis sur terre à la portée de tous au moyen du développement spirituel.

Dogmes et frontières

Dès qu'un mur s'érige, dès que la moindre clôture est élevée, qu'une porte se ferme et qu'un interdit est édicté, voyez-y la trace d'une présence humaine non encore adulte. Barricades et règlements n'ont de raison d'être que face aux immatures. (Daniel Meurois, Comment dieu devint Dieu)

La Science, dans les limites où l'actuelle société humaine dominante est capable de la concevoir, demeure tout aussi dogmatique que l'était l'ancienne approche du concept de Dieu. Un mot a simplement remplacé l'autre. Lorsque vous déclarez "les scientifiques ont dit", vous agissez comme ces prêtres qui déclaraient autrefois: "Dieu a dit", coupant court à toute velléité de réflexion autonome. L'approche de la Sagesse ne peut quant à elle, s'espérer que par la pénétration de cette question: "la Vie en moi, que dit-elle?" (Daniel Meurois, Comment dieu devint Dieu)

La recherche de notre Essence nous entraine à écouter notre Être intérieur, à découvrir ce que nous sommes profondément. Nous percevons ce qui est juste pour nous au lieu d'adopter les avis qui nous sont dictés par notre famille, nos amis, la religion, le société, les médias. Aller à la rencontre de Soi, c'est aussi découvrir notre propre vérité.

C'est à vous de discerner ce qui, dans votre cœur, a la résonance de la Vérité. La Vérité ne peut être trouvée qu'au cœur de votre être, et il vous revient d'entreprendre cette quête dans votre recherche de la lumière. Toute information donnée est formée, en tout ou en partie, de l'opinion, de l'interprétation et, surtout, de l'intention de celui qui vous la propose comme l'authentique réalité. (Patricia Cori, Le Haut Conseil de Sirius)

Lorsque nous sommes confrontés à de nouvelles informations issues de l'extérieur (y compris cet article que vous lisez), il est bon de les filtrer en sentant comment elles résonnent en vous. Si l'information induit en vous de l'ouverture, de la revitalisation, de la légèreté, et de l'expansion, si elle n'est ni limitative ni dominatrice, alors vous pouvez la considérer avec l'esprit ouvert. Si elle induit de la crispation, de l'énervement, de la peur, ou le sentiment de vous forcer, alors, sans la rejeter, mettez-là en réserve comme une proposition qui pourra peut-être s'éclairer plus tard, mais qui ne vous convient pas pour le moment.

En trouvant notre propre vérité, nous nous libérons de l'emprise du conditionnement social et nous trouvons la liberté. La liberté est un état d'être intérieur, et non un ensemble de conditions extérieures. Nous prenons la responsabilité de nous-même. Au lieu de nous conformer à des autorités, nous trouvons l'autorité en nous-même. D'ailleurs autorité vient de auteur. Nous devenons les auteurs de notre vie, les créateurs.

Vivre dans l'instant

L'état intérieur de liberté provient également du relâchement de l'emprise de la personnalité. Lorsque nous sommes dans la personnalité, nous nous efforçons de devenir quelqu'un, de satisfaire à des programmes dictés par nos croyances et nos émotions. Par exemple, si nous portons en nous une blessure d'estime de soi, nous cherchons à gagner l'estime des autres. Nous sommes donc menés par un programme du passé non résolu, et en même temps, nos attitudes et actions sont fondées sur la vision d'un futur. Il est extrêmement rare que nous vivions des moments exempts de ces pensées liées au passé et au futur, pour savourer pleinement l'instant présent.

La spiritualité, c'est être libéré du passé et du futur. C'est vivre totalement dans l'instant présent. C'est possible lorsque que nous avons appris à faire confiance au courant de vie et à l'Essence qui nous portent.

Évolution de la conscience

Au cours de notre développement spirituel, notre conscience s'élargit, nos pensées se clarifient, nos émotions s'apaisent. Les sensations corporelles se modifient. Nous avons l'impression de devenir plus substantiels et plus légers en même temps, plus vibrants, plus puissants, dans le sens que nous nous sentons partie intégrante de la vie et de l'univers. On dit que notre fréquence vibratoire s'élève.

Les textes traditionnels de sagesse et de spiritualité, surtout ceux d'origine orientale (Inde, Tibet, Japon, Chine) qui ont été popularisés dans les dernières décénies, décrivent certains de ces états comme étapes de l'avancement spirituel: éveil, maitrise, réalisation, ascension, etc. Toutefois, il n'y a pas de définition absolue de ces termes, et cela varie selon les auteurs. D'autre part, il ne faut pas se représenter l'avancement comme un seul chemin linéaire. Par exemple, on peut progresser dans le domaine des émotions ou dans celui de la conscience de façon parallèle ou inégale. On peut être très avancé, ou très libéré sur certains aspects et pas sur d'autres. Donc ces termes ne sont pas classables par ordre croissant. Ce sont seulement des repères intéressants.

L'état d'éveil

L'éveil, c'est vivre la réalité de chaque instant telle qu'elle se présente sur notre chemin, sans ressentir le besoin de l'éviter, de la combattre, de lui résister ou de vouloir la modifier. C'est vivre dans l'acceptation totale de notre réalité.

L'éveil concerne simplement le fait de voir la réalité telle qu'elle est vraiment... L'éveil est le passage de l'ego à l'essence. C'est un événement neurobiologique qui peut survenir à travers la grâce. Les pratiques spirituelles du monde entier ne sont qu'une préparation à cela. (Kiara Windrider, Le feu du ciel)

Ce qui indique peut-être qu'une personne est en état d'éveil, c'est qu'elle n'essaie plus de le devenir. En fait, elle n'essaie plus de devenir quoi que ce soit, elle vit pleinement qui elle est. (Kiara Windrider, Le feu du ciel)

L'éveil ne signifie pas que l'on modifie le contenu du mental ou que l'on s'en débarrasse. Se débrancher du mental signifie que l'on reconnait le mental pour ce qu'il est. Il perd dès lors le pouvoir de prendre des décisions à votre place. Il ne s'agit pas d'être sans cervelle mais plutôt de devenir ce que les bouddhistes nomment "pleinement conscient", présent à la réalité telle qu'elle est. (Kiara Windrider, Le feu du ciel)

Une personne qui a reçu l'éveil peut encore faire des erreurs, se heurter à des déconvenues, ressentir des difficultés dans ses relations avec les autres, ressentir des limitations ou continuer à avoir mauvais caractère mais elle ne sera plus identifiée à ces vécus. D'une personne qui a reçu l'éveil, il n'est pas exigé qu'elle émane sans cesse une aura resplendissante ou qu'elle soit joyeuse à tout moment. (Kiara Windrider, Le feu du ciel)

La première chose qui survient dans le processus de l'éveil est l'ouverture du cœur. Pour la première fois, vous découvrez la vraie compassion, le véritable amour pour les êtres humains. Lorsque le processus s'approfondit, vous perdez votre sens de séparation. Il est très rare que l'éveil total survienne d'un coup, de manière radicale. On peut donc parler d'étapes d'éveil. L'éveil en soi, c'est la capacité de vivre la réalité telle qu'elle est. (Kiara Windrider, Le feu du ciel)

Quand on entre dans cet état d'union, on découvre la joie. Tant que le moi existe, il peut faire l'expérience du plaisir, non celle de la joie. Quand les choses se passent comme vous le désirez, vous ressentez du plaisir; quand elles ne vont pas dans le sens de vos désirs, vous ressentez de la tristesse. Mais c'est tout à fait différent de la joie pure de l'être que vous ressentirez lorsque vous ne serez plus séparé d'aucun aspect de la création ni du créateur, et ce, quelles que soient les circonstances de votre vie. (Kiara Windrider, Le feu du ciel)

Vous êtes un soleil

Archange Zadkiel, canalisé par Annelies Pélissier-Combescure, 16 octobre 2005

Bonjour à vous, enfants de la terre, enfants de la lumière. Je suis celui que vous nommez dans votre tradition l'archange Zadkiel. Ma joie est grande de m'exprimer ainsi à vous.

Vous êtes chacun enfants de la terre, enfants des étoiles, enfants de l'univers dans l'unité du tout. Chacun de vous portez en le diamant du cœur, le diamant de l'âme, un joyau, une source qu'il est temps de partager. Chacun de vous est un morceau de cristal, et lorsque ces multiples morceaux s'assemblent, c'est une merveilleuse œuvre d'art cristalline qui apparait et qui sert l'évolution de l'humanité.

Chacun de vous avez un trésor logé au plus profond du cœur, au plus profond de l'âme. Ce trésor ne demande qu'à être révélé, activé, partagé.

Pour révéler ce trésor, nous vous invitons à poser la paix en vous-même, poser la paix en les moindres cellules de tous vos corps. Accueillir l'énergie de l'amour de la Source, l'énergie de l'amour de la Vie, et vous reconnaitre vous-mêmes comme enfants de la Source.

Reconnaissez la beauté de la lumière à l'intérieur de vous. Alors cette lumière pourra rayonner dans la puissance de mille soleils, et ces mille soleils pourront mettre en place le plan divin, le puzzle divin, pour vous-mêmes, pour la terre entière.

Vous n'êtes point petits. Cette croyance est manipulation de l'égo, distortionné dans l'autodestruction. Vous êtes chacun un soleil. Permettez à ce soleil de devenir mille soleils. Chacun de vous a sa place dans son unicité, dans sa perfection.

La maitrise des sentiments et des pensées

L'état de maitrise consiste à maitriser ses pensées, ses émotions et ses actes, en comprenant qui on est et en laissant s'exprimer l'être intérieur. Mais que signifie maitriser? Maitriser n'est pas refouler, faire barrage à des impulsions non contrôlées. Cette attitude de contrôle n'est pas forcément saine. Il y a une différence énorme entre réprimer une impulsion (contrôle, refoulement) et tarir la source de cette impulsion (maitrise).

Maitriser, c'est d'abord observer ses réactions émotionnelles et mentales, les accueillir sans jugement et sans résistance, puis en comprendre l'origine, afin de les désamorcer. Puis atteindre un degré de quiétude et de calme parfait en toutes circonstances.

Il est possible de maitriser ses sentiments en maitrisant sa pensée. Un sentiment est la résultante d'une pensée. Par exemple, si je dois prendre le train pour aller voir un ami cher, et que le train est en grève, je peux ressentir de la colère contre les employés. Cela est dû à la pensée que je dois absolument voir cet ami et que j'en attends des bénéfices (de l'amitié). Mais je peux orienter ma pensée, et considérer que par cette grève, la vie me conduit vers des voies à explorer qui peuvent être riches d'enseignements pour moi, et même m'apporter des cadeaux. Si j'accepte ce détournement de mon programme et que je m'en remets à la vie, je peux découvrir que cet arrêt en gare me donne l'occasion de sortir de ma condition habituelle, et me mettre en contact avec des choses intéressantes que j'aurais autrement ignorées: rencontres et échanges avec les gens, visites, repos, etc. Alors mon sentiment de colère devient le calme, la joie et la gratitude.

L'ascension

L'ascension est un autre terme dont la signification est proche du précédent tout en étant différent. Il fait référence à un nouvel état énergétique, dans lequel on est constamment connecté au Soi. L'égo et le mental se sont effacés et se sont mis au service du Soi. "Techniquement", il y a une reconnexion et un assemblage entre les 3 corps énergétiques: le Soi dans le cœur, l'âme et le Soi supérieur ou monade (voir les articles sur les corps énergétiques: Chakras et corps subtils; L'âme et l'univers).

Le processus de l'ascension n'est pas une fin en soi, un niveau à atteindre pour se retirer. La vie est évolution, création et croissance continuelles. Il y a toujours un stade supérieur auquel on peut s'ouvrir et qu'on a à intégrer. Ouvrir notre esprit, notre cœur et les aspects de notre divinité ne peut se produire en une seule nuit ou en un seul stage.

L'univers et le divin

En résumé, d'après ce que nous venons de découvrir, la spiritualité peut se définir comme:

une fonction naturelle de l'être humain
le développement de la dimension divine en soi
la reconnection à notre Essence
la confiance et le lâcher-prise
la simplicité, l'authenticité et la spontanéité
la conscience claire de notre réalité
l'abandon à la joie
vivre l'instant présent
réaliser la liberté intérieure en se faisant sa propre vérité
maitriser ses sentiments, ses pensées et ses actes
la création consciente et responsable de sa vie
l'élévation vibratoire des corps physique et énergétiques
Mais ce n'est pas tout. La spiritualité nous évoque aussi les notions du divin, de Dieu ou des dieux, de l'au-delà, de la mort, de la réincarnation, du paradis. Ces notions ont-elles un rapport ou un lien avec notre définition de la spiritualité en tant que développement de notre dimension intérieure? Oui, en partie, à condition de les aborder avec prudence, l'esprit ouvert, non comme des vérités établies, mais plutôt comme une expérience ressentie et éprouvée qui se dévoile progressivement au fur et à mesure de notre évolution. Avec cette condition, elles peuvent se révéler bien différentes de ce que décrivent les religions et les dogmes.

Au-delà de la matière

En élevant la qualité de notre énergie, autrement dit notre niveau de conscience ou notre niveau vibratoire, nos perceptions et notre sensibilité s'affinent et nous devenons réceptifs à d'autres réalités. C'est comme si nos sens deviennent plus performants. Un sixième sens se développe, nous permettant de percevoir ce que nos sens ne captent pas. Nous entrons en communication avec des réalités du monde qui sont en résonance avec notre propre niveau vibratoire et ne sont pas perçues dans l'état ordinaire. C'est un peu comme si nous apprenons à voler en parapente et que nous entrons en communication avec un autre monde dans le ciel et sur terre.

L'idée qu'il existe des réalités invisibles ne devrait pas nous surprendre puisque nous sommes bien familiers avec certaines d'entre elles, telles que les ondes électromagnétiques qui nous entourent. La réalité de ces ondes ne fait aucun doute par leurs conséquences pratiques dans les télécommunications. De même, par une sorte d'extension dans des domaines plus subtils, d'autres dimensions de nous-même et de l'univers deviennent perceptibles lors de notre évolution. C'est ainsi que les chakras et les corps énergétiques (voir article à ce sujet) deviennent tangibles. Certaines personnes se mettent à percevoir visuellement ou tactilement les auras autour des corps, ou des sons subtils accompagnant des présences et des ambiances. L'intuition se développe, comme si des idées nouvelles nous sont soufflées, des informations, des certitudes, que pourtant nous ne pouvons pas avoir inventé nous-mêmes. Ces phénomènes ont été depuis longtemps rapportés, par exemple dans les textes anciens traitant du yoga.

Ces réalités sont parallèles à notre monde, et y sont en même temps bien imbriquées et entremêlées. Nous sentons la présence d'êtres, de consciences, dont la nature semble proche de nos corps énergétiques, mais qui ne sont pas entrés dans la densité de la matière.

La réalité des dimensions parallèles est étudiée dans un autre article de ce site: Les mondes au-delà du voile

Le sens de la vie

La découverte de notre dimension divine et la compréhension que nous avons la possibilité de la développer n'est pas sans susciter en nous bien des questions. Pourquoi devons-nous parcourir ce chemin, passer par ce processus? Quel est le sens de cette évolution, de notre vie sur terre? Qui sommes-nous donc et que faisons-nous dans l'univers?

Le sens de la vie et notre place dans l'univers sont étudiés dans un autre article de ce site: Le sens de la Vie

La spiritualité est une fonction intrinsèque et éternelle du SOI en quête de son origine, de son lien et de la communication avec la supraconscience ou Divinité. C'est une science et une méthode qui doivent être apprises. Le processus d'évolution spirituelle a toujours existé en tant que moyen d'atteindre un niveau de purification, de connaissance, de compréhension et de communion avec votre essence divine et votre Divinité. (Ramathis-Mam, Révélations d'Arcturus )


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Quelques clés pratiques pour le développement spirituel

De nombreuses écoles de sagesse, inspirées par l'Orient, l'Égypte ou le druidisme, ont diffusé dans les siècles passés des enseignements destinés à reconnecter les êtres à leur essence et à leur révéler les mystères de l'univers. Aujourd'hui les rites, les rituels, les règles, les codes et les secrets ne sont plus adéquats à l'humanité actuelle. Les réponses que vous cherchez reposent en vous. Les seules pratiques spirituelles recommandées sont celles qui vous éveillent à votre vérité. En voici quelques-unes qui peuvent vous aider dans votre évolution, et que vous adopterez si elles vous conviennent.

L'attention aux sentiments

Dans votre quotidien, arrêtez-vous de temps en temps sur vos sentiments et émotions. Observez-les. Accueillez-les. Puis demandez-vous ce qu'ils cherchent à vous dire. Lorsque des sentiments négatifs (ou plus exactement de basse énergie) tels que tristesse, chagrin, colère, mélancolie vous habitent, remettez-les mentalement à la lumière (ou avec un geste symbolique). Vous imaginez que vous les tenez dans vos mains et que vous les redonnez au soleil, ou à un être de lumière, à une divinité tel que la Mère Terre, la Mère Divine, Dieu, l'archange Michaël, les anges, les esprits, etc, en fonction de votre culture, de vos croyances et de vos attirances. Un peu comme on remet un appareil en panne au spécialiste pour qu'il s'en occupe. Vous n'êtes pas obligés de vous occuper de tout. Vous pouvez confier vos difficultés à d'autres énergies.

La pensée juste

Dans votre quotidien, efforcez-vous de porter votre attention à vos pensées, et orientez-les vers l'authenticité, la sincérité, la vérité, la liberté, la paix, l'amour et l'abondance. Évitez la critique ou le jugement sur vous, sur les autres, sur les médias, sur ce qui vient de l'extérieur. Cela ne signifie pas que vous n'avez pas une avis sur la situation. Ce qui est important, c'est le sentiment qui est associé à l'avis. Est-ce de la colère, de l'amertume ou de la sérénité? Si des pensées négatives reviennent avec persistance, remettez-les à une énergie de lumière de la même façon que les sentiments négatifs.

Dans le cas de sentiments et de pensées négatives sur soi, il est recommandé de déverser amour, tendresse et compassion sur vous-même, comme vous le feriez à un enfant.

Gratitude et joie

Dans la journée, exercez-vous à repérer ce qui vous a plu et ce qui vous a causé de la joie, que ce soit une petite joie fugitive et souvent inaperçue de quelques secondes ou une grande joie. Quelles que soient vos difficultés du quotidien, vous découvrirez, si vous voulez bien y prêter attention, que la vie vous offre beaucoup de petits cadeaux, ainsi que beauté, générosité et témoignages d'amour. Ajoutez-y une pensée de reconnaissance. Remercier est une façon d'alimenter l'Essence en nous et de lui donner une place croissante. Exprimez le plus possible la joie, la sérénité et l'amour.

Abandonnez-vous à la Vie

S'abandonner à son être intérieur et suivre le courant de vie, c'est adopter une attitude de service envers la Source intérieure, quels que soient les chemins qu'elle emprunte et les circonstances qui les accompagnent. Cessez de lutter et mettez-vous à sa disposition. Notre Source intérieure est le poste avancé d'une source plus grande, une Source solaire (voir article L'âme et l'Univers). C'est donc aussi servir et se mettre à disposition de cette Source. Toutefois, il ne s'agit pas d'une attitude servile sans discernement, mais d'une harmonie joyeuse avec notre Essence. Il s'agit plus d'un état de réceptivité que d'une action.

Élevez votre âme

Nourrissez votre conscience en lisant des textes qui vous inspirent. Évitez les actualités télévisées. Contemplez et communiez avec la nature. Pratiquez un art sans souci du résultat, comme un enfant qui joue avec la matière, la couleur, le son, la voix, le corps.

Respiration profonde

La respiration est l'un des moyens les plus puissants pour entrer en contact avec notre être intérieur. Elle fait le lien entre notre conscient et notre inconscient, entre le corps et l'esprit. Installez-vous confortablement et respirez tranquillement en observant votre respiration. Imaginez l'air qui entre dans tout votre corps, et qui s'installe partout jusqu'au bout des membres. Arrêtez-vous entre l'inspiration et l'expiration, entre l'expiration et l'inspiration. Faites cet exercice assez longtemps pour constater son effet. D'abord 5 min, puis jusqu'à 30 min ou plus. Faites-le régulièrement. C'est une forme de méditation.
Méditation

Méditer n'est pas réfléchir. C'est se mettre en état de réceptivité vis-à-vis de son état intérieur. On détourne son attention de l'extérieur pour devenir observateur de son monde intérieur. Par ce fait, on peut ouvrir la communication intime avec sa propre essence. On n'émet pas de jugement sur cet état intérieur, qui peut se présenter comme un calme plat, ou avec sensations, sentiments, émotions, et pensées diverses plus ou moins tumultueuses. On accueille et on laisse passer. Avec le temps et la pratique, se produisent au cours de la méditation une distanciation vis-à-vis des pensées, des émotions et des sensations physiques, une détente du corps physique et un élargissement des corps subtils. Cela profite au système nerveux toujours sursollicité, au cerveau, aux glandes endocrines, qui peuvent ainsi se régulariser.

Installez-vous confortablement. Commencez par un moment de respiration profonde afin d'occuper le mental jusqu'à ce qu'il soit calmé. La présence d'une bougie allumée est favorable, ainsi que le nettoyage vibratoire préalable de la pièce par de l'encens. Vous pouvez suivre votre respiration et peu à peu laisser le silence et le calme vous envahir afin d'écouter les battements de votre cœur. De 15 min à 1 heure, selon votre sensation.

Visualisation

La visualisation consiste à imaginer un scénario se déroulant en nous, dans le but d'aider le mental à coopérer à la méditation ou à la prière (voir article Le pouvoir de l'imaginaire). Par exemple, il est bon de préparer la méditation en visualisant les couleurs qui nourrissent et équilibrent les chakras, successivement de bas en haut (voir article Nature de la couleur). Certaines méditations-visualisations sont proposées dans ce site: J'invite la lumière en moi; La clé de communication avec les plans de lumière; Réactiver la merkabah.

Chant et mantras

Le chant est un excellent moyen d'entrer en communication avec le Soi, à condition qu'il ne fasse que très peu appel au mental. Cela est réalisé lorsque nous chantons sans mots, seulement avec des sons tels que des voyelles, ou avec un texte répétitif inspirant et élevant qui ne nécessite pas d'effort de mémoire. C'est par exemple le cas avec les mantras, textes courts sacrés issus de diverses traditions, comme le Kyrie Eleison chrétien ou le Om, ou encore Om Nama Shivaya indiens. Les vibrations du son pénètrent profondément dans le corps et dans les cellules (voir article Résonance corporelles des sons). Elles éveillent certains codes des cellules ou de l'ADN, codes qui s'activent seulement dans le processus d'éveil (voir articles Codes, mémoires et information et L'ADN et ses modes d'expression).

Géométrie sacrée

Certains types de figures et de pictogrammes, ainsi que les couleurs, agissent de la même façon que les sons en éveillant les codes cellulaires. Pour les recevoir, on se laisse imprégner par leur beauté en les contemplant. Par exemple dans l'article sur les diagrammes de champ, contemplez le diaporama inclus. (Voir aussi les pictogrammes Langages de lumière de Stéphane Cavé)

Prière

La prière n'est pas, comme on le croit communément, le simple fait de réciter mécaniquement un texte. Ce n'est pas non plus une demande faite à un Dieu tout puissant, comme un enfant demande à un parent de le protéger. C'est un dialogue avec votre Source intérieure et la Source élevée dont elle est le poste avancé, comme on dialogue avec un ami. Le dialogue peut se faire avec des mots, des mots appris ou spontanés, ou sans mots, par la pensée et l'intention. Une prière exprime une intention. Cela peut être l'intention d'apaiser vos ombres, de faire la paix, de réaliser la lumière en vous, d'être guidé de la meilleure façon, etc. C'est un travail de collaboration, de cocréation. Il se fait dans la gratitude, ce qui signifie que la demande d'aide est associée à un abandon total de ce qui en résulte. Il n'y a pas d'attente d'un résultat, ni de colère si la prière n'est pas exaucée selon les souhaits de l'égo, car la Source a une vue plus globale et saisit le sens subtil de votre demande au-delà de la forme. La prière a pour but d'élever votre état vibratoire. La méditation en est un préalable dans la mesure où elle permet de se détacher de la personnalité. L'état de prière est un état de recueillement et de communication profonde avec la Source, issu du cœur.

En savoir plus

Si cet article a éveillé votre curiosité et que vous voulez en savoir encore plus, vous pouvez consulter les documents suivants:

Articles dans ce site
Le sens de notre vie. Notre vie sur terre a pour objectif une évolution de notre conscience. Parce que nous sommes séparés de notre nature profonde, nous vivons des événements souvent pénibles qui nous empêchent de jouir de la vie. Ces tribulations nous ramènent peu à peu à nous reconnecter et à nous ouvrir à notre Moi profond ou Soi divin. Venus des mondes cosmiques, nous nous sommes portés volontaires avec enthousiasme pour participer au grand projet de vivre dans l'état de séparation de notre Soi dans un corps physique, afin de retrouver consciemment notre nature cosmique et d'apporter aux mondes cosmiques une nouvelle sagesse et une conscience élevée. Or cette mission collective est arrivée à terme. Nous assistons à la transformation de la Terre et de l'humanité qui vont revêtir à nouveau leurs attributs divins. Notre mission consistera dorénavant à devenir des ponts de lumière entre les mondes cosmiques et la Terre.
L'enfant intérieur et le langage des émotions. Il est des moments (exceptionnels?) où nous sentons que ce que nous faisons et exprimons représente ce que nous sommes vraiment. Cela se traduit par la joie et la légèreté. C'est le signe que nous avons donné place à notre Enfant Intérieur, à ses qualités de spontanéité, de simplicité et d'authenticité. Il est le porteur de notre Élan de Vie. Or, le plus souvent, nous l'avons nié et abandonné, de sorte qu'il a dû se composer un autre personnage (le Comédien) dans le but de recevoir de l'attention et de l'amour de la part des autres. En écoutant nos émotions et notre corps, nous reconnaitrons la souffrance de cet Enfant. Nous découvrirons que nous avons le pouvoir de transformer les jeux de conflit entre l'Enfant Intérieur et le Comédien afin de donner place à notre Moi véritable et vivre une vie épanouissante et sereine.
Ma vie est le miroir de mes pensées et de mes sentiments. Le pouvoir de l'intention consciente et des pensées inconscientes. Les circonstances de notre vie ne se produisent pas par hasard. Elles sont la projection manifestée de nos pensées, le plus souvent à notre insu. Des observations scientifiques multiples confirment l'influence de la pensée sur la matière au niveau atomique. Toutefois, la manifestation de nos pensées dans la matière est commandée par l'impact émotionnel que ces pensées exercent sur nous. Les émotions agissent comme de puissants aimants. En étudiant attentivement et en comprenant ce processus, nous pouvons examiner nos conditions de vie douloureuses pour mettre à jour les pensées et les sentiments négatifs inconscients qui les sous-tendent. Nous pouvons alors les transformer et créer une vie qui soit à l'image de nos aspirations les plus élevées. Enfin, munis de cet outil de transformation, élargissant notre vision, nous pouvons participer à l'établissement de la paix et de l'harmonie sur la Terre. Il est urgent de le faire.
Chakras et corps subtils. Nous ne sommes pas constitués que de chair. Il existe dans notre anatomie des circuits énergétiques et des corps faits de matière extrêmement tenue et subtile qu'on appelle chakras et corps énergétiques. Trop subtils pour être détectés par les appareils faits de matière dense, il est donné à chacun d'apprendre à les ressentir. Ils ont des fonctions de régulation et de communication interne et externe de l'énergie. Leur état de santé est en correspondance avec nos sensations et nos attitudes.
Du code de la route aux codes sacrés de guérison. Les communications que nous établissons avec les autres, avec les machines et avec la nature, s'établissent au moyen de codes et de langages dont notre vie quotidienne fournit des exemples très variés: code de la route, codes marins, code à barres, codes numériques, langages gestuels, langages parlés ou écrits, code génétique de l'ADN, etc. Ces codes sont émis et transportés par le support de la lumière, des sons ou des ondes électriques et électromagnétiques. Leur inscription ou enregistrement dans la matière (papier, argile, pierre, métal, cristaux, particules magnétiques, eau, molécules, etc.) implique une modification ou empreinte de cette matière, jusqu'aux niveaux atomique, électronique et quantique. Notre corps enferme également des mémoires, acquises ou archétypales, bénéfiques ou bloquantes. L'utilisation de codes sacrés (sons, paroles, cristaux, géométrie) est particulièrement recommandée pour nous reconnecter avec nos mémoires cellulaires et favoriser notre développement spirituel.
Hommes et femmes, l'union du masculin et du féminin en soi. Les relations de couple sont souvent dénaturées par des conflits, des difficultés de communication et des différences d'opinion. Ces comportements sont-ils génétiquement programmés? Non. Ils sont le résultat d'une éducation enfermante et d'une ignorance de notre nature profonde. Une observation authentique et honnête de soi nous révèle que chaque homme et chaque femme possède aussi bien les qualités masculines que féminines, qui demandent à être reconnues, acceptées et développées. C'est en faisant la paix intérieure entre notre masculin et notre féminin que nous pouvons établir des relations harmonieuses, d'abord avec soi-même et ensuite avec les autres. C'est alors que la vie de couple, et la Vie elle-même, nous offrent le meilleur.
La puissance de l'imaginaire. L'imaginaire est une force agissante puissante. L'exploration de notre univers intérieur permet à la fois de révéler nos mécanismes émotionnels et mentaux et de les transformer. Deux exemples sont donnés, l'un pour se libérer de ses émotions négatives, l'autre pour apporter la paix et l'harmonie sur la Terre. L'imaginaire, loin d'être une "illusion", nous montre d'autres niveaux de réalité, d'autres dimensions de l'être humain.
Résonances corporelles des sons. Les sons de notre environnement ne stimulent pas seulement les tympans de nos oreilles, ils mettent en vibration certaines parties de notre corps. Toutes les parties de notre corps sont susceptibles d'être mobilisées en fonction de la hauteur et du timbre de ces sons. Apprendre à ressentir et prendre conscience de ces résonances, et plus particulièrement celles provoquées par notre propre voix chantée, est une porte essentielle pour développer d'autres dimensions subtiles de notre être.
Diagrammes de champ ou crop circles. De magnifiques dessins géométriques s'impriment miraculeusement chaque été dans des champs, principalement dans le sud de l'Angleterre. Cet article richement illustré vous invite à découvrir et contempler ces diagrammes tels des oeuvres d'art. Faisant appel aux éléments de la géométrie sacrée, ils peuvent également servir de support à la méditation (un diaporama est inclus en fin de page). L'émotion esthétique procurée nous amène au questionnement sur l'identité et le but des créateurs, nous obligeant à reculer les frontières de notre pensée.
Drogues récréatives et développement spirituel. Cet article tente de faire un peu de lumière sur les aspirations des consommateurs de drogues récréatives (cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy,..), aspirations plus ou moins claires et conscientes. Il montre que le chemin emprunté pour les réaliser, la drogue, ne remplit pas ses promesses et est voué à l'échec. Il suggère l'existence d'un autre type de voie, l'ouverture à sa propre nature spirituelle, qui mène à l'éveil de son être profond. Cette voie est connue depuis toujours, y compris par des peuples traditionnels qui s'aidaient dans ce but de drogues prises de façon sacrée et rituelle. A la lumière de cette voie, le chemin actuel de la drogue apparait comme une impasse entrainant des préjudices psychologiques et spirituels très graves et difficiles à corriger. Des indications pratiques sont données pour s'en libérer.
Méditation: J'invite la lumière en moi. Cette visualisation ou méditation guidée est extrêmement simple. Elle consiste à imaginer qu'on absorbe la lumière et qu'on la répand en soi. Vous pourrez la pratiquer allongé, assis, debout. En mémorisant l'enchainement, vous pouvez la réinventer pour vous, et la pratiquer n'importe où, y compris dans les transports en commun. Sa durée peut varier de quelques secondes à quelques minutes ou une heure: le temps que vous voudrez consacrer à suivre votre respiration.
Méditation: La clé de communication avec les plans de lumière. Chacun des hommes de ce monde porte en lui une clef sacrée, logée en le cœur, clef de communication avec les plans de lumière. Cette clef est invitée à se révéler et à manifester l'ouverture de ce contact, cela afin que votre cœur puisse recevoir aisément les directions, les informations, les intuitions divines des plans de lumière. Exercice guidé de méditation.
Méditation: Réactiver la merkabah, véhicule sacré des corps de lumière. La Merkabah est un véhicule sacré inscrit dans nos corps de Lumière, telle une étoile dans l'espace. Elle nous permet de nous relier au-delà du temps et de l'espace à toutes les dimensions christiques inscrites en l'univers et à l'intérieur de nous. Cette pratique méditative permet de la réactiver.
Les mondes au-delà du voile. A venir
L'âme et l'univers. A venir
Conscience de l'au-delà. A venir
Ouvrages sur papier, DVD

L'homme à la vie inexplicable. Henri Gougaud. Points Poche, 2008 (première édition 1989). Un roman prenant et magnifique
Les anges Xédah. Marie-Lise Labonté. Ed. Louise Courteau, 1992. La prière et la méditation, les guides et la guérison, l’amour et la personnalité
Rencontre avec les Anges, enseignements des Anges Xédah. Marie-Lise Labonté. Le Dauphin Blanc, 2006. Le pardon, la grâce, les peurs et les croyances, l'évolution de l'âme, les âmes sœurs, la transcendance et le service à la Source
La méditation. Omraam Mikhaël Aïvanhov. Prosveta, 1987
Le feu du ciel. L'aube de l'âge d'or. Kiara Windrider. Ed. Vesica Piscis, 2007
Sur les ailes de la transformation. Messages d'espoir et de pouvoir de l'archange Michaël, vol. 1. Ronna Herman. Ariane 1998
Le futur est maintenant. Messages d'espoir et de pouvoir de l'archange Michaël, vol. 2. Ronna Herman. Ariane
Télos, protocoles pour la cinquième dimension, vol1, 2 et 3. Ariane, 2006
Comment dieu devint Dieu. De la cellule au soleil. Daniel Meurois. Le Perséa, 2005
Révélations d'Arcturus. Moments d'information pour l'humanité. Ramathis-Mam. Ariane, 2004
Le Haut Conseil de Sirius. Dialogue avec les semences d'étoiles. Patricia Cori. Ariane, 2007
DVD: Langages de lumière. Stéphane Cavé et Frank Nabet. Ce DVD est un voyage initiatique, alchimique et chamanique qui nous conduit à travers les langages de lumière et les clé pictographiques à la redécouverte de notre axe micro et macro cosmique; l'arbre de vie. Jeddaïha est une «Porte» entrouverte donnant accès à la dimension sacrée de l'Être qui doit retrouver son Pouvoir Divin pour le manifester ici-et-maintenant sur Terre et le mettre au service en tant que Force d'illumination.











DVD
Langages de lumière
Stéphane Cavé

Texte conforme à la nouvelle orthographe française (1990)

21 juin 2009


© Copyright 2009 - Alain Boudet
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Cet article est l'aboutissement d'études, d'investigations, de compréhensions, de synthèse, de réflexions, de clarifications et de reformulation en langage simple, qui ont demandé une somme importante de travail.
Si vous deviez en tirer parti devant un public de lecteurs ou de spectateurs ou pour quoi que ce soit, merci de le citer.

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MessageSujet: Re: philosophie    Lun 10 Mar - 13:57

https://www.google.fr/search?q=il+retourne+a+la+terre+nembrasseront+plus+ses+l%C3%A8vres%2C+elle+retournent+%C3%A0+la+terre&rlz=1C1ARAB_enFR505FR513&oq=il+retourne+a+la+terre+nembrasseront+plus+ses+l%C3%A8vres%2C+elle+retournent+%C3%A0+la+terre&aqs=chrome..69i57j69i64.14142j0j7&sourceid=chrome&espv=210&es_sm=93&ie=UTF-8 
http://mensajesespirituales.net/index.php/fr/contenu/histoires/59-la-mujer-de-la-espada-cuadrada
ce qu'il a été n'est plus 
frases filosoficas ayuda a los demas
lessons of life
humankind 
intellectual topics
humanity quotes
quotes about saving world
depravacion moral 
why are we here on earth
how to become philanthropist
how to be an everyday philanthropist
how to become philanthropic
how to be a great philanthropist
how to become philosopher
http://www.poetsgraves.co.uk/complete%20poems.htm
philosophical litterature
philosophical poems ( about life, freidnship etc
why so many wars
copio 
http://www.martxoak3.org/es_ES/32-anos-despues-%C2%BFcomo-acabar-con-la-injusticia/
aucun humain ne vaudra jamais la chaleure humaine des altruistes animaux
google= como ser un buen ser humano 
cuando no sé ue escribir como expresarlo filo busco fras por ejemplo oobre bilan de votre vie se qué decir peor no llego a decirlo claramente busco itnernet bilan de votre vie y copio o agaro lo q ta bueno o cambio un poco
pour le bien de l'humanité . l'espèce ehumaine est arrivée au terme de son évolution ; 
si ils tentent quoi que ce soit des innocents souffriront 
persons of itnerest veo serie voc humanidad analisis humana ect
les humains ne sont pas tous de mauvais codes oi mal 
nous te sommes reconnaissants DIEU 
des citoyens ordinaires
des crimes dont le gouvernement se désinteresse
filo vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=KY8B4XKMhUI
http://www.maphilo.net/citations.php?cit=1250
busco philosofosos  sus textos famosos y no 
SHE will be remembered for her big heart,fierce loyalty,
SONT mal logés


esprits dépravés
TU AS TELLEMENT bon coeur si ça ne dépendait que de toi,tu sauverais la terre entière
on se soucie du bien-être de la vie / se sent concernés par
espérons que derrière la rage,il y a des êtres sensationelles.On mérite tous qu'on nous donne notre chance 
votre vie vaut mieux que la même
défendons les opprimés
nous ne devons pas faire du favoritisme.Nous devons être équitables.
Il nous anque de la morale,cruellement dans nos vie terrestres d'êtres humains.Nous devons nous efforcer d'en avoir,de la trouver,de la chercher au plus profond de nous,de l'aquérir au plus vite sinon,nous n'arrêterons pas de pécher,de les accumuler jusqu'à que la liste soit si longue que ce sera difificle de faire marche arrière,réparer nos erreurs passées.Alors au lieu de continuer e ppécher à tort et à travers et de s'en ficher beaucoup,stoppons là,maintenant.En tout cas,essayons. Parce-que là c'est un scandale, on ne peut continuer , on est des bombes à retardement de péchés .Pourtant ne pas pécher du tout c'est tellement faisable,facile que comment cela se fait-il qu'on pèche tant?On devrait ne jamais pécher.C'est si dur de pécher et facile de ne pas pecher,si facile de résister à la tentation et dur de céder à la tentation que tout le monde pourrait être sain . On peut pécher quand on est des humains enfants mais vers l'âge de 10,9 ans on a la maturtié d'esprit et l'intelligence,la capacité danalyses des situations pour ne plus pécher exprès.Parce-qu'on voit bien qu'on le fait exprès.Les esprits de tous les êtres névoluent pas au même rythme ,peut-être certains nécéssitent avoir plus d'années de vie sur Terre pour être sufissement mure pour ne plus pécher.13 ans?Le péché est humain ,c'est caractéristique du genre humain mais cela veut-il dire que c'est un atardé ? Que son manque d'intelligence lui fait avoir un manque totale d'objectivité,incapable d'analyser,et toujours se positionner comme innocent et toujours mettre la faute sur les autres.Que si le destin de l'humanité aurait été autrement,il aurait été très intelligent,mature,et quoi d'autres?donc il n'aurait pas péché?Cela ne se sera jamais.Parce-qu'on est sur le point de dire une injuste,une caonie,une méchanceté.On le sait et le fait quand même.On va donner un coup sur le bras de quelqu'un,on sait que c'est mal mais on le fait.On va voler un collier d'une amie,c'est mal on le fait.On va mentir,on sait que c'est mal mais on le fait.On fait souvent le mal en le sachant .Voilà à quel point c'était facile de ne pas péché. Ce n'est pas comme si on se se rendait pas compte que l'acte qu'on allait faire était mal.On le sait très bien.Donc tout ces péchés qu'on a commis bêtement,parce-qu'on est très bête?On ne sait usiter nos cerveaux?Tous ces péchés qu'on a commis bêtement,exprès,on aurait très bien pu ne pas les faire si on avait remonté quelques minutes avant dans le temps,si on avait pris la décision contraire.Donc,pourquoi pécher tant?Quel est le but?Pourquoi ne pas simplement ne pas péché,chaque fois qu'on sait qu'on va péché .On ne peut pas analyser juste avant,réflechir si ntre conduite futur va être bonne ou cruelle?On ne peut pas réfléchir à ce que cela provoquera chez les autres?On ne pense que ce que cela aura comme répercussions sur soi?On a pourtant des cerveaux dotés de je ne sais quelles choses mais neurones,matire grise,on a des bonnes doses d'intelligence.Alors on ne peut l'utiliser?On l'a ou on ne l'a pas?On l'a mais quelque chose nous empêche de l'utiliser?Ne serait-ce pas que les illuminatis ont tellement modifiés nos cerveaux initiaux que maintenant ils sont tarés et se place toujours comme le bon de l'histoire alors que nous sommes ceu qui pèchent et que c'est parce-que les illuminatis nous ont rendu méchants,bêtes,injustes,et qu'ils nous font croire que c'est toujours nous qui avons raison,pas l'autre,toujours nous les victimes des histoires et les autres ceux qui nous ont attaqué.Cela est possible.Pourquoi compliquer ce qui est très simple?On a l'ocassion de péché > on ne pèche pas,on l'évite comme une moto évite d'écraser un rat sur une route > fin de l'hsitoire = tout va bien,exemplaire a été notre comportement .Mais non,nous compliquons parce-que nous distribuons les péchés comme la machine qui lance des balles de tennis.Nous sommes des péchéomanes. On dirait quon cherche là où il y a une ocasion de pécher et on en profite,on le provoque,on le cherche le péché.On le veut.On l'aime.On a un plaisir tordu,pervers à pécher.Toujours dire c'est ta faute,non c'est la tienne!toujours de disputer pour des futilités à encore moins que zéro pour Scent d'importance.
quand on tient à un être,on tente de le sauver.
dans les limites de bon sens
busco:il ne peut y avoir de paix sans justice 
s'engager dans une idscussion phlosophique 
HUMANISME busco
Tout donner,donner tout pour TE suivre SEIGNEUR,découvrir tout au fond de nos coeurs des raisons d'espérer et de vivre,découvrir avec TOI le bohneur
aqui estaan los esclavas del SEÑOR, haagase en nosotros seguun tu palabra
y el Verbo se hizo carne , y habitoo entre nosotros


ruega por nosotros santo DIOS para que seamos dignos de alcanzar las promesas de JESUCRISTO 
DIOSITO lindo,ruega por nosotros pecadores,ahora y en la hora de nuestra muerte.Amén. 
Prière pénitentielle
Pardonne nous SEIGNEUR,nous sommes tes enfants,Pardonne nous SEIGNEUR,pardonne nous encore
Psaume : Heureux,bienheureux qui écoutent la parole de DIEU,heureux,bienheureux qui la garde dans son coeur
Gloire à DIEU: Gloire à TOI,je veux chanter pour Toi,Eprit de feu,SEIGNEUR,louange à TOI,tu emplis l'univers,gloire à TOI Alleluia
Prière universelle :La nuit se pose sur la terre,SEIGNEUR,SEIGNEUR,écoute nos prières
Sanctus:Tous les anges,Alleluia,chantent ton nom,louange à TOI,ton église est dans la joie pour t'acclamer Alleluia






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les mots peuvent mentir mais pas le regard
ki voudrait pas etre comme il ou elle est ? 
Juste a pensée que un jour peut etre je serais avec toi .
Peur de te demander et si sa valait le coup ? 


J'ai oubliée mon prénom à force d'entendre mon coeur crier le tiens.


"J'avais arrêté toutes les drogues dures,je ne vois pas pourquoi l'amour aurait bénéficié d'une exception."


Je l'aime...


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“J'ai mis une minute pour t'aimer, je mettrai une éternité pour t'oublier.”
Anonyme
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“La peur de ne pas être digne d'être aimé demeure le plus gros obstacle à l'amour.”
Juan Pablo Valdes R.
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“Le triomphe de l'amour, c'est de ne pas s'habituer l'un à l'autre.”
J.a. Coulanghon
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Nombre de vues 195157 | Le 06-05-2010 à 18h05
“Après t'avoir tant aimé, je ne pensais pas pouvoir aussi vite te détester.” Clara Charrier
“L'amour, tout comme la mort, est une étape du voyage où on arrive tous, un jour ou l'autre.”
Plume Latraverse
“On dit de s'attacher en voiture car cela pourrait nous sauver la vie. Il est amusant de constater qu'en amour, c'est tout l'inverse...” Gimbor
“L'amour est la plus universelle, la plus formidable et la plus mystérieuse des énergies cosmiques.”
Pierre Teilhard De Chardin
“Être amoureux(se) c'est bien ... mais quand c'est réciproque c'est mieux.”
“ Lamour sans éternité s'appelle angoisse : l'éternité sans amour s'appelle enfer ” Gustave Thibon
Lamour ne se prédit pas, il se construit Daniel Pennac
copio  amor filo
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no se pode copiar amistad filo 
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mucho q copiar : filoy  religion speiritualidad
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no sé pode copiar naimlaes
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busco acerca esos filoosofos
Theodor W. Adorno
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poemasrelgiion ect fr
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HHHHHHHHH
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kelly : va en estos sitios
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kelly va en to eso 
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copio pego http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Solitude/Articles-et-Dossiers/Je-ne-me-sens-bien-que-seul
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MessageSujet: Re: philosophie    Lun 10 Mar - 13:58

copio mando emails 
http://www.youtube.com/watch?v=L_6xPArI61U
frases para reflexionar mando en corréos + pongof acebooks  https://www.facebook.com/pages/Frases-para-Reflexionar/299282186854188
The human race: humankind's God-given creativity
the human race; humanity, mankind
human beings collectively; the human race; humanity.
Synonyms Related Words = humankind - all of the living human inhabitants of the earthhumankind - all of the living human inhabitants of the earth; "all the world loves a lover"; "she always used `humankind' because `mankind' seemed to slight the women"
human beings, human race, humans, mankind, humanity, world, man
group, grouping , any number of entities (members) considered as a unit
human, human being, any living member of the human race
people (plural) any group of human beings (men or women or children) collectively
humankind
noun humanity, man, mankind, people, mortals, Homo sapiens one of the age-old practices of humankind
pernicieux = qui est moralement mauvais, nuisible : Doctrine pernicieuse.
honorable, incorruptible, vertueux
planétaire global terrestre international mondial
planétaire adj (relatif aux planètes) planetary 
  L'exploration planétaire des sondes Voyager fut très fructueuse.
planétaire adj (lié à la Terre entière) global
  Une guerre nucléaire serait un désastre planétaire.
Compound Forms/Formes composées
nébuleuse planétaire planetary nebula
  Is something important missing? Report an error or suggest an improvement.
'planétaire' found in these entries
global adj (planétaire) global, world adj
  worldwide adj
  Le commerce global s'est développé avec l'internet.


classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité adj classed a UNESCO World Heritage Site adj
gouvernement mondial world government
le numéro un mondial, le numéro 1 mondial the world number one
patrimoine mondial de l'humanité nm world heritage n


WordReference English-French Dictionary © 2014:
Principal Translations/Principales traductions
universel adj (qui concerne l'Univers) universal adj
  Il a acheté une encyclopédie universelle.
universel adj (sur toute la terre) global, world-wide adj
  L'influence de ce pays est universelle.
universel adj (pour tous les cas) universal adj
  Ce serait un remède universel.
universel adj (multiple) all-purpose adj
  multi-purpose n
  Elle équipe sa cuisine d'un robot universel.
universel adj (qui a des connaissances en tout) person polymath n
  knowledge extensive, wide-ranging adj
  Cet homme a un savoir universel.
  This man is a polymath.
universel nm (ce qui est universel) the universal n
  L'universel est le lieu des pensées (Alain)
  Is something important missing? Report an error or suggest an improvement.
WordReference English-French Dictionary © 2014:
Compound Forms/Formes composées
chèque emploi service universel nm worker's money voucher (crediting Social Security records) n
moteur universel universal motor
quantificateur universel nm universal quantifier
remède universel nm cure-all
suffrage universel universal suffrage n
suffrage universel direct direct universal suffrage n
temps universel nm universal time
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'universel' found in these entries
sous-homme = maudit, paria
Homme considéré comme inférieur, c‘ est-à-dire ne correspondant pas à l‘ idée que l‘ on se fait d‘ un homme digne de ce nom. 
Humain considéré comme inférieur.
L’idéologie nazie considérait que les peuples germaniques constituaient la race des seigneurs, tandis que tous les autres représentaient des races inférieures à des degrés divers alors que les Juifs, les Slaves et les Tziganes étaient considérés comme des sous-hommes, ce qui leur valait, dans les camps de prisonniers, un traitement pire qu'aux autres ethnies ou nationalités.
homme considéré comme inférieur, selon certaines théories racistes de sinistre mémoire  
Sens  Homme jugé inférieur par sa race, son état, sa nationalité... Les nazis considéraient les juifs comme des sous-hommes.
vil = avilissant, ignominieux, inqualifiable, maudit, ordurier, turpide
vilain = adjectif masculin singulier


populacier, prolétarien, roturier
Antonymes : noble


méprisable


affreux, hideux, horrible, laid, moche
Antonymes : beau


dangereux


imbuvable, maudit, méchant
Antonymes : bon, excellent


(familièrement) déplaisant, désagréable, incommode, joli
Antonymes : charmant, gentil, plaisant


nom


fellah, fermier, manant, paysan, plouc


drôle, galapiat, gamin, garnement, vaurien, voyou


désordre, dispute, gâchis, grabuge, querelle
infamie = crapulerie, mal = abjection, bassesse, déshonneur, flétrissure, honte, ignominie, injure, saleté,  turpitude, vilenie, stigmate, tache
vermine = personne nuisible, canaille  pensaba significaca persona venesoa, que mucho desprecian que es muy cruel mala 
synonymes = parasite, saleté, vermines , carambouilleur, chenapan, clephte, crapule, écorcheur, écumeur, escarpe, fripouille, gangster, gouape, hors-la-loi, pendard, racaille, ruffian, sacripant, voyou
sacrilège,
Sens 1 Relatif à un sacrilège. Anglais sacrilegious
sacrilège, nom
Sens 1 Personne qui commet un sacrilège. Synonyme impie Anglais sacrilege
sacrilège, nom masculin
Sens 1 Profanation. Synonyme profanation Anglais sacrilege
Sens 2 Outrage. Synonyme outrage Anglais sacrilege
sacrilège : 3 définitions
En savoir plus : sacrilège >>
 
Synonymes sacrilège
 
 
sacrilège : 8 synonymes.
Synonymes blasphématoire, blasphème, hérésie, impie, outrage, péché, profanateur, profanation.
sacrilege = Profanation à l'encontre d'une personne, d'une chose ou d'un lieu officiellement consacrés au service de Dieu.
Atteinte portée à quelqu'un, à quelque chose particulièrement digne de respect : C'est un sacrilège d'attaquer ainsi la vie privée des gens.


sacrilège = Est sacrilège celui qui par une action manque de respect ou marque de l'irrespect volontairement pour ce que d'autres tiennent pour sacré. Ce qu'ils perçoivent comme son crime est également nommé « sacrilège » et s'il leur paraît délibéré il est appelé « profanation » 

blasphème
nom masculin
Définition Synonymes Citations Evénements


 
Définition blasphème
 
 
blasphème, nom masculin
Sens 1 Parole qui outrage la divinité, la religion [Religion]. Synonyme affront Anglais blasphemy
Sens 2 Parole injurieuse. Synonyme affront
blasphème : 1 définition
En savoir plus : blasphème >>
 
Synonymes blasphème
 
 
blasphème : 9 synonymes.
Synonymes affront, impiété, injure, insulte, juron, offense, outrage, profanation, sacrilège.


 blasphème
nom masculin
(latin ecclésiastique blasphemia, du grec blasphêmia)
Définitions
Synonymes
Citations


Parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré. (Le blasphème est à distinguer du sacrilège : le premier consiste en paroles, le second en actes.)
BLASPHÈME, subst. masc.
BLASPHÉMER, verbe.
Parole, discours outrageant à l'égard de la divinité, de la religion, de tout ce qui est considéré comme sacré. Il n'y est question de Dieu dans les anecdotes de Chamfort que dans de froids blasphèmes (Green, Journal,1943, p. 76):
1. Oh! La révolte qui s'épuise d'elle-même en injures, en blasphèmes, cela n'est rien, peut-être?... La haine de Dieu me fait toujours penser à la possession. Bernanos, Journal d'un curé de campagne,1936, p. 1105.
− P. ext. Parole, propos, acte injuste, injurieux, indécent contre une personne ou une chose considérée comme respectable :
2. Je vais proférer un blasphème. J'aime sans doute, dans les frises du Parthénon, la naïveté du dessin, la sérénité de l'ensemble et une certaine science du groupement; mais j'ai beau faire, je vois que tout est simplifié à l'excès, ... Lemaitre, Les Contemporains,1885, p. 143.
3. − Fais c'que j'te dis... Je ne suis pas assez sérieux pour qu'on m'appelle mon oncle... Ça me fait l'effet d'un blasphème... Tout le monde m'appelle Édouard... Gyp, Souvenirs d'une petite fille,1928, p. 259.
Rem. Autrefois blasphème s'employait pour « blasphémateur » (cf. Nouv. Lar. ill.) et pour « blasphématoire » (DG).
Prononc. : [blasfεm]. Durée longue sur la dernière syll. dans Passy 1914 et Barbeau-Rodhe 1930 (cf. aussi les dict. hist. de Fér. 1768 à DG). À ce sujet, cf. Buben 1935, § 45 : ,,Il n'y a et il ne devrait y avoir aucune différence phonétique entre jette-achète, nette-discrète, cruelle-fidèle, etc. parce que l'e est également bref dans les deux cas. Et pourtant beaucoup d'étrangers, ceux surtout qui parlent une langue où le redoublement de la consonne marque la brièveté de la voyelle précédente, prolongent volontiers, par contre-coup, l'e ouvert qui porte l'accent grave et introduisent ainsi une différence de quantité entre les deux séries de mots. Ils s'y croient autorisés par le fait que l'accent grave peut vraiment être considéré comme un signe de longueur dans les mots savants d'origine latine et grecque qui, même dans la prononciation française, conservent la quantité étymologique, comme par exemple carène, cène, hyène, hygiène, obscène, scène, blasphème, stratagème, (...) éphèbe, règle, (...) cf. aussi il hèle [ε:l] dérivé de l'anglais hail.``


Un blasphème est un discours jugé irrévérencieux à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qui est considéré comme sacré. .
c'est scandaleu sur le plan moral
sinon on n'aura plus de liberté dans le monde
il ont une chance egale detre innocent ou coupable,ca depend de quel cote on regarde


il ne pensent uq"à leur petite personne
http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-21246.php
http://www.anglaisfacile.com/allnews100light.php
humanidad:Sensibilidad, compasión, bondad hacia los semejantes:le acogió con mucha humanidad.
dicen psycho pero yo digo filo también nombriliste  
1      (psychologie)  relatif au nombrilisme, au caractère d'une personne qui ne s'intéresse qu'à elle-même  
2      (psychologie)  personne qui ne s'intéresse qu'à elle-même  
righteousness n(morality, virtue) justicia 
  rectitud 
  virtud 
  honradez 
righteousness n (morality, virtue) rectitude 
  vertu 
righteousness (being justifiable) justesse 


Principal Translations/Principales traductions
moral virtue n (goodness, righteousness) vertu morale nf
  La vertu morale se caractérise par les quatre vertus cardinales que sont le courage, la prudence, la tempérance et la justice.


moral virtue n (goodness, righteousness) virtud nf
  La humildad es una virtud que se hace rara en nuestros días.
justice n'est pas vengeance
droiture Sens  Loyauté, justice, rectitude. Synonyme équitable Anglais rectitude
Synonymes droiture=bonne foi, équitable, franchise, honnêteté, impartialité, justice, loyauté, probité, rectitude, sincérité
dévergondé Sens  Qui mène une vie dissolue. Synonyme libertin Anglais shameless
Synonymes dévergondé débauché, dépravé, dévoyé, immoral, libertin, licencieux
droit Sens 3 Franc, honnête [Figuré]. Synonyme sincère Anglais upright 5 pensaba singiifcia que tiene moral,principios
intègre pensaba significaba tiene moral
Sens  D'une grande honnêteté. Synonyme entier Anglais honest
Synonymes intègre désintéressé, entier, honnête, impartial, incorruptible, juste, probe.
juste ( quelqu'un de juste
Synonymes adéquat, à point, bien, bon, correct, équitable, étriqué, exact, exactement, fidèle, honnête, impartial, intègre, légitime, modération, objectif, précis, probe, raisonnable, serré, seulement, sonnant, tangent.
vil no pensaba era alguien que se desprecia sino alguien que no tiene moral mal comortamiento 
Sens  Méprisable. Synonyme abject
Synonymes vil abject, bas, commun, dépravé, ignoble, infâme, méprisable, mesquin, petit, sordide.
quelqu'un d'infâme no es alguien que no tiene moral?
infâme
Sens 1 Honteux. Synonyme abject Anglais despicable
Sens 2 Sale. Synonyme sale Anglais vile
Synonymes infâme abject, atroce, avilissant, déshonorant, honteux, horrible, ignoble, inavouable, infamant, méprisable, odieux, ordurier, répugnant, sale, scandaleux, scélérat, sordide, vil.
humanisme = Philosophie qui place l'homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs
morale = ensemble de règles de conduite, considérées comme bonnes de façon absolue ou découlant d'une certaine conception de la vie : Obéir à une morale rigide.
Science du bien et du mal, théorie des comportements humains, en tant qu'ils sont régis par des principes éthiques.
Enseignement qui se dégage de quelque chose, conduite que l'événement ou le récit invite à tenir : La morale de l'histoire.
Ensemble des règles de conduite et des valeurs qui définissent la norme d'une société. Synonyme moralité Anglais morality
Synonymes morale éthique, hédonisme, leçon, moralité, sermon.
morale
La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au bien et au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en doctrine, qu'une société se donne et qui s'imposent autant à la conscience individuelle qu'à la conscience collective. Ces principes varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Ils ont souvent pour origine ce qui est positif pour la survie de l'ethnie, du peuple, de la société. Si de tels principes sont en outre positifs pour l'ensemble des ethnies, des peuples ou des sociétés de la Terre, on peut les considérer comme faisant partie de la morale universelle.
Les termes "éthique" et "morale" ont des sens proches et sont souvent confondus. L'éthique est plutôt la science et l'étude de la morale.
On distingue en général deux grandes conceptions de la morale :
Objectiviste. Les lois morales ne dépendent pas de l'homme mais des lois de la nature, de "commandements divins" ou des lois de la raison. Elles ont un caractère universel, éternel, absolu, normatif. Elles ne peuvent être ni changées ni supprimées.
Relativiste. Les valeurs morales ont une origine humaine. Elles sont définies par la société ou par l'individu lui-même et varient donc d'une société à l'autre.
La philosophie morale aborde, avec la seule autorité de la raison, la question de la finalité de l'action humaine et cherche à éclairer les choix pratiques et en particulier la prise de décision :
Que dois-je faire ?
Qu'aurais-je dû faire ?
Y a-t-il des limites à mes actions ?
Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont pas toujours parfaitement fixées :
Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens de nos concepts moraux ;
Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement, environnement, droits des animaux, etc.).
bien
Au singulier, le bien est ce qui est l'opposé du mal, ce qui possède une valeur morale, qui a de la probité, de la vertu.Ex : Un homme de bien.
Dans la religion, le Bien est ce qui s'oppose au Mal. Il représente l'ensemble des aspirations positives de l'être humain, que ce soit dans le domaine réel ou spirituel. Dans les théologies, Dieu est en général le symbole du Bien et à l'origine de tout ce qui est favorable à l'accomplissement des hommes.
En philosophie, le bien est la valeur normative de la morale, opposé au mal. La détermination de ce qui est bien ou mal peut se faire dans le cadre de :<
de la religion,
de la légalité,
d'usages établis que sont les règles :
- de civilité, 
- de l'honneur, 
- de l'utilité collective, 
- de l'intérêt public ou particulier.
Lorsque les notions de bien ou de mal de ces différents cadres sont en contradiction, on parle alors de dilemme ou de conflit d'intérêts.
éthique
Etymologie : du grec ethikos, moral, de ethos, moeurs.
L'éthique est la science de la morale et des moeurs. C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse, sur la notion de "bien" ou sur des questions de moeurs ou de morale.
L'éthique peut également être définie comme une réflexion sur les comportements à adopter pour rendre le monde humainement habitable. En cela, l'éthique est une recherche d'idéal de société et de conduite de l'existence.
Etymologiquement le mot "éthique" est un synonyme d'origine grecque de "morale". Il a cependant, de nos jours, une connotation moins péjorative que "morale" car plus théorique ou philosophique. Tandis que la morale est un ensemble de règles ou de lois ayant un caractère universel, irréductible, voire éternel, l'éthique s'attache aux valeurs et se détermine de manière relative dans le temps et dans l'espace, en fonction de la communauté humaine à laquelle elle s'intéresse.
Dans "Le capitalisme est-il moral ?" (Albin Michel), le philosophe André Comte-Sponville distingue l'ordre moral de l'ordre éthique. Pour lui, la morale est ce que l'on fait par devoir (en mettant en oeuvre la volonté) et l'éthique est tout ce que l'on fait par amour (en mettant en oeuvre les sentiments).


Moeurs




"Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées."


Anatole France - 1844-1924 - Sur la pierre blanche, 1905
moeurs
Etymologie : conduite, manière d'agir, genre de vie, habitude
Sens 1, sans idée prépondérante de morale
En sociologie, les moeurs sont les habitudes naturelles ou acquises de conduite ou de manière de vivre d'un individu, d'un groupe, d'un peuple, d'une société.
Les moeurs varient selon les époques et les peuples.Par extension, le terme "moeurs" s'applique aux habitudes naturelles des différentes espèces animales.
Sens 2, avec idée prépondérante de morale
Les Moeurs d'une société désignent les comportements, les usages et la conduite morale codifiés par celle-ci et qui lui sont propres. Elles forment un ensemble de normes issues de coutumes, de religions, de règles de civilité ou de règles de droit. 
Ex : une personne aux Moeurs dissolues.
Les bonnes moeurs sont l'ensemble des attitudes et comportements conformes à la norme sociale, en particulier en matière de sexualité. Du fait de l'immigration massive et du développement du multiculturalisme, les bonnes moeurs peuvent concerner les habitudes alimentaires, vestimentaires, la pudeur, les modes de sépulture, les relations hommes / femmes, etc.Ex : outrage aux bonnes moeurs.
éfinition de la responsabilité morale




La responsabilité morale est la nécessité pour une personne de répondre de ses intentions et de ses actes devant sa conscience.
La responsabilité morale est la responsabilité considérée en tant que valeur, d'un point de vue éthique ou moral. C'est la capacité pour la personne de prendre une décision en toute conscience, sans se référer préalablement à une autorité supérieure, à pouvoir donner les motifs de ses actes, et à pouvoir être jugé sur eux.
Une autre caractéristique de la responsabilité morale est qu'il n'y a pas prescription. Contrairement à la loi civile, La responsabilité morale survit perpétuellement à l'action, pouvant prendre la forme de remords ou de contentement.
La principale condition de la responsabilité morale est la liberté, c'est-à-dire le fait de pouvoir agir librement, d'être soi-même la cause de ses actions, sans quoi ce serait à cette cause qu'incomberait la responsabilité. Cette question de la liberté d'action de l'individu et de la responsabilité morale fait l'objet d'un débat philosophique pour savoir si elle est compatible avec le déterminisme dans les actions humaines.
humaniste
Sens 1 Partisan de l'humanisme.
humaniste  
      adj inv  
1    relatif à l'humanisme, position philosophique qui reconnaît l'homme comme valeur suprême  
2    relatif à l'humanisme, mouvement intellectuel de la Renaissance recherchant l'esprit de l'Antiquité  
      n inv  
3    adepte des théories humanistes  
4    vieilli   personne qui a fait des études de lettres classiques  
Dictionnaire Français Définition  Proposer une autre traduction / définition
humaniste 
1    sage, savant, penseur  
2    philosophe, lettré  




humanité
immoralité
mal
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MessageSujet: Re: philosophie    Lun 10 Mar - 13:59

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frases para reflexionar 


https://www.facebook.com/pages/Frases-para-Reflexionar/299282186854188
The human race: humankind's God-given creativity
the human race; humanity, mankind
human beings collectively; the human race; humanity.
Synonyms Related Words = humankind - all of the living human inhabitants of the earthhumankind - all of the living human inhabitants of the earth; "all the world loves a lover"; "she always used `humankind' because `mankind' seemed to slight the women"
human beings, human race, humans, mankind, humanity, world, man
group, grouping , any number of entities (members) considered as a unit
human, human being, any living member of the human race
people (plural) any group of human beings (men or women or children) collectively
humankind
noun humanity, man, mankind, people, mortals, Homo sapiens one of the age-old practices of humankind
pernicieux = qui est moralement mauvais, nuisible : Doctrine pernicieuse.
honorable, incorruptible, vertueux
planétaire global terrestre international mondial
planétaire adj (relatif aux planètes) planetary 
  L'exploration planétaire des sondes Voyager fut très fructueuse.
planétaire adj (lié à la Terre entière) global
  Une guerre nucléaire serait un désastre planétaire.
Compound Forms/Formes composées
nébuleuse planétaire planetary nebula
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'planétaire' found in these entries
global adj (planétaire) global, world adj
  worldwide adj
  Le commerce global s'est développé avec l'internet.


classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité adj classed a UNESCO World Heritage Site adj
gouvernement mondial world government
le numéro un mondial, le numéro 1 mondial the world number one
patrimoine mondial de l'humanité nm world heritage n


WordReference English-French Dictionary © 2014:
Principal Translations/Principales traductions
universel adj (qui concerne l'Univers) universal adj
  Il a acheté une encyclopédie universelle.
universel adj (sur toute la terre) global, world-wide adj
  L'influence de ce pays est universelle.
universel adj (pour tous les cas) universal adj
  Ce serait un remède universel.
universel adj (multiple) all-purpose adj
  multi-purpose n
  Elle équipe sa cuisine d'un robot universel.
universel adj (qui a des connaissances en tout) person polymath n
  knowledge extensive, wide-ranging adj
  Cet homme a un savoir universel.
  This man is a polymath.
universel nm (ce qui est universel) the universal n
  L'universel est le lieu des pensées (Alain)
  Is something important missing? Report an error or suggest an improvement.
WordReference English-French Dictionary © 2014:
Compound Forms/Formes composées
chèque emploi service universel nm worker's money voucher (crediting Social Security records) n
moteur universel universal motor
quantificateur universel nm universal quantifier
remède universel nm cure-all
suffrage universel universal suffrage n
suffrage universel direct direct universal suffrage n
temps universel nm universal time
  Is something important missing? Report an error or suggest an improvement.
'universel' found in these entries
sous-homme = maudit, paria
Homme considéré comme inférieur, c‘ est-à-dire ne correspondant pas à l‘ idée que l‘ on se fait d‘ un homme digne de ce nom. 
Humain considéré comme inférieur.
L’idéologie nazie considérait que les peuples germaniques constituaient la race des seigneurs, tandis que tous les autres représentaient des races inférieures à des degrés divers alors que les Juifs, les Slaves et les Tziganes étaient considérés comme des sous-hommes, ce qui leur valait, dans les camps de prisonniers, un traitement pire qu'aux autres ethnies ou nationalités.
homme considéré comme inférieur, selon certaines théories racistes de sinistre mémoire  
Sens  Homme jugé inférieur par sa race, son état, sa nationalité... Les nazis considéraient les juifs comme des sous-hommes.
vil = avilissant, ignominieux, inqualifiable, maudit, ordurier, turpide
vilain = adjectif masculin singulier


populacier, prolétarien, roturier
Antonymes : noble


méprisable


affreux, hideux, horrible, laid, moche
Antonymes : beau


dangereux


imbuvable, maudit, méchant
Antonymes : bon, excellent


(familièrement) déplaisant, désagréable, incommode, joli
Antonymes : charmant, gentil, plaisant


nom


fellah, fermier, manant, paysan, plouc


drôle, galapiat, gamin, garnement, vaurien, voyou


désordre, dispute, gâchis, grabuge, querelle
infamie = crapulerie, mal = abjection, bassesse, déshonneur, flétrissure, honte, ignominie, injure, saleté,  turpitude, vilenie, stigmate, tache
vermine = personne nuisible, canaille  pensaba significaca persona venesoa, que mucho desprecian que es muy cruel mala 
synonymes = parasite, saleté, vermines , carambouilleur, chenapan, clephte, crapule, écorcheur, écumeur, escarpe, fripouille, gangster, gouape, hors-la-loi, pendard, racaille, ruffian, sacripant, voyou
sacrilège,
Sens 1 Relatif à un sacrilège. Anglais sacrilegious
sacrilège, nom
Sens 1 Personne qui commet un sacrilège. Synonyme impie Anglais sacrilege
sacrilège, nom masculin
Sens 1 Profanation. Synonyme profanation Anglais sacrilege
Sens 2 Outrage. Synonyme outrage Anglais sacrilege
sacrilège : 3 définitions
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Synonymes sacrilège
 
 
sacrilège : 8 synonymes.
Synonymes blasphématoire, blasphème, hérésie, impie, outrage, péché, profanateur, profanation.
sacrilege = Profanation à l'encontre d'une personne, d'une chose ou d'un lieu officiellement consacrés au service de Dieu.
Atteinte portée à quelqu'un, à quelque chose particulièrement digne de respect : C'est un sacrilège d'attaquer ainsi la vie privée des gens.


sacrilège = Est sacrilège celui qui par une action manque de respect ou marque de l'irrespect volontairement pour ce que d'autres tiennent pour sacré. Ce qu'ils perçoivent comme son crime est également nommé « sacrilège » et s'il leur paraît délibéré il est appelé « profanation » 

blasphème
nom masculin
Définition Synonymes Citations Evénements


 
Définition blasphème
 
 
blasphème, nom masculin
Sens 1 Parole qui outrage la divinité, la religion [Religion]. Synonyme affront Anglais blasphemy
Sens 2 Parole injurieuse. Synonyme affront
blasphème : 1 définition
En savoir plus : blasphème >>
 
Synonymes blasphème
 
 
blasphème : 9 synonymes.
Synonymes affront, impiété, injure, insulte, juron, offense, outrage, profanation, sacrilège.


 blasphème
nom masculin
(latin ecclésiastique blasphemia, du grec blasphêmia)
Définitions
Synonymes
Citations


Parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré. (Le blasphème est à distinguer du sacrilège : le premier consiste en paroles, le second en actes.)
BLASPHÈME, subst. masc.
BLASPHÉMER, verbe.
Parole, discours outrageant à l'égard de la divinité, de la religion, de tout ce qui est considéré comme sacré. Il n'y est question de Dieu dans les anecdotes de Chamfort que dans de froids blasphèmes (Green, Journal,1943, p. 76):
1. Oh! La révolte qui s'épuise d'elle-même en injures, en blasphèmes, cela n'est rien, peut-être?... La haine de Dieu me fait toujours penser à la possession. Bernanos, Journal d'un curé de campagne,1936, p. 1105.
− P. ext. Parole, propos, acte injuste, injurieux, indécent contre une personne ou une chose considérée comme respectable :
2. Je vais proférer un blasphème. J'aime sans doute, dans les frises du Parthénon, la naïveté du dessin, la sérénité de l'ensemble et une certaine science du groupement; mais j'ai beau faire, je vois que tout est simplifié à l'excès, ... Lemaitre, Les Contemporains,1885, p. 143.
3. − Fais c'que j'te dis... Je ne suis pas assez sérieux pour qu'on m'appelle mon oncle... Ça me fait l'effet d'un blasphème... Tout le monde m'appelle Édouard... Gyp, Souvenirs d'une petite fille,1928, p. 259.
Rem. Autrefois blasphème s'employait pour « blasphémateur » (cf. Nouv. Lar. ill.) et pour « blasphématoire » (DG).
Prononc. : [blasfεm]. Durée longue sur la dernière syll. dans Passy 1914 et Barbeau-Rodhe 1930 (cf. aussi les dict. hist. de Fér. 1768 à DG). À ce sujet, cf. Buben 1935, § 45 : ,,Il n'y a et il ne devrait y avoir aucune différence phonétique entre jette-achète, nette-discrète, cruelle-fidèle, etc. parce que l'e est également bref dans les deux cas. Et pourtant beaucoup d'étrangers, ceux surtout qui parlent une langue où le redoublement de la consonne marque la brièveté de la voyelle précédente, prolongent volontiers, par contre-coup, l'e ouvert qui porte l'accent grave et introduisent ainsi une différence de quantité entre les deux séries de mots. Ils s'y croient autorisés par le fait que l'accent grave peut vraiment être considéré comme un signe de longueur dans les mots savants d'origine latine et grecque qui, même dans la prononciation française, conservent la quantité étymologique, comme par exemple carène, cène, hyène, hygiène, obscène, scène, blasphème, stratagème, (...) éphèbe, règle, (...) cf. aussi il hèle [ε:l] dérivé de l'anglais hail.``


Un blasphème est un discours jugé irrévérencieux à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qui est considéré comme sacré. .
c'est scandaleu sur le plan moral
sinon on n'aura plus de liberté dans le monde
il ont une chance egale detre innocent ou coupable,ca depend de quel cote on regarde


il ne pensent uq"à leur petite personne
http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-21246.php
http://www.anglaisfacile.com/allnews100light.php
humanidad:Sensibilidad, compasión, bondad hacia los semejantes:le acogió con mucha humanidad.
dicen psycho pero yo digo filo también nombriliste  
1      (psychologie)  relatif au nombrilisme, au caractère d'une personne qui ne s'intéresse qu'à elle-même  
2      (psychologie)  personne qui ne s'intéresse qu'à elle-même  
righteousness n(morality, virtue) justicia 
  rectitud 
  virtud 
  honradez 
righteousness n (morality, virtue) rectitude 
  vertu 
righteousness (being justifiable) justesse 


Principal Translations/Principales traductions
moral virtue n (goodness, righteousness) vertu morale nf
  La vertu morale se caractérise par les quatre vertus cardinales que sont le courage, la prudence, la tempérance et la justice.


moral virtue n (goodness, righteousness) virtud nf
  La humildad es una virtud que se hace rara en nuestros días.
justice n'est pas vengeance
droiture Sens  Loyauté, justice, rectitude. Synonyme équitable Anglais rectitude
Synonymes droiture=bonne foi, équitable, franchise, honnêteté, impartialité, justice, loyauté, probité, rectitude, sincérité
dévergondé Sens  Qui mène une vie dissolue. Synonyme libertin Anglais shameless
Synonymes dévergondé débauché, dépravé, dévoyé, immoral, libertin, licencieux
droit Sens 3 Franc, honnête [Figuré]. Synonyme sincère Anglais upright 5 pensaba singiifcia que tiene moral,principios
intègre pensaba significaba tiene moral
Sens  D'une grande honnêteté. Synonyme entier Anglais honest
Synonymes intègre désintéressé, entier, honnête, impartial, incorruptible, juste, probe.
juste ( quelqu'un de juste
Synonymes adéquat, à point, bien, bon, correct, équitable, étriqué, exact, exactement, fidèle, honnête, impartial, intègre, légitime, modération, objectif, précis, probe, raisonnable, serré, seulement, sonnant, tangent.
vil no pensaba era alguien que se desprecia sino alguien que no tiene moral mal comortamiento 
Sens  Méprisable. Synonyme abject
Synonymes vil abject, bas, commun, dépravé, ignoble, infâme, méprisable, mesquin, petit, sordide.
quelqu'un d'infâme no es alguien que no tiene moral?
infâme
Sens 1 Honteux. Synonyme abject Anglais despicable
Sens 2 Sale. Synonyme sale Anglais vile
Synonymes infâme abject, atroce, avilissant, déshonorant, honteux, horrible, ignoble, inavouable, infamant, méprisable, odieux, ordurier, répugnant, sale, scandaleux, scélérat, sordide, vil.
humanisme = Philosophie qui place l'homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs
morale = ensemble de règles de conduite, considérées comme bonnes de façon absolue ou découlant d'une certaine conception de la vie : Obéir à une morale rigide.
Science du bien et du mal, théorie des comportements humains, en tant qu'ils sont régis par des principes éthiques.
Enseignement qui se dégage de quelque chose, conduite que l'événement ou le récit invite à tenir : La morale de l'histoire.
Ensemble des règles de conduite et des valeurs qui définissent la norme d'une société. Synonyme moralité Anglais morality
Synonymes morale éthique, hédonisme, leçon, moralité, sermon.
morale
La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au bien et au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en doctrine, qu'une société se donne et qui s'imposent autant à la conscience individuelle qu'à la conscience collective. Ces principes varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Ils ont souvent pour origine ce qui est positif pour la survie de l'ethnie, du peuple, de la société. Si de tels principes sont en outre positifs pour l'ensemble des ethnies, des peuples ou des sociétés de la Terre, on peut les considérer comme faisant partie de la morale universelle.
Les termes "éthique" et "morale" ont des sens proches et sont souvent confondus. L'éthique est plutôt la science et l'étude de la morale.
On distingue en général deux grandes conceptions de la morale :
Objectiviste. Les lois morales ne dépendent pas de l'homme mais des lois de la nature, de "commandements divins" ou des lois de la raison. Elles ont un caractère universel, éternel, absolu, normatif. Elles ne peuvent être ni changées ni supprimées.
Relativiste. Les valeurs morales ont une origine humaine. Elles sont définies par la société ou par l'individu lui-même et varient donc d'une société à l'autre.
La philosophie morale aborde, avec la seule autorité de la raison, la question de la finalité de l'action humaine et cherche à éclairer les choix pratiques et en particulier la prise de décision :
Que dois-je faire ?
Qu'aurais-je dû faire ?
Y a-t-il des limites à mes actions ?
Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont pas toujours parfaitement fixées :
Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens de nos concepts moraux ;
Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement, environnement, droits des animaux, etc.).
bien
Au singulier, le bien est ce qui est l'opposé du mal, ce qui possède une valeur morale, qui a de la probité, de la vertu.Ex : Un homme de bien.
Dans la religion, le Bien est ce qui s'oppose au Mal. Il représente l'ensemble des aspirations positives de l'être humain, que ce soit dans le domaine réel ou spirituel. Dans les théologies, Dieu est en général le symbole du Bien et à l'origine de tout ce qui est favorable à l'accomplissement des hommes.
En philosophie, le bien est la valeur normative de la morale, opposé au mal. La détermination de ce qui est bien ou mal peut se faire dans le cadre de :<
de la religion,
de la légalité,
d'usages établis que sont les règles :
- de civilité, 
- de l'honneur, 
- de l'utilité collective, 
- de l'intérêt public ou particulier.
Lorsque les notions de bien ou de mal de ces différents cadres sont en contradiction, on parle alors de dilemme ou de conflit d'intérêts.
éthique
Etymologie : du grec ethikos, moral, de ethos, moeurs.
L'éthique est la science de la morale et des moeurs. C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse, sur la notion de "bien" ou sur des questions de moeurs ou de morale.
L'éthique peut également être définie comme une réflexion sur les comportements à adopter pour rendre le monde humainement habitable. En cela, l'éthique est une recherche d'idéal de société et de conduite de l'existence.
Etymologiquement le mot "éthique" est un synonyme d'origine grecque de "morale". Il a cependant, de nos jours, une connotation moins péjorative que "morale" car plus théorique ou philosophique. Tandis que la morale est un ensemble de règles ou de lois ayant un caractère universel, irréductible, voire éternel, l'éthique s'attache aux valeurs et se détermine de manière relative dans le temps et dans l'espace, en fonction de la communauté humaine à laquelle elle s'intéresse.
Dans "Le capitalisme est-il moral ?" (Albin Michel), le philosophe André Comte-Sponville distingue l'ordre moral de l'ordre éthique. Pour lui, la morale est ce que l'on fait par devoir (en mettant en oeuvre la volonté) et l'éthique est tout ce que l'on fait par amour (en mettant en oeuvre les sentiments).


Moeurs




"Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées."


Anatole France - 1844-1924 - Sur la pierre blanche, 1905
moeurs
Etymologie : conduite, manière d'agir, genre de vie, habitude
Sens 1, sans idée prépondérante de morale
En sociologie, les moeurs sont les habitudes naturelles ou acquises de conduite ou de manière de vivre d'un individu, d'un groupe, d'un peuple, d'une société.
Les moeurs varient selon les époques et les peuples.Par extension, le terme "moeurs" s'applique aux habitudes naturelles des différentes espèces animales.
Sens 2, avec idée prépondérante de morale
Les Moeurs d'une société désignent les comportements, les usages et la conduite morale codifiés par celle-ci et qui lui sont propres. Elles forment un ensemble de normes issues de coutumes, de religions, de règles de civilité ou de règles de droit. 
Ex : une personne aux Moeurs dissolues.
Les bonnes moeurs sont l'ensemble des attitudes et comportements conformes à la norme sociale, en particulier en matière de sexualité. Du fait de l'immigration massive et du développement du multiculturalisme, les bonnes moeurs peuvent concerner les habitudes alimentaires, vestimentaires, la pudeur, les modes de sépulture, les relations hommes / femmes, etc.Ex : outrage aux bonnes moeurs.
éfinition de la responsabilité morale




La responsabilité morale est la nécessité pour une personne de répondre de ses intentions et de ses actes devant sa conscience.
La responsabilité morale est la responsabilité considérée en tant que valeur, d'un point de vue éthique ou moral. C'est la capacité pour la personne de prendre une décision en toute conscience, sans se référer préalablement à une autorité supérieure, à pouvoir donner les motifs de ses actes, et à pouvoir être jugé sur eux.
Une autre caractéristique de la responsabilité morale est qu'il n'y a pas prescription. Contrairement à la loi civile, La responsabilité morale survit perpétuellement à l'action, pouvant prendre la forme de remords ou de contentement.
La principale condition de la responsabilité morale est la liberté, c'est-à-dire le fait de pouvoir agir librement, d'être soi-même la cause de ses actions, sans quoi ce serait à cette cause qu'incomberait la responsabilité. Cette question de la liberté d'action de l'individu et de la responsabilité morale fait l'objet d'un débat philosophique pour savoir si elle est compatible avec le déterminisme dans les actions humaines.
humaniste
Sens 1 Partisan de l'humanisme.
humaniste  
      adj inv  
1    relatif à l'humanisme, position philosophique qui reconnaît l'homme comme valeur suprême  
2    relatif à l'humanisme, mouvement intellectuel de la Renaissance recherchant l'esprit de l'Antiquité  
      n inv  
3    adepte des théories humanistes  
4    vieilli   personne qui a fait des études de lettres classiques  
Dictionnaire Français Définition  Proposer une autre traduction / définition
humaniste 
1    sage, savant, penseur  
2    philosophe, lettré  




humanité
immoralité
mal
meours
philosophe
philosophie
rincipes moraux
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MessageSujet: Re: philosophie    Mar 11 Mar - 15:40

il n'est pas à 'liase avec les petites incertitudes de la vie 
ils dépécrient leurs vies 
une dispute est géné&ralement un prétexte d'un sujet qui est difficile à aborder
c'est maladif,j'ai basé ma vie sur une peur irrationnelle 
je n'en ai jamais discuté avec moi-même ( je n'en ai jamais discut& avec lui,ni con ella misma
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MessageSujet: Re: philosophie    Dim 16 Mar - 16:24

https://www.facebook.com/lamitiecestsacrepagecreeparASTREE
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MessageSujet: Re: philosophie    Dim 16 Mar - 18:39

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Plan du site ---- Retour page d’accueil ---- Retour au sommaire de La vie la mort l’au-delà Liste et tarifs des publications QU'EST-CE QUE L'ÂME ? Ecrits de Charles Taze Russell * * * 3.81 € PayPal - la solution de paiement en ligne la plus simple et la plus sécurisée ! « Il ne préserva pas leurs âmes de la mort ». ( Psaumes 78 : 50 ). TOUT le monde sait que le corps meurt, qu'il a besoin d'être continuellement sustenté, et que par conséquent, il ne peut être immortel. Mais les Écritures parlent d'âmes. Se peut-il que l'âme soit indestructible, que Dieu ayant créé une âme ne puisse la détruire ? La raison nous dit, jusqu'à preuve absolue du contraire, que la vie de chaque créature est soumise à la volonté du Créateur. Notons que les Écritures ne parlent nulle part de l'immortalité de l'âme, comme certaines personnes semblent le supposer, ni dans les traductions, ni dans le texte original. Prenez une concordance et essayez de trouver les termes « âme immortelle », vous serez rapidement convaincu qu'on ne peut trouver une telle expression dans les Écritures. Au contraire, les Écritures déclarent que « Dieu peut détruire l'âme et le corps » ; et encore « l'âme qui pèche, est celle qui mourra ». (Matthieu 10 : 28 ; Ézéchiel 18 : 4, 20). Ce qui peut mourir, ce qui peut être détruit n'est pas immortel, ne peut résister à l'épreuve de la mort, de la destruction. Donc, les Écritures citées prouvent que ni les âmes ni les corps ne sont immortels. Qu'est-ce donc que l'âme ? L'idée générale relative à l'âme est qu'elle est quelque chose d'indéfinissable en nous, mais ce qu'elle est, où elle est localisée, très peu tentent de l'expliquer. On prétend que ce quelque chose d'inconnu est l'être réel, intelligent, tandis que le corps est simplement son habitation ou son instrument. Un jour, un évêque méthodiste donna de l'âme la définition suivante : « Elle est sans intérieur ni extérieur, sans corps, sans forme ni membres et l'on pourrait en réunir un million dans une coquille de noix » excellente définition de rien du tout, dirions-nous ! DIEU PEUT DÉTRUIRE ET L'ÂME ET LE CORPS Le corps n'est pas l'âme, comme l'affirment plusieurs ; notre Seigneur déclare en effet que « Dieu peut détruire et l'âme et le corps ». D'après ce qui précède, et si nos esprits sont affranchis de tous préjugés, nous devons être capables d'apprendre davantage sur ce sujet, par l'examen du récit inspiré concernant la création de l'homme. En Genèse 2 : 7 nous lisons : « Et l'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, et souffla [Hébreu insuffla] dans ses narines une respiration [Héb. souffle] de vie [Héb. vies au pluriel, C'est-à-dire souffle de vie commun à tous les animaux vivants] ; et l'homme devint une âme vivante » [C’est-à-dire un être animé]. Le récit montre que le corps fut formé le premier, mais ce ne fut un homme, une âme ou un être, que lorsqu'il fut animé. Il avait des yeux, mais ne voyait rien ; des oreilles, mais n'entendait pas ; une bouche, mais ne parlait pas ; une langue, mais pas de goût, des narines, mais pas d'odorat ; un cœur, mais pas de pulsation ; du sang, mais qui était froid et sans vie ; des poumons, mais qui ne fonctionnaient pas. C'était non pas un homme, mais une masse inerte, un corps inanimé. La seconde étape dans le processus de la création de l'homme fut de donner la vitalité au corps convenablement formé et bien préparé ; et ceci est décrit en ces termes : « Il souffla dans ses narines une respiration de vie ». Quand une personne bien portante s'est noyée, et que la respiration est complètement suspendue, on peut la ranimer dit-on, en rétablissant graduellement le souffle dans les narines par le mouvement des bras : les poumons se meuvent alors comme un soufflet. Dans le cas d'Adam, cela n'a exigé, bien entendu, aucun effort de la part du Créateur, car l'organisme parfait qu'Il avait créé, s'anima sous le souffle vivifiant de l'oxygène de l'air. Dès que pénétra le souffle vivifiant, les poumons se gonflèrent, les corpuscules du sang furent oxygénés et parvinrent au cœur, celui-ci les refoula dans toutes les parties du corps, éveillant en les rendant sensibles et actifs, tous les nerfs qui étaient préparés, mais qui jusque-là étaient endormis. Instantanément, cette énergie se transmit au cerveau, et les facultés de penser, de percevoir, de raisonner, de voir, de toucher, de sentir, de goûter, s'affirmèrent. Ce qui était un organisme humain sans vie était devenu un homme, un être sensitif ; la condition d'« âme vivante », mentionnée dans le texte, était atteinte. En d'autres termes, l'expression « âme vivante » signifie ni plus ni moins « être sensitif », c'est-à-dire capable de sentir, de percevoir, de penser. D'autre part, quoique Adam possédât un organisme parfait, il était nécessaire pour le maintien de la vie, de l'âme ou être sensitif, qu'il se nourrît des fruits des arbres de vie. Et quand il pécha, Dieu le chassa du jardin « de peur qu'il n'avance sa main, qu'il ne prenne de l'arbre [pluriel arbres ou bosquet] de vie, qu'il n'en mange et ne vive a toujours [c'est-à-dire, en en mangeant continuellement] » (Genèse 3: 22). Comme les brouillards et les mystères se dissipent devant la lumière de la vérité qui rayonne de la Parole de Dieu ! LES ANIMAUX INFÉRIEURS SONT AUSSI DES ÂMES Nous voyons ainsi pourquoi les Écritures emploient aussi le mot « âmes » en parlant des animaux inférieurs. Ils sont, aussi bien que l'homme, des êtres sensitifs ou créatures intelligentes, mais d'un ordre inférieur. De même que l'homme, ils peuvent voir, entendre, toucher, goûter et sentir ; et chacun d'eux peut raisonner dans la mesure de son organisme, sans qu'aucun puisse, comme l'homme, le faire sur des choses aussi abstraites et d'un ordre aussi élevé. Cette différence ne provient pas de ce que l'homme et les animaux inférieurs posséderaient des principes différents de vie ; car ils ont tous des forces vitales similaires, provenant de la même source de vie, du même Créateur ; tous ces êtres entretiennent leur vie de la même manière, en digérant des aliments de nature semblable, lesquels produisent du sang, des muscles, des os, etc., chacun selon son espèce, sa nature ; chaque être propage son espèce de la même manière, transmettant à sa postérité la vie qui fut à l'origine accordée par Dieu. Ils diffèrent en forme et en capacité mentale. On ne peut pas dire non plus que l'homme étant une âme (ou être intelligent), les bêtes ne sont pas des âmes, c'est-à-dire douées d'intelligence, de pensée, de sensation. Au contraire, l'homme et la bête sont des âmes, des êtres intelligents, conscients. Cela est non seulement affirmé par les Écritures, mais c'est un fait rendu tangible, dès qu'on a compris la signification exacte du mot âme, telle qu'elle vient d'être donnée. Prenons par exemple la création d'un chien parfait ; supposons que cette création ait été particulièrement décrite comme celle d'Adam, quelle différence de détail pourrait-on imaginer ? Le corps d'un chien créé ne serait un chien que lorsque le souffle ou respiration de vie l'aurait animé ; il serait alors une créature vivante, ayant les forces et la sensibilité qui lui sont propres, une âme vivante, d'un rang inférieur, appelée chien ; de même qu'Adam, lorsqu'il reçut la vie, devint une créature vivante, ayant les forces et la sensibilité qui lui étaient propres, une âme vivante de l'ordre le plus élevé parmi les êtres de chair : l'homme. L'ORGANISME PLUS RAFFINÉ DE L'HOMME Si la grande différence qui existe entre l'homme et la bête ne réside pas dans la vie qui les anime tous deux, ni dans l'absence du pouvoir inhérent à l'âme, pouvoir que tous deux possèdent, cette différence résiderait-elle dans leurs corps ? Oui. La différence de natures est assurément toute physique ; en outre, l'avenir de l'homme fait l'objet des promesses de Dieu, tandis que rien n'est prévu pour la vie future des bêtes, lesquelles sont incapables d'apprécier la métaphysique. Toutes choses égales d'ailleurs, la forme et le poids du cerveau indiquent la capacité et l'intelligence. Sous ce rapport, l'homme a été, par le Créateur, beaucoup mieux doué que la brute. La brute a moins de matière cérébrale que l'homme, et ce qu'elle a appartient presque exclusivement aux penchants égoÏstes. La volonté de son maître, l'homme, est la plus haute conception qu'elle a du bien et du mal ; le sublime dans la nature ou en morale n'est pas apprécié par la bête ; le Créateur ne l'a pas douée d'une telle capacité cérébrale. Mais, à cause de la chute dans le péché et dans la mort, l'homme s’est fort éloigné de sa perfection originelle, de cet état duquel le Juge infaillible put dire qu'il était « très bon » ; de sorte que si un certain nombre d'humains, par la culture de leurs plus bas instincts et le délaissement de leurs plus hautes facultés intellectuelles, ont amoindri les organes du cerveau représentant ces plus hautes facultés, il n'en reste pas moins que ces organes sont toujours là et capables de développement. ce qui n'est pas le cas chez les spécimens les plus parfaits de la création animale inférieure. C'est donc en dotant l'homme d'un organisme supérieur et plus délicat, que le Créateur l'a fait différer de la brute. Ils ont une chair et des os semblables à ceux de l'homme, respirent le même air, boivent la même eau, mangent des aliments similaires et, sont tous des âmes ou créatures possédant une intelligence : mais l'homme, avec son meilleur corps, est susceptible d'une plus haute intelligence et il est considéré par le Créateur sur un plan entièrement différent. C'est en proportion de sa dégradation par le péché et de son éloignement de la ressemblance primitive avec son Créateur, qu'il est dit de l'homme « qu'il s'abrutit », c’est- à-dire qu'il se rapproche de la brute par l'affaiblissement de ses sentiments les plus nobles et les plus délicats. Ce qui précède est d'accord avec le témoignage des Écritures. Nous lisons en effet en Gen. 1 : 30 : « Cela vous sera pour nourriture ; et à tout animal de la terre, et à tout oiseau des cieux, et à tout ce qui rampe sur la terre, qui a en soi la vie [Héb. 'nephesh chaiyah' — une âme vivante] ». — Et (Gen. 1 : 20). « Que les eaux fourmillent d'une pullulation d'êtres vivants [Héb. âmes vivantes] ». Voyez en notes les versions Darby, Abbé Crampon, etc. CE QU'ENSEIGNE L'ÉCRITURE A CE SUJET La même leçon, à savoir que le principe de vie, dans le genre humain, n'est pas différent de celui qui anime toutes les autres créatures respirant par les narines — pour les distinguer ainsi des poissons — est enseignée dans le récit de la destruction par le Déluge (Gen. 6 : 17 ; 7 : 15, 22). Ceci est en plein accord avec la déclaration du roi Salomon que l'homme et la bête ont tous « un même souffle » [Hébreu ruach, esprit de vie] un même genre de vie ; et « comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre ». (Eccl. 3 : 19). Quand il demandait (Eccl. 3: 21) : « Qui sait si le souffle des fils de l'homme monte en haut, et si le souffle de la bête descend en bas dans la terre ? », il combattait la théorie païenne qui, même en ce temps-là, avait commencé à se répandre, savoir qu'une certaine vertu, inhérente à la nature de l'homme, le prémunissait contre la mort, alors même qu'il semblait mourir. Le sage conteste toute preuve, toute connaissance soutenant cette théorie. Ce défi qu'il lance aux autres de ne pouvoir apporter aucune preuve, ou d'admettre qu'ils n'ont pas une telle connaissance, suit la vérité qu'il énonce sur le sujet, dans les versets 19 et 20. La différence entre l'homme et la bête ne réside pas dans le genre de souffle ou vie, mais en ce que l'homme a un organisme plus raffiné que celui des autres animaux ; il possède des facultés morales et intellectuelles et des qualités à l'image ou ressemblance de celles du Créateur dont l'organisme d'esprit et non de chair, est beaucoup plus raffiné encore. Et, comme nous l'avons déjà montré, l'espérance de l'homme en une vie future, ne repose pas dans ses facultés inhérentes, mais dans la disposition bienveillante que son Créateur montra par la délivrance de toute âme de la mort par le grand Rédempteur et par la condition subséquente que quiconque voudra obtenir la vie éternelle par la résurrection devra se soumettre aux termes de la Nouvelle Alliance. Notre Rédempteur « répandit son âme [être] jusqu’à la mort » « Il offrit son âme [être] en sacrifice pour le péché » (Esaïe 53 : 10, 12) ; et ce fut l'âme d'Adam (et sa postérité) qu'Il racheta ainsi avec son sang précieux, en faisant de son âme (être) une offrande pour le péché. En conséquence, des âmes furent rachetées, et des âmes doivent être réveillées, ressuscitées. (Psaume 49 : 15). Beaucoup supposent que les corps dans le sépulcre seront restaurés atome par atome ; mais l'Apôtre déclare, au contraire : « ce que tu sèmes [dans la mort] ce n'est pas le corps qui naîtra ». Dans la résurrection, Dieu donne à chacun (à chaque âme ou être sensitif) tel corps qu'il a plu à Sa sagesse infinie de lui donner : à l'Église choisie au cours de l'Age de l'Évangile, des corps d'esprits, et à la classe du Rétablissement, des corps humains, mais nullement ceux qui furent perdus dans la mort. (1 Cor. 15 : 37, 38). De même qu'à la création d'Adam, l'union d'un organisme et du souffle de vie, produisit un être animé ou âme, ainsi leur séparation par une cause quelconque met fin à l'être animé arrêtant toute pensée et toute sensation. L'âme (c'est-à-dire l'être sensible) cesse ; le corps retourne à la poussière d'où il venait ; tandis que l'esprit ou souffle de vie retourne à Dieu qui l'avait donné à Adam et à sa race par lui (Ecclésiaste 12 : 7). Il retourne à Dieu dans le sens qu'il n'est désormais plus soumis au contrôle de l'homme, comme dans la procréation. et qu'il ne peut jamais être recouvré, sauf par la puissance divine. Reconnaissant ce fait, ceux qui reçoivent l'instruction de l'Éternel, confient leur espérance en une vie future par la résurrection, à Dieu et à Christ, Son représentant glorifié à présent (Luc 23: 46 ; Actes 7 : 59). Ainsi donc, si Dieu n'avait pourvu à la vie future de l'homme par une rançon et une promesse de résurrection, la mort aurait été la fin de toute espérance pour l'humanité (1 Corinthiens 15 : 14-18). L'HOMME REVIVRA Mais Dieu a ainsi pourvu à notre retour à la vie et depuis qu'Il fit connaître Son Plan miséricordieux, ceux qui parlent et écrivent intelligemment sur ce sujet (par exemple : les écrivains inspirés de la Bible) décrivent toujours d'une manière unanime l'état inconscient qui remplit l'intervalle compris entre la mort et le matin de la résurrection, comme un « sommeil » pendant lequel l'être conscient cesse de fonctionner. Cette image est vraiment bien appropriée ; car au moment de leur réveil, les humains croiront être à l'instant d'après leur désagrégation ou mort. Nous voyons ainsi qu'en parlant de la mort de Lazare, notre Seigneur dit : « Notre ami Lazare dort, mais je vais le réveiller ». Comme les disciples étaient lents à comprendre, il ajouta : « Lazare est mort » (Jean 11 : 11, 14). Si l'état conscient subsistait après la mort, ne serait-il pas extraordinaire que Lazare ne transmît aucun récit de ce qu'il aurait vu et entendu pendant ces quatre jours ? Personne ne prétendra qu'il était dans un « enfer ». dans le tourment éternel, car notre Seigneur l'appelle son « ami » et si Lazare avait été dans la félicité céleste, notre Seigneur ne l'en aurait pas rappelé, car cela eût été un acte peu amical. Mais comme notre Seigneur le déclara, Lazare dormait et il fut réveillé à la vie, à l'état conscient, il redevint un être sensitif ou une âme, il revécut. Une telle faveur fut évidemment très appréciée par Lazare et ses amis. La pensée qui prédomine tout au long des Écritures est que nous sommes maintenant dans la nuit de la mort et du sommeil qui est mise en parallèle avec le futur matin du réveil et de la résurrection. « Là où le soir [la nuit] logent les pleurs, au matin c'est un cri de joie » (Ps. 30 : 5). Les Apôtres aussi se servirent fréquemment de cette forme de langage appropriée, pleine d'espérance et de paix. Luc dit d'Etienne le premier martyr, « il s'endormit » et en relatant un discours de Paul à Antioche il employa la même expression : « David s'est endormi » (Actes 7 : 60 ; 13 : 36). Saint Pierre emploie la même figure, disant : « Les pères se sont endormis » (2 Pierre 3 : 4). Et Saint Paul l'employa souvent, comme le montrent les citations suivantes : « Dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns se sont endormis » (1 Cor. 15 : 6). « S'il n'y a pas de résurrection... alors aussi ceux qui se sont endormis en Christ ont péri » (1 Cor. 15 : 13-18). « Christ est ressuscité des morts, et il est les prémices de ceux qui se sont endormis » (1 Cor. 15 : 20). « Voici, je vous dis un mystère, nous ne dormirons pas tous ». (1 Cor. 15 : 51). « Je ne veux pas frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment » (1 Thess. 4 : 13). « Dieu ramènera [d'entre les morts] par Jésus et avec lui ceux qui se sont endormis » (1 Thess. 4 : 14). « Quand le Royaume, le temps de la résurrection sera venu, nous les vivants, restés jusqu'à la venue [présence] du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis » (1 Thess. 4 : 15). Ils « s'endormirent » en paix pour attendre le Jour du Seigneur, le Jour de Christ, le jour millénaire, pleinement persuadés qu'Il [Christ] a la puissance de garder ce qu'ils lui confièrent jusqu’a ce jour-là (2 Tim. 1 : 12). Cette même pensée est exprimée d'un bout à l'autre de l'Ancien Testament, à partir du moment où Dieu prêcha à Abraham l'Évangile d'une résurrection ; l'expression, « Il s'endormit avec ses pères », est très commune dans l'Ancien Testament. Mais Job présente ce sujet en un langage plein de force, disant : « Oh, si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, m’y tenir à couvert, jusqu'à ce que ta colère fût passée ! ». Le temps présent pendant lequel règne la mort, est le temps de la colère de Dieu, car la malédiction de la mort repose sur tous, à cause de la transgression originelle. Cependant, nous avons la promesse qu'au temps marqué, la malédiction sera levée, et qu'une bénédiction sera apportée par le Rédempteur sur toutes les familles de la terre ; et Job continue ainsi : « Tous les jours de mon temps fixé, j'attendrais jusqu'à ce que mon état vint à changer ; Tu appellerais, alors (Jean 5 : 25) et je te répondrais ; Tu languirais après l'ouvrage de tes mains » (Job 14 : 13, 15). Et nous qui vivons dans le temps du Nouveau Testament, lisons la réponse de notre Seigneur : « Tous ceux, qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de Dieu » [les appelant pour les réveiller et les amener à une pleine connaissance de Dieu, et à saisir toutes les merveilleuses occasions d'obtenir la vie éternelle]. (Jean 5 : 28, 29). UN EXEMPLE : UNE CHANDELLE Figurons le corps humain et animal, l'âme et l'esprit par quelque chose de plus simple et généralement mieux compris ; par exemple, une chandelle non allumée correspond à un corps humain inanimé, l'allumage de la chandelle représente l'étincelle de vie originellement communiquée par le Créateur, la flamme ou lumière correspond à l'être animé, à l'être sensitif ou à la condition ou qualité d'âme ; l'oxygène de l'atmosphère qui se combine au carbone de la chandelle en entretenant la flamme, correspond au souffle de vie ou esprit de vie, qui s'unit à l'organisme physique pour produire l’âme ou existence intelligente. S'il survient un accident qui détruit la chandelle, naturellement, la flamme cesse d'exister ; de même, si un corps humain ou animal était détruit par la maladie ou par accident, l'âme, la vie, l'intelligence, cesseraient aussitôt. Si la fourniture d'air nécessaire à la flamme de la chandelle était supprimée, soit par un éteignoir, ou par un extincteur, ou encore en plongeant la chandelle dans l'eau, la lumière s'éteindrait, bien que la chandelle restât intacte. C'est ainsi que l'âme, la vie, l'existence de l'homme ou de l'animal cesserait, si le souffle de vie était supprimé par noyade ou asphyxie, alors que le corps serait encore relativement sain. La chandelle allumée peut servir, dans certaines conditions, à allumer d'autres chandelles, mais si la flamme est éteinte, la chandelle ne peut ni se rallumer elle-même ni en allumer d'autres. Pour le corps humain ou animal, il en est de même, aussi longtemps qu'il vit, c'est-à-dire qu'il est une âme ou être vivant ; selon les dispositions divines, il peut faire naître ou procréer d'autres âmes ou êtres, une postérité en un mot, mais aussitôt que l'étincelle de vie est partie, l'âme ou être a cessé d'exister, tout pouvoir de penser, de sentir et de propager ou procréer a disparu. Les Écritures sont en parfait accord avec cela, car elles disent des enfants de Jacob : « Toutes les âmes issues des reins de Jacob étaient soixante-dix âmes » (Exode 1 : 5). Jacob reçut d'Isaac son étincelle de vie ainsi qu'un organisme physique et par conséquent aussi le produit de l'union de ces deux éléments, c'est-à-dire son âme ou être intelligent ; son âme provenait aussi de ce fait d'Adam, le seul à qui Dieu communiqua directement la vie. Jacob transmit à son tour la vie, l'organisme et l'âme à sa postérité; il en est ainsi de toute l'humanité. Une chandelle peut être rallumée par quelqu'un qui en a le pouvoir ; mais selon les dispositions divines, le corps humain, privé de l'étincelle de vie se « désagrège », retourne à la poussière d'où il fut tiré et l'étincelle de vie ne peut être rallumée que par la puissance divine, par un miracle. La promesse d'une résurrection est donc une promesse qui garantit que l'existence animale ou l'âme sera rallumée et ravivée ; or, comme un être ou une âme ne peut exister sans un corps et sans le pouvoir ou l'esprit de vie qui anime celui-ci, il s'ensuit qu'une résurrection ou rétablissement de l'âme ou être implique la création de nouveaux corps, de nouveaux organismes. Les Écritures nous affirment que les corps humains qui retournent à la poussière, ne seront pas rétablis ; car à la résurrection, Dieu donnera tels nouveaux corps qu'il lui plaira de donner (1 Cor. 15 : 37-40). Dans ce texte, l'apôtre nous montre qu'à la résurrection il y aura une classe spéciale de personnes qui seront jugées dignes de recevoir une nouvelle nature, spirituelle et non plus humaine ou charnelle et, comme l'on peut s'y attendre, l'apôtre fait voir que ce grand changement de nature se produira en donnant aux intéressés un corps d'une nature différente. Nous pouvons encore nous servir de l'exemple de la chandelle, si la nature charnelle ou humaine est représentée par une chandelle de suif, le nouveau corps pourra être comparé à une bougie dont la flamme est plus brillante ou mieux encore à une lampe électrique à arc. Si nous avions affaire avec un Créateur moins puissant et moins sage, nous pourrions, à bon droit, éprouver quelque crainte à l'égard de la résurrection, de peur que, par suite d'une lacune ou méprise notre identité soit perdue, surtout si nous faisions partie de ceux qui obtiendront le grand changement de nature, qui aura lieu à la première (principale) résurrection pour ceux qui deviendront des êtres esprits. Mais nous pouvons en toute sûreté nous en rapporter pour cela et pour toutes choses à Celui avec qui nous avons affaire dans ce cas particulier. Celui qui connaît nos moindres pensées, peut les reproduire dans de nouveaux cerveaux, afin qu'aucune leçon importante, qu'aucune expérience précieuse ne soit perdue. Il est trop sage pour se tromper, trop bon pour être malveillant et tout ce qu'il a promis, il l’accomplira surabondamment et bien au-delà de ce que nous oserions demander ou penser. Les termes corps et esprit peuvent s'appliquer à l'Église dans un sens collectif. L'Apôtre dit par exemple : « Que votre esprit et votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche en la venue (Présence) de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thess. 5 : 23). Cette prière doit s'entendre comme s'appliquant à l'Église considérée tout entière, l'Église des élus dont les noms sont écrits dans les cieux. Le véritable esprit a été gardé dans le Petit Troupeau. Son corps a été perceptible malgré l'énorme masse de l'ivraie qui voudrait le cacher et même l'étouffer. Son âme, Son activité, Son intelligence, Son être sensitif a été partout bien manifeste, élevant pour les humains une bannière — la Croix, la Rançon. Les paroles de l'Apôtre ne sauraient être comprises d'aucune autre manière ; car, malgré les divergences d'opinion relativement à la conservation des esprits et des âmes de ceux à qui l'épître était adressée, tous reconnaîtront certainement que leurs corps n'ont pas été conservés, mais sont retournés à la poussière comme ceux des autres humains. En outre les termes corps, âme et esprit sont au singulier et non au pluriel. QUELQUES QUESTIONS ET RÉPONSES Quelques questions avec réponses inspirées, faciliteront plus encore l'intelligence de ce sujet ; nous soumettrons les suivantes à l'attention de nos lecteurs : Question : Les promesses faites aux saints de l'âge de l'Évangile sont-elles célestes ou terrestres ? Réponse : « Comme nous avons porté l'image de celui qui est terrestre, nous porterons aussi l'image de celui qui est céleste ». Nous sommes « participants de l'appel céleste » (1 Cor. 15: 49) ; 2 Tim. 4 : 18 ; Héb. 3 : 1 ; 6 : 4 ; Phil. 3 : 14 ; Eph. 2 : 6, 7 ; 2 Thess. 1 : 11, 12 ; 2 Tim. 1 : 9, 10. Question : L'Église élue, les « plus que vainqueurs », les saints, devaient-ils continuer à être des créatures humaines, « de la terre et terrestres ? ». Réponse : « Dieu nous a fait les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles, nous devenions participants de la nature divine, « des nouvelles-créatures » (2 Pi. 1 : 4 ; 2 Cor. 5 : 17 ; Rom. 8 : 17, 18). Question : Quand leur changement complet (commencé par le changement du cœur, à l'engendrement de l'esprit) est-il accompli ? — Quand devaient-ils être faits semblables à Christ notre Seigneur ? Réponse : « Nous [les saints] nous serons tous changés ... » « Les morts [saints] ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil... ce mortel revêtira l'immortalité ». « Le corps est semé animal, il ressuscite spirituel ». « Il en est ainsi de la résurrection [spéciale] des morts [spéciaux, les élus] » (1 Cor. 15 : 50-53, 42-44 ;1 Phil. 3 : 11). Question : Doit-on s'attendre à la pleine rétribution, récompenses ou punitions, avant la résurrection ? Réponse : « Tu seras récompensé à la résurrection des justes » (Luc. 14 : 14 ; Apoc. 11 : 18 ; Matt. 16: 27). Question : Quelle est l'espérance du monde, à l'exception des élus de l'Église de l'âge évangélique ? Réponse : « Toute la création [humaine] soupire et est comme en travail, attendant la manifestation des fils de Dieu [les saints] ». Alors viendront les « temps de rétablissement de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes depuis le commencement du monde », temps dans lesquels « toutes les familles de la terre seront bénies, par la « Semence » d'Abraham (Rom. 8 : 22, 19 ; Actes 3 : 19-21 ; Gal. 3 : 16, 29). Question : Les morts sont-ils conscients ou inconscients ? Réponse : « Les morts ne savent rien » (Eccl. 9 : 5 ; Ps. 146 : 4 ; Esaïe : 38 : 18, 19). Question : Les saints trépassés ont-ils loué le Seigneur au cours des âges écoulés ? Réponse : « Les morts ne louent pas le Seigneur » (Psaumes. 115 : 17 ; 6 : 5 ; Eccl. 9 : 6). Question : Les prophètes reçurent-ils leur récompense à la mort ? où est-il mentionné dans le Plan de Dieu, qu'elle leur sera donnée au commencement du Millénium ou Age de Jugement ? Réponse : « Le temps de juger les morts, de donner leur récompense à tes serviteurs les prophètes » est au commencement du bruit de la dernière trompette, la septième trompette, à la fin de l’Age de l'Évangile (Apoc. 11 : 15, 18 ; Ps. 17 : 15). Question : Les Apôtres eurent-ils la promesse de monter au ciel à leur mort ? Ou d'attendre le retour du Seigneur ? Réponse : « Comme j'ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous [Apôtres] ». « Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi » (Jean 13 : 33 ; 14 : 3). Question : Était-il convenable pour les saints de l'Age de l'Évangile, à l'exception de ceux qui seront vivants au moment du retour du Seigneur, de s'attendre à être couronnés à leur mort ? Réponse : « Quand le souverain pasteur sera manifesté, vous obtiendrez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pi. 5 : 4 ; 2 Tim. 4 : 8 ; 1 Pi. 1 : 4, 5). Question : Les Apôtres attendaient-ils la gloire à la mort ou à la seconde venue de Christ ? Réponse : « Quand Christ qui est votre vie paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Col. 3 : 4 ; 1 Jean 3 : 2). Question : Les Saints « brillent »-ils dans la mort ? Réponse : « Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront... et les sages brilleront comme la splendeur de l'étendue [comme le soleil) » (Dan. 12 : 2, 3 ; Matth. 13 : 40-43). Question : Les Anciens dignes ont-ils été récompensés à leur mort ? Réponse : « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises... afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Héb. 11 : 13, 39, 40). Question : David était l'un des saints prophètes. Fut-il récompensé par son entrée dans le ciel ? Réponse : « David n'est point monté au ciel » (Actes. 2 : 34). Question : Combien étaient montés au ciel au moment de l'ascension de notre Seigneur ? Réponse : « Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme » (Jean 3 : 13). Question : Celui qui créa l'homme, peut-il le détruire ? L'âme peut-elle être détruite par son Créateur ? Réponse : « Craignez plutôt celui qui peut détruire, et l'âme et le corps, dans la géhenne [la seconde mort] » « Il ne sauva pas leurs âmes de la mort ». « L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra » (Matth. 10 : 28 ; Ps. 22 : 29 ; 78 : 50 ; Ezéc. 18 : 4, 20 ; Jos. 10 : 35 ; Esaïe 38 : 17 ; Ps. 56 : 13 ; 30 : 3 ; 119 : 175 ; Matth. 26 : 38 ; Esaïe 53 : 10, 12). Question : L'apôtre Paul attacha-t-il une grande importance à la doctrine de la résurrection ? Réponse : « S'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité... Alors aussi ceux qui se sont endormis en Christ ont péri » (1 Cor. 15 : 13-18). Question : Les injustes sont-ils actuellement tourmentés dans un enfer inconnu ? ou ont-ils toujours subi la pleine pénalité de leur injustice dans la vie présente ? Réponse : « Le Seigneur sait... réserver les injustes pour être punis au jour du jugement [le Millénium] » (2 Pi. 2 : 9 ; Job 21 : 30). Question : Quelle sera la fin de ceux qui, étant éprouvés, seront trouvés incorrigibles - obstinément méchants ? Réponse : Ils « seront retranchés de la vie », « seront punis d'une destruction éternelle, [une destruction de laquelle il n'y aura jamais de résurrection] » ; car toujours « Le salaire du péché c'est la mort », « la seconde mort » ; et toujours le don de Dieu, la vie éternelle, s'obtient seulement en Christ. « Celui qui a le Fils a la vie » ; celui qui n'a pas le Fils, ne recevra pas ce don. (Rom. 6 : 23 ; Apoc. 20 : 14, 15 ; Matth. 25 ; 46 ; 1 Jean 5 : 12 ; 2 Thess. 1 : 9). Question : Si l'enfer (shéol) est un lieu de torture ardente, plein de flammes et horrible par les malédictions de ses occupants torturés mentalement et physiquement, pourquoi les Écritures déclarent-elles que ce lieu ou cet état est fait de silence, de ténèbres, d'oubli et d'inconscience absolue ? (Ps. 88 : 3-12 ; 6 : 5 ; Job. 10 : 21, 22 ; Eccl. 9 : 10 ; Psaumes. 146 : 4 ; Es. 38 : 18). Question : Si Dieu peut détruire et l'âme et le corps dans la seconde mort, et s'Il déclare qu'il détruira les méchants volontaires et obstinés, ceci ne prouve-t-il pas qu'il n'y a pas de péché éternel, ni de torture éternelle ? Et ceci ne blanchit-il pas le caractère de Dieu de toutes les accusations d'injustices ? Question : Ces propositions ne sont-elles pas intimement associées à tous les doutes qui vous ont troublé depuis que vous êtes devenu chrétien, et peut-être avant ? Et leur solution scripturale ne vous aidera-t-elle pas grandement à enraciner, fonder et établir votre foi dans la Bible, comme étant la Parole inspirée de Dieu ? Ce fut le résultat béni pour beaucoup de personnes qui, dans leur confusion, n'étaient que des chrétiens pleins de doutes, sceptiques et instables, aussi bien que pour de nombreux incroyants déclarés et même blasphémateurs. C'est la clé qui ouvre au chercheur honnête les trésors de la sagesse et de la grâce divines. Écrivez-nous si vous désirez d'autres ouvrages qui vous aideront à comprendre certains passages bibliques non expliqués dans celui-ci. * * * Haut de page
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MessageSujet: Re: philosophie    Mar 22 Avr - 10:10

mando

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MessageSujet: Re: philosophie    Aujourd'hui à 17:29

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