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 végétalisme

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saveallGOD'sAnimals
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Masculin Nombre de messages : 19963
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MessageSujet: végétalisme   Ven 18 Mai - 9:16

Il y a des aliments que vous ne devez surtout pas manger :

- le beurre car dans le beurre, il y a du lait
- le fromage car dans le fromage, il y a du lait et de la présure
-le lait
-les yahourts car dans les yahourts, il y a du lait

- les bonbons mous car dans la plupart des bonbons mous, il y a de la gélatine de poisson ou de cochon.

- la gélatine car elle est faite à partir de cochon et de poisson.

Les petits bonbons sucrés faits de gélatine sont fait à partir de carcasses d'animaux : (les petits vers, les petites fraises, les bananes, les bidules gluants). La gélatine utilisée provient du collagène de la peau, la couenne, les tendons, les cornes, les sabots et les os des animaux. Il n'y a aucune indication sur les emballages qui indique que dans ces bonbons, il y a une partie du corps des animaux. Ces bonbons sont vendus dans les cinémas et dans les épiceries. Certains groupes religieux comme les musulmans et les juïfs ne mangent pas de cochon et ils ont été très surprise quand ils ont entendu parler de ces bonbons fait avec des animaux. C'est scandaleux que l'étiquetage des aliments ne soit pas fait. De plus, à cause des aliments génétiquement modifiés, les légumes risquent de se trouver en fusion avec divers gênes tels que ceux des animaux.
Il y a beaucoups de dérivés d'animaux comme la glycérine dans les produits alimentaires.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 10:35

végétalien

Vivre sans manger les animaux

Quelques raisons et informations pratiques pour un mode de vie non cruel, respectueux de l’environnement et très bon pour la santé.

Ce qui est difficile est de franchir le pas, d’avoir l’énergie, la force de caractère de se démarquer de la majorité actuelle et d’assumer les difficultés quotidiennes liées à son choix. Les difficultés ne sont pas, au contraire de ce que peuvent croire beaucoup de non-végétariens, de trouver un équilibre dans l’alimentation végétalienne. Etre végétalien est très simple de ce côté-là. Le problème est de vivre dans une société où rien n’est adapté pour nous, où le végétalisme sont minoritaires et ne sont pas toujours bien tolérés. Les textes qui constituent cette brochure ont pour but de vous faire partager notre point de vue. Le but est de vous donner l’énergie de vous démarquer de la masse des humains, d’évoluer vers le végétalisme. Pour remettre en cause les idées et habitudes que nous ont donné nos parents et la société, nous sommes obligés d’aborder ces points qui dérangeront les omnivores : nous préfèrerions faire autrement, mais comment ? Peut-être ne faut-il pas se sentir visé en tant que personne : nous dénonçons juste les mécanismes et les idées qui font que des humains se servent des animaux pour s’en nourrir. Nous savons que la plupart des humains n’ont pas pour idéal d’être méchants. La plupart n’ont jamais réfléchi à ce qu’implique la consommation de viande. Comment leur en vouloir vraiment ? Tellement peu d’informations existent sur ce sujet et sur les alternatives que constituent le végétarisme et le végétalisme.


Changer ses habitudes est dur pour certains, surtout quand tout votre entourage est là pour vous inciter à continuer, comme eux, à manger des animaux morts. Nous espérons faire prendre conscience et exposer au grand jour ce que la société essaie de cacher au sujet de la boucherie. Un des objectifs des vendeurs de viande est de faire oublier qu’il faut tuer des animaux pour manger de la viande, notre but à nous est de le rappeler.
La tuerie des animaux et l’utilisation de leurs dépouilles sont tellement banalisées que remettre en cause ces pratiques implique de s’opposer à une bonne part des activités et des croyances actuelles des humains. Il est incroyable à quel point l’humain arrive à tuer des êtres avec tant de facilité et avec un consensus aussi général. Cela fait froid dans le dos, et on ne s’étonnera pas que des massacres se soient produits, dans l’histoire, et encore actuellement, contre d’autres humains pour des motifs aussi farfelus que ceux avancés pour justifier la tuerie des animaux : couleur de peau, langage, forme du visage et du corps, façon de s’habiller, croyance, lieu de naissance, etc.. Tuer des animaux ou tuer des humains, la logique reste la même.
Si nos propos dans le premier chapitre « froissent » quelqu’un, il convient tout de même de garder à l’esprit que cette brochure n’est constituée que d’écrits, alors que la violence que subissent les animaux est, elle, bien réelle et sans commune mesure avec les contrariétés que nous pouvons causer. Ce ne sont pas nos propos qui sont choquants, mais la réalité ignoble qu’ils décrivent. La flamme du désir de justice qui sommeille en chacun de vous aura peut-être été attisée et vous ne serez plus insensibles au sort des animaux. Devenir végétarien ou végétalien vous semblera, comme nous, le minimum que nous pouvons faire pour réduire les cruautés faites aux animaux. Ce minimum ne demande pas de temps et ne coûte pas plus cher que de manger de la viande d’animaux morts. Il demande juste d’avoir le courage d’être parmi la minorité actuelle qui a franchi le pas, pour qu’au fur et à mesure, il soit de plus en plus facile socialement d’être végétarien ou végétalien. Plus nous serons nombreux, plus le végétarisme et le végétalisme seront acceptés par la société ! Comme vous, nous mangions de la viande, pourtant nous avons changé, pourquoi pas vous ?
Nous espérons que cette brochure est suffisamment complète pour répondre à la plupart des questions qu’un humain peut se poser sur les modes de vie végétarien et végétalien. Nous espérons que cette brochure sera une modeste contribution à l’évolution culturelle nécessaire pour vivre dans un monde moins violent. Nous savons que c’est en parlant des problèmes que la culture change et non en se taisant. Nous savons aussi que les mœurs des humains évolueront lentement : il est tellement difficile de se remettre en cause lorsqu’on est soi-même un oppresseur. Il est plus simple de réagir lorsque ses intérêts personnels sont attaqués : l’humain est assuré de ne pas finir dans un abattoir, alors la plupart ne se sentent pas solidaires des animaux. La vie des animaux est tellement insignifiante pour la plupart des humains…
Nous voudrions que chacun, là où il est, agisse individuellement ou collectivement pour faire connaître le végétarisme et le végétalisme. Que partout, localement, des végétariens et des végétaliens s’affirment et agissent pour développer ces idées. Que des familles se forment, que chacun privilégie les produits ne provenant pas de la souffrance d’un animal, pour qu’enfin une société moins cruelle se généralise. D’autres traditions cruelles ont fini par disparaître. A force de persévérance, les mentalités évoluent. Même si rien n’est jamais acquis, car pour survivre, une culture doit aussi se transmettre.
Notre espoir se place dans les jeunes générations car, malheureusement, la plupart des humains les plus âgés n’ont plus assez d’énergie et de recul pour évoluer. Un sondage réalisé en 1996 indique d’ailleurs que les 2/3 des adhérents d’une association végétarienne française ont évolué vers le végétarisme avant 35 ans. Plus l’âge avance après l’adolescence et plus la proportion d’évolution est faible…
Le végétalisme nous semble une évolution logique pour l’humanité vers une société moins cruelle, moins violente et plus respectueuse de chacun. L’avenir est au végétalisme, pour le bien des animaux, des humains et de l’environnement !

Cette brochure a été réalisée, en septembre 1999 et réactualisée en 2004, par l’Association Végétarienne & Végétalienne d’InformationS (A.V.I.S), groupe local de militant(e)s végétarien(ne)s et végétalien(ne)s de la région toulousaine. L’Association Végétarienne & Végétalienne d’InformationS est active depuis 1997 aux travers de distributions de tracts, tenues de tables de presses, organisation de journées d’informations, etc..
La brochure regroupe des textes que nous avons rédigé nous-mêmes ou que nous avons repiqué ailleurs.
Aucun droit d’auteur ne protége cette brochure et toutes les duplications gratuites sont vivement conseillées.
Cette brochure est disponible gratuitement « de la main à la main ». Ou par correspondance, contre la couverture des frais de port en timbres uniquement (au tarif correspondant à 130g par brochure). N’hésitez pas à nous contacter pour la distribuer.
Une version électronique de cette brochure est disponible gratuitement sur plusieurs sites Internet, n’hésitez pas à la copier et à la faire circuler ! Vous trouverez ci-dessous quelques adresses (il en existe certainement d’autres). Nous pouvons aussi vous envoyer une disquette si vous n’avez pas accès à Internet.
http://avis.free.fr (page faite par nous-même. Elle est le seul « site » officiel sur lequel peut être copier la version réactualisée de notre brochure Végétarien & Végétalien et de notre livret de recettes végétaliennes). Nous ne sommes pas forcément d’accord avec toutes les approches des liens mentionnées ci-dessous.
http://www.panx.net/web/avis (superbe site) ; http://animauzine.net/article.php3?id_article=98 ; http://asbl-fabienne.org/D/sites_preferes.htm ;
http://antispesite.free.fr/liens.html ; http://antispekollectif.free.fr/liens.html ; http://veganrevolution.free.fr/ ; http://www.x83x.ch/home.html ;
http://avea.net/mise-en-pratique/htm_cuisinez/livres_vegetaliens.htm ; http://vegetariensplessis.online.fr/liens.html ; http://viard.eric.free.fr/veg.html ;
http://www.borta.org/article.php3?id_article=85 ; http://www.cahiers-antispecistes.org/textes/18/avi.html ; http://www.newlimits.org/ ; www.veganworld.net ;
http://membres.multimania.fr/veganquebec/liens.htm ; http://oskour.zone-mondiale.org/liens.html ; http://vegantekno.free.fr/pratique.html ; http://www.diffusons.fr.st ;
http://www.rama.1901.org/ev/veg.html ; http://site.voila.fr/dudroitanimal/lien.html ; www.interdits.net ; http://www.eco-bio.info/veg.html .
Pour s’abonner gratuitement à des listes de discussions végétariennes / végétaliennes francophones sur Internet, aller sur :
http://fr.groups.yahoo.com/group/vegetarien_fr/ (discussion et action généraliste sur le végétarisme et végétalisme) ;
http://fr.groups.yahoo.com/group/Vege_action/ (uniquement info militante sur la cause animale) ;
Pour nous contacter écrire à : Canal Sud ; Association Végétarienne et Végétalienne d’InformationS ; 40 rue Alfred Duméril ; 31400 Toulouse ; France. Et par Internet : E-mail : avis31000@yahoo.fr

Quelques définitions
Végétarien : personne consommant uniquement des végétaux, ainsi que des œufs, du lait et du miel. Un végétarien ne consomme aucune viande, que ce soit celle des animaux terrestres (oiseaux, insectes, mollusques, bovins, etc.) ou des animaux marins (poissons, « fruits de mer » - crustacés, mollusques -, mammifères marins - baleine -, etc.). Un végétarien ne consomme, bien sûr, aucun sous-produit de l’abattage des animaux, par exemple la gélatine, la présure, le caviar. On peut distinguer les lacto-ovo-végétariens, qui consomment, en plus des végétaux, des œufs et du lait, des lacto-végétariens, qui ne consomment, en plus des végétaux, que du lait, ou encore les ovo-végétariens, qui ne consomment, en plus des végétaux, que des œufs.
Végétalien (ou « végétarien strict ») : personne consommant uniquement des végétaux (plus des minéraux ou micro-organismes comme des levures ou des bactéries). Un végétalien ne consomme ni viande, ni sous-produits d’animaux terrestres ou marins, ni œufs, ni lait, ni miel. En pratique, un végétalien ne s’en tient pas qu’aux produits qu’il mange et est souvent « vegan ».
Vegan : terme anglo-saxon, souvent traduit par « végétalien » en français. Seulement, un vegan, en plus d’être végétalien, n’utilise aucun produit d’origine animale dans toutes les facettes de sa vie. Que ce soit ses habits, chaussures, produits cosmétiques, objets divers, agriculture, loisirs, etc.. Il n’utilise donc ni cuir, ni laine, ni fourrure, ni cire d’abeille, ni produits testés sur les animaux, etc.. Un vegan n’accepte d’utiliser dans sa vie, que des produits non-issus de la souffrance d’un animal : végétaux, minéraux ou micro-organismes (non-testés sur les animaux). Ce mode de vie reste un idéal, mais il est le plus approprié, à notre avis, et il tient à chacun d’y tendre suivant ses possibilités.
Frugivore / Fruitarien : personne qui ne se nourrit que de fruits (frais, secs et graines). L’idée majeure derrière ce mode d’alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de cueillir des fruits des arbres. L’avantage peut être aussi dans la réduction du nombre d’animaux tués par accident par les cultures mécanisées des végétaux. Nous n’assurons pas d’information sur cette alimentation et nous ne la conseillons pas car nous ne connaissons personne qui la pratique réellement depuis longtemps.
Libération Animale : la Libération Animale se donne comme objectif que les animaux n’aient plus à souffrir et ne soient plus exploités pour les intérêts des humains. Que ce soit pour les manger, utiliser leur force, les torturer pour la vivisection ou autres, s’en servir pour ses loisirs, etc..
Droits des animaux (« Animal Rights » en anglais) : les droits des animaux, est une lutte qui consiste à obtenir que les animaux soient considérés comme des êtres conscients ayant des droits. Le premier droit étant celui de ne pas être maltraité, tué et mangé.
Antispécisme : façon de penser considérant qu’il n’y a pas de raisons de privilégier les intérêts des êtres conscients en fonction de leur appartenance à une espèce. L’antispécisme se veut politique et place cette discrimination au même niveau que le racisme ou le sexisme. Certains antispécistes passent beaucoup de temps, entre eux, à émettre des théories, à se questionner, à réfléchir et à faire de la philosophie.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 10:39

Des raisons pour être végétalien

- Savoir qu’il faut tuer un animal pour manger de la viande devrait être une raison suffisante pour devenir végétalien.
- Il devrait suffire de voir l’expression du visage d’un animal lorsqu’on l’égorge, sa terreur lorsqu’il sent qu’on va le tuer, voir son sang couler, l’entendre hurler, se débattre pour avoir suffisamment d’arguments pour devenir végétalien.
- La vue des tueries d’animaux commises dans les abattoirs devrait être un argument suffisant pour devenir végétalien.

En France en 2002, la consommation de viande a provoqué la mort de: 728,1 millions de poulets, 41,4 millions de poules et de coqs, des millions de poussins mâles tués à la naissance, 98,6 millions de dindes, 78,5 millions de canards, 31 millions de pintades, 800 mille oies, 4,1 millions de pigeons, 48,9 millions de cailles, 200 mille autres gibiers, 40,4 millions de lapins, 25,85 millions de porcs, 2,04 millions de vaches, 1,86 millions de veaux, 561 mille génisses, 907 mille jeunes bœufs, 324 mille bœufs, 5,13 millions d’agneaux, 700 mille chevreaux, 591 mille ovins de réformes, 850 mille caprins, 37 mille équidés, des centaines de millions de poissons, et beaucoup d’autres… 13,8 milliards d’œufs et 22,7 milliards de litres de lait de vache ont été produits.

Un choix pour aucune cruauté


L’histoire de chaque individu le sensibilise plus ou moins à certains faits. Mon vécu m’a amené à être confronté directement à l’exploitation que subissent les animaux. Je l’ai vu pratiquée, et, lorsque j’ai eu la chance, par la suite, d’avoir accès à de l’information sur le végétalisme, je n’ai pas eu de mal à être convaincu. Ce n’est pas là une théorie abstraite, un concept ou une recherche de pureté : tuer des animaux et les manger est juste dégoûtant car ils sont identiques à nous, faits de viande, de sang et d’os. Etant né à la campagne, j’ai pu voir très jeune que la viande n’était pas quelque chose de banal qu’on achète sous cellophane en grande surface. Avant d’arriver dans l’assiette, il aura fallu faire naître et élever l’animal. Comment prétendre lorsqu’on voit naître, puis grandir, petit à petit, une oie, par exemple, que les animaux ne souffrent pas ? A leur contact, on se rend simplement compte qu’ils sont comme nous. Ils ont leur vie sociale, ils s’entretiennent physiquement en se nettoyant, ils ont peur si on les surprend, ils sont curieux, ils communiquent entre eux, ils s’occupent de leurs petits. Ils sont, comme nous, capable de communiquer des émotions, peur et joie. Leurs cris ne peuvent peut-être pas être traduits par des mots ou un langage compliqué, mais ce n’est pas parce que nous ne pouvons pas exactement comprendre un langage que cela nous donne le droit de les maltraiter. Quel sens a le chinois pour une personne qui ne le parle pas ? Aucun. Pourtant cela n’est pas un motif pour tuer un chinois pour le manger.
A force de voir des humains, les animaux s’habituent à eux, ils leur font confiance, ils se laissent approcher et enfermer chaque soir… jusqu’au jour où ils ne sortiront plus… Leur confiance aura été trahie.
Je ne sais pas comment les animaux considèrent les humains qu’ils voient tous les jours leur donner à manger, en tout cas, ils n’iraient sûrement jamais imaginer que les humains font ça pour finir par les égorger, manger leur cadavre et faire le commerce de leur dépouille. Mais c’est bien ça qui les attend.
Lorsque j’étais très jeune, je m’occupais de donner à manger aux animaux de la ferme (oies, canards, poules, lapins et quelques autres), je les voyais naître puis grandir, jour après jour, ils donnaient l’impression d’être contents. J’avais de la sympathie pour eux, j’appréciais de les observer et je m’amusais avec (pas toujours d’une façon intelligente d’ailleurs), puis ils se faisaient tuer, plumer, vider, dépecer, découper.
Lorsqu’ils venaient de se faire trancher la gorge à vif, pendant quelques secondes, ils ne devaient même pas comprendre ce qui leur arrivait car étant tellement habitués au contact des humains, ils devaient un peu leur faire confiance. Ils avaient été mis dans une sorte d’entonnoir où seul leur tête et leur cou sortaient en bas. Ils n’avaient aucune possibilité de s’échapper de cette position. Passées ces quelques secondes, ayant probablement compris et sentant la douleur, ils s’agitaient, mais c’était trop tard, leur sang s’écoulait. Leurs débattements et leur peur ne faisaient qu’accélérer la fuite de leur sang au rythme des battements de leur cœur affolé. Le sang giclait un peu partout autour de l’animal. Trois ou quatre minutes après, l’animal, la tête en bas, n’était plus animé que de quelques convulsions qui allaient en s’estompant, le sang finissait par ne presque plus couler. Voilà comment la vie de l’être que je voyais tous les jours s’achevait. Et ensuite on le mangeait…
C’était pourtant de l’élevage « naturel », « élevé en plein air » comme on dit. Peut-être que l’animal, durant sa croissance, est dans un milieu plus agréable pour lui que les animaux d’élevages intensifs. Il en souffre probablement moins, mais de toute façon il finit quand même égorgé. L’élevage « traditionnel » n’enlève rien à la cruauté de la consommation de viande, il n’est pas plus « propre », et il est peut-être plus traumatisant pour celui qui le pratique car en vivant avec les animaux, c’est un peu comme si on devait tuer ses amis. On connaît l’être qu’on tue (si certains ont des animaux dit « domestiques », ils comprendront peut-être mieux ce que je veux dire). Si nous réfléchissons aux sentiments que nous éprouvons, nous pouvons constater que nous sommes surtout sensibles à la mort de ceux que nous connaissons le plus et de ceux auxquels nous sommes attachés affectivement, quelle qu’en soit l’espèce. Des humains sont, généralement, plus peinés par la mort de leur chien ou de leur chat que par la mort d’un humain qu’ils ne connaissent pas.
Evidemment la transmission des valeurs traditionnelles fait disparaître tous les étonnements qu’on peut avoir face à cette tuerie. Le milieu finit par faire accepter cette pratique comme quelque chose de banal, et des fois, le moment du meurtre est considéré comme une fête. C’est assez étrange, voire inquiétant car on se rend compte que l’humain est capable de faire les pires horreurs et de trouver ses pratiques agréables. Tout dépend de son milieu culturel, même le dégoût est une impression relative… On peut facilement, à ce moment-là, imaginer l’état d’esprit des cannibales, leur pratique leur semble probablement banale et leur procure des moments de joie (enfin, quand ce sont les autres qui sont tués, vidés, etc., c’est toujours pareil…).
Il n’existe pas de valeurs absolues, tout dépend de nos références culturelles, c’est peu de chose, pourtant le résultat est terrifiant. Il suffit de se souvenir que nous, qui ne sommes pas nés dans des familles végétariennes ou végétaliennes, nous avons mangé tranquillement de la viande d’animaux, préparée avec amour et délicatesse sans trouver ça trop dégoûtant, tout est possible, hélas, dans notre monde, il n’y a pas d’autre limite à la barbarie que l’imagination. Malheureusement si certains relèvent ces actes comme étant ignobles, ils sont traités de cinglés, de rêveurs, d’hypersensibles. Ce sont toujours les mêmes arguments qui sont utilisés, que ce soit pour tuer des animaux ou des humains. On dit la même chose des pacifistes, ou si dans un groupe d’humains, l’un d’entre eux trouve incorrect d’aller en maltraiter d’autres, il lui sera reproché les mêmes choses : « trop de sensibilité », « pas assez dur », « c’est normal d’agir ainsi ». Le problème est juste que lorsqu’à son tour on se retrouve opprimé, on voudrait être plus respecté et on ne comprend pas que les autres agissent envers nous, comme nous, nous agissons envers les autres lorsque nous sommes en position de force. Les humains voudraient être respectés alors qu’ils sont incapables d’avoir l’intelligence de ne pas opprimer les plus faibles qu’eux : en général, on récolte ce qu’on sème.
L’élevage industriel est, lui, plus dépersonnalisé, c’est une masse d’êtres conscients entassés, de la matière première consciente, juste des protéines végétales qu’il faut transformer, en masse, en protéines animales, comme si cela concernait juste un processus chimique, non-conscient, identique au règne végétal ou à une usine chimique. On n’a probablement pas le temps d’avoir de sentiments pour cette masse d’êtres pourtant aussi conscients que nous. On doit être quand même assez mal à l’aise devant l’amoncellement de toute cette chair à souffrance vivante, tous ces yeux qui nous regardent, toutes ces consciences qui attendent d’être tuées à la chaîne. Toutes ces carcasses, tous ces os, tout ce sang… et autant d’indifférence. Des mares de sang, des ouvriers travaillant dans des excréments et l’odeur de la mort, couverts de sang, ne faisant plus attention aux cris, aux bruits des chairs et des os qui se déchirent, à force de vivre dans ce cauchemar. Comment certains humains peuvent-ils oser comparer ces tueries d’animaux au découpage d’un légume ou d’un fruit sans se sentir pitoyablement ridicules ? Ont-il seulement vu un animal se faire tuer ? J’en ai vu mourir égorgés un nombre suffisamment grand pour savoir qu’ils sont conscients, qu’ils souffrent et qu’ils ont peur. Et « malheureusement » mon histoire n’est pas originale, j’ai pu rencontrer plusieurs autres personnes qui ont vu tuer des animaux et qui sont devenues végétariennes ou végétaliennes suite à cela. Même des bouchers sont devenus végétariens à force de dégoût devant autant de carnage.
Il faut donc choisir pour sa consommation de viande entre le massacre de masse ou le meurtre en intimité.
Bien sûr, il faut vivre, il y en a qui achètent de toute façon. Ce ne sont pas forcément ceux qui font le « sale boulot » qui sont les plus à blâmer. C’est facile de se donner bonne conscience en achetant tout prêt son bout de viande et en cherchant par tous les moyens à ne pas voir ce qu’implique son achat. C’est facile de gémir sur son sort et être incapable de faire le moindre effort pour ne pas maltraiter les plus faibles. Désolé, mais je n’ai pas envie de vivre du meurtre et du commerce des cadavres. Faire naître des êtres, les élever et en prendre soin comme si c’étaient ses enfants, puis les égorger pour se nourrir de leurs organes, c’est dégradant pour celui qui le fait. Vous aimez manger de la viande ? Eh bien, faîtes le sale boulot vous-même, prenez un couteau et allez tuer le petit que vous avez élevé, c’est toujours mieux lorsqu’on fait les choses soi-même, au moins on sait qui on mâche et on peut se rappeler comment il était content lorsqu’on s’occupait de lui, comment il aimait barboter dans l’eau et s’étendre au soleil. La viande a plus de saveur ainsi et au moins on sait qu’elle est saine… Croyez-vous que le seul « plaisir » de manger de la viande puisse justifier cette barbarie, alors que ce n’est pas nécessaire pour vivre et que du plaisir peut être pris ailleurs, comme en mangeant des végétaux par exemple ? Vous pouvez toujours essayer de vous convaincre que vous êtes « normal » en faisant ça, si vous y arrivez…
La normalité n’est rien d’autre que ce que fait une majorité de personnes. Seulement, la « norme » évolue et elle l’a fait au cours des temps. A certaines époques, la torture était normale, comme l’est encore aujourd’hui l’excision dans certains pays. Pourtant ces pratiques ont été abandonnées et la norme actuelle définie ces pratiques comme barbares. On peut facilement imaginer que les premiers à dénoncer ces pratiques se sont fait insulter, traiter de fous, d’hypersensibles, ou pire. Il en va ainsi de l’évolution culturelle, les premiers à dénoncer une injustice sont toujours pris pour des imbéciles et doivent en payer le prix.

PLUS JAMAIS
Rien qu’en France, plus d’un milliard d’animaux servent chaque année de nourriture à des humains. Jamais massacre planifié aussi massif n’a existé, et si les animaux n’étaient pas tant méprisés, la consommation de viande apparaîtrait alors telle qu’elle est : abominable.
Mais justement, elle ne suscite que rarement l’indignation. C’est plutôt l’indifférence qui est reine en ce domaine, alors même que les conséquences sanglantes de la consommation de viande s’étalent au vu et au su de tout le monde, dans la rue, sur les étals de bouchers, dans les pubs, les films, mais aussi dans les prés ou dans les élevages en batterie. Et dans les assiettes... L’attention des humains se limite trop couramment, lorsqu’elle daigne se pencher sur le sort d’animaux, à la vivisection, la chasse ou la fourrure.
C’est que l’utilisation des animaux, comme nourriture, prouve aux humains, de façon pratique, quotidienne, infiniment répétée, leur différence, leur supériorité sur les « bêtes », leur propre valeur. C’est pourquoi ils tiennent tant à la perpétuer. Hormis les enfants qui se posent des questions sur l’origine de la viande à un certain âge, et qu’on désinforme, souvent, grossièrement, tout le monde connaît l’origine de la viande. Tout le monde sait que les animaux souffrent, éprouvent de la douleur au même titre que les humains. C’est pour nous la raison de cesser de les manger, ou de les utiliser pour la vivisection (etc.). Il nous intéresse qu’on cesse de considérer leur vie (et son contenu) comme insignifiant, et qu’on leur prête la même attention, la même considération que l’on a envers les humains (du moins au niveau du discours). Tant qu’on considèrera que « les humains d’abord » est une affirmation qui va de soi, il ne pourra y avoir qu’une totale déconsidération des intérêts des animaux. En ce qui concerne la consommation de viande, il devrait être clair que les intérêts du mangeur et ceux du mangé sont immensément disproportionnés.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 10:41

Cette indifférence à l’égard de tous les animaux non-humains, et particulièrement à l’égard des animaux « comestibles », est due en partie, au fait que tout et tout le monde nous renvoie sans cesse à cette vision. La pression sociale qui s’exerce sur chacun et par chacun, la volonté de consensus, la peur des conflits jouent un grand rôle dans cette acceptation. Car si l’opposition à la chasse ou à la vivisection concerne un adversaire lointain, clairement décelable, et à priori totalement étranger à soi, il n’en va pas de même pour la boucherie : nous avons presque tous été amenés à manger de la viande, et presque toujours notre entourage en mange…
A travers l’opposition à la vivisection (ou la chasse, la fourrure…), on peut se permettre d’éprouver des émotions vis-à-vis des animaux et de les prendre en compte partiellement, parce que cela remet peu en cause notre mode de vie, ni notre univers mental, parce qu’on ne brise pas le consensus avec le voisin (au contraire, on l’affermit : ce n’est pas lui, non plus, le « monstrueux » vivisecteur) et parce que l’antivivisection trouve aussi appui sur une peur diffuse, et donc sur des oppositions supplémentaires, plus acceptables pour les humains qui mangent de la viande : opposition au profit, à la technologie « démoniaque », à la démiurgie de l’humain…

L’ORIGINE DE NOS IDEES & SE REMETTRE EN CAUSE
D’où viennent nos idées, nos désirs, tout ce qu’on définit comme étant « soi » ? Nos idées ne viennent pas de notre « intérieur », mais elles sont issues de toute notre éducation et de toutes nos expériences. Ce que nous considérons comme faisant partie de nous-mêmes n’est ni plus, ni moins, quelque chose que d’autres nous ont apporté. L’humain est un être culturel : sans l’apport culturel de ses congénères, l’humain ne développe pas de langage ou d’idées particulièrement élaborées. Ce que nous sommes est étroitement lié à notre milieu, même l’accent de nos paroles est influencé par notre milieu et seuls ceux qui viennent d’une autre région se rendent compte que nous avons un accent. Sans regard extérieur, nous ne nous en rendons pas compte. En ayant conscience de tout ce qui nous influence, nous pouvons arriver à prendre du recul sur ce que nous pourrions prendre comme faisant partie intégrante de notre personnalité. Il est à ce moment plus facile de se remettre en cause, sans avoir l’impression de perdre un bras ou une jambe : on nous a donné nos idées, nous ne les avons pas forcément choisies et si ces idées sont mauvaises, cela ne veut pas dire que nous soyons, nous, mauvais. Nous sommes « mauvais » juste car nous avons trop intégré, en nous, ces idées au point de nous identifier totalement à elles, de les considérer comme étant une émanation de « soi ». Notre milieu nous conditionne, et ceci est vrai pour tout le monde. Certains en ont plus ou moins conscience ; de ce fait ils sont plus capables de prendre du recul et d’avoir un esprit critique.
Beaucoup ne font, toute leur vie, que singer leurs semblables, que se soit lorsqu’ils sont enfants en imitant leurs parents ou une fois adulte en s’identifiant aux valeurs des groupes auxquels ils sont intégrés. Se remettre en cause, admettre qu’on a tort est très dur. C’est une sorte de fierté que chacun possède plus ou moins. Arriver à ce qu’une personne admette que son attitude est oppressive et tyrannique, et qu’elle se motive à faire des efforts pour l’éviter n’est pas évident. Des maris violents, des violents, des personnes qui sont en position de force acceptent rarement, d’eux-mêmes de modifier leur attitude. Il faut souvent une contrainte pour y arriver (pression de l’entourage, coalition, personnes plus fortes, système judiciaire, travail thérapeutique, etc.). On voit facilement la tyrannie d’un dictateur politique, ou la tyrannie des autres qu’on subit, mais réfléchir sur sa propre tyrannie est plus difficile pour la plupart des humains que de jouer les rapports de force. Ce sera « excitant », facile et rassembleur de monter une population (à tort ou à raison) contre une autre personne (ou un groupe de personnes). Avoir un ennemi commun permet de s’unir et de se positionner dans le camp des « gentils ». Alors que se remettre en cause est moins mobilisateur.
Un problème est toujours « secondaire » lorsqu’on n’a pas à en souffrir et encore pire, quand on sent bien que la cause du problème est soi-même – rien n’est objectif. Qu’on ne s’étonne pas de la tyrannie des humains quand on n’est pas capable soi-même de se remettre en cause juste à cause d’un plaisir qu’on nous a appris à éprouver lorsqu’on mange de la viande d’animaux morts. Car là aussi ce plaisir on nous l’a inculqué…
Quel tyran, quel violent, quel macho, quelle personne assoiffée de pouvoir se préoccupe de la peine de ses victimes quand il n’en souffre pas lui-même ? Par contre, lorsque le tyran se retrouve à son tour dans la position du faible, il réclame pitié pour lui. Ne serait-il pas plus simple de faire un effort pour moins rechercher à écraser l’autre ? Chacun y trouverait son compte.

LA VIOLENCE…
Un jour une femme omnivore qui avait fait un reportage dans un abattoir a refusé de me prêter les photos qu’elle avait réalisées car, d’après elle, exposer ces photos aux non-végétariens était une violence trop forte envers eux. Il ne faudrait donc pas parler de la réalité qui se cache dans les abattoirs car cela rendrait la digestion moins agréable. La terreur et l’abattage en masse subis par les animaux n’étaient pas par contre, pour elle, une violence bien pire que la vue de cette réalité. Voir l’horreur sur des photos serait-il plus douloureux que d’être les victimes sur les photos ? Vouloir cacher ce spectacle est la meilleure preuve que cette pratique est ignoble.

LES REACTIONS QUE NOUS RENCONTRONS
- « Si on arrêtait de tuer les animaux, nous serions envahis par leur nombre et cela entraînerait la mort des écosystèmes » : Les seuls animaux qui se reproduisent, d’eux-mêmes, en nombre dépassant leurs ressources sont les humains. Dans la nature, les animaux sauvages obéissent à des mécanismes de contrôle qui s’adaptent aux fluctuations des ressources. De plus, on peut très bien imaginer contrôler leur nombre en utilisant des contraceptifs, comme cela est fait pour contrôler les populations de pigeons (et d’humains…).
On nous parle aussi des écosystèmes, non en pensant aux animaux sauvages qui ne seraient plus chassés, mais aux animaux d’élevage qui cesseraient subitement d’être mangés et qui « retrouveraient » leur liberté. Que cela se fasse très rapidement, ce n’est pas la peine d’y songer. Les humains n’arrêteront jamais tous « du jour au lendemain » de manger de la viande, alors la masse des animaux d’élevage, s’ajustera aux besoins du marché petit à petit. Si le nombre de consommateurs de viande, d’œufs et de lait diminue, le nombre d’animaux mis au monde et maintenus en vie dans les élevages diminuera proportionnellement.
De plus, les écosystèmes ne « mourraient » pas, ou en d’autres termes, ne disparaîtraient pas, mais se transformeraient comme ils l’ont toujours fait, et c’est d’ailleurs parce qu’ils ont été au préalable saccagés que l’« on » pense maintenant « devoir » les réguler. De toute façon, les élevages, industriels ou non, ont déjà des retombées sur l’environnement, de même que toutes les autres industries.
D’autre part, et ce n’est pas un hasard, nos interlocuteurs réagissent souvent en employant le pronom indéfini « on », alors que nous nous adressons, généralement, à quelqu’un de bien déterminé. Répondre « on », est déplacer et esquiver le problème posé initialement ; c’est substituer « innocemment » une responsabilité collective indéfinie à une responsabilité (au sens de causalité, et non de culpabilité) individuelle bien définie, elle. Trop, sans doute, pour ceux qui préfèrent alors « on » à « je » . L’expression « Ce n’est pas moi, c’est nous ! » a servi à justifier beaucoup d’atrocités à travers l’histoire, et même, a souvent rendu leurs réalisations possible !
- « Les animaux se mangent entre eux, c’est là une loi naturelle ; et l’humain n’échappe pas à cette loi » : Ceci est faux, une « loi » impliquerait une conséquence obligatoire, comme une « loi » mathématique ou physique, par exemple : 1 + 1 = 2, ce qui est irréfutable. Or, dans notre cas, l’humain peut très bien vivre en étant végétalien. L’humain n’est pas le moins du monde « obligé par une loi » à tuer des animaux pour se nourrir. S’il le fait, c’est uniquement pour des raisons culturelles.
De plus, tous les animaux ne mangent pas de la viande, les animaux les plus puissants et les plus résistants, l’éléphant, le taureau, le gorille, le rhinocéros, l’hippopotame, sont des animaux végétaliens. Les animaux exclusivement carnivores (moins nombreux qu’on ne le prétend) n’ont guère le choix, quant aux omnivores (comme l’ours), ils consacrent la plus large part de leur alimentation aux végétaux.
En tant qu’êtres humains, nous sommes fiers de notre capacité à choisir. A nous de nous montrer dignes en rejetant une nourriture qui n’est pas la nôtre, en optant pour une alimentation adaptée à nos besoins, respectueuse de notre développement physique et psychique ainsi que de l’économie, de l’environnement et de la souffrance que provoque aux animaux la consommation de viande.
Et d’ailleurs, aucune pseudo loi ne rend moralement acceptable un acte cruel.
- « Les animaux ne souffrent pas de leur incarcération, car ils n’ont jamais connu autre chose » : Les animaux d’élevage intensif (et ils le sont à 90%) ne s’habituent jamais à leurs conditions de vie. Leur souffrance s’exprime clairement par les nombreuses maladies qui les déciment. Leur survie jusqu’à l’abattage n’est d’ailleurs possible qu’avec l’admission massive d’antibiotiques et de tranquillisants. Salmonellose, listériose, brucellose, maladie de la vache folle (transmissible à l’humain), « sida » bovin, peste porcine, peste des volailles, tremblante du mouton, etc., longue est la liste des conséquences de la surpopulation, de l’enfermement, de l’alimentation volontairement carencée (veaux), de la contention (truies), des modifications génétiques (poulets « de chair » et dindes) et de toutes ces conditions de vie violentes que constituent l’élevage intensif. Il est, pourtant, sans doute partiellement vrai que sans connaître quelque chose de meilleur, nous ne sommes pas frustrés : incapables que nous sommes, souvent, d’imaginer autre chose que ce que nous vivons, ne subissons-nous pas, nous-mêmes, très facilement, résignés, une somme considérable de contraintes ? Mais cela ne nous empêche pas de ressentir, quand même, des souffrances que nous n’arrivons pas à nier, banaliser. Sans compter les souffrances « corporelles » qu’on ressent toujours (être à l’étroit, avoir trop froid, être égorgé…). De plus, il est vraisemblable que les animaux ne peuvent pas « jouer » comme nous avec la souffrance, l’escamoter selon leur bon vouloir.
- « Les animaux de boucherie sont faits pour ça » : Cela exprime l’opinion obscène qu’ils ont été conçus, qu’ils existent, spécialement pour ce destin, et qu’ils ne peuvent donc pas décemment souhaiter autre chose. Evidemment, ceux qui prétendent ceci, sont ceux qui profitent du massacre des animaux. Ce sont comme des racistes qui affirment que des races étaient faites pour être assujetties à d’autres. Ceux qui sont en position de force cherchent toujours à légitimer l’oppression qu’ils font subir aux autres. Que diraient-ils si on tenait les mêmes propos sur eux ? On pourrait très bien trouver une religion, un dieu ou une théorie qui légitimerait leur soumission. Chaque être est fait pour vivre sa propre vie et non pour servir de chair à souffrance à d’autres.
- « La législation assure aussi la protection des animaux de consommation » : En France, les lois censées protéger les animaux familiers, chiens et chats, sont déjà systématiquement bafouées. En ce qui concerne les animaux dits de boucherie, ces lois sont très flexibles. Les animaux d’élevage sont parqués, à l’abri des regards, et toutes enquêtes sur leurs conditions de vie (et de mort) sont systématiquement découragées par l’industrie de l’élevage. La surveillance sanitaire n’est même pas assurée : en témoignent les enquêtes qui se suivent dans les médias sur le « trafic » de la viande. Pour les élevages de poissons, la législation est inexistante et l’importante pollution qui en résulte est passée sous silence.
- « Les éleveurs prennent soin de leurs animaux puisque leurs profits en dépendent » : Le profit (sans cesse plus faible) des éleveurs provient surtout des subventions. Leur marge de profit dépend en grande partie de la productivité des animaux par Euros investis en locaux, équipement et main d’œuvre. En conséquence, c’est par l’entassement que les industriels de l’élevage peuvent s’adjuger un meilleur profit. La productivité par animal doit sans cesse augmenter : il y a cent ans une vache donnait en moyenne 650 litres de lait par an, maintenant, elle en donne dix fois plus ; les truies sont forcées génétiquement pour donner naissance à 15, voire 20 porcelets, les os des pattes des poulets de « chair » se fracturent sous leur poids (le poids moyen des poulets a doublé en 25 ans), les poules pondeuses sont « usées » en moins d’un an, etc..
Lorsqu’il devient trop important pour permettre un bénéfice, le taux de mortalité peut, seul, inverser cette situation… Même la mortalité précoce des poulets, par exemple, devient source de bénéfices puisqu’on sait que l’industrie recycle les os (aliments pour chiens, chats,… et bébés !), les plumes (médicaments, shampoings) et même les excréments qui peuvent être incorporés dans l’alimentation du bétail et des volailles.
- « Je ne mange pas d’animaux d’élevage en batterie ou n’ayant pas été tués « humainement » » : Alors vous êtes… végétarien ! En effet, plus de 90% des animaux dits de consommation proviennent d’élevages industriels. « Tuer » et « humainement » sont des mots incompatibles. Savez-vous que dans les abattoirs, même les employés connaissent des conditions de travail particulièrement pénibles et un taux d’accidents très élevé (membres broyés dans « l’éplucheuse » ou le « cutter », brûlures dues aux
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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 10:42

fuites d’azote, etc.). Salaires de misère, journées longues et dures, épuisement physique (bruit des machines, cris des animaux, puanteur du sang et des carcasses), épuisement psychique (voir autant d’atrocité), avec pour conséquence l’alcoolisme.
- « J’en fais assez pour la défense des animaux sans avoir à devenir végétarien » : Le nombre d’animaux à sang chaud maltraités et abattus pour la consommation est environ 30 fois celui tués pour l’industrie de la chasse et celle de la fourrure, 500 fois celui des animaux tués dans les abattoirs de la vivisection, 500 fois celui des animaux de compagnie tués dans les fourrières. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que la vivisection travaille pour / avec l’élevage, dans le domaine de la génétique, par exemple, et qu’un végétarien n’est jamais chasseur, porte rarement de la fourrure et ne s’affiche pas aux corridas.
- « Des êtres meurent chaque seconde sur la planète, alors pourquoi se préoccuper de la mort des animaux ? » : La vie est effectivement étroitement liée à la mort, elle n’est qu’un court passage. Seulement, il y a une différence entre être directement responsable d’une mort inutile et le fait que toutes vies se finissent un jour. A ce moment pourquoi ne tuer que les animaux et pourquoi vous-même continuez-vous à exister ? Pourquoi refuser aux animaux ce que vous vous attribuez à vous-même ?
- « Les plantes aussi sont vivantes, vous y pensez aux plantes ? Elles souffrent, elles aussi ! » : C’est vrai que les plantes sont vivantes et c’est pourquoi toute personne sensible à la « souffrance » des plantes se doit d’être végétalienne : elle ne consommerait qu’une quantité de végétaux infime si on la compare à celle qu’exige la production de viande, de lait et d’œuf.
Certains disent que les plantes souffrent car elles réagissent lorsqu’on les coupe, elles émettraient des ondes (non vérifié) et réagissent aux conditions de leur environnement, alors d’après eux, cela serait pareil de tuer une plante ou un animal : il est reconnu par les chercheurs scientifiques que la souffrance n’existe que grâce à un système nerveux pour transmettre les informations et un cerveau pour les analyser. Il semble logique de dire que sans cerveau, la conscience et la souffrance n’existent pas, d’ailleurs cette version est reconnue par l’ensemble des médecins car ils considèrent qu’un humain est mort lorsque son cerveau ne montre plus d’activité, même si son corps est maintenu artificiellement en fonctionnement. Ils prélèvent, même, des organes sur ces humains pour des transplantations. On prend aussi soin d’essayer d’assommer les animaux avant de les tuer pour leur éviter des souffrances.
Dire que les plantes souffrent revient à affirmer la possibilité d’une conscience sans cerveau. Les humains qui avancent cela n’imaginent pas ce que cela remet en cause, d’autant plus qu’ils affirment cela par le seul fait que les plantes réagissent à leur environnement (les expériences d’émissions de signal par les plantes n’ont pas été vérifiées). Dans le même style, on pourrait dire qu’une bilame (tige de métal constituée de deux plaques d’alliages différents) souffre puisque lorsqu’on la chauffe, elle se tord de « douleur », on pourrait aussi dire qu’un robot, conçu pour réagir aux conditions de son milieu, souffre. On peut dire que les plantes sont vivantes mais pas du métal ou un robot : le problème n’est pas uniquement le fait d’être vivant, mais le fait de pouvoir ressentir quelque chose. Un atome est-il vivant ? Nous vous laissons réfléchir à la notion de « vivant » …
Certains diront qu’ils savent par intuition que les plantes sont conscientes : c’est toujours facile de l’affirmer, en s’expliquant juste par « l’intuition ». On peut dire ce qu’on veut, l’intuition c’est d’ailleurs ceci : dire ce qui nous arrange, sans rien justifier. Alors que nous, il faut qu’on justifie tout… Même en supposant que les plantes soient conscientes, cela serait encore un argument de plus pour être végétalien, vu ce que la consommation de viande détruit comme plantes, par un gaspillage catastrophique : il faut des quantités énormes de végétaux pour nourrir les animaux qui seront tués, et dans cette transformation de végétaux en viande, les pertes en énergie et protéines sont très importantes. En consommant directement des végétaux, on détruit moins de plantes. On peut aussi dire que le problème ne se pose que pour certains légumes et les graines germées car les céréales, légumineuses, oléagineux sont ramassés une fois séchés, et les fruits ne demandent pas de tuer les arbres.
Mais d’ailleurs, que faites-vous pour améliorer le sort des plantes ? Car, enfin, il est toujours amusant de voir sortir des arguments de ce type de la bouche de personnes qui ne sont mêmes pas capables de commencer à éviter les souffrances les plus flagrantes des animaux, en devenant végétariens ou végétaliens. Ont-ils seulement tué de leur main un animal en le regardant dans les yeux et coupé une fleur en la regardant ? Ont-ils seulement visité un abattoir et une serre à légumes avant de dire que tuer un animal est pareil que tuer une plante ? Et là, il n’y a pas besoin d’intuition pour voir que les animaux souffrent. Comment osent-ils comparer ces deux actes ? Comme osent-ils être d’aussi mauvaise foi ? Ils ne cherchent qu’à excuser leur attitude, ni plus, ni moins. Si déjà, une majorité d’humains étaient végétaliens, on pourrait réfléchir à ces questions. Etre végétalien n’est déjà pas si facile, justement, à cause de ces personnes qui nous reprochent de ne pas aller assez loin sans mettre en pratique ce qu’ils nous demandent d’appliquer. Alors que d’un autre coté, ce seront les mêmes qui nous traiterons d’extrémistes seulement car nous sommes végétaliens. Etre démagogique est très facile, pour notre part, nous nous contentons de demander aux autres de faire comme nous, pas plus.
- « Et les chaussures ? » : D’un point de vue écologique, l’industrie du cuir est très contestable. Bien que le cuir soit lui-même biodégradable, les procédés de tannage et de teinture des peaux entraînent des pollutions considérables. Par exemple, le cuir importé du Brésil est tout autant responsable de la déforestation que l’industrie de la viande. Représentant jusqu’à 25% du produit financier de l’abattage, le cuir peut devenir une incitation à l’abattage. En outre, l’industrie du cuir, largement installée dans les pays non-industrialisés fait appel à la main-d’œuvre enfantine. Etre conséquent, c’est éviter le cuir, produit tiré de l’empire Boucherie.
- « Chez nous, l’élevage est une tradition » : L’élevage industriel ne peut être une tradition chez nous, ni ailleurs. Le niveau actuel de consommation de viande et de produits animaux est une « tradition » qui ne date que des années 1950 ainsi que le montre la progression des maladies cardio-vasculaires et des cancers des voies digestives depuis cette époque. De toute façon, même si l’élevage non-industriel améliore probablement la vie des animaux, il n’en reste pas moins que le sort qui leur est réservé est le même : l’égorgement dès qu’ils ne sont plus rentables ou trop vieux. Une tradition ne justifie rien du tout. L’important n’est ni de perpétuer une chose, ni de la conserver mais de considérer l’intérêt des êtres eux-mêmes.
- « Vous êtes des citadins ignorants des réalités de la campagne » : C’est bien parce que nous sommes au courant (comme chacun peut l’être) que nous dénonçons les élevages. Tout élevage signifie l’exploitation, voire la torture et dans tous les cas la mort des animaux.
- « Vous vous attaquez aux exploitants agricoles en pleine période de crise » : Au contraire, nous soutenons, par notre mode de consommation, les agriculteurs qui servent l’humanité, respectent les animaux et la terre : producteurs de céréales, d’oléagineux, de légumes, de fruits ; ainsi que tous les artisans transformateurs en fruits secs, tofu, huile, pour donner quelques exemples.
- « L’élevage participe à la préservation de nos ressources naturelles » : Au contraire. On nous cache par tous les moyens le lien étroit entre la production de viande et la destruction massive des forêts, la pollution des eaux et de la terre, les inondations, autant que la sécheresse, l’épuisement des ressources de la mer, l’effet de serre. Le bétail fabrique plus de méthane que l’industrie : une étude du Ministère de l’Energie Américain a déterminé que le bétail (principalement les 2,5 milliards de bovins de notre planète) éructe ou rejette dans l’atmosphère 75 millions de m3 de méthane par an, produit par la fermentation des déjections ou durant la digestion.
Ne pas manger de viande contribue à réduire la misère de l’humanité et à la conservation de l’environnement, en prélevant une moindre part des ressources du monde. Cela soulage aussi la misère animale en boycottant l’élevage et l’abattoir. Le bétail ne produit pas de la nourriture : il la gaspille. Il faut à un bovin 30 kg de nourriture pour fournir 1 kg de viande. Cette nourriture est composée de précieuses protéines végétales (céréales et légumineuses), voire animales (farines de viande et de poisson). L’accroissement vertigineux de la consommation de viande et de produits laitiers, a comme conséquences inéluctables la généralisation de l’élevage industriel, un gaspillage d’énergie incroyable et une pollution exponentielle.
Au moins 50% des terres agricoles en France sont utilisées pour nourrir les élevages. Il ne s’agit donc pas seulement de consommer ce que nous donnons au bétail, mais d’utiliser nos sols pour nourrir l’humanité tout en polluant le moins possible. Un demi-hectare de terre peut produire assez de soja pour nourrir 61 personnes, assez de blé pour nourrir 10 personnes et du bétail pour nourrir (mal) 2 personnes.
L’industrie de l’élevage produit moins de protéines qu’elle n’en utilise. Pourtant l’industrie alimentaire et les gouvernements qui la soutiennent, persistent à promouvoir aveuglément leur économie de famine et de souffrance dans les pays développés ; pire encore, le modèle obsessionnel de nourriture occidental envahit le Tiers-Monde, aggravant les inégalités sociales entre la minorité qui adopte ce modèle et l’immense masse des affamés. Venir à bout de la famine, c’est d’abord en comprendre les causes.
- « Renoncer à la viande causerait un chômage massif » : Quels emplois disparaîtraient ? Pareur (qui dénerve la viande), désosseur, tâcheron boucher, tueur d’abattoir, ou, masturbateur de dindons, castreur de porcs, sexeur de poussins, équarrisseur, chercheur en contention de porc à l’INRA. Épandeur de pesticides et de lisier ?
Je ne suis guère plus sensible à cet aspect du problème qu’au chômage des fabricants d’armes ou de centrales nucléaires. Toujours cette disproportion effroyable entre les intérêts des uns et des autres. Les animaux ne comptent pas dans ce calcul. De toute façon, des exemples de reconversion d’industrie existent (métallurgie, agriculture, etc.), elles ont produit, certes, du chômage à une période, mais l’activité humaine évolue et de nouvelles activités sont apparues. On peut dire que l’apparition de l’âge du fer a mis au chômage les tailleurs de silex dans le passé. Ne faut-il rien changer ? Il est possible, socialement, d’organiser une répartition équitable du travail et des richesses, pour que les évolutions soient profitables à tous.
- « Les végétariens doivent faire attention à ce qu’ils mangent » : Ils le font, c’est pour cela qu’ils ont définitivement exclu la viande et même les sous-produits animaux de leur alimentation. Les seules personnes que le végétarisme inquiète sont les industriels de la viande, de la pharmacie et les médecins à leur solde, qui profitent de la maladie et de la mort (des humains et des animaux).
- « Il faut une alimentation équilibrée » : Un végétarien absorbe quotidiennement une nourriture variée : céréales et légumineuses, légumes frais et fruits de qualité, afin d’assurer un bon équilibre en glucides (hydrate de carbone), protéines, lipides, vitamines et sels minéraux. La viande, bien au contraire, déséquilibre l’alimentation par un excès de graisses saturées et de cholestérol, entrave la digestion par son manque de fibres et de vitamines et encrasse l’organisme par l’urée. A ceci s’ajoutent les résidus de l’élevage industriel : métaux lourds, pesticides, hormones, antibiotiques et divers médicaments, tous lourds de conséquences pour la santé des animaux et de ceux qui les consomment.
- « L’organisme humain est adapté à l’assimilation de la viande » : Pas du tout. Contrairement aux carnivores, nous avons une petite bouche, une denture faite pour mastiquer et non déchirer : incisives bien développées, molaires émoussées, une salive neutre, un estomac volumineux, un intestin long (10 mètres), un colon à replis. Toutes caractéristiques impropres à une alimentation carnée. Les plus célèbres naturalistes ont donné un message très clair qui montre que la physionomie de l’humain n’est pas adaptée à la consommation de viande :
John Ray (1628-1704) était appelé le père de l’Histoire Naturelle anglaise et une association qui porte son nom a été fondée en son honneur : « The Ray Society ». D’après John Ray : « Il n’y a pas de doute que l’humain n’est pas conçu pour être un animal carnivore ». Et il déclare aussi : « Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer, et nous régaler, est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la nature. Quelle vision agréable, plaisante et innocente qu’une table frugale servie, et quelle différence avec un repas composé de viande animale fumante et tuée. En aucune façon, l’humain n’a la constitution d’un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L’humain n’a ni des dents acérées ni des griffes pour tuer sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher. En résumé, nos vergers offrent tous les délices imaginables, tandis que les abattoirs et les boucheries sont pleins de sang coagulé et d’une abominable puanteur. ».
Georges Cuvier (1769-1832) naturaliste français, anatomiste et géologue : Il fut professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, secrétaire de l’Académie des Sciences et Chancelier de l’Université. Il créa la théorie de l’Anatomie Comparée et la Paléontologie. Grâce à ses études nous avons pu reconstituer les squelettes d’espèces qui avaient disparu. Cuvier reçut les distinctions et titres de Baron et Grand Officier de la Légion d’Honneur, et fut honoré par Napoléon 1er, Louis XVIII, et Louis-Philippe. Cuvier
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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 10:42

affirma dans son ouvrage Leçon d’Anatomie Comparée, que : « L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’humain ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores… Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires, qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’humain chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes, n’excite pas l’horreur et le dégoût. ». Regardons quelques constatations faites par Cuvier : « La nourriture naturelle de l’humain, au regard de sa structure, devrait consister en fruits, racines et légumes. ». « L’humain apparaît organisé pour se nourrir de fruits, racines, et des parties succulentes des légumes. Ses mâchoires courtes, de force moyenne, ses canines de même longueur que ses autres dents, et ses molaires tubéreuses ne lui permettent pas de mâcher de l’herbe ou de dévorer de la viande sans préparer ces nourritures en les cuisant. Ses organes sont formés en accord avec la disposition de ses dents. Son estomac est simple et son conduit intestinal est de longueur moyenne et très bien ancré à son gros intestin. ».
Alexander Von Humbold (1769-1859), naturaliste allemand, explorateur et géographe, effectua des études sur le magnétisme et soutint la théorie de l’origine éruptive des roches. Il est considéré comme le fondateur de la climatologie et de la biogéographie de la planète et des océans. Il écrivit un ouvrage de trente volumes sous le titre « Cosmos et Voyages dans les régions équinoxiales du Nouveau-Monde. ». Humbold statua ceci : « Se nourrir des animaux n’est pas loin de l’anthropophagie et du cannibalisme. La même quantité de terre utilisée pour paître et nourrir du bétail pour produire de la viande pour alimenter un humain, pourrait nourrir dix personnes avec des végétaux ; si de plus, nous la cultivions avec des lentilles, haricots en grains ou petits pois, cela pourrait nourrir une centaine de personnes… Le Bassin de l’Orénoque peut produire suffisamment de bananes pour nourrir l’humanité entière confortablement ».
Richard Owen (1804-1892) un naturaliste anglais qui étudia avec Cuvier, catalogua la collection de chasse du British Muséum et organisa le Muséum d’Histoire Naturelle du Sud Kensington. Il étudia l’anatomie et la physiologie comparée. Il écrivit « Cours d’Anatomie Comparée », « Paléontologie et Physiologie des Vertébrés ». Il dit : « Les anthropoïdes et tous les quadrumanes dérivent leur alimentation des fruits, graines et autres succulentes substances végétales et la stricte analogie entre la structure de ces animaux et celle de l’humain démontre clairement leur frugivorisme naturel. ». « Les singes dont la dentition est à peu près égale à celle de l’humain vivent principalement de fruits, noix et d’autres variétés similaires de textures savoureuses et de valeur nutritive élaborée par le règne végétal. La profonde similitude entre la dentition des quadrumanes et celles des humains démontre que l’humain était à son origine adapté à manger les fruits des arbres. ».
Bien sûr, le plus célèbre de tous les naturalistes anglais fut d’accord avec les autres naturalistes. Charles Darwin (1800-1882), à l’âge de 22 ans, débuta un voyage à travers le monde qui dura 5 ans. Pendant ce voyage, Darwin collecta du matériel qui servit à publier son plus célèbre livre en 1859 : « De l’Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle ». Darwin fut membre de la Royal Society de Londres et, après sa mort, fut enterré à l’Abbaye de Westminster avec d’importants honneurs funéraires et la présence diplomatique de grandes nations. Darwin écrivit : « La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores. ». Dans son livre « l’Origine de l’Humain », il nous dit : « Bien que nous ne sachions rien avec certitude quant à l’époque ou l’endroit où l’humain vit se réduire l’épaisse couche de poils qui le recouvrait, nous pouvons dire avec une faible probabilité d’erreur qu’il a vécu dans une contrée chaude où les conditions étaient favorables au frugivorisme ce qui, compte tenu des analogies, doit avoir été la façon dont l’humain vivait. ». Et il rajoute dans « De l’Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle » : « Nous avons vu que les sens et les intuitions, les différentes émotions et facultés, comme l’amour et la mémoire, l’attention et la curiosité, l’imitation, la raison, etc., dont l’humain se vante, peuvent être trouvées à l’état naissant, ou même pleinement développées chez les animaux inférieurs. Les animaux, dont nous avons fait nos esclaves, que nous ne voulons pas considérer comme nos égaux ».
Thomas Henry Huxley (1825-1895), docteur et anthropologue anglais, soutint les théories de Darwin et devint le Président de la Royal Society. Parmi d’autres livres, il écrivit « Evidences Zoologiques », « La Place de l’Humain dans la Nature » et « l’Anatomie Comparée ». Regardons quelques déclarations d’Huxley : « L’humain vint avant la hache et le feu, il ne pouvait donc pas être omnivore ». « La longueur de l’appareil digestif de l’humain est de 5-8 mètres et la distance entre la bouche et le coccyx est de 50 à 80 centimètres, ce qui nous donne un rapport de 10 comme pour les autres animaux frugivores, et non pas de 3 comme les carnivores ou de 20 comme les animaux herbivores. ». « Le seul animal qui existe ayant une morphologie omnivore est l’ours, qui a quelques dents pointues et les autres plates. ».
Sir Arthur Keith (1866-1955) célèbre anatomiste et anthropologue anglais, découvrit, avec Martin Flack, le nœud sinoauriculaire, où les contractions cardiaques ont leur origine. Il fût recteur de l’Université d’Aberdeen et écrivit : « Instructions pour l’Etude des Singes Anthropoïdes », « Anciens Types d’Humains » et « Essais sur l’Evolution des Humains ». Cet anthropologue nous dit : « Les chimpanzés et les gorilles ont les mêmes mécanismes digestifs que l’humain. C’est la preuve de l’Anatomie Comparée en faveur d’un régime de crudité qui permet à la fermentation de produire plusieurs selles quotidiennes, molles et sans putréfaction. ».
Nous pourrions arguer contre le végétarisme que les images de l’humain préhistorique sur les roches des cavernes le montrent comme un chasseur. Cependant, cela ne veut pas dire que la viande est la meilleure nourriture pour l’humain. Nous devons prendre en compte que l’anthropologue Alan Walker, de l’Université John Hopkins, en étudiant les empreintes de dents fossilisées, trouva un assortiment d’aliments et affirma que nos premiers ancêtres ne vécurent pas principalement de viande, de graines, de bourgeons, de feuilles, ou d’herbe, pas plus qu’ils ne furent omnivores, mais il semble qu’ils subsistèrent essentiellement d’un régime de fruits. Il n’a pas été trouvé d’exceptions. Chaque dent fût examinée, et celles provenant des hominidés d’il y a 12 millions d’années, ancêtres directs de l’Homo Erectus, prouvèrent qu’ils étaient des mangeurs de fruits.
- « On a toujours mangé de la viande » : Faux. La consommation moderne de viande et de sous-produits animaux est un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. En France, la consommation de viande a progressé de 500% en un siècle. Obésité, goutte et rhumatismes, maladies du cœur, diabète, ostéoporose ainsi que la plupart des cancers, maladies autrefois réservées à la minorité la plus riche, frappent aujourd’hui « démocratiquement » tous les consommateurs de produits animaux. De plus, l’ancêtre de l’humain était végétarien… Dans tous les cas, l’argument consistant à dire « on a toujours fait ainsi » ne justifie pas qu’il ne soit pas possible de faire autrement et que la pratique soit moralement acceptable.
- « Les populations qui manquent de viande souffrent de malnutrition » : Les personnes qui souffrent de malnutrition dans les pays non-industrialisés sont privées des protéines et des glucides qu’ils sont contraints de cultiver et d’exporter pour nourrir le bétail occidental. Par exemple, en Thaïlande, le manioc, qui constitue la principale ressource du pays, est exporté à 90%. En conséquence, les disponibilités locales en fécule et en protéines régressent alors que 50 000 enfants (pour une population de 5,1 millions d’habitants) meurent chaque année principalement de malnutrition.
Parallèlement, les pays qui ont la plus forte consommation de viande (et de sucre) par habitant (USA, Canada, France) sont également ceux qui ont le plus de maladies et d’accidents cardiovasculaires, cancers et autres maladies chroniques, dégénératives ou létales. Alors que les végétariens de ces mêmes pays ont deux à trois fois moins de risques de contracter l’une de ces maladies que le reste de la population : réduction de 50% de la mortalité cardiovasculaire et de 40% des cancers.
- « Le végétarisme, d’accord pour les adultes, mais les enfants ? » : Comme les adultes, les enfants ont besoins de protéines, de calcium et autres minéraux. Pour leur croissance, ils ont aussi besoin d’une ration importante de glucides, source d’énergie, et de vitamines, d’oligo-éléments et d’enzymes pour coordonner le tout. Même si la viande contient des protéines et du fer (bien moins que beaucoup de végétaux), cela ne signifie pas qu’ils soient assimilables et / ou bénéfiques. Nous assimilons par contre les graisses nocives des viandes. A sa période de croissance maximale, durant les premiers mois, un bébé trouve une ration de protéines suffisante dans le lait maternel qui n’en contient que 5% : moins que la plupart des végétaux et bien moins que tous les oléagineux. Pauvre en magnésium, la viande contribue, par ailleurs, à la décalcification. La majorité (70%) des enfants français ont des caries dès la première dentition.
- « Mais où trouver les protéines ? » : Dans les pays industrialisés, nous sommes, en fait, victime d’une sur-consommation de protéines à cause d’une propagande lancinante qui nous assène à longueur de temps que nous « manquons » de protéines. Même en s’abstenant de consommer des produits d’origine animale, si nous nous nourrissons de céréales complètes, de légumineuses, et d’oléagineux (noix, amandes,…) et autres végétaux, notre consommation de protéines demeure supérieure à celle recommandée par l’O.M.S. et diverses organisations mondiales de la santé. De plus, les végétariens évitent les graisses saturées et le cholestérol lourd contenus dans la viande et les autres produits d’origine animale qui surchargent le système digestif, le foie et les reins en encrassant l’organisme.
- « Les protéines végétales ne sont-elles pas de qualité inférieure ? » : Toutes les protéines sont de même qualité. Sur la base d’expériences pseudo-scientifiques, car effectuées sur l’animal non-humain, on a longtemps voulu nous faire croire qu’il fallait absolument absorber les 14 acides aminés dont se compose notre corps. Nous savons maintenant qu’il n’en est rien : notre organisme recompose les acides aminés dont il a besoin à partir de toutes les protéines ingérées. Seule la surcharge lui est néfaste : elle est, par exemple, cause de décalcification (l’ostéoporose est une maladie inconnue en Afrique).
- « Mais les légumes contiennent autant de substances nocives que la viande ? » : Faux. Aucun fruit, légume ou céréale ne contient de cholestérol lourd ou de graisses saturées. Quant aux divers résidus de l’élevage industriel moderne, pesticides, antibiotiques, hormone de synthèse, etc., ils s’accumulent dans la viande, d’où on ne peut les éliminer. Alors qu’en lavant simplement les végétaux, on se débarrasse de certains des additifs toxiques. De plus, rien ne vous empêche de consommer des fruits, légumes et céréales provenant de l’agriculture non-industrielle pour éviter ces suppléments empoisonnés. Les produits de l’agriculture biologique sont, en outre, plus riches en vitamines, enzymes et sels minéraux.
- « Vous buvez du lait et mangez des produits laitiers, quand même ? » : Certains le font, mais il est préférable de l’éviter. Le lait de vache (ou d’autres mammifères) et tous ses dérivés, beurre, crème, yaourts, fromages, glaces, etc., apportent trop de protéines et de minéraux, tout en étant carencés en lipides vraiment utiles à l’organisme humain. Le lait est impliqué dans des maladies les plus graves et les plus répandues : cancer du sein, tumeur de l’intestin, rhumatismes, polyarthrite. Les protéines du lait sont à l’origine de maladies allergiques réputées incurables comme l’asthme, ou l’eczéma, ainsi que les rhinites à répétition et toutes les infections de la sphère O.R.L.. Les sucres du lait sont responsables de multiples disfonctionnements digestifs. Les graisses provoquent diverses maladies cardiovasculaires par encrassement artériel : infarctus de myocarde et accidents vasculaires cérébraux en particulier. Et combien de peaux grasses et boutonneuses (et de dermatologues) peuvent bénir l’industrie du lait…
- « Il faut pourtant du lait pour les bébés » : Pour un bébé, rien ne remplace le lait de sa mère. Le lait de vache est très différent du lait de femme. Par sa teneur en graisses et en sodium, il constitue un facteur d’hypertension précoce, induit le diabète précoce (qu’on prétend héréditaire) et provoque des carences en fer. On se souvient aussi de la campagne contre Nestlé « le tueur de bébés » qui, en imposant les laits « maternisés » auprès des populations mal informées des pays non-industrialisés, a fait mourir des millions de nourrissons littéralement vidés par des diarrhées à répétition, comme l’a dénoncé l’O.M.S..
- « Et le calcium alors ? » : Le mythe du calcium… Si vous avez déjà la sagesse d’éliminer la viande, car l’excès de graisses et de protéines est défavorable à l’assimilation du calcium, vous n’aurez pas de difficultés à assurer votre apport calcique quotidien avec tous les légumes verts, choux et brocolis, par exemple, les fruits secs, figues surtout, les graines oléagineuses, notamment, sésame, amandes, ainsi que les algues, spiruline, par exemple ; soja sous forme de « tofu » ou autres. Dans les végétaux, le calcium est associé à d’autres minéraux qui en favorisent l’assimilation, ce qui n’est pas le cas des produits laitiers. Il est essentiel pour le corps que le pH du sang reste neutre. Ainsi, si un régime contient trop d’éléments acidifiants (viande, poisson, produits laitiers, œufs, sucre et farine raffinée), l’organisme retire le calcium des os et s’en sert comme d’un minéral alcalin pour équilibrer le pH sanguin.
L’observation du règne animal, et des mammifères végétaliens en particulier, devrait nous faire réfléchir : ces animaux ont un squelette solide et une force musculaire supérieure à la nôtre et pour certains, supérieure même aux autres espèces, citons l’éléphant, le gorille, le rhinocéros ou l’hippopotame. Ils arrivent fort bien à former et
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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 10:43

entretenir leurs os, en mangeant de l’herbe, des fruits ou des feuilles, et jamais de lait d’une autre espèce à l’âge adulte. L’humain est probablement la seule espèce à boire du lait toute sa vie.
Actuellement, des instituts de recherche financés par l’industrie laitière lancent plusieurs études pour valider la consommation de produits laitiers. Ces études sont effectuées, sur des sujets à l’alimentation carencée au départ, et tiennent compte, pour leurs résultats, de paramètres ponctuels, qui ne reflètent pas la qualité de la fixation osseuse.
- « Il n’est pas nécessaire de tuer un animal pour avoir du lait » : Pas de lait sans veau. Pour produire aujourd’hui ses 4000 à 6000 litres de lait annuel, la vache est en lactation 10 mois par an, met bas tous les 9 mois pour être inséminée artificiellement 3 mois après chaque vêlage. Son veau lui est retiré quelques heures ou quelques jours après la naissance. Si c’est un mâle, il sera abattu après quelques semaines de claustration dans l’obscurité et de nourriture volontairement carencée pour produire le veau anémique blanc à souhait. Si c’est une femelle, elle produira du lait pour finir de toute façon à l’abattoir au bout de 4 ou 5 ans, au terme d’une exploitation intensive où les supplémentations d’hormones (œstradiol, progestérone, testostérone et d’autres) jouent un rôle grandissant, qu’elles soient interdites ou non.
Derrière chaque tasse de lait, se cachent une côte de veau et une côte de bœuf. L’industrie de la viande de « bœuf » s’approvisionne à 80% de vaches laitières trop « vieilles ».
- « Vous voulez imposer vos idées » : Comment le pourrions-nous ? Actuellement, c’est la consommation de viande qui est imposée. Très peu d’informations circulent sur le végétarisme et le végétalisme. Ne pas manger des animaux, c’est se retrouver dans le camp des minoritaires. Et même si nous voulions « imposer » le végétarisme et le végétalisme pour défendre les animaux, qu’y aurait-il de mal à défendre le faible contre le fort ? Chacun est d’accord pour protéger une femme battue, pourquoi cela serait-il différent pour les animaux ? Il n’y a pas si longtemps, peu de monde trouvait inacceptable que les femmes soient battues. Il en est de même pour les animaux actuellement. Peu de monde est choqué par le martyre qu’ils subissent et peu de monde trouve utile de les défendre. Nous voulons juste que les animaux ne soient plus maltraités.
- « Les animaux ne souffrent pas, n’ont pas de conscience » : Rien non plus ne me prouve que ce n’est pas aussi le cas des autres humains. Je me base sur des ressemblances avec moi-même pour penser qu’ils ont une conscience, et je ne m’appesantis pas sur l’aspect machinal de la vie civilisée. Si j’étais extra-terrestre, j’aurai apparemment de solides raisons de douter que les humains soient conscients. De la même façon, je ne me place pas en extra-terrestre par rapport aux animaux. De toute façon, conscient ou pas, les animaux ressentent la douleur, et c’est ce qui importe ici.
- « La viande est vitale » : C’est ce que croient (ou veulent croire) encore beaucoup de gens. C’est bien sûr totalement faux, les milliers de familles végétariennes et végétaliennes à travers le monde prouvent le contraire.
- « Je donne la priorité aux problèmes des humains. Après, je me poserai la question » : C’est là une manière de dire qu’on s’en fiche éperdument. Toujours cette volonté de donner la priorité aux humains ! Mais pourquoi aux humains spécialement, pourquoi pas aux français, ou aux coiffeurs (c’est ce que font les nationalistes et les corporatistes) ? C’est qu’en donnant une valeur particulière, sacrée même, aux autres humains, on a l’impression de s’en donner une à soi-même. Alors qu’être végétarien ou végétalien ne demande pas de temps et donne tout loisir à s’occuper d’améliorer le sort des humains les plus faibles. Pourquoi chercher à opposer l’un à l’autre ? Qu’est ce qui empêche d’être végétalien et de militer pour des causes humaines ? Cuisiner des végétaux ne demande pas plus de temps que de préparer de la viande.
- « La viande donne des forces, elle est utile (entendez : nécessaire) aux sportifs et aux bûcherons » : Il ne nous semble pas que la viande donne plus de forces que n’importe quel légume tout mou. Ce sont, en général, des hommes qui disent ça, et manger de la viande les renvoie, sans doute, à l’image vivifiante de l’homme viril qui se bat pour survivre et nourrir sa femelle et ses petits. L’idée que la viande donne des forces (jusqu’où ne conforme-t-on pas la réalité et ses désirs !) viendrait de cette croyance ancienne et un peu magique que manger de la cervelle, par exemple, rendrait plus intelligent, ou que consommer de la poudre de corne de rhinocéros (avant d’être réduite en poudre, elle était dure et pointait vers le ciel !) décuplerait la virilité. « Quel punch le bœuf ! », c’est de la pub pour vendre du bœuf mort. Et le bœuf vivant, qui a tant de punch, il mange quoi ? Du bœuf ? Non, de l’herbe. Derrière tous ces prétextes et justifications, il y a l’envie de manger de la viande, n’importe quelle viande, de manger de l’animal tué. De se sentir quelque part un tigre, même si on est traité « comme un chien » par les autres humains.
- « La viande est bonne, meilleure, en tout cas, qu’un légume tout mou, tout flasque, tout fade ! » : Mettre en balance ce supposé bon goût avec des vies entières de souffrance montre précisément à quel point les animaux sont méprisés, niés. De plus, la viande n’a pas particulièrement de goût, elle en obtient un, uniquement, lorsqu’elle est préparée avec des épices, des légumes et qu’elle est cuite. Les piments et les épices sont des végétaux et ils ont énormément plus de goût que toutes les viandes, à part lorsque la viande se décompose et se putréfie, ce qui ne sera pas vu par beaucoup d’humains comme une « bonne odeur ».
- « Et puis, de toute façon, je n’en mange que très peu » : Nous avons fait, un jour, un débat sur le thème des animaux ; étaient présents essentiellement des militants progressistes, et tous, en guise d’introduction à ce qu’ils allaient dire, nous ont sorti ça. Nous ne voyons pas bien en quoi cela signifie être sensible à la souffrance des animaux, en quoi ils avaient conscience du problème qui nous intéressait. C’est vrai que manger de la viande une fois par semaine tue, sans doute, moins qu’en manger tous les jours. Les animaux vivent, probablement, plus cette différence que nous. Quelle réaction auraient-ils si quelqu’un leur disait qu’il bat peu sa femme ?
Par ailleurs, et puisqu‘on parle de militants, il semblerait qu’il y ait chez eux une gêne parce que les animaux ne sont pas une cause révolutionnaire, qui puisse, en tant que telle, déboucher sur un changement radical de société. On ne peut pas faire de démagogie aux animaux, alors que si on se lamente sur le sort des ouvriers ou des enfants, on espère qu’en retour, par gratitude ou par conscience de classe ou autre, ils nous construiront le monde idéal dont on rêve.
- « Tout ce que nous mangeons est obtenu dans ce système par l’exploitation des humains, des animaux ou des plantes ; on ne s’en sortirait pas si on voulait faire attention à tout et il faut bien manger… » : Il n’y a pas de solutions « tout ou rien »… Beaucoup disent préférer s’abstenir plutôt que faire quelque chose qu’ils jugent imparfait. Ils oublient qu’ils font quelque chose en mangeant de la viande, ce n’est aucunement une abstention, ils ne font qu’accomplir une vie médiocre, dictée par la tradition, qui les a habitué à manger de la viande malgré la barbarie que cet acte représente. Pour moi, il ne s’agit pas d’essayer d’être parfait dans telle ou telle direction, de rechercher un absolu quelconque, mais d’essayer de déterminer une « solution imparfaite » qui soit la plus en accord avec les buts que je me donne.
- « Tu ne serais pas là si tes ancêtres des cavernes n’avaient pas chassé ! » : Peut-être, mais les choses n’ont un sens que dans une situation donnée, et c’est de la situation présente dont nous parlons, pas du passé. De plus nos ancêtres ont été végétariens à une période, alors on pourrait aussi bien dire « si nos ancêtres n’avaient pas été végétariens, nous ne serions pas là ». Pourquoi se référer à une situation datant de millions d’années pour justifier ses attitudes actuelles ? En effet, à ce compte-là, le cannibalisme se trouve tout naturellement légitimé car nos ancêtres l’ont aussi pratiqué. Le passé n’est pas un prétexte pour des pratiques cruelles : manger ses semblables humains est devenu moralement inacceptable et petit à petit il en deviendra de même de manger les autres animaux. Nos ancêtres mangeaient de la viande… sortons de la préhistoire…
- « C’est un luxe de nanti de se poser le problème. Ne faites pas le difficile, il y en a beaucoup qui aimeraient en manger et qui n’ont pas cette chance ! » : Il est paradoxal de tenir un tel discourt alors qu’on est nanti, qu’on s’adresse à un nanti, et pas au squelette moribond dont il est question. Ne pas manger de viande n’est nullement « faire le difficile », c’est juste constater qu’il est possible de vivre sans tuer des animaux et de préférer cette solution.
Je reviens à l’argumentation qui nous traite d’enfants gâtés. Elle me semble fondée sur un double mépris. Le mépris de nos motivations d’abord : on ne nous reproche pas de ne pas manger de viande, on nous reproche de le faire pour des motifs peu sérieux. Illustration donnée : « Si tu étais paysan du Sahel, tu ne ferais pas la fine bouche pour manger ta vache quand tu en aurais besoin ». Peut-être. Si ma vie en dépendait, j’abattrais peut-être 15 personnes pour me sauver. Peut-être pas. Je me vois mal le dire d’avance. Mais ça ne prouve ni qu’abattre 15 personnes ne soit pas grave, ni que tuer une vache n’est pas grave. Je ne suis pas paysan du Sahel (et les gens en face de moi qui s’indignent en leur nom, non plus), ma vie n’est pas en danger, et dans mon existence quotidienne, j’évite d’abattre des gens et de faire tuer des vaches.
Deuxième mépris : celui contre les gens du Tiers-Monde eux-mêmes. A force de savoir qu’ils ne mangent pas à leur faim, on finit par croire qu’ils ne sont que des ventres affamés. C’est un effet pervers du tiers-mondisme. On fait abstraction de leurs pensées, de leurs différences individuelles, de tous leurs désirs autres qu’alimentaires. On ne s’attend pas à ce qu’ils puissent dire : « Nous avons faim mais ça nous gêne de manger de la viande ». On ne comprend pas que certains Indiens refusent de manger la viande. Les gens affamés ne sont pas censés réfléchir à un niveau moral ou philosophique. Et si on « respecte leur culture », c’est un peu comme on respecte la nature, les animaux dans les réserves. Ils sont « comme ça », une bonne fois pour toutes, il ne faut pas intervenir, ce serait introduire un « élément artificiel ». Ne pas parler aux Papous de la souffrance des animaux, les observer simplement, écrire éventuellement une thèse dessus, échanger un peu de nourriture contre une sagaie à mettre dans nos musées exotiques (je ne sais pas en fait si les Papous mangent de la viande et font des sagaies, ce qui m’intéresse ici est de dénoncer ce qui se passe dans la tête des gens). Respecter les coutumes, même s’il s’agit de la chasse ou de l’excision du clitoris (Ah non ! l’excision du clitoris, c’est différent, c’est un sujet « sérieux ». L’excision du clitoris consiste à mutiler les parties génitales des filles, cette pratique est courante, encore en Afrique. Beaucoup de gens dans le monde ne trouvent pas ça horrible, comme beaucoup d’autres ne trouvent pas la chasse horrible). Ne pas leur demander de penser, ni penser avec eux.
Manque de chance, on ne voit pas bien en quoi prôner le végétarisme serait une intrusion de la culture occidentale, vu que ça ne semble pas faire partie de la culture de beaucoup de français ; et c’est justement dans les pays qui sont aujourd’hui du Tiers-Monde qu’on trouve le plus souvent des philosophies ou religions qui disent de ne pas manger de la viande pour ne pas tuer les animaux. Pas partout, loin de là. J’aurais sans doute à peu près autant de mal à convaincre la plupart des berbères que la plupart des français à ne pas manger de viande pour ne pas tuer les animaux – mais pas forcément tous, certains y ont peut-être pensé avant moi. Ça n’interdit pas, en tout cas, d’en parler. Penser, demander aux gens de penser est toujours considéré comme un luxe artificiel, réservé aux riches oisifs. On veut voir dans le Tiers-Monde des ventres qui ne pensent pas. Les occidentaux tombent en fait eux-aussi sous le même mépris : consommateurs affamés de fric, de bagnoles et de sports d’hiver. Tant qu’on participe au gueuleton, on échappe aux critiques de ceux qui nous font les reproches dont je parle, car on se montre pauvre aussi : pauvre en pensée. On se demande après ça où est la supériorité supposée de l’humain, qui justement est censée justifier son carnivorisme ! Et sous le couvert de leur « indignation morale », les gens qui nous font ces critiques ne montrent qu’une chose : leur désir de ne pas remettre en question les choses dont ils bénéficient.
- « Je vous respecte, je suis tolérant, respectez-moi, soyez tolérants » : C’est comme si un assassin demandait qu’on respecte son goût pour le meurtre pour motif de « choix personnel ». On oublie, seulement, que la consommation de viande n’implique pas qu’une seule personne, mais elle en implique au moins deux : celle qui mange et celle qui s’est fait tuer. Un animal n’est pas un objet, mais bien un être conscient, et manger de la viande n’est pas un acte sans conséquence sur autrui. Les « choix personnels » des personnes ne sont nullement neutres, ils sont les conséquences de toutes les influences du milieu (histoire personnelle, culture, etc.). Si une personne fait souffrir une autre personne, rien ne peut justifier de ne pas y donner une réponse collective pour l’empêcher. Toutefois, chacun peut évoluer, nous avons, nous aussi mangé de la viande. Nous essayons de respecter chaque être, mais cela ne nous empêche pas de trouver que la consommation de viande est un acte de cruauté.
- « L’humain n’est-il pas supérieur aux autres animaux puisqu’il est différent de tous les autres et qu’il est le seul à pouvoir faire certaines choses (fabriquer et créer des produits complexes par exemple) ? » : Il est clair que l’humain est différent de tous les autres animaux, comme d’ailleurs le chien ou l’oiseau sont différents de tous les autres animaux. Chacun a ses caractéristiques propres qui permettent de le différencier de tous les autres, mais cela ne lui donne aucun motif de supériorité. L’humain est très habile pour fabriquer des outils car il arrive à transmettre un patrimoine culturel important au travers des générations, mais l’humain est incapable de voler comme un oiseau ou d’avoir un odorat autant développé que le chien. Pourquoi prendre comme référence de supériorité une particularité et pas une autre ? Le fait d’être plus habile, de toute façon, ne donne pas le droit de tuer ceux qui sont moins doués. Dans cette logique, pourquoi ne pas en faire autant des handicapés mentaux ? Ce prétexte de supériorité a souvent été pris d’ailleurs dans l’histoire humaine pour faire des génocides.
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MessageSujet: Re: végétalisme   Ven 18 Mai - 11:02

Pour mon cas je suis végétarienne depuis aujourd'hui.



Je déplace le sujet par contre.
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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 7:37

Etre végétalien : Pourquoi ? Comment ? Comment bien s'alimenter pour être au top de sa forme ? Devenir végétalien n'a jamais été aussi facile.
Aujourd'hui, les grandes surfaces et les commerces spécialisés proposent une foule de produits pour réussir tous vos repas, des plus simples aux plus élaborés : entrées et apéritifs : hoummous, caviar d'aubergines, tapenade, pâtés végétaux, tacos, tortillas, crackers...
plats préparés : burgers végétaux, steaks de soja, galettes de céréales, nems végétariens, saucisses végétales, raviolis au tofu, au seitan ou aux légumes, sans parler de toutes les possibilités offertes par les légumes, céréales et légumineuses.
ingrédients savoureux et variés : crème et laits de soja, d'amandes, etc. ; sauces toutes prêtes ou à faire soi-même.
fromages (de soja) et desserts : yaourts et crème de soja aux fruits, à la vanille, au chocolat, à la noisette, sorbets.
Les végétaliens ne mange aucun animal et aucun produit d'origine animale (chair, lait, œufs, etc.). Dans son acception générique, le terme « végétalisme » recouvre les deux sens. Le monde végétal vous surprend par sa diversité et vous découvrez des saveurs oubliées ou insoupçonnées. Le plus beau reste à venir. Plus il y aura de végétaliens, plus l'éventail de produits couramment disponibles sera étendu, comme aux États-Unis, par exemple.

La nourriture végétalienne est délicieuse et excellente pour la santé. Faire les bons choix alimentaires, c'est garder la ligne, prévenir les crises cardiaques et faire régresser une maladie cardiovasculaire. Plusieurs études l'ont montré, les végétaliens ont un système immunitaire plus performant que les consommateurs de viande, un taux de cholestérol inférieur et ils risquent beaucoup moins de mourir d'une maladie cardiovasculaire ou d'un cancer. La consommation de viande et de produits laitiers contribue au développement du diabète, de l'arthrite, de l'ostéoporose, de l'athérosclérose (obstruction et épaississement des artères), de l'obésité, de l'asthme et de l'impuissance sexuelle. Fruits, légumes, céréales et légumineuses sont nos meilleurs alliés. Pour aider les animaux, rien de tel que le végétalisme. Dans les élevages industriels, veaux, vaches, cochons, poules, dindes, canards et beaucoup d'autres animaux vivent dans des cages surpeuplées, sans soins vétérinaires, sans exercice, sans jamais voir la lumière du soleil et respirer l'air frais et ils sont privés du contact de l'herbe sous leurs pieds. Ces êtres qui vivent, respirent, pensent, éprouvent des sensations et des sentiments et nous ressemblent sur tant de points, souffrent et meurent par millions chaque jour en France simplement pour que nous ayons le plaisir de manger un steak ou une tranche de jambon. Bien souvent, ils sont encore conscients quand ils sont égorgés, dépecés ou ébouillantés. Par nos choix alimentaires, nous pouvons refuser de contribuer à ces horreurs quotidiennes.
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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 7:50

C'est lui la personne de PETA France avec laquelle je communique par mail. Il s'appelle Jérôme Bernard-Pellet.

Encore rarissimes en France, les médecins végétaliens constituent par leur existence même une réponse sereine et crédible aux allégations alarmistes de leurs confrères quant au végétalisme. Le Docteur Jérôme Bernard-Pellet, généraliste en région parisienne, a bien voulu répondre à nos questions.

Médecin et végétalien, cela doit rassurer ceux qui craignent les carences ?

Oui cela rassure beaucoup les végétaliens, car l'hostilité du corps médical français (je dis français car c'est très différent en Angleterre ou aux Etats-Unis) vis-à-vis du végétalisme est encore très important. Le végétarisme commence par contre à être assez bien accepté. Cette hostilité vis-à-vis du végétalisme vient probablement des ouvrages de diététique des années 1950 qui étaient très défavorables au végétalisme. Cette position était probablement basée sur l'observation de quelques cas de végétaliens non avertis qui n'avaient pas respecté certaines règles de base (notamment sur la vitamine B12). Pourtant, une alimentation végétalienne bien menée (notamment supplémentée en vitamine B12) ne donne absolument aucune carence. Les dernières recherches scientifiques, faites par des médecins qui ne sont pas eux-mêmes végétaliens d'ailleurs, sont très claires là-dessus. Mais comme dans tous les domaines, les forces d'inertie sont énormes, et ces informations scientifiques ne sont pas encore passées dans l'esprit du corps médical français. De plus, les végétaliens étant très peu nombreux, rares sont les médecins à s'y intéresser, et donc à se documenter sur la question ; si le cas se présente, ils préfèrent déconseiller un régime qu'ils ne connaissent pas, "par précaution", ce qu'on peut comprendre. La médecine est tellement vaste, qu'on ne peut pas reprocher à un médecin de ne pas tout savoir.

Les grandes revues médicales internationales, généralement en anglais, qui font un louable effort de rigueur scientifique, sont très favorables au végétalisme :

- Moins de maladies cardio-vasculaires, notamment moins d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde. Ceci est expliqué en partie par la faible (pour les végétariens) ou l'absence de (chez les végétaliens) consommation en graisses animales saturées et en cholestérol, ce qui est nocif pour les artères.

- Moins de cancers, probablement en partie par le biais des anti-oxydants qui sont contenus en grande quantité dans les fruits et légumes. L'effet protecteur des anti-oxydants sur le cancer a d'ailleurs été très clairement démontré par l'étude SU.VI.MAX qui vient de s'achever en France. Cette étude a duré 8 ans et a concerné environ 10000 personnes.

Or, lorsqu'on sait que les cancers et les maladies cardio-vasculaires constituent la majeure partie des décès en Occident, ça donne envie de devenir végétalien.

Je vous invite à consulter la position officielle de l'Association Américaine de Diététique : http://www.eatright.org/Public/Files/veg.pdf qui fait la synthèse d'environ 250 articles et études dans le monde. Et en consultant l'un des moteurs de recherche médicaux le plus célèbre au monde : http://www.ncbi.nlm.nih.gov vous pourrez vérifier par vous même que la très grande majorité des scientifiques qui ont étudié la question sont favorables au végétalisme.

Quelles sont leurs principales inquiétudes et les réponses à y apporter ?

Comme tout régime, omnivore ou végétalien, il y a un certain nombre de règles de base à respecter :

- Faire trois repas par jour.

- Avoir une alimentation variée contenant des légumes, des céréales, des légumineuses, du pain, des pâtes, des noix, des graines, du lait de soja, du tofu et des fruits.

- L'alimentation doit permettre de garder un poids stable. Si on prend du poids ou si on en perd (en postulant qu'on était à son poids idéal au départ bien sûr), c'est qu'il y a une erreur alimentaire quelque part, qualitative et/ou quantitative. La surveillance du poids est un indicateur facile à mettre en œuvre et qui peut rendre de grands services.

Si ces règles sont respectées, hormis le cas de la vitamine B12, n'ayez aucune crainte, vous n'aurez aucune carence. Au pire, si une erreur alimentaire est faite, elle peut être dépistée à temps dans la plupart des cas et corrigée sans donner de séquelles. Mais les erreurs alimentaires ne sont pas l'exclusivité des végétaliens, au contraire, car les omnivores sont généralement moins bien calés en nutrition que leurs homologues végétaliens.

Vous trouverez tout ce dont le corps a besoin dans les aliments d'origine végétale : protéines (le préjugé populaire qui veut qu'on ne trouve des protéines que dans la viande est complètement erroné), glucides, lipides, minéraux, dont le calcium et le fer, vitamines en abondances (sauf la vitamine B12). En ce qui concerne la vitamine D, il n'y en a pas ou pratiquement pas dans les végétaux (et très peu dans les aliments d'origine animale d'ailleurs), mais l'être humain en fabrique facilement à partir de l'exposition au soleil, une exposition de 10 minutes par jour en laissant découverts mains, bras et visage étant suffisante. Ceux ayant la peau mate ou ne s'exposant jamais au soleil doivent envisager de se supplémenter en vitamine D2 (la vitamine D3 est d'origine animale). En conclusion, le régime végétarien ou mieux végétalien, sont d'excellents modes alimentaires, vous pouvez vous y mettre en toute quiétude. Ce sont des régimes sûrs.
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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:25

Qu'est-ce qui t'a amené personnellement au végétalisme ?

J'ai d'abord été végétarien pendant 15 ans avant de passer au végétalisme. C'est la prise de conscience de la grande souffrance des animaux, dès mon adolescence, qui m'a fait prendre cette décision. J'avais vu mon grand-père maternel tuer des lapins (il utilisait une technique consistant à les saigner à la patte), ce qui m'avait fait plus

que réfléchir sur la question de la souffrance animale et ses justifications.

En outre, je n'ai jamais été chasseur, mais j'ai pratiqué la pêche (poissons, crabes, crevettes). J'ai petit à petit réalisé qu'il s'agissait d'une pratique abominable. Poissons tirés hors de l'eau puis mourant à petit feu d'asphyxie dans un seau à l'eau trop chaude. Crabes ébouillantés vivants de retour à la maison. Crevettes agonisant lentement dans un autre seau. En fin de saison, j'avais d'ailleurs constaté que les crevettes avaient mis en place une stratégie de plus en plus élaborée pour éviter l'épuisette dans laquelle j'avais mis un appât (elles passaient par dessous l'épuisette). Ce qui me fait dire qu'elles ont un système nerveux peut-être moins rudimentaire qu'on ne le pense. Alors que dire des poissons, qui sont des vertébrés disposant d'un véritable cerveau et de tout le système nerveux nécessaire pour ressentir la souffrance. Le poisson est probablement un des animaux pour lequel la question de la souffrance traverse le moins l'esprit des gens, probablement parce qu'il ne crie pas. A mon avis, c'est une grave erreur, car du coup, ce sont probablement eux qui endurent les plus graves et les plus longues souffrances avant la mort, des souffrances dans le silence et l'indifférence générale.

Et finalement, qu'est-ce qui justifie autant de cruauté ? Des raisons tellement futiles qu'on peine à croire qu'elles puissent justifier la perpétuation de ces tortures.

Les choses ne se sont pas arrangées quand j'ai découvert dans la salle d'attente d'un vétérinaire (je m'y étais rendu pour accompagner ma cousine car je n'ai pas d'animaux de compagnie moi-même), une revue qui s'appelait La voix des animaux. Des vétérinaires y expliquaient que les élevages intensifs étaient inhumains et que l'industrie de la viande engendrait des souffrances terribles. Ils concluaient en conseillant de manger le moins de viande possible. J'ai préféré ne plus manger de viande du tout !

C'est tout récemment que je suis passé au végétalisme, influencé dans le bon sens du terme par des amis végétaliens. Jusqu'à une période récente, j'avais la fausse idée que le végétalisme comportait des dangers pour la santé, le discours dans le milieu médical français étant : "végétarisme : Ok, végétalisme : danger". Inquiet pour la santé des amis végétaliens que je côtoyais, et sensible au fait que je participais à des souffrances importantes comme les élevages de poules pondeuses en batterie, j'ai fait les recherches nécessaires dans la littérature médicale internationale. J'ai constaté que ces craintes n'étaient pas fondées scientifiquement, comme nous l'avons vu longuement en début d'interview. Je suis donc passé en toute quiétude au végétalisme, sachant à la fois que c'était une évolution logique compte tenu de mes convictions, et que, cerise sur le gâteau, c'était favorable à ma santé.
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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:25

Tu exerces du côté de Paris comme médecin généraliste, te connais-tu des confrères végétaliens ailleurs en France ?

Effectivement, j'exerce en région parisienne en tant que médecin généraliste remplaçant. Ne me cherchez pas dans l'annuaire, car seuls les médecins installés y figurent, ce qui n'est pas mon cas. Je pense m'installer dans quelques années en banlieue parisienne. Je connais d'autres médecins végétariens, ainsi que plusieurs étudiants en médecine. Il existe d'ailleurs une petite liste des médecins végétariens installés sur le site suivant : http://www.dietobio.com/medecins/index.html

Je n'y figure pas car la webmaster n'a voulu inscrire que les médecins installés. Par contre, je ne connais pas d'autres médecins végétaLiens. Hormis une étudiante en médecine à Rouen, qui est une authentique végétalienne, et pour laquelle j'ai beaucoup d'estime sur le plan professionnel : elle a un esprit scientifique et connaît bien l'épidémiologie. Elle sera une grande doctoresse végétalienne, j'en suis persuadé.

N'est-ce pas trop dur de défendre cette position dans le milieu médical ?

La réponse est clairement non, ce n'est pas si difficile. Les preuves scientifiques sont là, et un médecin un peu honnête ne peut plus soutenir que le végétalisme bien mené est dangereux, en tout cas s'il a pris la peine de se documenter un peu dans la littérature médicale récente.

Il ne resterait que les trois possibilités suivantes pour expliquer de telles réticences :

- La mauvaise foi. Il est évident que ces découvertes scientifiques remettent en cause beaucoup d'aspects de notre société, et certains ne le supportent pas, et trouveront toujours les arguments les plus fantaisistes et les plus fallacieux pour discréditer ce mode alimentaire. Comme tout être humain, les médecins ont une idéologie.

Et cette idéologie a parfois tendance à les éloigner des réalités médicales. J'essaye moi-même de ne pas tomber dans ce piège, et de bien séparer les aspects diététiques et les aspects bioéthiques du végétalisme. Je pense aux livres de psychiatrie des années 1950, où l'homosexualité était classée au chapitre des "perversions sexuelles". Les psychiatres de nos jours ont renoncé à cette classification, qui était empreinte de l'idéologie dominante de l'époque.

- La méconnaissance de l'épidémiologie et des problèmes d'évaluation médicale. L'absence d'esprit scientifique si vous préférez. Au cours de ma courte carrière (j'ai commencé la médecine à 17 ans et j'en ai 30 actuellement), j'ai pu discuter avec des centaines de médecins. J'ai constaté avec effroi chez un grand nombre une ignorance coupable d'une discipline pourtant basique qu'est l'épidémiologie, à savoir les problèmes d'évaluation médicale, les études randomisées, les niveaux de preuves, la notion de différence statistiquement significative... Certains continuent à imaginer naïvement (et à le dire sans rire) que l’expérience personnelle de leurs quelques patients a plus de valeur que les grandes études épidémiologiques internationales ! Là, il y a un vrai problème. Heureusement, il y a de très bons médecins qui connaissent bien ces notions, et j'en connais, mais le niveau général me paraît encore largement insuffisant.

- Ce qui est dans la continuité de la critique précédente, la consultation de vieux ouvrages de diététique des années 1950, maintenant complètement dépassés ou, plus pervers, la consultation d'ouvrages plus récents qui se sont contentés de répéter les informations de ces vieux ouvrages. Les auteurs de ces livres n'ont malheureusement pas pris la peine de prendre en compte les nouvelles données médicales accumulées depuis les années 1980.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:26

Es-tu plutôt optimiste ou pessimiste pour l'avenir du monde ?

Je suis très inquiet. L'obsession du court terme, et son corollaire, l'absence de vision à long terme, minent nos sociétés. Chacun ne voit pas plus loin que le bout de son nez et défend égoïstement son propre intérêt, n'hésitant pas à sacrifier l'intérêt général, voire même son propre intérêt à long terme. Ceci est vrai à la fois à l'échelon individuel, et à l'échelon des gouvernements. Ces derniers sont souvent eux-mêmes freinés il est vrai dans l'application de réformes pourtant nécessaires par une population ultra conservatrice.


Je fais allusion par exemple aux marins pêcheurs, qui ont refusé obstinément la diminution des quota et l'augmentation de la taille des mailles des filets, alors que continuer à un tel niveau de pêche signifie la disparition de leur activité économique à long terme, ce qui est pourtant contre leur propre intérêt. C'est dire l'inconséquence et l'irresponsabilité de ces gens là. On pourrait multiplier les exemples.

Le plus criant concernant sans doute les problèmes liés à l'environnement, où on a l'impression d'assister à un véritable suicide collectif, sans que personne, ni au niveau individuel, ni au niveau gouvernemental, ne prenne les mesures radicales qui s'imposent. On reporte le problème à plus tard, et à d'autres personnes sans doute. J'espère me tromper mais, sans imaginer une disparition pure et simple de l'espèce humaine, il est raisonnable de penser qu'avant la fin de ce siècle (bien avant peut-être même), l'humanité va traverser une crise majeure, causée par :

- La surpopulation mondiale galopante.

- L’épuisement des ressources naturelles.

- La pollution majeure de tous les écosystèmes.

- Les modifications météorologiques défavorables avec fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer et diminution de superficie des terres habitables.

- Les conflits armés résultant des tensions extrêmes créées entre nations par le manque général de ressources et de terres habitables.

Ceci devrait engendrer des souffrances incommensurables pour l'humanité. Peut-être même que le végétalisme deviendra la norme, non pas par convictions éthiques, mais tout simplement pour pouvoir nourrir le plus de monde possible avec le peu de ressources disponibles.

Ceux qui viennent au monde actuellement risquent d'en baver un maximum dans le futur. Redresser la barre est une urgence. J'espère qu'il est encore temps.

Quelle serait ta définition du mot "interdit" ?

Ce qui est interdit dans nos sociétés, c'est de dire la vérité. L'homme est l'espèce animale la plus cruelle, et de loin, qui n'ait jamais existé sur terre. Nous croire "civilisés" est un mensonge grossier qui ne résiste pas à une analyse objective de la situation. L'industrie de la viande est une machine infernale, qui torture les animaux à grande échelle, une machine diabolique à fabriquer le malheur, la souffrance dans une proportion si incommensurable (quand on parle d'animaux sacrifiés, il faut parler en milliards), qu'elle ravale l'homme au rang de sombre brute.

Et je ne parle pas de la vivisection. Continuer à manger de la viande, c'est se rendre complice (pour ne pas dire être le commanditaire) de ces crimes abominables. Manger de la viande est totalement inutile diététiquement à l'être humain, pour ne pas dire nuisible. C’est injustifiable, comme était tout aussi injustifiable l'esclavage des noirs et l'oppression des femmes. L'industrie de la viande est une nuisance pour l'environnement, pour la santé et pour les animaux. Elle contribue à la pollution des nappes phréatiques, au gaspillage des ressources, à la déforestation. Il faut 7 grammes de protéines végétales pour faire un gramme de protéines animales. Autant les manger directement. Devenez végétaliens.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:26

La B12

Il n'y a pas de source végétale en vitamine B12. Ou alors de manière accidentelle ou anecdotique, comme une contamination des aliments par des sols souillés en bactéries. Il y a aussi de fausses sources en vitamine B12. On a longtemps cru que des algues comme la spiruline en contenaient. Il s'agit d'un piège car elles contiennent un analogue de la vitamine B12 : ça ressemble à de la vitamine B12 mais la structure chimique est un peu différente, ce qui lui fait perdre ses propriétés biologiques. Si vous faites un dosage sanguin de vitamine B12, signalez que vous mangez des algues pouvant contenir des analogues de la vitamine B12 ; d'après certains auteurs, ceci fausse les dosages, et vous pouvez être faussement rassuré par un taux "normal" de fausse vitamine B12. La supplémentation en vitamine B12 est indispensable pour un végétalien. Tout ce dont le corps a besoin peut se trouver dans les végétaux sauf la vitamine B12. Ceux qui n'y ont pas cru ont été rappelés à l'ordre au bout de plusieurs années. Les signes de la carence en vitamine B12 sont : picotements des extrémités, diminution de sensibilité tactile et douloureuse, une vision trouble, des troubles de la mémoire, survenue d'une dépression, d'une grande irritabilité, voire d'hallucinations. Il est déraisonnable de ne pas se supplémenter. La Vegan Society recommande 2000µg par semaine en une fois, ou 10µg par jour. Le Vidal recommande 1000 µg tous les 10 jours. D'après mes calculs, 1000 µg tous les 10 jours correspond exactement aux besoins théoriques, qui sont probablement légèrement différents d'un individu à l'autre. Par prudence, la Vegan Society préfère en donner deux fois plus, d'autant plus qu'un excès de vitamine B12 n'est pas toxique (contrairement à d'autres vitamines).


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:26

Comment se supplémenter :

- première solution, la moins contraignante. Utiliser de la Vitamine B12 Delagrange 1000µg/2 ml, solution buvable et injectable : 1 boîte contient 6 ampoules de 2 ml. Une boîte coûte 1,80 euros et peut s'acheter sans ordonnance. Ces ampoules sont parfaitement végétaliennes car en plus de la vitamine B12, elles contiennent comme excipients : acide chlorhydrique concentré, chlorure de sodium, eau et c'est tout. Avec une ordonnance, ces ampoules de vitamine B12 sont remboursées par la Sécurité sociale au taux de 65%, le complément étant pris en charge par la mutuelle si vous en avez une. La dose recommandée par le Vidal est d'une ampoule tous les 10 jours. Pour être tranquille, vous pouvez prévoir large et prendre deux ampoules par semaine, comme le recommande la Vegan Society.

- Une deuxième solution est de prendre 10 µg par jour. Les comprimés que l’on trouve en pharmacie ne sont pas végétaliens, car ils contiennent de la lactose. La solution est d'acheter des comprimés contenant de la vitamine B12 dans des boutiques BIO. Ces comprimés n'ont pas le statut de médicaments ; ils ne sont donc pas remboursés par la Sécurité sociale et vous ne les trouverez pas en pharmacie.

- troisième solution : les aliments supplémentés en vitamine B12 comme certaines céréales pour déjeuner, ou certains laits de Soja (je ne connais que le lait de Soja "Gerblé" dans ce cas, mais il doit y en avoir d'autres). C'est la même vitamine B12 végétalienne que l'on trouve dans les ampoules dans les pharmacies, sauf qu'elle est incluse d'office dans l'alimentation. Il est ainsi possible d'obtenir la ration quotidienne de vitamine B12 en consommant des aliments supplémentés en vitamine B12. Il faut prendre 3 fois dans la journée 1 µg de vitamine B12 via ces aliments supplémentés. Mais il faut faire attention à ce que cette technique n'amène pas à consommer un nombre excessif de calories sous prétexte d'arriver au 3µg de vitamine B12 par jour. C'est pour ça que prendre une supplémentation en vitamine B12 à part (ce que je fais pour moi-même), est quand même plus pratique.

On peut aussi jumeler les deux : aliments supplémentés en B12 + complément en vitamine B12 en dose plus faible du coup
.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:27

Comment se dépister :

Les signes de carence en vitamine B12 dans le sang surviennent bien avant les signes ressentis par le patient. L'acide méthylmalonique est le meilleur indicateur de carence en vitamine B12. Il est plus fiable que l'homocystéine, surtout chez les végétaliens, qui n'ont pas l'habitude d'être carencés en acide folique. Le top du top est de doser acide méthylmalonique et homocystéine.

Voilà la stratégie que je propose pour dépister une carence en vitamine B12 ( la stratégie varie très légèrement d'un auteur à un autre et je me suis basé sur l'article de la revue Am Fam Physician. 2003 Mar 1;67(5):979-86. “Vitamin B12 deficiency.” par Oh R, Brown DL.) On dose la vitamine B12 dans le sang (on a dit plus haut que si le patient consomme des algues comme la spiruline, cette étape est inutile et on passe d'emblée à la suivante).

-Si la B12 n’atteint 100 pg/ml, le diagnostic de carence est certain.

-Si la B12 dépasse 500 pg/ml, il n'y a pas de carence.

-Si la B12 est entre 100 et 500 pg/ml, on est dans la zone d'incertitude et il faut aller plus loin : l'idéal est de doser alors l'acide méthylmalonique ET l'homocystéine dans le sang. Le souci est que le dosage dans le sang de l'homocystéine n'est pas remboursé par la Sécurité sociale et coûte environ 50 euros, alors que le dosage de l'acide méthylmalonique est remboursé. La sensibilité pour dépister une carence en vitamine B12 par le dosage de l'acide méthylmalonique seul est de 98% dans une population tout venant n'incluant pas les seuls végétaliens. Elle est de 99% pour le double dosage acide méthylmalonique et homocystéine. La différence, déjà faible, est probablement bien moins élevée dans la population des seuls végétaliens, en raison de leur consommation élevée en acide folique. Vu le peu d'apport supplémentaire du dosage de l'homocystéine, personnellement, je ne dose que l'acide méthylmalonique, sauf pour ceux qui veulent le top du top et qui sont d'accord pour mettre 50 euros de leur poche.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 8:38

Etre végétalien

Le régime végétalien est un régime sans apport de lait et d'oeufs. Les raisons de suivre ce régime sont variées : Idéal écologique, idéal de santé, idéal philosophique, idéal religieux (bouddhisme par exemple), etc. Ce régime a l'avantage de faire chuter les maladies cardio-vasculaires de par sa pauvreté en cholestérol, d'être riche en fibres et en glucides complexes. Les végétaliens doivent manger des aliments riches en protéines : les légumineuses ( qui comprennent les fèves de toutes sortes : soja, pois chiches, lentilles, etc.). Les végétaliens ont besoin de beaucoup de vitamine B12 donc il faut avoir un apport médicamenteux ou de levure de bière. Le régime végétalien nécessite une supplémentation en vitamine B12, en vitamine D et en fer. Les végétaliens ont besoin d'un grand apport en fer. Il faut qu'ils mangent beaucoup de végétaux car il y a beaucoup de fer dans les végétaux et ils ont besoin de beaucoup de vitamine C. Donc, il faut accompagner chaque repas de source de vitamine C (jus de fruit). Le régime végétalien ne s'improvise pas et son équilibre doit être étudié avec soin.


Le végétalisme est une pratique alimentaire qui exclut toute chair animale (viande, poissons, crustacés, mollusques) et qui rejette la consommation de tous les produits d'origine animale : œufs, produits laitiers, miel, etc. Le véganisme est un mode de vie qui étend le refus de l'exploitation animale à tous les domaines de la vie (refus de porter du cuir, refus de porter de la laine, refus d'utiliser des produits testés sur les animaux pour se laver ect). Les végétaliens et les vegans adoptent ce régime pour des motivations éthiques. Ils motivent leur rejet de toute alimentation d'origine animale par le refus de faire tuer directement les animaux pour leur chair, de les faire souffrir, citant les exemples des poules en batterie, des poussins mâles des races pondeuses « détruits » sans anesthésie, de la production du lait entraînant la séparation du veau de sa mère quelques heures après sa naissance et sa claustration ; et par le refus de cautionner moralement l'exploitation des animaux. Les végétaliens pensent que la pratique végétarienne est hypocrite car elle permet de faire souffrir les animaux. Des études ont trouvé qu'un régime végétalien est plus sain qu'un régime typique des habitants des pays développés. La production de viande demande des quantités astronomiques d'aliments de base telles les céréales qui pourraient nourrir un nombre d'humains végétariens de dix à vingt fois plus nombreux. Donc la viande est un produit de riches qui ne tient pas compte des réalités mondiales en ce qui a trait à l'alimentation.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 9:04

La production de viande demande beaucoup d'eau, d'espaces et elle génère beaucoup de pollution. Certaines sections religieuses préconise la non-violence face aux êtres vivants. Par exemple, l'hindouisme a le concept de l'ahimsa, un mot sanskrit signifiant la non-violence. Par légumineuses, on entend généralement les cacahuètes, les haricots secs, fèves, pois cassés, pois chiches, lentilles, petits pois, etc. et le soja. Les légumineuses séchées présentent l'avantage de pouvoir être stockées facilement pendant de longues périodes de temps. Par ailleurs, pour un usage plus rapide, la majorité d'entre elles se trouvent également en conserves, déjà préparées et cuisinées. Dans le détail, parmi les aliments les plus courants, les végétaliens utilisent : les haricots (blancs, noirs, rouges, adzukis, de Lima, Pinto, « borlotti », « cannellini », etc.), les fèves, les flageolets, les petits pois, les pois chiches, les pois cassés, les lentilles (vertes, blondes, rouges). Le soja a fait l'objet d'une attention particulière de la part des industriels. Depuis quelques années, ces derniers offrent une gamme de produits très diversifiée : la sauce de soja, les fromages au soja (qui comptent parmi les produits qui viennent tout juste d'être commercialisés), les yogourts de soja (aux fruits ou nature), les crèmes de soja (à cuisiner ou comme dessert), le tofu (présenté sous forme de saucisses, fumé, ou encore intégré dans des plats préparés tels que les lasagnes, raviolis, moussaka, de galettes, nature et/ou aux herbes), les «laits» de soja (aromatisés ou purs ), et enfin le tempeh, la farine de soja (souvent texturée : fibre végétale protéique). Voici dans le détail un large éventail des céréales et produits dérivés les plus couramment consommés par les végétariens.

Il existe de nombreuses variétés de riz : le riz brun (complet) ou blanc est souvent utilisé dans les pilafs et risottos et dans beaucoup d'autres plats principaux. Le riz à grain long ou court, le riz sauvage (ce n'est pas une céréale mais ça se cuisine comme un céréale). La quinoa, est une pseudocéréale. Elle est une graine très attrayante riche en protéines complètes végétales. Le millet (que vous trouverez ailleurs que dans les graineteries), qui peut être entier mais aussi sous forme de flocons ou de semoule. Le maïs, qui peut se consommer en épis, cuisiné comme un légume, mais aussi sous la forme de pop-corn (maïs éclaté) ou de corn flakes, de pain, de tortillas (lorsque le grain a préalablement été réduit en farine). Le blé, qui se présente sous de multiples formes, notamment la farine complète ou farine au son, la farine blanche, le pain, les pâtes, les nouilles, mais aussi le boulghour et le couscous généralement utilisé dans le taboulé, les flocons de blé qui servent à fabriquer le müesli, etc. Diverses céréales sont très bonne pour la santé: le seigle, le sarrasin, l'avoine et l'orge. La diversité des légumes ou "fruits de terre" est si grande qu'il est inutile d'en faire l'inventaire. S'il le désire, un végétalien peut accommoder au moins un légume différent chaque jour durant de nombreuses semaines.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 9:16

Le végétalisme

Les fruits sucrés (dattes, melons, bananes, pastèques, figues), les fruits acidulés (raisins, prunes, pommes, poires, fraises, cerises, abricots, etc.), les fruits farineux (châtaignes) et les fruits oléagineux (noix de cajou, de pécan, noix, pignons, noisettes, amandes, etc.) Ces derniers ainset les que les graines oléagineuses (les graines de potiron, pavot, moutarde, tournesol, sésame, lin, etc.) sont particulièrement intéressants nutritionnellement parlant. A partir de certains d'entre eux, on fabrique des huiles (les huiles d'arachide, d'amande, de tournesol, etc.), des beurres et des pâtes (les pâtes de noix, de noisettes, de sésame, etc.).

Le végétalisme exclut tout aliment fabriqué à partir d'un animal. L'industrie alimentaire introduit, dans la composition de nombreuses denrées, différents additifs qui ne conviennent pas à un régime végétalien. Si on lit les étiquettes descriptives d'un produit, ces ingrédients peuvent être notés tels quels (graisse animale, gélatine, etc.), mais ils peuvent également n'être reconnaissables que sous un numéro de code (sigle «E»).

Liste (non exhaustive) d'ingrédients d'origine animale


Matières grasses animales / Mono- et diglycérides / Glycérine / Glycérol: termes divers pour désigner des graisses qui peuvent être du saindoux ou dérivées des produits laitiers.
Gélatine (E430): fabriquée à partir d'os et de ligaments. On la trouve dans de nombreux aliments, dans les bonbons, les crèmes-desserts, les glaces, les yaourts, etc. La gélatine peut aussi se cacher sous l'indication «gélifiant», bien que ce terme comprenne également des substances d'origine végétale, comme les pectines (E440), l'agar-agar (E406, algue) ou le carraghénane (E407, lichen).
Présure: extraite de l'estomac des veaux nouveau-nés. Elle est utilisée comme coagulant pour la fabrication de la majorité des fromages.
Pepsine: également utilisée comme coagulant, provient de l'estomac des cochons.
Lécithine (E322): extraite de sang ou de tissus névralgiques. On en trouve un peu partout dans les produits alimentaires. Il existe cependant de la «lécithine de soja» (écrite en toutes lettres sur les emballages).


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 9:16

Adopter le régime végétalien nécessite d'être attentif aux risques de carences alimentaires. Mal conduit, ce régime peut causer des dégâts considérables, en particulier des déficits en vitamines B12, D et en calcium, pouvant provoquer rachitisme et anémie. Pour l' American Dietetic Association (traduction de l'article original) :

« Well-planned vegan diet is appropriate for all stages of the life cycle, including during pregnancy, lactation, infancy, childhood, and adolescence. » (Un régime végétalien bien planifié est adapté à tous les stades de la vie, y compris en cours de grossesse, pendant l'allaitement, la petite enfance, l'enfance et l'adolescence.) L'industrie pharmaceutique ayant fait des progrès considérables, il est aujourd'hui possible de synthétiser la quasi-totalité des nutriments, et la suppression des aliments d'origine animale peut donc être compensée par l'ingestion de nutriments de synthèse. L'équilibre alimentaire est cependant plus complexe à atteindre et nécessite une sérieuse autodiscipline nutritionnelle. Les questions éthiques liées à cette supplémentation et notamment sur les méthodes de synthétisation, font aussi débat chez les végétaliens. Un régime végétalien mal organisé peut entraîner des troubles importants. La décision de suivre un mode de vie végétalien ne devrait donc pas être dissociée de celle de s'investir dans une sérieuse formation en nutrition. Ce chapitre est purement informatif et ne prétend pas à l'exhaustivité nécessaire pour pouvoir vous dispenser d'une étude plus approfondie sur le sujet.
Protéines

En nutrition il existe deux types de protéines, classées selon leur origine : les protéines végétales et animales. Les protéines sont composées d'acide aminés. Il existe 20 acides aminés différents représentés dans le code génétique, dont 8 doivent être présents dans un régime alimentaire. Ce sont les acides aminés essentiels. Il est souvent affirmé que les protéines végétales ne contiennent pas tous les acides aminés indispensables. Cette critique est directement contredite par la composition des protéines végétales en acides aminés, composition essentiellement semblable à celle des protéines animales, ainsi que par les besoins globaux connus des êtres humains en protéines. Les protéines végétales ne contiennent pas certains acides aminés uniquement présents dans les tissus animaux. Le régime végétalien est typiquement dans la zone basse de la couverture des besoins protidiques, là où le régime riche en viandes entraîne typiquement au contraire une pléthore protidique, dont les effets négatifs sont connus (fuite de calcium, notamment). Un végétalien, s'il n'abuse pas de sources de calories dépourvues de protéines ou d'oligo-éléments (on parle de calories vides apportées surtout par les sucres et les huiles), satisfera naturellement ses besoins en protéines, sans ressentir le besoin de compensation particulière. On trouve des protéines végétales notamment dans le soja (et la sauce de soja), dans de nombreuses graines, les lentilles, la quinoa, les algues, la spiruline.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Dim 20 Mai - 9:18

Les vitamines : La couverture des besoins en vitamine B12 nécessite une attention particulière. Celle-ci est présente dans peu de végétaux. Il faut souvent avoir recours à des suppléments de B12 (pilules, ampoules, ou aliments supplémentés), fabriqués à partir de bactéries. Certaines personnes critiquent la nécessité de ce complément non naturel.

le fer : Les carences en fer ne sont pas plus courantes chez les végétaliens que chez les non végétaliens mais un risque se pose si ce régime est associé à la consommation de thé et/ou de café, qui réduisent la fixation du fer par l'organisme. La consommation de produits riches en vitamine C au même moment que celle d'un aliment riche en fer, améliore nettement l'absorption de celui-ci.


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MessageSujet: Re: végétalisme   Mar 22 Mai - 4:13

Devenez végétalien

L’amour des animaux et l’attention que nous accordons à leur souffrance est ce qui nous réunit toutes et tous, au sein de mon association. Cependant, sommes-nous bien toutes et tous conscients que la première source de souffrance animale dans le monde comme en France est… la consommation de viande ? Trois millions d’animaux sont tués chaque jour dans les abattoirs de notre pays, sans compter les poissons qui ne sont comptabilisés qu’à la tonne. Devenez végétarien(ne) et vous sauverez environ 95 animaux par an, sans bouger de votre cuisine. Les animaux qui se retrouvent dans nos assiettes ne sont pas des animaux que l’on a trouvé morts par hasard un beau matin, au détour d’une promenade. Il ont été conçus, élevés, transportés et abattus spécialement pour être tués et mangés. Actuellement, le mode d’élevage le plus répandu est l’élevage industriel : quoique puisse vous dire votre boucher de quartier, c’est statistique, 9 animaux sur 10 en proviennent. L’élevage industriel consistant à produire une viande la moins chère possible pour le consommateur, on réduit les coûts de production au minimum. Les animaux sont enfermés toute leur courte existence dans des bâtiments fermés, sans pouvoir sentir la lumière du soleil sur leur peau, ni l’herbe sous leurs pieds. Confinés dans un espace d’approximativement la surface de leur corps, vaches, cochons etc n’ont pour occupation que de mordre les chaînes et les barreaux de leurs boxes. Ils sont mutilés sans anesthésie, notamment pour les empêcher de se blesser mutuellement lorsque, devenus fous d’ennui et de frustration, ils se mettent à se battre entre eux. Pour une croissance plus rapide, ils sont nourris d’aliments artificiels de très mauvaise qualité, ainsi que d’antibiotiques et autres médicaments destinés à leur faire prendre du poids le plus rapidement possible.

Souvent, leur organisme ne suit pas cette croissance trop rapide : le cœur lâche, les membres cèdent et les animaux meurent écrasés par leur propre corps. Il existe des élevages « en plein air » et « biologiques » où les animaux ont la chance de pouvoir vivre une vie plus conforme à leurs besoins naturels avant d’être tués. Mais cela ne change rien aux horreurs du transport et de la mise à mort. Lorsque l’animal est jugé assez gros, il est emmené à l’abattoir. Sa première et dernière sortie est un enfer : n’étant déjà plus que de la viande sur pattes, il est entassé sans ménagement, avec des dizaines de ses congénères, dans un camion où il ne recevra ni eau ni nourriture. Dans ces camions de la mort, qui peuvent faire des milliers de kilomètres avant d’atteindre l’abattoir, les animaux sont tellement serrés les uns contre les autres que leurs organes et intestins, trop comprimés, ressortent parfois par leurs anus. Beaucoup de ces animaux ne survivent pas à ce voyage. Mais pour ceux qui arrivent vivants à l’abattoir, c’est l’horreur ultime, qui vient terminer une vie entière de souffrances. Les animaux, qui sentent l’odeur du sang et entendent les cris de leurs congénères en train de se faire tuer, sont traînés et frappés jusqu’aux chaînes d’abattage. Ils sont ensuite (selon les espèces, les méthodes d’abattage diffèrent) assommés, décapités ou électrocutés avant d’être ébouillantés, égorgés ou abattus à coups de pistolet. Souvent, à cause de la trop grande rapidité des chaînes d’abattage ou parce que l’animal, complètement affolé, tourne la tête « au mauvais moment », l’étape d’étourdissement est manquée et l’animal se fait vider de son sang, couper en deux ou ébouillanter alors qu’il est encore conscient. Les contrôles vétérinaires existent bien, mais sont plus focalisés sur l’hygiène des installations et la qualité sanitaire de la viande que sur la réduction de la souffrance animale.

En ce qui concerne les poissons, le fait qu’ils vivent dans l’eau et ne crient pas ne signifient pas qu’ils souffrent moins. Sensibles comme nous aux seuils de décompression sous-marins, leurs organes explosent à l’intérieur de leurs corps lorsqu’ils sont remontés dans un filet à la surface de l’eau. Sortis de leur élément naturel, ils ne peuvent plus respirer et agonisent pendant de longues minutes sur les ponts des bateaux de pêche, et parfois encore sur les étals des poissonniers. Ni la viande ni le poisson (ni les « fruits de mer », qui sont aussi des animaux qui souffrent quand on les tue) ne sont nécessaires à notre équilibre nutritionnel ni à notre santé. Il faut en terminer une bonne fois pour toutes avec le préjugé tenace qui tend à confondre protéines et viande. Le règne végétal est tout aussi capable d'apporter, en qualité et en quantité, les protéines et acides aminés nécessaires à notre organisme. Du point de vue nutritionnel peu importe la source de la protéine, végétale ou animale, seule compte l'efficacité. Il faut noter qu'en moyenne, les consommateurs de viande absorbent le double de la ration protéinique recommandée, ce qui peut entraîner des maladies : arthritisme, maladies cardio-vasculaires, certains cancers, obésité. La diététique officielle condamne d’ailleurs l'excès de consommation de viande. Par ailleurs, manger de cette chair morte n’est pas « naturel. La denture, l'estomac et l'intestin de l'homme sont très différents de ceux des carnivores. L'intestin en particulier ne mesure que quatre à cinq fois la longueur du corps chez ces derniers, contre dix à douze fois chez l'homme. Ce parcours est trop long pour la viande qui a ainsi le temps de libérer ses toxines qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces déchets toxiques (urates, acide lactique, corps gras saturés, albumine) et les purines de la viande sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue et encrasse à la longue ces organes, provoquant parfois des maladies. A l’inverse, les végétaliens vivent en moyenne six ans de plus que les omnivores, et souvent en bien meilleure santé.

La consommation de viande est également mauvaise pour les pays en voie de développement, qui vendent leurs céréales aux pays industrialisés comme la France pour qu’ils puissent nourrir leur bétail (ce qui est injuste car ces pays, souffrant souvent de famines chroniques, pourraient garder ces céréales pour eux-mêmes). La consommation de viande est très nuisible à l’environnement, l’élevage industriel étant extrêmement polluant (les lisiers contaminent les nappes phréatiques et les rivières), et synonyme de gaspillage. Saviez-vous que quand on consomme un steak, on "dépense" en moyenne 60 fois plus d'eau que si l'on mange une galette de blé, de riz, ou de soja ? Il faut en effet 100 000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1 000 à 2000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja. (source : Sciences & Vie - avril 1997). Avec les ressources que l’on consacre à nourrir une personne mangeant de la viande, on pourrait nourrir 7 végétaliens. Comme des millions de personnes de compassion à travers le monde, devenez végétalien. Vous vous régalerez d’une cuisine saine et savoureuse, excellente pour la santé, tout en sauvant les animaux et en exerçant une influence positive sur l’environnement ainsi que sur les pays pauvres. Pour vous documenter davantage sur le sujet et trouver des recettes, rendez-vous sur http://www.vegetarisme.fr et sur http://www.petafrance.com
(qui propose un « kit du végétarien en herbe »).


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MessageSujet: Re: végétalisme   Mar 22 Mai - 4:35

AAAAAAA


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MessageSujet: Re: végétalisme   Mar 22 Mai - 4:37

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MessageSujet: Re: végétalisme   Mar 22 Mai - 9:10

Etre végétalien est très bon pour la santé à condition de prendre de la vitamine B12. C'est le seul nutriment que l'on ne trouve pas dans les végétaux. Il faut prendre de la vitamine B12 si l'on veux être en bonne santé en étant végétalien. L'élevage est une cause majeure de réchauffement climatique. Les humains sont fous. Ils font du mal aux animaux et en plus, ils contribuent à détruire la planète en consommant de la viande. Etre végétalien, c'est très bien pour les animaux, l'environnement et la santé.

Voici ici les preuves :
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html
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