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 philosophy pensée binaire

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saveallGOD'sAnimals
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Masculin Nombre de messages : 19980
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MessageSujet: philosophy pensée binaire   Sam 26 Juil - 17:00

RIENT VERSUS OCCIDENT - La pensée binaire, seule vision de la réalité ?
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Issue d’un mode ancestral de pensée, la pensée binaire nous amène à voir la réalité en terme de dualité, à mettre les éléments en opposition, à scinder les problèmes en deux extrêmes. Dans quel contexte cette façon de penser a-t-elle tout son sens ? Quand et en quoi peut-elle nous limiter? Comment aller plus loin, pour intégrer, dépasser et conjuguer cette approche avec d’autres afin d’appréhender la réalité dans toute sa complexité ?
Qu’est-ce que la pensée binaire ?
Cette pensée traditionnelle est issue de l’observation du monde, un monde fait d’oppositions (jour/nuit, homme/femme, bien/mal). Cette réflexion analytique forgée par Aristote et Descartes consiste à disjoindre, distinguer et conduit à cloisonner et opposer pour comprendre. Dans la pensée binaire, il n'y a pas de place pour les demi-teintes: tout est blanc ou noir, bon ou mauvais, beau ou laid. C'est la loi du tout ou rien. Une chose est parfaite ou … nulle.

Aujourd’hui que reste-t-il de tout cela ?

En Occident, nous avons tous été plus ou moins imprégnés de cette forme de pensée, elle s’exprime dans notre quotidien et dans nos prises de décision (Christine M., juriste 54 ans : "mon mari est expatrié, je le suis ou je reste en Belgique ?"), dans la façon dont nous éduquons nos enfants (Valérie, 37 ans, travailleur indépendante, s’adressant à sa fille : "soit tu manges, soit tu vas au lit"). Même constat en entreprise: combien de fois les managers dissocient-ils les problèmes humains des problèmes techniques, jusqu’à devoir parfois externaliser la gestion de conflits internes à des professionnels de la relation humaine ? Et c’est aussi sans compter la faible représentation de directeurs des ressources humaines au comité de direction, comme si performances techniques et humaines étaient cloisonnées, et les objectifs financiers et RH deux entités totalement indépendantes.

Pensée binaire: attention danger !
"Les méthodes des géomètres sont des espèces de chaînes qui les lient et les empêchent de s’écarter", disait Montesquieu dans les Pensées. Cette juste constatation prend tout son sens quand il s’agit de la pensée binaire. Cette dernière a bien entendu sa légitimité et peut être utile dans de nombreux cas, comme par exemple pour résoudre des problèmes techniques, structurer, hiérarchiser, ou avoir une image instant "t". A ce titre, Guillaume, 42 ans, DG Asie d’une entreprise de logiciels confie : "en tant que Français formé aux Etats-Unis, je constate que la pensée binaire me sert à court terme pour aller rapidement droit au but, mais mes expériences professionnelles japonaises et chinoises m’ont appris à appréhender les choses dans une perspective plus asiatique pour faire perdurer le business à long terme".
La logique binaire comporte donc des limites intrinsèques ; poussée à son extrême, elle peut même aussi s’avérer dangereuse, comme en attestent les atrocités des solutions extrêmes comme le nazisme. La mise en garde est donc de mise et la pensée binaire gagnerait à évoluer vers un mode de pensée plus circulaire qui incorpore davantage d’éléments contextuels. Pourquoi ? Car notre vision du monde nous est propre et notre réalité n’est que subjective. Et malgré les difficultés que cela peut représenter, en prendre conscience est un mécanisme essentiel pour élargir son prisme de référence. Notre héritage éducatif et nos habitudes peuvent nous faire obstacle, tout comme parfois un besoin de contrôle, un manque de souplesse, ou de temps. Dans ce contexte, peur, besoin de sécurité ou manque de confiance en soi et dans les autres peuvent avoir raison de nous et faire en sorte que nous ayons tendance à nous raccrocher à cette confortable logique binaire.
Logo Activeexpatcoaching (photo AEC)
Le défi est donc de parvenir à dépasser cette logique du "tout ou rien" et du "lui ou moi" pour aller vers une logique qui soit la plus féconde possible dans nos vies et nos décisions. Prendre conscience que nous agissons de manière binaire est une première étape, reste ensuite de vouloir passer à l’action pour modifier son comportement. Car la réalité est en effet toujours plus complexe et plus riche que ne le suggère notre - petite - carte du monde.

Maxime à méditer en attendant le prochain atelier du jeudi 21 février 2013 intitulé "de la définition à la réalisation de son objectif" : "Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée", Albert Einstein.
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MessageSujet: Re: philosophy pensée binaire   Sam 26 Juil - 17:06

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Au-delà de la pensée binaire.
Posté dans Alternatives, Articles, Méthodologie, Philosophie juin 6, 2014 5 commentaires
oui=non
Au-delà de la pensée binaire.

La logique est certainement la chose la plus indispensable dans notre vie de tous les jours, elle est un élément essentiel à notre manière d’appréhender le monde. C’est elle qui permet à nos cerveaux d’aborder les problèmes de manière organisée et structurée, pour ensuite y remédier en déduisant des solutions.

Observons différentes formes de logique. Celles-ci nous permettront peut-être d’étendre l’éventail des représentations que nous nous faisons de notre réalité.



titre

La logique binaire

Le mot “logique” nous vient du Grec ancien, il signifie la raison, le langage et le raisonnement. La raison nous permet de fixer des critères de “vérité” et “d’erreur” et d’évaluer une problématique avec nos propres valeurs morales. Ces critères sont mis en forme par le biais du langage, ces deux références combinées formant les fondements de nos raisonnements.

De nos jours, la logique linguistique la plus utilisée est la logique “aristotélicienne”, elle se base sur une logique bivalente (à deux valeurs) et prend comme règle fondamentale le principe du “tiers exclu”. Cela signifie qu’un troisième choix ne peut pas entrer dans l’équation, le choix s’ancre sur deux solutions possibles (“vrai” ou “faux”), un troisième choix ne peut exister. Ainsi, notre structure linguistique s’ancre sur cette logique et en définitive, influe sur la manière dont nous conceptualisons le monde.

La notion de “bien” et de “mal” en est le parfait exemple, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une approche linguistique binaire sur laquelle nous construisons nos concepts moraux.

Un nombre incalculable de cas de ce type se retrouve très facilement dans notre quotidien. Par exemple, le cinéma exploite à merveille cette logique binaire, la notion de “gentils” s’opposant aux “méchants” se retrouve quasi systématiquement. Le jour mis en opposition à la nuit est aussi révélateur, car la réalité n’est pas aussi simple, bien entendu, nous avons d’autres mots pour exprimer les moments d’une journée, mais le raccourci dualiste vient presque naturellement à l’esprit.



Le dualisme – qui est une résultante de la logique binaire – est aussi utilisé dans des contextes majeurs, comme pour le cas des conflits armés. Souvenez-vous de G.W Bush qui prononçait, à la veille des deux guerres déclenchées en Irak et en Afghanistan le terme « d’axe du mal », en opposition a « l’axe du bien » qui, bien entendu était utilisé pour qualifier le « camp » occidental. La posture guerrière est l’utilisation caricaturale de la logique binaire, soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. Par ce biais nous pouvons nous qualifier de « gentils » et décrire le camp adverse comme « méchant ». Ce processus pernicieux nous force malgré nous à observer le monde géopolitique de manière extrêmement simpliste. Il y a les gentils, il y a les méchants et chacun imagine que tel ou tel gouvernement fait partie d’un côté ou de l’autre.



les-gentils-les-méchants



(Ceci n’est qu’un exemple de la pensée bivalente est n’est en rien représentatif de la situation géopolitique actuelle. Selon le point de vue, les « camps » peuvent très bien s’inverser mais le raisonnement sera tout aussi faux).



La logique bivalente est toute simplement archaïque, car elle simplifie nos raisonnements à l’extrême. Elle nous permet par exemple de définir un individu sur un ou deux traits de son caractère et d’extrapoler ainsi en faisant des coupes sombres sur la complexité de sa personnalité. Voici la vraie limite de cette logique, elle est incapable de définir des choses complexes avec précision.

Gardons à l’esprit que les facteurs qui déterminent notre monde sont nombreux et complexes, les aborder avec sincérité mérite donc l’utilisation d’une observation aussi précise que subtile. Il est probable que cette logique bivalente réduise grandement nos raisonnements, cela se remarque quand on fait à notre insu des raisonnements dualistes, manichéens, simplificateurs, amalgamant, etc.

En réalité, l’absence de nuance est la (limite) de la pensée bivalente.



les-gris

(Voir le monde en logique binaire, c’est voir le monde en noir et blanc sans aucune nuance de teintes ni de couleurs).

Au-delà de la pensée binaire

Les problématiques systémiques actuelles nous obligent pourtant à devoir réfléchir autrement, à envisager les solutions sous un autre angle, à penser “hors du cadre”. Cette capacité que nous avons à pouvoir envisager le monde d’une autre manière est primordiale et nous devons impérativement la développer si nous voulons concevoir et imaginer des choses nouvelles. Certes, la logique n’est qu’un des paramètres nous y emmenant, mais il s’agit d’un paramètre relativement important, car notre logique nous permet de concevoir le monde qui nous entoure, juste ça !

Imaginez votre raisonnement comme un plan, ce plan vous permet de vous faire des images mentales des choses qui vous entourent. Construire ce « plan » avec une logique binaire serait comparable à une construction en 2 dimensions, or cela n’est pas suffisant pour décrire un monde multidimensionnel, il va nous falloir nécessairement plus de « dimensions » sur notre plan.

dimension-binaire



La logique tétravalente

Il s’agit d’une forme de logique qui « complète » celle de la logique bivalente, je dirais même qu’elle en est l’extension. C’est un peu la partie 2.0 de la logique, car elle permet d’aller un peu plus loin et d’offrir d’autres perspectives d’analyses et de compréhensions. Vous en n’avez peut-être jamais entendu parler, pourtant vous l’exercez naturellement.

Son fonctionnement est basé sur 4 valeurs, contrairement à la logique basée sur deux valeurs [VRAI] ou [FAUX].

La logique tétravalente se base sur les valeurs suivantes:

[VRAI]

[FAUX]

[VRAI] ET [FAUX]

NI [VRAI] NI [FAUX]

Au premier abord, on pourrait se dire que c’est très sympathique tout ça, mais à quoi ça sert ? Bonne question ! Et bien, à rien du tout. Very Happy

Bien évidemment, cette logique a une utilité forte dans l’analyse que nous faisons d’une problématique. Car elle permet de concevoir qu’une chose peut être vraie et fausse en même temps ou au contraire, ni vraie, ni fausse. On l’utilise régulièrement en utilisant le fameux « oui et non », cela permet une certaine souplesse de raisonnement que la logique binaire ne permet pas.

Prenons l’exemple d’une projection dans un futur lointain, en réalité personne n’est capable d’être certain de ce qui va arriver, la logique tétravalente permet justement de ne pas prendre un point de vue tranché et permet de reconnaitre l’incertitude comme une possibilité. De plus la notion de simultanéité du [VRAI] et du [FAUX], permet de prendre en compte les points de vues contradictoires comme une possibilité, ce qui n’est pas le cas de la logique bivalente. Car cela va à l’encontre du principe de « non-contradiction » dans lequel une chose ne peut être vraie et fausse à la fois. Le paradoxe du menteur démontre la limite de la pensée bivalente, juste le fait de dire « je mens » est en effet à la fois vrai et faux en même temps, car si je mens et que je dis la vérité, je ne mens pas.

En bref, la logique tétravalente permet de prendre en compte deux autres notions dans notre raisonnement, l’incertitude et la contradiction.

tétravalence

- Biva: « Tu préfères mourir brulé vif ou manger par des insectes ? »

-Tétra: « Aucun des deux ! »

-Biva: « Mais imaginons que tu dois choisir et que tu n’as pas le choix. »

-Tétra: « Alors, je prends les deux juste pour t’embêter ! »

-Biva: » … «

La logique temporelle

La logique temporelle est un des éléments clés, permettant de franchir un cap conceptuel dans notre logique. Elle permet en effet de rajouter encore une autre dimension à notre raisonnement et non des moindres, celle du temps. En effet, une chose peut tout à fait être exact à un instant t et être inexact à un autre instant t. Ce paramètre est très souvent mis de côté dans le jugement que l’on se fait des autres. Nous voyons les personnes telles qu’elles sont à l’instant t où nous les rencontrons, sans forcément connaitre leur passé, ni leur futur. De ce fait, le jugement que nous faisons sur eux sera obligatoirement basé sur UN instant t, ne prenant pas en compte l’ensemble des instants qui ont influencés ou qui influenceront ses comportements.

Cette logique permet d’envisager le monde de manière dynamique et évolutive. Si nous comparons un fleuve à l’évolution d’un individu dans le temps, il nous faudra comprendre le fleuve dans son ensemble pour avoir une réelle vision de ce qu’il est vraiment – ce qui est difficilement faisable – car nous n’avons qu’une vision partielle de ce fleuve. Notre analyse ne peut s’appuyer que sur le passé et le présent de ce fleuve et une somme gigantesque de facteurs déterminent son conditionnement.



fleuve

(Comment peut-on faire un jugement sur une personne que l’on vient de rencontrer s’il nous manque l’essentiel des données – c’est à dire le passé de cette personne – sans parler de toute la partie non visible qui pourrait être rattachée au subconscient d’une personne ou à une multitude d’éléments manquants pour un observateur extérieur).



A mon sens, la logique temporelle ne nous permet pas d’émettre des critères de « vérités » et « d’erreurs », elle permet juste de conceptualiser les autres formes de logique dans la dimension temps. C’est elle qui nous permet de voir le monde en mouvement, de faire des projections et de ne pas rester bloqué dans une vision statique du monde.

Principe de causalité

Pour aller encore plus loin et compléter la logique temporelle, le principe de causalité sera l’élément parfait. Ce principe est un peu prêt connu de tout le monde, il est lié à la notion de cause à effet. Cette logique part du principe qu’il y a une ou plusieurs cause(s) qui rentrent en compte dans le ou les effet(s) de l’état d’un objet, d’un phénomène ou d’une situation. Dit comme ça, on pourrait croire que c’est un peu complexe, je vous rassure, ça ne l’est pas qu’un peu.

Pourtant, ceci est assez évident à comprendre pour les objets dont on connait l’histoire temporelle, car il est plus facile de comprendre qu’un objet est dans tel état, si l’on a connaissance de ce qu’il s’est passé dans la vie de cet objet. Le cerveau n’a ainsi pas besoin de faire appel à l’imaginaire et peut logiquement retracer le chemin parcouru dans le temps par l’objet pour qu’il en arrive à cet état précis, à un moment donné. Ainsi, toutes les choses dont on ne connait pas réellement l’historique peuvent échapper à la logique de cause à effet, même si ces choses sont extrêmement logiques et déductives. Chose aussi intéressante, cette logique permet à l’inverse de déterminer l’état d’un objet, d’un phénomène ou d’une situation dans un avenir proche en inversant le processus.

Ex: « Je sais que si je lâche une pomme se trouvant dans ma main, elle tombera ».

Si je connais les causes, je connais ainsi les effets avant qu’ils ne se produisent. Vous me direz, oui, c’est bien beau, mais quel est le rapport avec la logique binaire ? Et bien tout simplement que ce principe permet de bien mieux comprendre les raisons pour lesquelles l’état d’un objet est tel qu’il est. Cela permet d’approfondir l’image de ce qu’on observe dans toute sa complexité et sa beauté. Mais pour cela il faut effectivement connaitre et comprendre les causes qui régissent l’état de l’objet que vous observez, sans ça, vous ne pouvez comprendre ce que vous observez, vous ferez soit des raccourcis de pensées « ça doit sans doute être ça » ou des jugements expéditifs.

cause-a-effet

En bref, la simplification à l’extrême de la logique binaire reviendra au galop. À mon sens, la posture la plus censée quand on parle d’une chose dont on ne connait pas vraiment les causes est de dire « je ne sais pas » et de ne surtout pas faire de jugement de valeur hâtif.

Apprécier les points de vues

Pour terminer en beauté, abordons la posture des points de vues. Ils ne fonctionnent pas seulement par le biais d’un raisonnement entre soi et soi même, mais doivent impérativement prendre l’avis d’autres points de vues. Pour cela, il va falloir ouvrir en grand nos « neurones miroirs » (appelés aussi par certains scientifiques » neurones empathiques »). Vous l’aurez compris, il va falloir s’ouvrir à l’autre et échanger nos points de vues avec ceux de nos interlocuteurs, jusqu’ici, rien d’incroyable.

Cependant, il nous faudra complètement effacer ou atténuer nos anciens réflexes causés par la logique binaire « j’ai raison – tu as tort », pour véritablement apprécier les points de vues. Non seulement il faudra faire cet exercice extrêmement difficile pour certaines personnes étant habituées à fonctionner ainsi, mais qui plus est, il sera aussi nécessaire de nous détacher des images préconçues que nous nous faisons de la personne en face de nous. C’est à dire prendre en compte notre logique temporelle et le principe de causalité, qui ne nous permettent pas d’émettre le moindre jugement sur la personne que l’on a en face de nous si l’on est véritablement sincère dans notre démarche. Ainsi, l’on pourra s’initier à l’amélioration de notre propre raisonnement par le biais des autres.

Ce processus est en effet indispensable, car notre point de vue que l’on pense être « VRAI », ne l’est pas souvent en réalité. Tout simplement, car une multitude de données nous manque et ces paramètres qui nous échappent biaisent nos raisonnements. Élargir son point de vue ne veut pas dire « croire » sur parole, mais être en contact avec d’autres réflexions, d’autres manières d’envisager les problèmes et les solutions, d’autres chemins auxquels notre cerveau n’aurait pas eu accès. Cela peut s’apparenter à une posture humble quant a notre capacité d’analyse et de compréhension.

Toutes ces différentes logiques et manières d’exploiter notre raisonnement s’imbriquent les unes aux autres et pourront permettre une vision certainement plus large et plus précise du monde qui nous entoure. La logique binaire n’est pas mauvaise en soi, elle est juste dépassée, donc à nous d’envisager le monde sous d’autres angles, d’autres manières d’envisager les problématiques et les solutions. La créativité fera le reste.

les-formes-de-logique

Pour réellement finir, je tenais à vous préciser que cet article n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres, qu’il est donné à l’appréciation de chacun, qu’il peut être considéré comme [VRAI] ou [FAUX] ou même [VRAI] et [FAUX] en même temps, voir peut-être, ni l’un , ni l’autre Smile . Ceci étant, j’espère quand même vous avoir apporté certaines pistes de réflexion que vous pourriez mettre concrètement en application dans votre vie quotidienne.

P.S : Pour vous rendre réellement compte de l’omniprésence de la pensée binaire dans nos raisonnements, essayez de compter le nombre de raisonnements binaires que vous effectuez en une journée, vous verrez, c’est affolant.



Stéphane Hairy



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Tags suivant: dimension temporelle, logique bivalente, logique tétravalente, pensée binaire, point de vue, principe de causalité
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5 commentaires de Au-delà de la pensée binaire.
juin 6, 2014 à 12:48 papounetfrom78 dire:
Article trés intéressant et les illustrations sont aussi tres réussies.
Tout cela recoupe les concepts de fuzzy logic (« logique flou ») ou chaque assertion est pondérée d’un coefficient de véracité (0.9 tres vraisemblamenet vrai et 0.1 tres vraisemblablement faux). C’est utilisé aussi dans les systèmes experts.
Une intégration psychologique de phénomènes naturelles ?
La dualité « vrai » / « faux » résulte peut être de l’intégration psychologique de phénomène naturels qui sont assez binaires pour certains comme jour/nuit (la période intermédiaire est tres courte) ou homme/femme, sec/mouillé, dormir/etre éveillé, … En gros, l’homme aurait pu copié ses raisonnements sur des phénomènes naturels d’alternance.
Une pensée sélectionnée par l’évolution ?
On peut penser aussi que le raisonnement binaire, s’il peut être faux dans certains cas est facile à manipuler (et à comprendre) et qu’il a donné des réponses adaptées et rapides à des situations simples auxquelles l’humanité à du faire face dans son développment (manger, se nourrir, …). Pourquoi ne pas imaginer que ce type de pensée a pu etre sélectionné par l’évolution. Par exemple la dualité « avoir peur » / « ne pas avoir peur » peut etre une bonne stratégie de survie en cas de danger imminent (et fréquent). Par exemple, si une bête fauve (un tigre à dents de sabre de 2 m de haut armé et ayant une petite faim) vous fonce dessus, là, ne pas trop réfléchir à est-ce « vrai », « faux » ou « vraix et faux » (ou « calculons donc la probabilité de se voir attaquer réellement »). Il faut, pour survivre « avoir peur » et fuir à toute jambes, de manière « réflexe » (sauf à etre bien armé et en groupe). Donc avoir, dans une telle situation (de vie sauvage), un comportement binaire peut aider à la survie. D’où pourquoi pas une possible sélection par l’évolution… (bon, ce n’est pas certain).
La pensée complexe pour demain ?
Peut être verrons demain la naissance de la pensée complexe, même si, comme le dit bien cet article, la pensée binaire est encore largement dominante à l’heure actuelle et mérite donc d’être pointée du doigt.
En 3024, on pourra peut etre lire un article sur « vive la pensée binaire qui nous simplifie la vie »….
répondre
juin 11, 2014 à 4:14 Je vais prendre une douche dire:
Beaucoup de blabla pour pas grand chose d’expliqué,un plaisir solitaire dont je suis le dégat colatéral.
Espece de végétarien .
répondre
juin 11, 2014 à 4:40 narcisse dire:
merci pour cet article, c’est en effet un enjeu sous estimé cette vision du vrai, de la subjectivité. C’est étrange cette manière de considérer le réel comme objectif.
répondre
juin 12, 2014 à 5:30 pascal dire:
La vérité commence à deux….
répondre
juin 23, 2014 à 1:37 jjt dire:
ceux qui prennent les déssisions dieu merci ont plus d étude que toi et moi. psyco de débutant
répondre
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MessageSujet: Re: philosophy pensée binaire   Sam 26 Juil - 17:06

La fracture Orient / Occident. Une vision binaire et explosive du monde
Forum
Georges Corm analyse, dans ce forum, ce qu'il appelle " la vision binaire " du monde consistant à opposer Orient et Occident. Il montre en premier lieu que la fin de la guerre froide n'a pas mis un terme définitif à l'antagonisme de blocs que le monde a connu de 1945 à 1990. Coexistent aujourd'hui, selon l'auteur, deux mondes (l'un pro-occidental et proche d'Israël, le monde " euro-atlantique " ; l'autre plutôt proarabe, le monde " méditerranéo-asiatique "), séparés par une ligne de fracture majeure donnant lieu à des guerres à la fois froide (affaire du nucléaire iranien) et chaudes (interventions occidentales en Irak et Afghanistan, par exemple).
Selon lui, ce nouvel affrontement entre blocs " civilisationnels " émane de cinq sources principales : la " lutte contre le terrorisme " qu'il tâche d'analyser avec certain recul critique, en particulier à l'égard des États-Unis ; une certaine inclination à vouloir dominer le monde de la part des États-Unis, non contrariée par des alliés européens un peu naïfs ; un monde méditerranéo-asiatique dont on surévalue beaucoup trop la capacité de nuisance, notamment parce qu'il est loin d'une quelconque unité ; la situation israélo-palestinienne qui, dans les faits, paraît désormais difficile à débloquer (impossible construction d'un État palestinien) ; enfin, la mise à l'index de l'Iran comme source potentielle de conflagration régionale, alors même que les États-Unis ont sciemment laissé passer l'occasion d'une normalisation avec ce pays.
Partant de ce diagnostic, Georges Corm dessine quelques scénarios d'évolution possible au plan géopolitique, assez pessimistes dans l'ensemble, telle l'hypothèse d'une guerre généralisée entre le bloc euro-atlantique et une coalition menée par l'Iran avec le soutien, plus ou moins ouvert, de la Russie et de la Chine. Pour éviter une telle perspective, il est indispensable, nous dit Georges Corm, de désamorcer la politique de blocs qui risque de reproduire le schéma des deux premières guerres mondiales ; cela passe, notamment, par une application sans dérogation des règles de droit international, seul moyen d'apaiser les " imaginaires enflammés ".
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