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 whales / ballenas / baleines

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saveallGOD'sAnimals
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 5:59

Le béluga du Saint-Laurent : l'enquête se poursuit


Depuis 20 ans, le [url=javascript:FrmUpd(1,'1-3-2-3')]béluga[/url] du Saint-Laurent fait régulièrement la une des journaux. Derrière des titres tels que Mourir du Saint-Laurent ou Béluga : déchet toxique se cache une véritable enquête scientifique qui a débuté en 1982, près de Rimouski, autour d'un béluga échoué sur la plage. Pierre Béland, alors chercheur au Centre de recherche en écologie des pêches, et Daniel Martineau, à cette époque vétérinaire à Agriculture Canada, ont voulu savoir de quoi cet animal était mort. L'analyse des tissus leur a permis d'identifier de nombreux contaminants toxiques, entre autres des organochlorés comme les BPC[url=javascript:Glo('BPC')]*[/url] et le mirex[url=javascript:Glo('mirex')]*[/url] trouvés en concentrations records dans les tissus adipeux. Les premières nécropsies ont révélé des problèmes du système reproducteur et un taux inquiétant de tumeurs.
Ces découvertes étaient particulièrement alarmantes : on craignait que les effets de la pollution ralentissent ou empêchent le rétablissement d'une population que les activités humaines avaient déjà considérablement éprouvée dans le passé. En effet, la chasse commerciale, interrompue au milieu des années 1950, avait grandement réduit la population. D'après les recensements effectués par Leone Pippard, journaliste convertie en chercheuse, et ensuite par Dave Sergeant, de Pêches et Océans Canada, la population comptait environ 500 individus au début des années 1980, soit seulement 10 p. 100 des effectifs du début du siècle. En 1983, on a donné aux bélugas du Saint-Laurent le statut de population en danger de disparition.
En 1998, ce statut n'a pas changé et, 16 ans après le début de l'enquête, l'incertitude plane toujours sur le rétablissement de la population. Sylvain DeGuise, Michel Fournier et plusieurs autres chercheurs se sont joints ultérieurement à M. Béland et à M. Martineau. Leurs travaux ont fourni un nombre impressionnant de données qui laissent penser que la pollution du Saint-Laurent affecte les systèmes immunitaire et reproducteur du béluga. Soixante-treize carcasses de bélugas ont été nécropsiées entre 1982 et 1996; 29 avaient des tumeurs dont 14 étaient cancéreuses. Selon M. Martineau, la fréquence très élevée de tumeurs chez les bélugas du Saint-Laurent est attribuable à la présence d'agents carcinogènes puissants dans leur environnement. Au tout début de l'enquête, le benzo[a]pyrène (BaP[url=javascript:Glo('BaP')]*[/url]), qui provient de la combustion incomplète de la matière organique, a été désigné comme étant l'une des substances responsables. Des analyses d'ADN[url=javascript:Glo('ADN')]*[/url] de bélugas ont démontré une exposition à cette substance. Toutefois, la diversité des tumeurs observées laisse maintenant penser qu'il y aurait probablement plus d'un agent responsable.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:00

Les travaux de M. Béland et de ses collaborateurs ont révélé l'ampleur de la contamination du réseau trophique[url=javascript:Glo('réseautrophique')]*[/url] du Saint-Laurent. Malgré l'évolution des méthodes scientifiques, les capacités à établir des relations de cause à effet dans des systèmes naturels complexes sont limitées. Les nombreuses maladies des bélugas sont en quelque sorte des « preuves circonstancielles ». La somme de ces preuves est toutefois accablante.
Si le fleuve est plus propre, les bélugas sont-ils en meilleure santé ?


Pierre Béland, INESL
(extrait du bulletin Béluga 1998-1999)
Les produits chimiques synthétisés par l'homme n'ont pas toujours été présents dans l'environnement. La plupart ont été introduits après les années 1930 et certains, comme le DDT[url=javascript:Glo('DDT')]*[/url], sont déjà bannis au Canada et aux États-Unis depuis plus de 20 ans. On peut donc s'attendre à ce que leurs concentrations dans les tissus des [url=javascript:FrmUpd(1,'1-3-2-3')]bélugas[/url] changent avec le temps.
Les plus récentes analyses de contaminants sur des bélugas proviennent des individus qui ont été trouvés morts en 1994. Une comparaison de ces résultats avec les données prises depuis 1982 révèle que la quantité moyenne de DDT[url=javascript:Glo('DDT')]*[/url] et de BPC[url=javascript:Glo('BPC')]*[/url] a diminué depuis 1988 chez les bélugas mâles seulement. Aucune différence n'a été détectée chez les femelles ni chez les deux sexes en ce qui concerne les autres organochlorés (tels le toxaphène[url=javascript:Glo('toxaphène')]*[/url], l'hexachlorobenzène[url=javascript:Glo('hexachlorobenzène')]*[/url], le chlordane[url=javascript:Glo('chlordane')]*[/url] et autres).
Pendant la même période, on a également observé une diminution du DDT[url=javascript:Glo('DDT')]*[/url] et des BPC[url=javascript:Glo('BPC')]*[/url] chez les anguilles, les oiseaux marins et les phoques du Groenland dans l'estuaire[url=javascript:Glo('estuaire')]*[/url] et le golfe[url=javascript:Glo('golfe')]*[/url] du Saint-Laurent. Les plus anciennes données sur les phoques remontent au début des années 1970. Si on suppose que la décontamination des bélugas s'est faite au même rythme que celle des phoques, on peut estimer que les bélugas étaient, dans les années 1970, au moins deux fois plus contaminés que les premières carcasses analysées en 1982-83 et dont les niveaux de contaminants étaient très élevés! Ceci renforce la présomption que les contaminants auraient eu un effet majeur sur la population de bélugas pendant la période d'industrialisation et d'intensification de l'utilisation de pesticides agricoles à partir des années 1930. On sait que la pollution des Grands Lacs avait alors progressé, pour atteindre des niveaux records à la fin des années 1970.
Les nécropsies pratiquées sur les bélugas trouvés morts au cours des cinq dernières années (1994-1998) ont révélé les mêmes lésions que celles trouvées entre 1982 et 1993. Il n'y a donc aucun indice suggérant que la santé des bélugas s'améliore. Il est plausible que l'effet combiné des diverses substances toxiques présentes chez les bélugas se fasse sentir à des concentrations encore plus faibles que celles que nous observons aujourd'hui. Par conséquent, il faudra que la décontamination des Grands Lacs et du Saint-Laurent progresse davantage avant que la partie ne soit vraiment gagnée.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:00

L’exploration et l’exploitation pétrolière


L’exploration pétrolière : une menace pour les baleines… et le développement durable


Le pétrole et autres hydrocarbures constituent une ressource très convoitée. Avec les réserves mondiales dont on prévoit l’épuisement, la hausse des prix et les conflits internationaux, il devient de plus en plus rentable d’explorer les fonds marins à la recherche de nouveaux gisements.
Mais l’exploration pétrolière et gazière n’est pas une mince affaire. Les relevés sismiques qu’elle implique consistent à bombarder les fonds marins d’ondes sonores puissantes. Un bateau traîne une série de canons à air comprimé. Il en résulte des détonations toutes les 10 secondes, 24 heures sur 24 pendant des semaines, voire des mois. Ces sons de basses fréquences et de forte intensité permettent de sonder la composition géologique du fond marin et de cibler où l’on a le plus de chances de trouver des hydrocarbures en quantités exploitables.
Ces sons ne se limitent pas au parcours entre le canon, le fond marin et le bateau. Ils voyagent sur des centaines de kilomètres, couvrant des territoires de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés. Selon Chris Clark, le directeur du programme de recherche en bioacoustique de l’université Cornell, aux États-Unis, l’exploration sismique est la pire forme de pollution acoustique, hormis les exercices militaires acoustiques.
Cette forme de pollution acoustique peut avoir des effets sérieux sur la faune marine, particulièrement sur les mammifères marins, qui dépendent entièrement du son pour tous les aspects de leur vie : communication, recherche des proies, détection des prédateurs et navigation. Les sons associés à l'exploration pétrolière et gazière entraînent des changements de comportement qui risquent d'avoir des effets sur la survie ou le succès de reproduction des cétacés, et peuvent même entraîner des pertes de sensibilité auditive, des blessures ou la mort. Ces effets sont plus documentés chez les cétacés, mais des études ont montré des effets semblables chez les poissons et autres animaux marins.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:01

L’exploration pétrolière et gazière ouvre bien sûr la porte à l’exploitation des hydrocarbures, qui comporte d’autres risques pour le milieu marin. On pense d’abord aux accidents qui peuvent entraîner l’explosion d’un puits ou le bris d’un pipeline. Dans bien des cas, les technologies d’intervention existantes ne suffisent pas à contenir et récupérer les déversements, ce qui entraîne des conséquences écologiques graves, voire dramatiques pour le milieu marin. Même sans catastrophe spectaculaire, il y a toujours des fuites. Par exemple, chaque année, 110 millions de litres de pétrole s’échappent des puits, des pipelines et autres infrastructures de l’industrie pétrolière américaine. C’est trois fois plus que le déversement de l’Exxon Valdez.
D’autres dangers découlent du déroulement normal des opérations. Les boues de forage se déposent sur les fonds marins, et même traitées, elles sont une véritable soupe toxique de métaux lourds et d’hydrocarbures. Les contaminants s’immiscent aussi dans l’écosystème avoisinant les plates-formes via la pollution de l’air. En effet, des torchères brûlent l’excédent de gaz par mesure de sécurité et produisent alors des émissions d’hydrocarbures. De plus, les plates-formes étant illuminées en tout temps, elles sont un risque pour les oiseaux migrateurs. Et finalement, même le démantèlement des plates-formes, une fois la source tarie, pose de sérieux problèmes environnementaux. En général, les règles et procédures à suivre ne sont pas suffisantes pour limiter efficacement les risques environnementaux, l’initiative revenant largement à l’entreprise.
L’exploration et l’exploitation des hydrocarbures engendrent des problèmes d’autant plus aigus quand elles entrent en conflit avec d’autres usages de la mer. Peut-on socialement justifier de favoriser une activité qui repose sur une ressource non-renouvelable quand elle pose des risques pour d’autres activités bien établies, comme la pêche ou le tourisme ? Ces risques sont difficiles à évaluer, surtout si l’on tente de saisir les effets cumulatifs à long terme. Ils s’ajoutent souvent aux autres stress subis par des écosystèmes fragiles, dont dépendent l’économie et le mode de vie des populations humaines côtières.
Comment, alors, envisager l’avenir de l’exploitation des hydrocarbures ? Est-ce qu’on ne devrait pas être plus prudents, surtout en milieu marin ? Y a-t-il des endroits, plus fragiles et plus " précieux " où ce type d’activité devrait même être banni ? Ne peut-on se tourner vers une meilleure efficacité énergétique et vers le développement du potentiel des énergies alternatives pour combler nos besoins en énergie ? Ces questions sont de véritables enjeux de société, qui guideront nos choix autant à l’échelle mondiale qu’à l’échelle locale.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:01

Le contrôle des populations de mammifères marins et les pêcheries


Le rendement des pêcheries est une préoccupation d'ordre économique autant qu'humanitaire, surtout depuis que la croissance de la population humaine pose le problème de l'approvisionnement en nourriture. C'est pourquoi les mammifères marins qui se nourrissent de poissons sont parfois perçus comme des compétiteurs à contrôler afin d'augmenter notre part du buffet. Les pêcheurs s'inquiètent de l'impact que les phoques et les baleines peuvent avoir sur les stocks de poissons exploités, et les pays chasseurs de baleines utilisent cet argument pour faire valoir la nécessité de leurs activités de prélèvement. Mais quel rôle les mammifères marins jouent-ils véritablement dans la réduction des stocks de poissons? Et le contrôle de leurs populations permettrait-il vraiment d'augmenter le rendement des pêcheries?
Les mammifères marins sont-ils coupables ?


Examinons le cas de l'effondrement des stocks de morue dans le golfe du Saint-Laurent. Bien que le gouvernement et les pêcheurs ne s'entendent pas sur la cause première de cette situation, ils s'entendent pour dire que l'abondance des phoques dans le golfe du Saint-Laurent pourrait nuire au rétablissement des stocks de morues. Vérité scientifique indiscutable ou syndrome du bouc émissaire? Réduire les populations du phoque du Groenland et du phoque gris permettrait-il vraiment de renverser la vapeur et de voir les morues pulluler à nouveau? C'est une question encore débattue.
Un appel à la prudence


Dans le cas du déclin du saumon de l'Atlantique, on s'est aussi demandé si les phoques étaient à blâmer. Les études démontrent que les saumons sont très peu consommés par les phoques. Par exemple, des 700 estomacs de phoques gris récoltés à l'île d'Anticosti, un endroit très fréquenté par le saumon atlantique, un seul contenait du saumon. De même, l'examen de 9 000 estomacs de phoques du Groenland au cours des trente dernières années n'a révélé la présence que d'un seul saumon. Le mystère du déclin du saumon est complexe, et les phoques ne semblent pas y tenir un rôle important.
Rappel historique : le cas des bélugas du Saint-Laurent


Dans les années 1920, les bélugas du Saint-Laurent furent accusés d'être les responsables de la rareté des morues et des saumons. Le gouvernement distribua carabines et cartouches et offrit des primes aux pêcheurs pour abattre le plus de bélugas possible. Après huit ans de ce système, une étude fut menée par le docteur Vladykov sur le régime alimentaire du béluga. On découvrit qu'il se nourrissait essentiellement d'espèces sans valeur commerciale, telles que lançon d'Amérique, capelan, chabot, néréis, palourde, encornets, poulpes et divers crustacés.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:02

Moins de mammifères marins, plus de poissons?


Quoi qu'il en soit, si on voulait tout de même se garantir une part plus substantielle des stocks de poissons, contrôler les populations de mammifères marins serait-il une méthode efficace ? L'argument en faveur de cette méthode semble tout simple : il suffit de réduire la taille d'une population de prédateur pour augmenter celle d'une espèce (espèce 1) intéressante pour la pêche, et ainsi augmenter les prises. Toutefois, si l'on ajoute à ce raisonnement une autre espèce de poisson (espèce 2) qui est à la fois une proie du prédateur et un prédateur de l’espèce 1, le problème se complexifie. En effet, la réduction du nombre de prédateurs favorisera la population de l’espèce 1, mais elle favorisera du même coup la population de l’espèce 2. L’augmentation de la population de l’espèce 2 pourrait alors se traduire par une pression de prédation encore plus grande sur l’espèce 1! Il est en fait très difficile de prédire si la population de poissons convoités (espèce 1) augmentera ou diminuera en réponse à une diminution d’un de ces prédateurs. Et ce modèle est encore très simplifié par rapport à ce qui se passe réellement en milieu naturel : il existe souvent non pas deux mais des milliers de « chemins » entre le prédateur visé et la proie convoitée par les pêcheries. Pour rendre un tel modèle plus réaliste, il faudrait ajouter la notion de temps : comme certains « chemins » sont plus longs que d'autres, il peut arriver qu'on obtienne l'effet voulu à court terme, mais qu'ensuite l'effet inverse se manifeste.
Pour essayer de résoudre ces conflits, l'Irlande a présenté une solution lors de la réunion de mai 1998. Elle propose, notamment, de permettre la chasse dans les eaux côtières, de l'interdire partout ailleurs, d'interdire le commerce international de produits provenant de la chasse à la baleine et d'arrêter la chasse scientifique. Cette solution amènerait un compromis qui préviendrait l'éclatement de la CBI et permettrait de contrôler la chasse.
Malgré les incertitudes qui prévalent, beaucoup de pressions persistent pour faire porter le fardeau aux mammifères marins. Ceux-ci sont-ils pointés du doigt parce qu'ils sont plus visibles que d'autres prédateurs? Serait-ce parce qu'ils sont déjà considérés comme une peste par les pêcheurs à cause du problème de prises accidentelles dans les engins de pêche?
Moins de poissons… moins de mammifères marins?


Et si on posait la question inverse? Si on se demandait quels effets les pêcheries peuvent avoir sur les mammifères marins? Existe-t-il des cas où l'humain est entré en compétition avec eux et a appauvri leurs ressources alimentaires? Que se passera-t-il si on lève le moratoire sur les espèces fourragères, c'est-à-dire celles qui sont à la base de la chaîne alimentaire? Et si la pêche au krill, un petit crustacé dont dépendent une foule de prédateurs, prend son essor, quels en seront les effets sur les populations d'oiseaux, de mammifères marins et de poissons?
Les humains, contrairement aux prédateurs naturels, ont accès à une technologie puissante et à une abondance de ressources alternatives. Les pêcheries peuvent avoir un impact important sur les populations de prédateurs, ainsi que sur l'écosystème entier. Mieux gérer les prélèvements que nous faisons dans la nature et freiner l'exploitation excessive du milieu marin semblent être les meilleures solutions à envisager, autant pour assurer le rendement des pêcheries que pour protéger les écosystèmes marins.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:02

Les changements climatiques


Des conséquences sur les baleines ?


Les changements climatiques constituent un phénomène réel et mesuré. Les températures moyennes de l’air et de l’eau de bien des régions ont changé, d’importants courants marins sont modifiés, l’Arctique et l’Antarctique fondent à un rythme inquiétant. Les conséquences des changements climatiques sur le milieu marin sont indéniables, mais personne ne sait encore quels seront les effets sur les baleines. Les scientifiques prévoient toutefois que les changements climatiques toucheront les géants de façon indirecte ; en modifiant leur habitat et en affectant leurs ressources alimentaires.
Il faut que ça brasse !


Les courants marins sont à la base de tout le réseau alimentaire ; ils permettent un mélange des couches d’eau et donc une remise en circulation des nutriments favorisant la croissance d’algues microscopiques. Ils peuvent également contribuer à créer des conditions propices à l’accumulation de plancton animal et de poissons dans certaines zones, comme les remontées d’eau froide et les polynies (zones des pôles libres de glace). Ces zones riches en nourriture sont souvent des habitats critiques pour les cétacés. La température de l’eau, la salinité et les vents régissent en partie les grands courants océaniques ainsi que les courants locaux et seront certainement altérés par les changements climatiques. Ces changements pourraient sérieusement modifier l'habitat des baleines et affecter leur garde-manger.
Le phénomène climatique El Niño est un excellent exemple qui nous permet d’envisager les conséquences des changements climatiques sur les mammifères marins. El Niño est le résultat d’une oscillation naturelle de la pression atmosphérique au-dessus de l’océan Pacifique. Périodiquement, la force des vents diminue, modifiant ainsi les courants de surface et la circulation océanique. Dans le courant de la Californie, de faibles abondances de macrozooplancton, principalement composé de krill, ont été associées aux années El Niño, années chaudes. Ces mêmes années, dans plusieurs zones du Pacifique Est, on note une diminution de proies importantes pour les otaries et les phoques. Conséquemment, la condition physiologique des femelles et le nombre de femelles gestantes chutent et le taux de mortalité chez les nouveaux-nés et les jeunes augmente. Malgré un retour aux conditions normales, les populations d’otaries et de phoques ainsi que les stocks de poissons mettent plusieurs années à se rétablir. Dans les eaux du sud de la Californie, un changement de distribution de certains cétacés a aussi été lié au phénomène El Niño et ses conséquences sur le milieu marin. Après la disparition de sa proie préférée, une espèce de calmar, la population de globicéphales tropicaux qui résidaient dans les eaux côtières de la Californie a elle aussi quitté le secteur, à la poursuite de sa proie. Au retour des conditions plus normales et au retour des calmars, une autre espèce de cétacé, le dauphin de Risso, avait déjà élu domicile dans les eaux autrefois occupées par les globicéphales.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:03

Pôle Nord, pôle Sud


Les pôles sont les régions de la planète les plus affectées par les changements climatiques, notamment via la fonte des glaces. On y retrouve plusieurs espèces de cétacés, qui y résident, comme les bélugas et les narvals, ou qui y migrent pour s’alimenter, dont plusieurs espèces de rorquals. En Antarctique, la température moyenne de l’air aurait augmenté de 2,5oC en 50 ans. Plusieurs chercheurs soupçonnent la réduction du couvert glacier comme responsable de la diminution de 80 % de la biomasse de krill depuis les années 1970 dans l’Atlantique Sud-Ouest, près de la péninsule Antarctique. En hiver, le krill s’alimenterait des algues microscopiques contenues dans la glace. Une perte de glace impliquerait donc une diminution des ressources alimentaires en hiver pour le krill. Les chercheurs s’inquiètent puisque le krill représente la principale ressource alimentaire des baleines de l’Antarctique, dont le rorqual bleu et le petit rorqual.
En Arctique, les changements climatiques ont déjà eu des effets majeurs ; les températures ont augmenté de 3 à 4oC en 50 ans et la calotte glaciaire est réduite de 15 à 20 % au cours des 30 dernières années. On croit que la diminution des glaces représentera une perte d’importants sites d’alimentation pour plusieurs mammifères marins, comme les bélugas et les narvals, qui profitent de l’accumulation de nourriture à la limite des glaces.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:03

Prévoir l’imprévisible


Les mesures mises en place aujourd’hui pour gérer les populations de baleines seront-elles toujours appropriées dans un contexte où leur milieu est en transformation rapide sous l’effet des changements climatiques ? Par exemple, les aires marines protégées (AMP) sont souvent mises en place pour venir en aide à des populations de cétacés en ciblant leurs aires d’alimentation critiques. Or ces habitats pourraient être modifiés et déplacés en raison des changements climatiques. Le concept des AMP devrait-il être alors un concept mobile, adaptable, tenant compte des effets potentiels des changements climatiques ? Un autre exemple est la gestion de la chasse à la baleine. La Commission baleinière internationale fait l’objet de grandes pressions de la part de certains des pays membres pour lever le moratoire sur la chasse commerciale. Les fondements de cette requête reposent sur l’augmentation de la taille de plusieurs populations de baleines. Cependant, devant les craintes soulevées par les changements climatiques, est-il encore avisé de prôner une reprise des activités de chasse commerciale à grande échelle ?
En couplant la recherche scientifique à des outils de gestion et de protection souples, peut-être relèverons-nous un défi de taille : prévoir l’imprévisible et prendre aujourd’hui des décisions qui contribueront encore demain au rétablissement des baleines.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:03

Et le Saint-Laurent ?






Depuis quelques années, les chercheurs décèlent l’intrusion massive dans le Saint-Laurent d’eaux froides du Labrador. Ces eaux ont des caractéristiques (température, salinité, espèces de plancton) qui leur sont propres et peuvent modifier les masses d’eau du Saint-Laurent. D’ailleurs, depuis le milieu des années 1980, la couche intermédiaire froide du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent est plus épaisse et plus froide. Ces changements des caractéristiques des masses d’eau auront des conséquences sur l’écosystème du Saint-Laurent.
Il est possible que des effets de ces changements soient déjà en cours. Par exemple, on soupçonne que le refroidissement des eaux du golfe du Saint-Laurent depuis une dizaine d’années est responsable du déplacement de l’aire de répartition du capelan vers le sud du golfe. Par ailleurs, la série temporelle mesurée par Michel Harvey de l’Institut Maurice-Lamontagne (Pêches et Océans Canada) suggère une diminution importante du macrozooplancton dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, de l’ordre de 70 % entre 1994 et 2003. Des chercheurs croient que cette diminution pourrait s’expliquer par les changements climatiques et les changements des caractéristiques des couches d’eau. Et si le krill constituait 80 % du macrozooplancton en 1994, il ne représente plus que 40 % en 2003. Parallèlement, une nouvelle espèce fait son apparition en abondance dans le Saint-Laurent depuis le début des années 1990. Il s’agit d’un amphipode des eaux froides de l’Arctique du nom de Themisto libellula. Et il ne passe pas inaperçu : entre 1994 et 2003, il représente entre 2 % et 45 % de la biomasse selon les années. Il est possible que ces changements dans les communautés de l’écosystème du Saint-Laurent, un important garde-manger pour les baleines, aient des effets à long terme sur les géants.
En plus de modifier les caractéristiques des masses d’eau du Saint-Laurent, on craint que les changements climatiques modifient certains phénomènes océanographiques importants, comme celui des [url=javascript:FrmUpd(1, '1-3-4')]remontées d’eau froide[/url], un phénomène particulièrement important à la tête du chenal Laurentien, près de Tadoussac. Les eaux plus douces en provenance des Grands Lacs et du tronçon fluvial du Saint-Laurent, coulent vers l’aval et flottent sur les eaux plus salées de l’estuaire du Saint-Laurent. Ces eaux sont évacuées par le courant de Gaspé qui longe la côte Sud de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Cette « perte » constante d’eau permet de maintenir un courant montant du golfe à l’estuaire pour les eaux plus profondes. Or, on craint qu’une réduction de l’apport d’eau douce, causée par une augmentation de l’évaporation (réchauffement climatique) et une diminution des précipitations, atténue par le fait même les forces de pompage qui permettent aux eaux profondes de faire surface à la tête du chenal Laurentien. Ces eaux transportent entre autres le krill, une proie importante pour les baleines de l’estuaire du Saint-Laurent.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:04

Les collisions entre les navires et les cétacés

Les collisions entre les navires et les cétacés sont assez fréquentes bien que les premiers soient plutôt bruyants et que les seconds aient une bonne ouïe. Les cétacés sont pourtant capables de réagir rapidement au danger, mais dans certaines situations ils sont moins alertes, par exemple quand ils dorment ou se reposent à la surface, mangent, allaitent leur petit ou se reproduisent. S’ils sont surpris par un navire, ils n’ont pas toujours le temps de réagir ou de se déplacer, particulièrement les espèces les plus lentes. Les collisions sont une cause reconnue de mortalité des cétacés dans le monde, mais on dispose de peu d’informations à ce sujet. Il est donc difficile d’évaluer l’importance et les répercussions des collisions sur les populations de cétacés. Clairement, pour certaines populations très réduites comme la baleine noire de l’Atlantique Nord, la menace est réelle. Il n’est cependant pas évident d’élaborer des mesures d’atténuation appropriées.
Des blessures qui parlent


Une collision entre un navire et un cétacé peut, selon l’angle et la force de l’impact, blesser ou tuer l’animal. Les hélices des navires peuvent entailler et couper la chair et la graisse de l’animal et sectionner des parties de sa queue. D’autres types de blessures requièrent un examen plus attentif pour déceler une collision avec un navire. L’impact peut entraîner des fractures et des ecchymoses qui ne sont pas toujours apparentes. Étant donné la force nécessaire pour briser les gros os des cétacés, il est peu probable que les fractures du crâne, de la mâchoire et des vertèbres soient causées par autre chose qu’une collision avec un navire. Les côtes et les os des nageoires pectorales, plus fragiles que les gros os, peuvent être brisés par le roulement des animaux échoués sur la rive et ne sont pas nécessairement attribuables à l’impact d’un bateau. Certains cétacés, généralement les espèces les plus élancées telles que les rorquals, se font parfois prendre par l’étrave d’un navire. Ils se font alors transporter sur une certaine distance jusqu’à ce que l’équipage se rende compte de la situation ou que le navire ralentisse, généralement à l’arrivée au port. Par exemple, un rorqual commun frappé par un navire de croisière au large de Cape Cod aux Massachusetts en 1995 s’est fait transporter sur l’étrave du navire sur plus de 1000 km jusqu’aux Bermudes.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:05

Un portrait incomplet mais préoccupant


Ces incidents sont peu documentés, car les équipages n’ont pas toujours conscience de la collision ou ne la rapportent pas aux autorités compétentes. De plus, les carcasses peuvent couler et ne jamais refaire surface, surtout si l’impact a sectionné l’animal. On encourage les navigateurs à rapporter de telles collisions. Cela permet de rechercher un cétacé blessé et de lui porter secours ou de localiser une carcasse à la dérive qui représente un danger à la navigation. À plus long terme, cela permettra également de déterminer les endroits où ces collisions sont plus fréquentes et de prendre les mesures qui s’imposent.
Selon une étude effectuée sur les collisions entre des navires motorisés et les grands cétacés (cétacés à fanons et cachalots) dans diverses régions du monde, les collisions fatales pour les cétacés remontent à la fin des années 1800, époque où les navires ont commencé à atteindre des vitesses de 13 à 15 nœuds (24 à 28 km/h). Les collisions étaient alors peu fréquentes, mais se sont multipliées entre 1950 et 1970 avec l’augmentation du nombre de bateaux et de leur vitesse. Les auteurs de l’étude ont répertorié des collisions avec 11 espèces de baleines. Bien que les impacts avec le rorqual commun soient les plus fréquents, ceux avec la baleine noire australe, la baleine noire de l’Atlantique Nord, la baleine grise, le rorqual à bosse et le cachalot sont assez fréquents dans certaines régions. Il semble que la plupart des blessures mortelles ou graves soient causées par des navires d’une longueur d’au moins 80 m et par des navires se déplaçant à au moins 14 nœuds (environ 25 km/h). Des navires de toutes tailles et de tous types peuvent frapper les baleines et leur infliger des blessures plus ou moins importantes.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:05

Dans le Saint-Laurent, les données sur les collisions entre les cétacés et les navires sont éparses. Parmi 18 cas de collisions rapportés dans la région du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent entre 1992 et 2005, il y a eu au moins une mortalité. Des 175 carcasses de bélugas récupérées sur les rives du Saint-Laurent depuis 1982, 11 mortalités étaient attribuables à une collision. L’analyse de la banque de photo-identification des rorquals bleus du Saint-Laurent par le MICS révèle qu’environ 10 % des individus portent des marques de collision avec un navire.
Les collisions entre les navires et les cétacés peuvent être très préoccupantes pour les petites populations de cétacés. Elles menacent actuellement la survie des baleines noires de l’Atlantique Nord. En effet, 38 % des mortalités survenues entre 1986 et 2005 chez cette espèce sont attribuables à une collision avec un navire. Puisque cette population ne compte que 300 individus, les collisions constituent un obstacle majeur à son rétablissement. Les collisions ont probablement un effet négligeable sur les espèces de cétacés qui sont abondantes, telles que le rorqual à bosse et le rorqual commun, mais elles peuvent être une source de préoccupation pour certaines populations où la fréquence des collisions est élevée. Par exemple, en Méditerranée, où le trafic maritime est intense, 26 % des mortalités de rorquals communs entre 1986 et 1998 étaient attribuables à une collision avec un navire. Puisque cette population est de petite taille et qu’elle ne se reproduit pas avec les autres populations de l’Atlantique, ce taux de collisions est préoccupant.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:06

Des pistes de solution


Que peut-on faire pour réduire ces mortalités? Il semble que la plupart des cétacés frappés par des bateaux ne sont pas vus avant la collision ou ne sont aperçus qu’au dernier moment. Les stratégies d’évitement peuvent donc s’avérer inefficaces pour les grands navires, qui sont peu manœuvrables. Dans les habitats intensivement utilisés par les cétacés, la limitation du passage des navires ou la réduction de leur vitesse, par exemple à moins de 14 nœuds, sont peut-être des mesures plus facilement envisageables.
Par exemple, une voie maritime qui traversait un habitat critique de la baleine noire dans la baie de Fundy, au Canada, a été déplacée en 2003. En déplaçant la voie navigable de six kilomètres vers l’est, les chercheurs estiment que les risques de collision ont été réduits de 95 %. Seulement 1,5 % des animaux ont été aperçus dans la nouvelle voie en 2004, comparativement à 30 % dans l’ancienne voie.
Du côté des États-Unis, on envisage aussi de modifier certaines voies navigables de la côte Est. Parallèlement, un système de survols aériens permettant de repérer les baleines noires et de communiquer leurs positions aux navigateurs a été mis en place. Mais cette technologie ne permettrait de repérer qu'une baleine noire sur quatre; qui plus est, elle est limitée par la météo et est risquée pour les observateurs. Un système d’écoute, développé par Christopher Clark de Cornell University, pourrait s’avérer plus efficace. Ce réseau d'hydrophones permettrait de détecter 75 % des baleines noires, peu importe les conditions, 24 heures sur 24. Une partie intégrante de la solution consiste à négocier avec l'industrie du transport maritime et l'industrie de la pêche pour s'assurer que les bateaux utiliseront les informations transmises afin de ralentir ou modifier leur course.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:06

Le trafic maritime n’est pas près de diminuer, au contraire. Ce développement se fera-t-il au détriment des baleines? Les mesures testées aujourd’hui pour répondre à l’urgence du déclin de la baleine noire de l’Atlantique Nord serviront peut-être de modèle pour limiter les conséquences sur les autres populations de grands mammifères marins.
Par exemple, dans le Saint-Laurent, considéré comme l’une des principales portes d’entrée du continent nord-américain, les cas rapportés au Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins montrent que le problème des collisions avec les navires est peut-être plus criant qu’on ne le croyait auparavant. Serait-il possible de déterminer où les rorquals se concentrent dans le golfe et l’estuaire et envisager des voies de contournement? Il s’agit d’un travail colossal, qui deviendra peut-être nécessaire.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:07

Des actions pour l'avenir


Du golfe au fleuve, en passant par l’estuaire, le Saint-Laurent recèle des trésors. Mais ces trésors sont fragilisés par les activités humaines. Pour contrer les menaces qui pèsent sur le Saint-Laurent, les gouvernements canadien et québécois joignent leurs efforts. Les organismes privés et la population s’engagent aussi. Découvrez les efforts déployés pour protéger le Saint-Laurent.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:07

Les comités Zones d'intervention prioritaires (ZIP)


Des communautés riveraines s’engagent


La protection du Saint-Laurent concerne les communautés qui en dépendent: 60% de la population québécoise vit sur les rives du Saint-Laurent et celui-ci alimente 45% de la population en eau potable. À travers les comités ZIP (Zones d'intervention prioritaires), les communautés peuvent s'engager, encadrées par les responsables du Plan d'action Saint-Laurent Vision 2000, un programme des gouvernements du Canada et du Québec.




L’objectif premier des comités ZIP est de dégager les priorités en matière de protection, de restauration, de conservation et de mise en valeur des usages et des ressources pour leur partie du Saint-Laurent, dans une perspective de développement durable. Les comités ZIP reposent beaucoup sur les communautés locales dans la réalisation d’initiatives. Ils ont donc la responsabilité de:

  • identifier les priorités d’intervention pour leur territoire;
  • établir un plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE) pour déterminer les mesures à prendre, en fonction des priorités identifiées lors de la consultation ;
  • mettre en œuvre le PARE qui favorise l’implication communautaire pour la réalisation de projets concrets.

Les comités ZIP sont supportés par des équipes des gouvernement du Canada et du Québec. Voici les comités du Saint-Laurent « marin » :

    Comité Rive Nord de l’estuaire
    Comité Côte-Nord du golf
    Comité des Îles-de-la-Madeleine
    Comité Saguenay
    Comité Baie-des-Chaleurs
    Comité Sud-de-l’estuaire

Pour consulter la liste de tous les comités ZIP au Québec, visitez le site Saint-Laurent Vision 2000.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:08

Le plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent


Le [url=javascript:FrmUpd(1,'1-3-2-3')]béluga[/url] du Saint-Laurent est en voie de disparition. Un comité de spécialistes a établi la liste des menaces et des facteurs limitants pour la population et celle des actions nécessaires pour favoriser le rétablissement de cette population. Ces actions bénéficieront aussi au Saint-Laurent en général et à la santé humaine.
Les cinq stratégies proposées :

  • réduire les contaminants toxiques
  • réduire le dérangement
  • prévenir les catastrophes écologiques
  • assurer un suivi de la population
  • étudier les autres obstacles possibles au rétablissement

Pour favoriser et surveiller la mise en œuvre de ce plan de rétablissement, le Comité Béluga a été formé en 1996. Pour se faire, ce comité révise et met à jour le plan de rétablissement tous les trois ans. Il évalue le focus (orientation et pertinence des activités réalisées) et l’avancement (le niveau de réalisation en fonction des objectifs d’échéancier fixés). Enfin, le comité Béluga évalue l’ensemble de la mise en œuvre, ses points forts et ses principales lacunes.
Pour mener à bien les objectifs du plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent et pour assurer le suivi, des intervenants tant du milieu gouvernemental que non gouvernemental auront à joindre leurs efforts. Pour obtenir une copie du Plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent:

    Ministère des Pêches et des Océans Canada
    Institut Maurice-Lamontagne
    Direction des communications
    850, route de la Mer, C.P. 1000
    Mont-Joli (Québec) G5H 3Z4
    CANADA
    WWF Canada
    1253, avenue McGill College, bureau 446
    Montréal (Québec) H3B 2Y5
    CANADA
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:09

Plan canadien de rétablissement de la baleine noire de l'Atlantique Nord


La [url=javascript:FrmUpd(1, '1-3-2-10')]baleine noire de l'Atlantique Nord[/url] est, avec sa cousine du Pacifique Nord, la grande baleine la plus menacée du monde. L'espèce ne compte plus qu’environ 300 individus. Autrefois décimée par la chasse, elle se remet difficilement des excès du passé. Les collisions avec les cargos, les prises accidentelles dans les engins de pêche et la pollution seraient en cause. En plus de ces problèmes liés aux activités humaines, des chercheurs soupçonnent que le peu de zooplancton dans la baie de Cape Cod a eu des effets négatifs sur [url=javascript:FrmUpd(3, '3-2-2-01.html#3')]la reproduction des baleines noires entre 1998 et 2000 [/url]. La consanguinité serait aussi un problème.
Une équipe de spécialistes, chapeautée par le ministère des Pêches et des Océans du Canada et le Fonds mondial pour la nature Canada, a établi la liste des actions nécessaires pour favoriser le rétablissement de cette espèce.
Les cinq stratégies proposées :



  • Réduire les collisions avec les navires
  • Réduire les dangers que représentent les engins de pêche
  • Réduire le dérangement lié aux activités humaines
  • Réduire l'exposition aux contaminants et la perte d'habitats
  • Assurer un suivi de la population et favoriser la recherche

Le 15 septembre 2000, le jour même où le plan canadien pour le rétablissement de la baleine noire a été déposé, l'équipe qui veillera à sa mise en oeuvre tenait sa première réunion. L'équipe pour le rétablissement de la baleine noire comprend des représentants du gouvernement canadien et de groupes non-gouvernementaux, des scientifiques et des intervenants dans les domaines des pêches, de la navigation et de l'observation des mammifères marins. De plus, [url=javascript:FrmUpd(3, '3-1-2.html#23')]le gouvernement canadien s'est engagé à verser 550 000 $ [/url]en 2000-2001 pour le rétablissement de la baleine noire.
Du côté des États-Unis, leur plan pour le rétablissement de la baleine noire a été déposé en décembre 1991. Une mise à jour de ce plan devrait être approuvée au cours de l'année 2001.

Plan canadien de rétablissement de la baleine noire de l'Atlantique Nord :

http://www.baleinesendirect.net/FSC.html?sct=2&pag=2-3-7.html
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:09

Un parc marin au Québec


Le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent


En 1998, au terme de près de 10 ans de consultation, le parc marin du Saguenay—Saint-Laurent fut légalement créé. C’est le premier parc au Québec à protéger exclusivement le milieu marin. Il est aussi le premier parc à être conjointement géré par le gouvernement canadien, l’Agence Parcs Canada, et le gouvernement québécois, la Société de la Faune et des Parcs du Québec (FAPAQ) .
C’est entre autre le désir de protection d’un habitat essentiel pour les bélugas, ainsi que les conditions géographiques et océanographiques exceptionnelles de l’embouchure du Saguenay, qui ont été à l’origine de la création d’un parc à cet endroit. Le parc marin du Saguenay—Saint-Laurent couvre une partie représentative de l'estuaire[url=javascript:Glo('estuaire')]*[/url] du Saint-Laurent et du fjord[url=javascript:Glo('fjord')]*[/url] du Saguenay. Sa superficie est de 1 138 km2.
Ses objectifs :

  • la conservation des espèces et des écosystèmes du milieu marin ;
  • l’éducation et la sensibilisation du public ;
  • la recherche scientifique ;
  • la mise en valeur des ressources naturelles et culturelles ;
  • l’intégration harmonieuse du parc marin au milieu régional.

Pour assurer la mise en valeur de ses richesses naturelles et culturelles de même que son intégration en milieu régional, le parc marin a mis sur pied le Réseau Découverte. Ce réseau regroupe l’ensemble des sites d’interprétation localisés autour du parc marin, que ce soit au Saguenay—Lac-Saint-Jean, dans Charlevoix, sur la Côte-Nord ou encore au Bas-Saint-Laurent.
Un des dossiers importants de ce parc est la [url=javascript:FrmUpd(1,'1-2-3')]gestion des activités d'observation des baleines[/url]. Depuis 2002, un [url=javascript:FrmUpd(1,'1-2-3-4')]règlement[/url] encadre ces activités sur le territoire du parc.
Pour en savoir plus:


Site du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent
Sur Baleines en direct :
[url=javascript:FrmUpd(2, '2-4-14')]Zonage du parc marin : l’équilibre protection/utilisation[/url]
Autres actions



Les limites du parc marin


[url=javascript:Photo(2,'99','Carte',1020,662)][/url]
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:10

Le Plan d’action Saint-Laurent Vision 2000


Redonner à la population québécoise un Saint-Laurent en meilleure santé


En 1988, les gouvernements provincial et fédéral joignaient leurs efforts et investissaient dans l’assainissement du Saint-Laurent : le Plan d’action Saint-Laurent Vision 2000 voyait le jour. Le premier objectif de ce plan était la lutte contre la pollution chimique du fleuve Saint-Laurent.
En 1993 et en 1998, deux autres phases ont été signées entre les gouvernements canadien et québécois ainsi que les nombreux partenaires. En plus d’ajouter 56 usines à la liste des usines prioritaires pour la diminution des produits toxiques, le plan d’action élargissait son domaine d’intervention. En outre, les comités Zones d’intervention prioritaires (ZIP) ont été mis sur pied au cours de la deuxième phase. Le maintien de la biodiversité, l’assainissement agricole, la protection humaine, la gestion des niveaux d’eau et la navigation sont d’autres domaines ciblés par le plan d’action.
Au terme de ces trois phases, des améliorations mesurables et des interventions concrètes ont été apportées. Une des plus grandes réalisations de Saint-Laurent Vision 2000 est la diminution des rejets toxiques industriels dans le Saint-Laurent et l’implantation de procédés moins polluants ; la plupart des 106 usines prioritaires ciblées par le plan d’action ont pris le « virage vert ». En 2003, une quatrième phase est en préparation. Redonner à la population québécoise un Saint-Laurent en meilleure santé est l’objectif de Saint-Laurent Vision 2000.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:12

Les aires marines protégées


Protéger les écosystèmes marins du Canada


Le Canada est bordé par trois océans : le Pacifique, l’Atlantique et l’Arctique. En fait, le Canada possède 243 000 km de littoral, le plus long littoral de tous les pays du monde. La vie marine fait partie des grandes richesses canadiennes et pour la protéger, le gouvernement fédéral s’est doté d’un programme de création d’aires marines protégées. Ce sont « des espaces désignés par la loi en vue de protéger les plantes, les animaux et les écosystèmes marins ». Il existe trois programmes fédéraux pour les aires marines protégées.
Le programme du ministère de l’Environnement


Le ministère de l’Environnement peut attribuer le statut « d’importance nationale » à certains habitats. Les refuges d’oiseaux migrateurs (ROM) sont des habitats côtiers ou marins protégés par le ministère de l’Environnement où des oiseaux se reproduisent, s’alimentent, migrent et hivernent. Au Québec, on compte près de 30 ROM couvrant plus de 60 000 hectares de territoire près des rives du Saint-Laurent. Il y a aussi les réserves nationales de faune (RNF). Ce sont des zones de conservation des milieux humides du Saint-Laurent. Jusqu’à maintenant huit RNF protègent près de 6 000 hectares de milieux humides le long du Saint-Laurent.
Le programme de l’Agence Parcs Canada


L’Agence Parcs Canada a divisé les océans Atlantique, Pacifique et Arctique et les Grands Lacs en 29 régions marines aux caractéristiques biologiques et physiques distinctes où elle envisage d’établir des aires marines nationales de conservation (AMNC). La création de ces aires a pour but de « sauvegarder et de commémorer le patrimoine naturel et culturel des Canadiens ». Jusqu’à maintenant, deux AMNC ont été crées : le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent au Québec et le parc marin national Fathom Five dans la baie Georgienne en Ontario. Trois autres projets sont présentement en développement : un en Ontario au lac Supérieur et deux autres en Colombie-Britannique, le Southern Strait of Georgia et le site patrimonial Haïda de Gwaii Haanas.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:13

Le programme de Pêches et Océans Canada


Pour protéger la biodiversité et les habitats des océans du Canada, la Loi sur les océans (sanctionnée en 1996) prévoit la création de « zones de protection marines » (ZPM) par le ministère des Pêches et Océans Canada (MPO). Ces zones ont pour objectif de conserver et de protéger :

  • les habitats uniques;
  • les espèces en voie de disparition ou les espèces menacées;
  • les ressources commerciales;
  • les espaces riches en biodiversité ou en productivité biologique;
  • toute autre ressource ou habitat marin qui requiert une protection particulière.

La première ZPM à être désignée au Canada est le champ hydrothermal Endeavour situé au sud-ouest de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, un écosystème riche qui abrite des espèces uniques.
En mai 2004, le MPO désignait la deuzième ZPM au Canada : le Gully, un canyon sous-marin sité à 200 km au large de la Nouvelle-Écosse, près de l’île de Sable. Ce canyon exceptionnellement profond abrite une grande variété d’espèces marines, dont une population de baleine à bec commune classée en voie de disparition au Canada. Cette ZPM couvre 80 km de longueur, 50 km de largeur et 2 500 mètres de profondeur, pour une surface de 2 364 km2.
Le Canada a identifié 11 autres sites d’intérêt en vue d’une désignation de ZPM. Deux de ces sites sont situées au Québec.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:13

L’estuaire du Saint-Laurent est une importante zone d’alimentation pour plusieurs mammifères marins et donc un endroit de prédilection pour l’observation de baleines. Deux espèces classées en voie de disparition au Canada, le rorqual bleu et, plus rarement, la baleine noire et une espèce menacée, le béluga, fréquentent l’estuaire. Cette ZPM s’étendrait de Baie-Saint-Paul dans la région de Charlevoix à Betsiamites sur la Côte-Nord, et de Saint-Roch-des-Aulnaies à Métis-sur-Mer sur la Rive-Sud et couvrirait un territoire de 6000 km2. Elle n’inclurait pas le le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent mais serait complémentaire à celui-ci. La désignation de cette ZPM est prévue pour 2006.

La péninsule de Manicouagan est un site de 700 km2 où se déverse trois grandes rivières de la Côte-Nord (Betsiamites, Outardes et Manicouagan) dans les eaux salées du Saint-Laurent. La rencontre de l’eau douce et de l’eau salée ainsi que la température de cette zone créent des conditions favorables à la productivité biologique. On y retrouve donc une grande variété de plantes marines, d’invertébrés marins, de poissons et de mammifères marins. La réglementation qui identifiera les limites de la ZPM et ses objectifs de conservation est en cours de rédaction. La désignation officielle est prévue pour l'été 2005.

Le travail concerté des trois ministères fédéraux et de leurs partenaires permettra d’établir un vaste réseau d’aires marines protégées au Canada et ainsi de protéger les écosystèmes marins. Ailleurs dans le monde, il existe plusieurs aires marines protégées, dont le parc marin de la Grande Barrière en Australie, qui couvre 350 000 km2.
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MessageSujet: Re: whales / ballenas / baleines   Lun 17 Sep - 6:14

La Loi sur les espèces en péril


Pour assurer la survie des espèces sauvages du Canada


En juin 2002, le Canada adoptait la Loi sur les espèces en péril, communément appelée la LEP. Cette loi est en application depuis juin 2003. Elle vise à :

  • prévenir la disparition d’espèces sauvages au Canada;
  • permettre le rétablissement d’espèces qui sont disparues du pays, en voie de disparition ou menacées en raison des activités humaines;
  • d'empêcher que les espèces préoccupantes ne deviennent encore plus en péril.

Pour les espèces disparues, en voie de disparition ou menacées inscrites sur la Listes des espèces en péril (annexe 1 de la LEP), la LEP interdit des les chasser, de les capturer, de les harceler ou de leur nuire. Il est aussi interdit de posséder, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger des individus, des parties d’individus ou des produits de ces espèces. La LEP interdit également d’endommager ou de détruire leur résidence ou tout élément de leur habitat essentiel.
C’est le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), un organisme consultatif indépendant composé d’experts, qui détermine la situation des espèces et qui attribue un statut aux espèces. Suite à l’évaluation du COSEPAC, le gouvernement décide s’il inscrit l’espèce sur la Liste des espèces en péril ou non, en tenant compte des répercussions économiques et sociales pour les Canadiens. S’il l’ajoute, l’espèce est protégée en vertu de la LEP. Des programmes de rétablissement pour les espèces disparues, en voie de disparition et menacées et des plans de gestion pour les espèces préoccupantes doivent être élaborés..
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