La réalité du cirque

Un jeune lion de 15 mois, très agressif, est prostré au fond de sa cage. Monsieur D doit le « récupérer » après qu'il ait été tabassé par des circassiens qui sont allés jusqu'à lui casser une dent. Mais il disparaîtra. Notre enquêteur ne le reverra plus. Monsieur D expliquera que la violence est courante dans les cirques. Lorsque le chapiteau ferme, les coups pleuvent. Les circassiens qui ne savent plus dresser leurs animaux deviennent rapidement violents face à l'échec. Il raconte avoir vu deux personnes tenant un fauve en respect depuis l'extérieur de la cage grâce à deux cordes passées autour de son cou qui l'étranglent, tandis qu'une troisième personne, barre de fer à la main, tentait de le faire monter sur un tabouret. Une lionne qui lui a été confiée avait, quant à elle, la tête déformée par les coups. En général, après qu'il ait soigné et dressé ces animaux, leur propriétaire qui en a désormais peur, les revend… et en achète un « neuf » déjà dressé. Les fauves peuvent ainsi changer de cirque jusqu'à cinq fois au cours de leur vie ! Pour One Voice il n'y pas de bon ou de mauvais dressage. Il n'y a que de la violence, qui ne peut être tolérée. Les animaux, qu'ils soient sauvages ou pas, n'ont pas leur place dans les cirques ou dans tout spectacle quel qu'il soit. Ils ont droit au respect et à la liberté. Soutenez notre campagne pour des cirques sans animaux !

Pensez-vous que dans un tel contexte, il soit raisonnable, il soit éthique, il soit pédagogique de confiner encore les ultimes survivants de ces peuples non-humains, nobles et beaux, dans des roulottes minuscules ou des bassins de béton nu et les faire danser chaque jour sous la contrainte avec un chapeau sur la tête ou un cerceau sur le nez afin d'amuser les enfants et de faire sonner le tiroir-caisse ? N'est-il pas indécent que des directeurs de cirque, avec l'appui évident d'un courant d'opinion néo-libéral extrême, crient au scandale dès qu'on ose mettre en cause leurs petites entreprises. N'est-il pas indécent qu'ils se battent bec et ongles pour réclamer le maintien de leurs spectacles d'animaux-clowns, de lions domptés et d'hippopotames danseurs, alors qu'au même moment la nature se meurt et que pas un de ces commerçants si bavards dans la presse ne trouve le temps ni n'a l'idée de protester contre cet état de fait ?

Saviez-vous que loin d'être tous nés captifs, comme l'affirment la profession, nombre de ces animaux que l'on enferme et que l'on humilie chaque soir sous chapiteau ont été capturés pour les zoos ou les cirques dans leur pays natal ? Il faut bien se rendre compte que le trafic d'animaux sauvages est aujourd'hui l'un des business parmi les plus rentables, avec le commerce des armes, de la drogue et des êtres humains. Cela, nos gérants de cirque ne vous le diront pas, madame le Maire, eux qui préfèrent préserver l'emploi à court terme plutôt que la sauvegarde de notre planète et l'avenir même de nos enfants. Ce sont les mêmes qui prétendront d’ailleurs haut et fort que l'Effet de Serre n’est qu’un leurre, que les hamburgers et les «pré-mix» sont excellents pour nos ados et que les voitures 4X4 les plus polluantes doivent continuer à empester nos villes, au nom de la croissance et de la libre entreprise ! on vous demande de prendre les mesures nécessaires pour que dans un avenir proche la ville de Lille soit la ville où il fait bon vivre pour les animaux. Je vous demande également de suivre l’exemple de monsieur Dupont Aignan qui refuse les cirques avec animaux dans sa commune. « La souffrance et l’enfermement animal ne doivent pas être des moyens de réjouissance pour les spectateurs adultes et enfants, et je pense en particulier aux animaux sauvages qu’il est scandaleux d’extraire de leur milieu naturel de liberté. »

Trouvez-vous normal qu’une ville soit recouverte d’affiches grimaçant les animaux ? Un animal n’est pas un jouet, encore moins un clown. Aimeriez-vous vivre 365 jours par an dans une cage de 5 m² ? on es pas contre les cirques traditionnels mais contre les cirques ou il y a présence d’animaux. Faîtes entendre votre voix en interdisant la venue des cirques avec des animaux et la venue des aquariums mobiles dans le Nord. Tout comme plusieurs pays qui ont aussi interdit la présence de cirques avec des animaux sur leur territoire comme la Grèce, l’Autriche, le Pérou, la Suède… L’Allemagne interdit également certaines espèces dans les cirques, la Grande Bretagne a pris également ses dispositions, la chine prend également des mesures et les états unis étudient un projet de loi. La France doit réagir et se joindre à ces pays, mais faîtes un pas pour notre région. «On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités.»
[ Gandhi ] « Non ! » à l’esclavage auquel sont réduits les animaux dans les cirques. Ils y sont contraints d’exécuter des numéros contre-nature, ils sont maintenus dans des cages exiguës et doivent parcourir de longues distances dans les pires conditions qui soient. Les animaux ne sont pas des jouets que l’on peut sortir de leur boîte pour l’amusement de quelques-uns. D’autant plus que cette activité représente un danger réel pour les animaux comme pour le public