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 Viande

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saveallGOD'sAnimals
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Masculin Nombre de messages : 19987
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:12

La pêche au vif
On utilise un appat vivant (un petit poisson : vairon, gardon, goujon...) pour pêcher
des carnassiers (brochet, perche, sandre, silure, black-bass…) ; l’appat est crocheté
avec un ou deux hameçons à travers la bouche, le flanc, le dos. On peut aussi, au
moyen d’une aiguille d’acier, passer le fil de pêche sous sa peau, en le crochetant
d’un ou deux hameçons, doubles ou triples. Dans l’eau, déjà très blessé et affolé de
douleur, il n’aura de cesse de trouver un refuge que lui refusera le pêcheur. S’il
n’est pas happé par un prédateur (qui devient alors lui-même victime !), il mourra
tout de même rapidement de ses blessures, en quelques minutes ou une heure.
L’utilisation des leurres en lieu et place de vifs et la remise à l’eau des poissons
pêchés sont de plus en plus fréquentes, surtout chez les pêcheurs de moins de 35 ans.
La pêche au vif constituait tout de même encore 12% des pêches en France en 1992 !
D’après Réformer la pêche de loisir, LFDA, 2002
S'il s'agit d'une corde, elle est enfilée à travers chaque poisson, généralement par la bouche
et ressortant par une ouverture branchiale. S'il s'agit d'une chaîne, elle est munie d'attaches
semblables à d'énormes épingles de sûreté et qui servent à empaler les poissons,
généralement à travers la mâchoire. La plupart des poissons victimes de la pêche de loisir
meurent de suffocation. Même hors de l'eau, leur mort peut être lente. Dans l'édition
d'octobre 1980 de Field and Stream, Ken Schultz décrit une perche après une heure hors
de l'eau : elle avait les nageoires et les branchies rougies et « continuait à suffoquer ».
La pêche dans laquelle le pêcheur relâche ses prises inflige, au minimum, de la terreur,
de la douleur, et une incapacité temporaire, ou, souvent, permanente ou fatale. L'éditeur
adjoint de Field and Stream, Jim Bashline, admit dans un article du numéro de mai 1990
qu'il est fréquent de voir le poisson « se débattre si violemment quand le pêcheur lui ôte
l’hameçon, qu'il s'échappe et heurte brutalement le fond du bateau ou le sol rocheux ».
Les chutes, la manipulation au filet ou à la main et d'autres agressions encore entament
la peau superficielle délicate et transparente du poisson. Cette couche muqueuse externe
le protège contre les infections, et protège les tissus sous-jacents contre l'entrée ou la sortie
excessives d'eau ; toutes conditions qui peuvent être fatales. Des expériences ont aussi été
faites qui confirment que les poissons peuvent mourir d'empoisonnement à l'acide lactique
plusieurs heures après avoir été surmenés, et entre-temps rester complètement paralysés.
L’hameçon lui-même est toujours source de blessure. Le poisson dont la bouche est gravement
lacérée peut devenir incapable de s'alimenter. De nombreux poissons sont relâchés
avec l’hameçon encore accroché aux branchies ou à des organes internes s'ils l'ont avalé.
La pêche constitue aussi une torture infligée à ceux qui sont employés comme appâts.
Les petits poissons comme les vairons qui sont utilisés à cette fin, sont habituellement crochetés
au travers du dos, des lèvres, voire des yeux. Puisque les blessures
tendent à attirer les espèces prédatrices qui sont recherchées, certains
pêcheurs en infligent encore d'autres à leurs appâts, en leur coupant les
nageoires ou en leur brisant le dos.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:13

La gestion des poissons
pour la pêche de loisir
Afin d'assurer la stabilité du nombre des prises, les aleviniers des États-Unis relâchent
chaque année dans les cours d'eau des centaines de millions de poissons, principalement
des saumons et des truites. Ted Williams, qui se décrit lui-même comme un « ancien chien
de garde des gestionnaires », a qualifié
les aleviniers d'« épaves génétiques ».
Dans un article paru en septembre 1987
dans Audubon, il écrit : « Après des
années de reproduction consanguine, les
truites des aleviniers tendent à devenir
déformées. Les opercules branchiaux
ne ferment plus, les mâchoires sont
tordues, les queues sont pincées. »
Certaines mutations nuisibles sont cultivées
intentionnellement ; ainsi, l'agence
gouvernementale de gestion de la faune
sauvage de l'État de l'Utah a produit
massivement des albinos, sensibles à la
lumière, pour servir de proies faciles à
repérer.
Williams déplore les conditions d'élevage
des truites dans les aleviniers, et
parle d'« auges en béton infectes et surpeuplées,
qui éliment les écailles et les
nageoires des poissons. » Il ajoute que
ces poissons sont mal armés pour la vie
sauvage. Alors qu'habituellement les
truites fuient lorsqu'elles sentent un
mouvement au-dessus d'elles, celles qui
viennent des aleviniers restent là, attendant
d'être nourries (les pêcheurs ne s'en
plaignent pas). Williams, lui-même passionné
de pêche à la ligne, ouvrit le
ventre d'une truite d'alevinier, et y trouva
nombre de mégots de cigarette que le
poisson, habitué à manger des granulés,
avait avalés.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:13

En France
La pêche serait le loisir le plus populaire et il y a comparativement bien plus de
pêcheurs en France que dans les autres pays européens. En 1994, près d’un Français
sur seize s’y adonnait, ponctuellement ou régulièrement. Ce sont une immense
majorité d’hommes (il y aurait tout au plus 5 à 10% de femmes). Néanmoins, le
nombre de pêcheurs est en baisse constante, et on estime qu’ils sont aujourd’hui
moins de deux millions.
page 23
Mark Sosin, adepte de la pêche de loisir, et John Clarke, biologiste « halieutique », ont
écrit un livre à l'intention des pêcheurs à la ligne, Through the Fish's Eye: An Angler's Guide
to Gamefish Behaviour (« À travers l'oeil du poisson : un guide pour pêcheur à la ligne du
comportement des poissons »), dans lequel ils définissent naïvement le but de la gestion
des poissons : « fournir le meilleur poisson pour le plaisir du pêcheur ». Afin de réduire
la population des petits poissons qui ne les intéressent pas, et d'augmenter la clareté de
l'eau, les gestionnaires vident souvent partiellement certains lacs et étangs, laissant ainsi
les espèces non désirées souffrir de manque de nourriture, de couverture d'eau, et d'espace
pour éviter les prédateurs. Froidement, Sosin et Clarke conseillent : « Quand un lac ou un
étang devient fortement peuplé d'espèces indésirables, la meilleure solution peut être
d'annihiler tous les poissons et de recommencer à neuf. On y parvient généralement soit
en asséchant le lac, soit en les empoisonnant (…). Une fois tous les poissons tués, le bassin
peut être rempli à nouveau et peuplé selon la combinaison désirée d'espèces prédatrices
et proies. » La combinaison désirée est, faut-il comprendre, celle que désirent les pêcheurs
à la ligne et les « gestionnaires de la faune » dont les salaires proviennent en grande partie
des taxes sur les permis.
La plupart des humains ne ressentent que peu d'empathie pour les poissons. Parce
qu'ils les voient comme une masse, ou comme identiques au sein d’une même espèce,
les gens négligent facilement les poissons en tant qu'individus. Et parce que leur monde
est un monde aquatique et que leurs moyens de communication échappent à nos sens,
parce que leur apparence physique diffère tant de la nôtre, beaucoup d'humains ne reconnaissent
pas leur caractère sensible. Le résultat est qu'un mauvais traitement de masse est
socialement accepté. Au fur et à mesure que croîtra le nombre de personnes conscientes
de la sensibilité des poissons, ceux-ci commenceront à recevoir la compassion et le respect
qui leur revient.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:13

Dans le domaine des sentiments, Big Red a encore beaucoup à nous apprendre. 
page 23 Joan Dunayer
Sensibles aussi à la pollution
On ne s'interroge guère sur les conséquences indirectes de nos activités et de nos
choix de société, surtout quand les victimes ne sont que des poissons. Pourtant ils
sont très sensibles aux polluants. Des produits toxiques peuvent entraîner une
asphyxie progressive, occasionner des affections psychologiques, des troubles de la
croissance, de la reproduction ou du comportement (perte d'appétit…), etc. D'autres
retardent ou bloquent l'ovulation, peuvent également rendre des poissons
aveugles, etc.
Quelques exemples :
— des cas de myopathie (dégénérescence des tissus musculaires…), des tumeurs,
des nécroses du foie, la destruction des gamètes et des cas d'hermaphrodisme sont
attribués au D.D.T. (insecticide). D’autres organochlorés seraient responsables de
la diminution de la taille des testicules de poissons et de la mort des jeunes…
— les détergents, même à de faibles concentrations, détruisent les papilles gustatives
des poissons, entraînent une altération des capsules nasales et, à forte dose, altèrent
les tissus des branchies et occasionnent des lésions et des oedèmes.
— le mercure (ainsi que d'autres métaux lourds comme le cadmium, le plomb ou le
nickel) est à l'origine de lésions du système nerveux, de cataractes et de diverses
atteintes des branchies et de la peau. Dans la baie de Minamata au Japon, fortement
contaminés par du mercure d'origine industrielle – le méthyl-mercure, qui s'accumule
dans les graisses (1) –, des poissons zigzaguaient et sautaient en tous sens.
— des poissons intoxiqués par des hydrocarbures aromatiques polycycliques – présents
entre autres dans les produits pétroliers – sont couverts de tumeurs (certaines
suintant sur une peau lisse, dépourvue d'écailles), ont les moustaches déformées et
noueuses, et présentent des altérations du foie…
— sur un autre registre, les hydrocarbures ont des effets physiques : l'enrobage par
l'huile des organes externes conduit à des difficultés de respiration, d'alimentation,
de mouvement, et peut entraîner la mort. Des tumeurs peuvent se développer. Lors
de la pollution des côtes espagnoles par le Prestige fin 2002, des malformations, des
lésions de la peau et des nageoires et des troubles du comportement ont été observés.
Lorsqu'ils survivent, les poissons des zones polluées restent en outre à la merci de
la contamination de la chaîne alimentaire !
— enfin, des rejets importants en milieu marin peuvent leur nuire en modifiant les
propriétés de l'eau de mer : diminution de la salinité, changement de température,
modification du PH…
Qui sont les principaux pollueurs ? Les industries fabriquant des détergents, des
engrais, des produits résiniers, les usines métallurgiques et chimiques, les tanneries,
les conserveries, les incinérateurs, les mines d'extraction de matières dites « premières
», la combustion des énergies non-renouvelables...
Si nous voulons prévenir ces conséquences désastreuses, il nous faut réduire au
maximum notre consommation – directe ou indirecte – de polluants, et nous mobiliser
pour sortir de ce mo(n)de de production aveugle.
(1) Les poissons prédateurs peuvent accumuler un toxique dans leur chair jusqu'à dix millions de fois
la concentration de cette substance dans l'eau.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:14

Surpêche ? Surexploitation. On parle de surpêche lorsque les prises excèdent le taux de
renouvellement des populations. Lorsque la pérennité de l’exploitation est menacée.
Du « point de vue » des poissons eux-mêmes, ça ne change pas grand chose.
Simplement, la taille moyenne des individus pêchés baisse, tout comme le volume moyen
de la prise totale, en même temps qu’un effort croissant doit être fourni pour obtenir le
même tonnage de captures. On parle alors de « dégradation des ressources halieutiques ».
Les écologistes et les économistes n’aiment pas cela et souhaitent « une gestion intelligente,
raisonnée et efficace de nos ressources naturelles » ; ils parlent alors, mais alors
seulement, de « filets meurtriers », de pêcheurs « prédateurs » n’ayant « aucune considération
à l’égard du poisson », comme si ce n’était pas surtout la demande des consommateurs
qui en fin de compte est meurtrière. Ils s’indignent lorsque les espèces et les profits
sont en danger ; quant aux individus, si les espèces n’étaient pas menacées, leur mort
au contraire serait souhaitée sans scrupules, puisqu’elle rapporterait de l’argent, créerait
des emplois, réjouirait le palais. Pour notre part, c’est bien ce que subissent les individus
qui nous importe ; à ce titre, les chiffres de la surpêche en disent long sur l’incroyable
étendue de ce massacre banal !
Au tournant des années 1900, on pêchait 3 millions de tonnes de poissons dans les
océans. Les prises de poissons sont passées de 20 millions de tonnes en 1959 à 100 millions
en 1989. Depuis, selon la FAO, elles diminuent de quelques pourcents chaque année. Les
17 zones de pêche mondiales les plus importantes sont toutes en état de sur-exploitation.
Les espèces les plus recherchées étant les morues, thons, espadons, requins, églefins,
raies, colins, flétans, au niveau mondial la « biomasse » de ces gros poissons prédateurs
est aujourd’hui d’environ 10% du niveau préindustriel. Conséquence : une explosion des
espèces proies, comme les sardines, les anchois, chinchards, sprats, poissons bien plus
petits, dont la part dans les prises mondiales est pourtant passée de 50 à 65% en trente ans.
Cela signifie que le nombre d’individus tués a augmenté de façon phénoménale, ce dont ne rendent
absolument pas compte les chiffres en tonnes de la « production halieutique ».
Surpêche en mer du nord…
Après la seconde guerre mondiale, l’utilisation de chaluts à la fois sur les lieux de ponte
et de nourriture, guidés par des sonars, a eu pour conséquence l’effondrement des populations
de harengs ;
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:14

aux alentours de 1975, les prises dans l’ensemble de la mer du Nord
étaient tombées aux environs de zéro et une interdiction de pêcher les harengs devait être
imposée en 1977. Bien que cette interdiction ait été renforcée, 40 000 tonnes étaient encore
capturées en 1991. En 1990, le Daily Telegraph de Londres expliquait que pas un mètre carré
de fond n'était épargné dans la région hollandaise et que certains coins marins étaient
râclés jusqu'à sept fois par an, les fonds s'en trouvant désertifiés. Des quotas sont fixés
chaque année par des organisations internationales, mais sont régulièrement transgressés.
En mer du Nord, un quart de la population totale des poissons est pêchée chaque année
(plus de la moitié des poissons massacrés dans cette zone iront nourrir d’autres animaux
de boucherie). 50 à 80% des bancs, selon les espèces, ont disparu en 20 ans ; les populations
de morues ont diminué de 60%, celles de merlans de 70%, celles d’églefins de 80% :
page26 Ce que signifie la « surpêche »
pour les poissons…
Dans l’Atlantique sud, la chûte des prises de pilchards montre qu’une véritable razzia
a lieu, pendant que dans le Pacifique, les anchois, les saumons et les flétans sont aussi en
état de surpêche.
On retrouve la même situation : les bateaux industriels, européens et japonais prennent
souvent « le » poisson avant qu'il n'arrive à maturité. Inutilisé, il est rejeté à la mer, parfois
dans une proportion de 4 kilos pour 1 kilo conservé.
Depuis 1975, le nombre de thons rouges du golfe du Mexique a diminué de 85% (leur
taille moyenne est passée de 21 kg en 1969 à 11 kg actuellement), ceux de la Méditerranée,
de 50%. Il faudrait réduire de moitié les pêches pour permettre au « stock » de retrouver
sa « biomasse » des années 50. En avril 1994, 22 pays ont dû accepter de diviser leurs
prises de moitié.
Actuellement, moins de 0,01% de la surface des océans est protégée de la pêche, et
encore, sous forme morcelée. 70% des 200 espèces de poissons les plus recherchées sont
menacées. La pêche, on s’en serait douté, est une véritable entreprise d’extermination des
poissons. On aurait par contre pu espérer que si les « stocks » déclinent, de moins en
moins de poissons seraient capturés et tués ; ce n’est hélas pas le cas, puisque ce sont de
plus en plus surtout des poissons de petite taille qui sont raflés. Nul autre massacre sur
notre planète ne peut être comparé, par le nombre de ses victimes, à celui-ci ! 
le « stock » pêché dans certaines zones dépasse régulièrement le « stock » de poissons
en âge de se reproduire (appelé « biomasse féconde » !).
Les captures de morues ont chûté de moitié au cours des années 1990. Le « total admissible
de captures » (TAC), réparti entre l’Union européenne et la Norvège, baisse drastiquement
depuis trois ans : 132 000 tonnes en 1999, 81 000 tonnes en 2000, 49 000 tonnes en
2001.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:15

L’ampleur du phénomène est telle que pour la seule année 1994, on estime qu’entre
50 000 et 100 000 oiseaux de mer piscicoles seraient morts de faim !
Dans le Golfe de Gascogne…
Entre 1990 et 1995, la population de merlus a diminué de 60%, les rousseaux ont disparu,
tandis que les louvines, daurades, soles, thons rouges se sont extrêmement raréfiés…
Dans l’Atlantique…
Les populations de morues, de harengs, d’églefins et de capelans sont exsangues. Les
débarquements de morues (ou cabillauds) ont été divisés par six depuis les années 1970,
celles de harengs, par trois. Dans l'Atlantique nord, les prises sont quatre fois supérieures
au niveau maximal qui permettrait à 90% des espèces pêchées de se reproduire.
Les populations des espèces de poissons les plus pêchées sont aujourd’hui le dixième d’il y a cinquante ans.
page27
Ocean Ranching…
Qu’est-ce que l’Ocean Ranching ? L’avenir du massacre ?
Peut-être.
Il s’agit d’élever des alevins en ferme ou en écloserie, de
les relâcher ensuite en pleine mer, pour les reprendre
quand ils auront acquis la taille voulue. On évite ainsi
d’avoir à les nourrir et entretenir. Les pays industrialisés
pratiquent déjà depuis plus de trente ans cet Ocean
Ranching. L’élevage du saumon par exemple est très
apprécié parce qu’il retourne à sa rivière d’origine ou à
son écloserie et qu’il suffit de l’attendre. Les écloseries
du Pacifique nord-ouest relâchent annuellement plus de
quatre milliards de tacons (petits saumons) – il n’y a pratiquement
plus de saumons d’origine. On rapporte qu’en
1974, jusqu’à 97% des captures de saumons au Japon
provenaient d’élevages.
Plusieurs autres tentatives ont été faites sur des décennies,
mais toutes jusqu’à présent ont été jugées décevantes.
Par exemple, « depuis le début du XXe siècle, 70 milliards
de morues ont été relâchées par la Norvège et plus de 50
milliards par les États-Unis. Mais devant la baisse des
stocks de morues des deux côtés de l’Atlantique et
comme rien ne prouvait que le programme norvégien ou
le programme américain aient une incidence quelconque
sur les pêches, le programme américain prit fin en 1952 et
le norvégien en 1971. Cependant l’élevage de la morue
connaît un regain d’intérêt grâce à la technologie ; il est
aujourd’hui plus facile de produire des poissons jeunes
en plus grand nombre. Les aquaculteurs norvégiens ont
découvert que garder les jeunes dans des parcs marins
artificiels pour ensuite les relâcher en mer augmente
beaucoup leur vigueur et leurs chances de survie… ».
À l’heure actuelle, les écloseries et les aleviniers coûtent
encore trop cher, d’autant que le taux de retour (taux de
réussite de capture de poissons adultes) est très bas :
moins de 10%. Les solutions ne sont pas très opérantes,
ni donc très rentables. Mais à mesure que les mers se
désertifient, certaines espèces prennent une plus grande
valeur commerciale ; par ailleurs, certains pays dépensent
des sommes importantes pour indemniser les
pêcheurs au chômage, et pourraient aussi de ce fait être
intéressés à relancer des programmes d’Ocean
Ranching.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:15

La « pisciculture » mondiale
est en pleine expansion. En
1993, elle fournissait déjà 60%
des poissons d’eau douce,
43% des saumons, 5% des
poissons de mer. En l’an 2000,
en France, elle fournit 100%
des truites, 95% des saumons,
80% des daurades royales,
60% des turbots, 50% des
bars. La FAO prévoit que la
production double d’ici 2010,
pour fournir alors 40% de la
demande mondiale en poissons.
Ce sont les pays d'Asie
du Sud-est et la Chine qui
sont les premiers éleveurs
mondiaux de poissons d'eau
douce.
Pisciculture : les élevages concentrationnaires
La part des poissons d'élevage dans la consommation augmente d'année et en année
et représente aujourd'hui 25% des ventes en France. La logique de production de la
pisciculture repose sur des modèles productivistes, et la recherche de rentabilité maximale
conduit au développement d'élevages à forte densité de population, véritables camps de
concentration où les animaux vivent une vie de misère, agglutinés dans des espaces exigus.
De fait, il existe deux sortes d’élevages ; extensifs, ils sont moins épouvantables,
puisque les poissons évoluent dans des bassins en terre, marais ou étangs, de plusieurs
hectares (mais il y a aussi surpopulation) ; l’eau se renouvelle par la marée ou des
affluents et la nourriture est fournie par le milieu. Les poissons sont ensuite pêchés et tués,
dans les pires des cas par assèchement du milieu.
Mais c’est l’élevage intensif qui se développe aujourd’hui : les poissons restent confinés
dans des cages flottantes, des viviers immergés en mer ou dans des bassins à terre, voire
des citernes. Ces élevages pratiquent l'entassement maximal, et la promiscuité engendre
stress et agressivité, maladies et frustration. Les fermes peuvent regrouper entre 50 000
et 500 000 poissons !
Les poissons les plus recherchés en pisciculture sont carnivores. Il s'agit des saumons
(en France, on en importe de Norvège et d'Ecosse), des truites (d’eau douce, « produites »
surtout en Aquitaine et Bretagne) et certains poissons d'eau de mer, comme les daurades,
bars, turbots, morues et flétans…
Détaillons un peu les élevages de saumons, les plus documentés ; les élevages de
poissons d’autres espèces sont très similaires.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:15

Des poissons en boîte

Les oeufs de saumons sont retirés des corps des femelles et mélangés avec la semence
de mâles ; les ovules sont développés dans des incubateurs contrôlés, situés sur la terre ferme, et sont élevés jusqu’à ce que les alevins atteignent la taille voulue. Les alevins
grandissent dans des écloseries d’eau douce pendant 12 à 18 mois, après quoi ils sont transférés
dans d’immenses radeaux composés de cages flottant dans la mer ou dans des lochs
(lacs), chaque cage contenant des milliers de poissons ; le transfert soudain en eaux salées
est un tel traumatisme qu’entre 15 et 50% d’entre eux meurent ! Les fermiers essayent
donc aujourd’hui de procéder par étapes pour réduire « leurs » pertes.
Les survivants sont engraissés pendant deux ans, et plus ils grossissent et plus,
évidemment, l’espace se fait rare dans les filets ou les cages ; il faut imaginer l’équivalent
de six à huit gros saumons de trois kilos passant leur vie dans un espace d’un mètre cube
(ou bien un poisson de 60 cm évoluant sa vie durant dans une baignoire), alors que, libres,
ils migreraient sur des milliers de kilomètres des rivières où ils sont éclos jusqu’à l’océan !
Les truites sont encore plus concentrées, souvent dans des citernes, à des densités de 30 à
60 kg/m3, soit au pire l’équivalent de 27 truites d’une taille de 30 cm dans une baignoire !
On imagine que tenir ces poissons reclus dans de si petits espaces peut leur causer un
stress extrême. La frustration se traduit par des sauts et une agitation continuelle. Les blessures
à la gueule et aux nageoires sont fréquentes, généralement causées par le frottement
contre les filets ou les parois, ou par les collisions ou agressions entre poissons.
Ils sont nourris fréquemment avec des boulettes délivrées en quantité par des distributeurs
automatiques. Selon les espèces, les aliments sont composés de 40 à 50% de farine
de poissons (anguilles de mer séchées et compressées, etc.), 10 à 20% d'huile de poissons
et de 20 à 35% de plantes protéagineuses et de céréales, de compléments minéraux et vitaminiques.
On estime qu’il faut entre 2,2 et 6 tonnes de poissons pêchés (selon qu’ils sont
sous forme de farines, d’huiles, etc.) pour produire une tonne de poissons d’élevage : cela
implique d’innombrables morts, d’autant que ces poissons sauvages qui servent ici de
nourriture sont généralement de toute petite taille.
La compétition pour la nourriture entraîne des agressions, des morsures des nageoires
et de la queue et même du cannibalisme.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:16

Phénomène aggravé encore par le fait que certains expérimentations génétiques
Il y a plus de dix ans déjà que des scientifiques travaillent sur des transferts
de gènes sur des dizaines d’espèces de poissons, particulièrement des espèces d’élevage.
Les expériences de transfert de gènes ne se limitent pas à rendre les poissons
plus gros (taux de croissance accru, meilleur taux de conversion de la nourriture…),
mais aussi, par exemple, à conférer une résistance à des virus qui les déciment dans
les élevages. D’autres prévoient de transférer des gènes « antigel », trouvés dans
des espèces arctiques, vers des espèces vivant en eaux plus chaudes. Ces gènes produisent
une protéine qui empêche le sang de geler ; en les insérant dans le génome
d’autres espèces, les biologistes des pêcheries espèrent produire des poissons susceptibles
de survivre dans des climats plus froids. Le gène « antigel » apparaît donc
comme un moyen d’augmenter les « récoltes » des pêcheurs septentrionaux, et d’accroître
également l’éventail des poissons d’élevage.
poissons grandissent plus vite que d’autres. C’est pourquoi ils sont triés périodiquement
par tailles (le tri a lieu cinq fois). Les poissons doivent jeûner au moins 12 heures auparavant.
Ces tris sont très stressants pour eux et sont même parfois opérés par une machine.
Les poissons paniquent, certains vont cesser de manger et perdre du poids, et d’autres
sont blessés, voire meurent.
Comme pour tout autre élevage intensif, celui-ci conduit à de grosses probabilités de
maladies. Le stress s’associe à des septicémies, s’ajoute à des infections de la peau ou des
ouïes, pendant que l’entassement peut causer des maladies bactériennes ou bien des
nécroses pancréatiques infectieuses. L’accroissement prévu des tailles des cages devrait
encore augmenter les risques. Les affections bactériennes ou virales peuvent en outre
contaminer également les populations sauvages. Les poissons et les cages sont désinfectés
à l’aide de produits très agressifs comme le chlore, les affections sont contrôlées grâce
entre autres au formol (!) et des antibiotiques.
Pour éviter les parasitoses, et particulièrement les poux de mer, de nombreux pisciculteurs
utilisent notamment plusieurs fois par an du Dichlorvos, un pesticide organophosphoré
de même famille que des gaz militaires neurotoxiques.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:17

Cette substance est hautement nocive pour toutes les formes de vie marine, du plancton aux crustacés, même à une dose de 1 ppm (partie par million). Même utilisé correctement, le produit est toxique pour
les saumons aussi. Lorsqu’il est versé dans l’eau, non seulement il arrive que les poissons
se blessent eux-mêmes en tentant de se mettre hors de portée, mais ils sont souvent ensuite
victimes de convulsions et d’attaques d’apoplexie, parfois de cécité et même de mort en cas
de surdosage ; des chercheurs de l’Université d’Aberdeen pensent que si 60% des saumons
sauvages d’Écosse souffrent de cataracte, c’est aujourd’hui dû à l’usage de ce produit ! En
France, on utilise surtout la chloramine et le formol, qui se révèlent aussi facilement très
toxiques pour les poissons.
Cela n’empêche pas pour autant que des parasites échappés d’une écloserie en Norvège
ont entraîné la disparition complète des saumons dans une trentaine de rivières. En
Irlande, une étude du début des années 90 révèle que 94% des poux de mer qui ont détruit
leurs pêcheries de truites provenaient de fermes de saumons. page31
Citernes d’élevage de truites
De nombreux poissons succombent avant d’être « récoltés ». En plus des comportements
d’agression, des tris, des maladies et des parasites, ils meurent aussi à cause d’algues
toxiques, à cause des excréments et de l’urine qui s’accumulent dans les eaux et à cause
de la raréfaction de l’oxygène dans les eaux chaudes. Des élevages entiers ont été décimés
en France pendant les grandes chaleurs de l’été 2003. Le nombre d’individus qui meurent
devient un problème toujours plus important (pour l’éleveur). De 1985 et 1989, le nombre
de jeunes saumons qui ont péri est passé de 25 à 42%, pour une population annuelle qui a
augmenté de 5,5 (1985) à 23 millions (1989) ; concernant cette fois les poissons-chats d’élevage,
en 1990, on estimait même officiellement aux USA que 64% mourraient de maladies !
On estime qu’aujourd’hui ce sont plus de dix millions de poissons d’élevage qui souffrent
et meurent chaque année de maladies et d’infection de poux de mer, soit entre 10 et 30%
des populations : dans tout autre domaine d’élevage, de tels chiffres seraient considérés
comme absolument effarants !
Alors qu’un poisson-chat (channel catfish) chanceux peut survivre 20 ans, tandis que les
truites ou les saumons peuvent vivre 9 ans, la plupart des poissons d’élevage sont tués
lorsqu’ils ont entre 10 mois et 2 ans.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:17

Un transport tout confort ?

Leurs lignes latérales, on l’a vu, permettent aux poissons de ressentir les plus
petites secousses, en percevant les moindres ondes de pression qui se propagent
dans l’eau. C’est pour cette raison qu’il faut éviter de taper sur la vitre des aquariums…
Or, comme les autres animaux de boucherie, les poissons d’élevage sont
transportés à travers toute l’Europe. Cela signifie souvent un voyage en citerne derrière
un camion, bien que certaines des fermes les plus importantes utilisent maintenant
des hélicoptères pour transporter les poissons des sites d’eau douce vers les
sites marins. Chacun peut imaginer le supplice que cela représente vraisemblablement
lorsque les poissons rebondissent à chaque cahot sur les parois de la citerne.
Les vibrations se répercutent sans cesse sur leurs lignes latérales, l’effet étant sans
doute comparable pour nous au bruit assourdissant d’avions à réaction. Le
transport terrifie probablement les poissons. Ajoutons qu’ils souffrent en outre
couramment de l’augmentation de la température et du manque d’oxygène.
page 32 http://www.st-antigone.com/ + (mort/vignettes.htm)
Avant l’abattage, les poissons sont forcés de jeûner plusieurs jours, jusqu’à parfois plus
de trois semaines ; selon les espèces, il s’agit soit d’éliminer une partie des surplus de
graisse ainsi que les antibiotiques, soit tout simplement d’économiser la nourriture durant
le laps de temps pendant lequel ils ne perdent pas encore de poids.
Plusieurs façons de les tuer sont utilisées :
— Ils peuvent être simplement retirés hors de l’eau, laissés à suffoquer dans des casiers
à glace. Cette méthode simple est de plus en plus utilisée pour les truites. La glace, qui est
censée garder le corps de la décomposition, prolonge l’agonie et les souffrances : les poissons
peuvent rester conscients plus d’un quart d’heure !
— Ils peuvent être électrocutés dans de grands réservoirs.
— Ils peuvent être tués d’un coup sur la tête. Il y a de forts risques que cela soit mal fait,
blessant le poisson sans l’assommer vraiment. Il arrive par exemple que des poissons perdent
un oeil dans l’opération, tout en restant conscients. C’est que, comme dans les abattoirs de
« volailles » ou autres, il faut « exécuter » sa tâche le plus vite possible.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:18

— Ils peuvent aussi se faire couper ou arracher les branchies pour qu’ils se vident de
leur sang. Ils se convulsent et éprouvent des spasmes musculaires pendant un temps
considérable avant de mourir. Ils sont parfois précédemment étourdis dans un réservoir
d’eau saturée de dioxyde de carbone. Cette méthode en elle-même cause une grande
panique, les poissons cherchent violemment à s’échapper lorsqu’ils s’y retrouvent plongés.
Bien qu’ils soient tétanisés très rapidement (en moins d’une minute), ils mettent généralement
3 à 9 minutes à perdre connaissance, et sont donc tout de même souvent saignés
alors qu’ils restent conscients. Les pisciculteurs norvégiens, quant à eux, tuent les saumons
en tranchant les principales artères derrière la tête. Ils sont ensuite remis dans l’eau,
où ils s’affaiblissent et finissent par mourir d’hémorragie.
La croissance exponentielle de la pisciculture n’a guère retenu l’attention de la population.
Il s’agit pourtant d’une industrie similaire en bien des points à celle des poulets en batterie,
et qui cause bien plus de victimes que l’ensemble des élevages de cochons, moutons,
vaches, veaux, chèvres, chevaux, etc. On estimait il y a quelques années que ces pratiques
concentrationnaires concernaient quelques 50 millions de poissons : ce chiffre a été démultiplié
depuis, étant donné que ce « secteur d’activité » explose. Les méthodes de « mise à
mort » qui y sont en vigueur, si elles étaient appliquées à tout autre animal, entraîneraient
des poursuites pénales ! 
Les poissons ne sont jamais considérés pour eux-mêmes, à tel point que ce sont les
seuls animaux dont l’utilisation ne fait pratiquement jamais l’objet de réglementations
; pour ce qui est des aquariums, il n'existe aucune disposition légale visant à
leur garantir un minimum de bien-être ; et il n’existe aucune règlementation de la
pêche sur ce sujet ; concernant les élevages, seule la « mise à mort » semble parfois
règlementée dans un souci de limiter leurs souffrances – bien qu’en général des
considérations d’hygiène l’emportent dans les textes et peuvent entraîner une
agonie bien plus longue. On sait de toute façon qu’en la matière la législation est
généralement peu respectée et ne garantit pas nécessairement d’améliorations
notables… mais elle donne bonne conscience aux consomm-acteurs. Son absence
est par contre un signe certain de notre incroyable indifférence à l’égard de ces êtres
sensibles des rivières, des étangs, et des mers.
Est-ce juste ?
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:18

« Le » poisson (ou la viande) n’est pas un produit banal : c’est la chair d’un être qui a été
sensible, qui a éprouvé du plaisir et de la souffrance, et qu’on a fait tuer pour une raison
dérisoire, entièrement évitable : simplement pour le manger.
Pourquoi considérons-nous ainsi que la vie d’un animal, ce qu’il ressent, ses désirs et ses
peurs, n’a pas d’importance ? Est-il si méprisable qu’on soit prêt à lui retirer l’unique bien
qu’il possède, sa vie, pour le seul plaisir d’un repas ?
Pourquoi si peu de considération ? On répond généralement : parce que les animaux
sont bêtes, ils ne raisonnent pas, ils ne sont pas libres, ils sont « faits pour ça »… Est-ce que
ce sont vraiment des raisons ?
Doit-on traiter les gens différemment selon leur degré d’intelligence (ou de raison, ou de
liberté, ou de faculté d’abstraction...), selon qu’ils sont idiots, autistes ou demeurés, ou au
contraire géniaux ? Pourquoi y aurait-il deux sortes de morales : une morale de l’égalité
pour les humains entre eux, et une sorte de morale aristocratique à l’encontre des autres ?
Les arguments utilisés pour légitimer à nos propres yeux les malheurs qu’on leur fait
subir sont indéfendables. Les maltraiter est injuste, exactement pour les mêmes raisons
qu’il est injuste de maltraiter des humains : parce que cela les fait souffrir et/ou les prive
de leur vie. Si chaque animal pouvait crier avant sa « mise à mort », le monde retentirait
de toute part d’un vacarme épouvantable et incessant. C’est un vaste charnier qui s’expose
sur les étals des poissonneries et des boucheries, et qu’on retrouve, de façon plus intime,
au coeur des repas quotidiens, dans les estomacs de 99% de la population (le 1% restant a
décidé de ne plus manger de viandes ni de poissons, et ainsi ne participe plus au massacre).
Ce mépris meurtrier n’est pas juste. Nous ne pouvons pas ainsi décider, si ce n’est par un
acte de force pure, que ceux qui ne sont pas de notre espèce ne comptent pas. Il s’agit
d’une discrimination aussi arbitraire que peut l’être, par exemple, le racisme. Cela
s’appelle d’ailleurs du spécisme : la discrimination fondée sur l’espèce des individus,
visant à nous donner le droit de les exploiter parce qu’ils ne font pas partie de l’espèce
« supérieure ». Tout comme le racisme fonde sa discrimination sur l’appartenance de
« race », à l’encontre de ceux qui ne font pas partie de la « race supérieure ».
Il faut que nous réfléchissions à ce que nous faisons ; aux conséquences de nos actes.
Est-ce que la morale courante, spéciste, qui veut que les intérêts vitaux d’un animal ne sont
rien auprès du plus dérisoire de nos propres intérêts, est justifiée ? Est-ce que « ça se
défend » ? Et si non, pouvons-nous continuer à les utiliser ?
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:18

Expérimentation sur les poissons

Dans le domaine de l’expérimentation animale, les poissons viennent sur la liste
tout de suite derrière les rats et les souris, tout particulièrement pour la recherche
fondamentale en environnement et en chimie, pour laquelle ils sont les principales
victimes.
Dans Libération du 3 janvier 1995, Frédéric Rosa, du laboratoire de génétique du
développement de l’École normale supérieure, déclare à propos des poissonszèbres
qu’il utilise comme matériel d’expérimentation : « Ils sont beaucoup plus
beaux que tous les animaux de laboratoire que j’ai vus jusqu’à maintenant. Ils sont
sensibles aux vibrations et aux odeurs, ils reconnaissent les gens. Leur comportement est
tout à fait fascinant. » Adopter ici un point de vue esthétique semble lui permettre
d’éviter de porter un regard éthique sur les souffrances très certainement causées…
page 34
Pêche, chasse, boucherie et domination
Nous pouvons nous projeter intuitivement dans les mammifères, et plus généralement
dans les animaux terrestres à « sang chaud » : les imaginer semblables à nousmêmes,
et par contrecoup, laisser venir à nous l'imagination nous raconter leur
point de vue. Nous pouvons – et le faisons parfois – nous « mettre dans leur peau ».
La chasse est ainsi un affrontement où le chasseur traque et cherche à courber
sous son joug (par capture ou mise à mort) un adversaire qui lui résiste, et auquel
il reconnaît donc une existence particulière, proche à bien des égards de la sienne.
Et l'élevage et le dressage des animaux domestiques rappellent trop l'éducation des
petits humains pour que nous puissions éviter de faire involontairement le parallèle.
C'est pourquoi ni la chasse ni la boucherie ne sont perçues comme anodines,
mais bien au contraire sont des pratiques où s'affirme une volonté de domination :
une volonté d'écraser l'autre, pour bien ancrer en nous l’idée que nous ne sommes
pas lui, que nous sommes autres, radicalement autres, « par nature » différents ;
pour nous prouver que nous sommes des Hommes (avec toute la valeur virile associée
à l'idée d'Humanité) et non des bêtes. Que nous appartenons bien à l'Humanité, et
que nous sommes au sommet de la pyramide dans l'Ordre hiérarchique du monde.
Pourquoi donner libre cours à ce sentiment de domination ? Parce que nous pourrions
facilement nous identifier aux animaux qui nous entourent et que nous refusons
cette possibilité de façon panique.
Mais le problème se pose tout à fait différemment avec les poissons : il n'y a pas
besoin de leur dénier une valeur dont on pressentirait qu'on pourrait la leur accorder,
et nous ne nous sentons pas en danger de pouvoir nous assimiler à eux ; ils ne sont
que fruits qu'on cueille, séparés de nous par un gouffre abyssal d’emblée perçu
comme définitif. Ils ne sont pas l'autre pôle d'une relation, pas plus que ne nous
apparaissent comme tels les myrtilles, les pommes ou les coquillages. Nous les percevons
comme irrémédiablement étrangers, sans risque de nous mettre à leur place.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:22

Agriculture, chasse, pêche

Autant la boucherie tient une grande place dans notre imaginaire,
autant la pêche ne nous évoque pas grand chose.
Autant la chasse est perçue comme une activité virile, au
sens d'une activité guerrière, d'un sport sanglant, autant la
pêche de loisir, par contre, semble être l'activité pacifique
par excellence, qui ne fait de mal à personne. Elle est pourtant
bien une activité masculine, mais la virilité s'y exprime
surtout comme assurance tranquille, nonchalance, calme
serein. Alors que la chasse rappelle une tragédie, la pêche
nous évoque le calme tranquillet de la cueillette, les poissons
n'éveillant guère dans notre imaginaire culturel que l'image
de fruits (de mer, par exemple) que nous procure avec
prodigalité Mère Nature.
Dans nos représentations courantes, les rapports entre
l'Humanité et la Nature sont empreints de mythologie
patriarcale. Le rapport agricole de l'Homme à la Nature
renvoie à celui de l'homme à son épouse, à cette matrice
fertile qu'il ensemence et qui au terme d'une gestation lui
rendra son bien arrivé à maturité. La chasse et la domestication,
par contre, évoquent symboliquement la guerre que
mènent les hommes contre la Nature et ses forces inquiétantes,
que ce soit pour s'en défendre ou s’en faire une
amie, lui arracher péniblement ou « sadiquement » un certain
confort, un certain luxe. La Nature prend ici le rôle
d'une marâtre, ou d'une jeune fille insoumise, qu'il faut
dompter, dominer ou apprivoiser par la ruse : qu'il faut
s'approprier, parce qu'elle vit de sa vie propre, indifférente
ou hostile aux Hommes. On retrouve l'image d’Épinal de la
conquête de l'Ouest : les trappeurs précédant les colons
fermiers, dans une lutte sans merci de la Civilisation
contre une Nature vierge.
La pêche, elle, représente l'antithèse de la chasse : une relation
harmonieuse, édenique, avec la Nature. Celle-ci se fait
Mère Terre, mère nourricière, affectueuse et attentionnée,
qui pourvoit avec sollicitude aux besoins des Hommes. Les
poissons sont alors au monde aquatique ce que les fruits et
les plantes sauvages sont à la terre : on les cueille, ils sont
ce cadeau que Nature met avec bienveillance à notre libre
disposition.
Et ils perdent, à ce petit jeu de représentations mythologiques,
toute réalité autre que symbolique. Sans doute,
leur morphologie autre, leur habitat différent du nôtre,
ont-ils permis cet éloignement extrême, cette étrangéité
absolue où nous les laissons et qui semble bien leur refuser
toute vie imaginable et tout intérêt de notre part.
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:22

Que faire ?
Face à l’immensité du massacre
et des souffrances perpétrées, la
première des choses à faire est bien
sûr de refuser soi-même de les cautionner
directement : contrairement
à ce que disent encore parfois certains
médecins, cesser de manger
du poisson (et de la viande) ne pose
pas de problèmes de santé, et la
seule difficulté consiste généralement
en ce que notre entourage
nous désapprouve, se sent agressé
par une telle décision, se moque…
En fait, on apprend à ne pas se laisser
intimider par ces réactions…
Mais il importe aussi de changer
la représentation que notre société
se fait des poissons, attirer l’attention
sur le fait qu’ils sont sensibles,
éprouvent le monde, vivent leur vie
bien ou mal. Rendre publique la
situation qui leur est faite dans le
monde entier. Cela peut être diffuser ce livret, bien sûr, mais aussi écrire des articles,
coller des affiches, envoyer des courriers aux revues, coller des autocollants sur les produits
dans les supermarchés, intervenir au sein de collectifs ou d’organisations (cf. p. 39), etc.
On peut en effet essayer d’agir collectivement : la première manifestation européenne
en faveur des poissons a eu lieu en septembre 1995 en Allemagne, près de Pforzheim,
à l’initiative de Aktion Konsequenter Tierschutz (Action pour une protection plus efficace
de l’animal) ; il y a déjà plusieurs années, l’organisation anglaise Animal Concern a décrété
la date du 6 mai « journée sans poisson », ce qui peut être une occasion pour organiser des
événements concertés. Le 11 octobre 2003, dans sept villes différentes en France, lors d’une
action médiatisée, des antispécistes ont déversé du faux sang et distribué des tracts devant
des boucheries et des poissonneries, sur le slogan : « halte au massacre ! »
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:23

En Angleterre, d’autres types d’actions sont organisés fréquemment et rendus publics,
comme le sabotage de pêche : il s’agit de faire du bruit pour faire fuir les poissons des
zones dangereuses. Ça peut être en nageant, en passant en canoë au niveau des lignes, etc. Des concours de pêche ont ainsi été empêchés de façon non violente ; par exemple,
une trentaine de militant-e-s, en canoë et canot pneumatique, rendaient gentiment à une
cinquantaine de pêcheurs leurs hameçons et leurs bouchons. Au bout de 20 minutes,
le concours était annulé. Nul doute que nous pouvons imaginer de nombreuses autres possibilités d’intervention, souvent plus simples à mettre en oeuvre, pour attirer l’attention sur les massacres en cours. C’est urgent, essentiel, vital. Nous remercions toutes les organisations, associations et personnes qui nous ont aidé, financièrement ou autrement, à publier ce livret.
Remerciements, bibliographie et crédits
Nous remercions tout particulièrement Joan Dunayer pour son soutien et
l’enthousiasme qu’elle a témoigné pour le projet de ce livret. Joan Dunayer est
également l’auteure de Animal Equality: Language and Liberation (Ryce
Publishing, 2001).
Nous remercions aussi les auteur-e-s ou traducteurs/trices des textes qui non
seulement nous ont autorisé à reprendre des passages, mais nous ont encouragé
en ce sens, et notamment les diverses personnes qui collaborent aux Cahiers antispécistes,
Sandra Altherr, la revue Tierrechte, les Amis de Guénady, AVÉA, CAA…
Les encadrés « Agriculture, chasse, pêche » et « Pêche, chasse, boucherie et domination
», ainsi que celui de la page 9, sont des adaptations de « La pêche : une vraie
boucherie » et de « La consommation de viande en France : contradictions actuelles »
de Yves Bonnardel, articles parus respectivement en avril 1992 et décembre 1995
dans les Cahiers antispécistes n° 3 et 13 (http://www.cahiers-antispecistes.org).
Concernant l’Ocean Ranching (page 28), nous avons repris des extraits de l’article
de Devin Barley, « Aquaculture marine. Élevage à controverse », paru dans Nature
& Progrès n° 146, sept.-oct. 1995, résumé d’un texte tiré de Cérès, revue de la FAO,
n° 151, janvier-février 1995.
L’encadré de la page 24 sur l’impact des polluants sur le bien-être des poissons
reprend des données collectées par l’association Tierra Incognita, qui publie le
bulletin trimestriel Tierra Toxic, consacré aux produits dangereux rejetés dans
l’environnement (Tierra Incognita – 9 rue Dumenge – 69 317 Lyon Cedex 04).
Le texte « Est-ce juste ? » reprend en le modifiant légèrement un tract des collectifs
« Sang des bêtes » (cf. http://animauzine.net/article.php3?id_article=156).
De nombreuses informations et passages sont tirés de :
— « Commercial Fishing, Fish Farming, and Fish Eating », de Campaign for the
Abolition of Angling (CAA), BM Fish, London, WC1N 3XX ; tél. 0870 458 41 76 ;
e-mail : caa@pisces.demon.co.uk ; site web : http://www.anti-angling.com/
On peut aussi contacter à la même adresse leur association fille, Pisces :
e-mail : pisces@pisces.demon.co.uk ; site web : http://www.pisces.demon.co.uk/
— « Les poissons : ils souffrent » de AVÉA - Action végétariste pour l'égalité
animale (cf. http://avea.net/page68.html).
Crédits des photos : One Voice, Peta, et Rights for Animals, que nous remercions
aussi beaucoup, ainsi que pour leur aide également Viva et le CIWF.
page 38
Voici également quelques sites internet
d'une façon ou d’une autre en rapport
avec le présent livret :
=> site global de mise en ligne de matériel
militant « animaliste »
http://www.animauzine.net/
=> collectif antispéciste de Paris
http://antispesite.free.fr/
=> Antispe-Kollectif
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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 24 Mai - 10:23

http://antispekollectif.free.fr/sommaire.html
=> musique techno et égalité animale (entre
autres sujets)
http://vegantekno.free.fr/home.html
=> association végétarienne d'informations
http://avis.free.fr
=> manifestation contre l'intensification
des massacres de fin d'année
http://www.loen.free.fr
=> manifestation de la fierté de ne pas
participer aux massacres
http://www.veggiepride.org
=> Ahimsa, au Canada
http://www.ahimsa.cjb.net/
=> Les amis de Guenady
http://www.stop-abus-animal.com
=> Union végétarienne européenne
http://www.european-vegetarian.org
Listes de discussion
Végétarien * :
vegetarien-subscribe@yahoogroupes.fr
Ethiquanimal *:
ethiquanimal-subscribe@yahoogroupes.fr
Vege_action * :
vege_action-subscribe@yahoogroupes.fr
* Pour vous inscrire, envoyez un message
vide à cette adresse
Ce livret est publié par les éditions tahin party,
20 rue Cavenne, 69007 Lyon
fax : 04 78 58 07 17
tahin.party@free.fr
http://www.tahin-party.org/
tahin party a édité entre autres :
— L’égalité animale expliquée aux humains
(Peter Singer, 2,30 €),
— Luc Ferry ou le rétablissement de l’ordre
(collectif, arguments antispécistes, 3 €), et
— Espèces et éthique. Darwin, une (r)évolution
à venir (collectif, arguments antispécistes, 8 €)
Livret imprimé par les éditions du Ravin bleu,
88 av. Mozart, 75016 Paris ; tél. 01 45 27 09 78 ;
ravinbleu@ravinbleu.com
http://www.ravinbleu.com/
Cahiers antispécistes
53, rue du Pont Saint Jacques
63 000 Clermont-Ferrand
redaction@cahiers-antispecistes.org
http://www.cahiers-antispecistes.org
One Voice
23 rue Chanoine Poupard
44 300 Nantes - France
Tél. 02 51 83 18 10
Fax 02 51 83 18 18
info@onevoice-ear.org
http://www.onevoice-ear.org
People for Ethical Treatment for Animals
(PETA)
501 Front St.
Norfolk, VA 23510, USA
Tél. + 1 757-622-7382
Fax + 1 757-622-0457
info@peta.org
http://www.peta.org/ ;
sur les poissons : www.fishinghurts.com
Global Action in the Interest of Animals
(GAIA)
90 rue des Palais
1030 Bruxelles – Belgique
Tél. +32 2/245.29.50 ; Fax: +32 2/215.09.43
info@gaia.be
http://www.gaia.be/fr/
Protection mondiale des animaux de ferme
(PMAF)
BP 80242
57 006 Metz Cedex 1 – France
Tél. 03 87 36 46 05
gzuccolopmaf@wanadoo.fr
http://www.PMAF.org
Rights for Animals
P. O. Box 39084, London, E9 5WD
Royaume-Uni
Tél. + 44 208-510 0976
info@RightsforAnimals.org
http://www.rightsforanimals.org/
Association suisse pour le végétarisme
case postale 2071, CH-1002 Lausanne
Tél./Fax + 41 21/312 63 82. ou 22/792 06 63
asv@vegetarisme.ch
http://www.vegetarismus.ch/findex.htm
Alliance végétarienne
11 bis, rue Gallier
77 390 Chaumes en Brie
Tél. (14h-18 h) : 01 64 42 38 19
contact@allianceveg.org
http://www.allianceveg.org/ page 39
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MessageSujet: Re: Viande   Ven 25 Mai - 4:09

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Dernière édition par végétalienne-13 le Dim 22 Aoû - 18:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Viande   Ven 25 Mai - 4:35

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MessageSujet: Re: Viande   Ven 25 Mai - 4:36

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MessageSujet: Re: Viande   Ven 25 Mai - 4:49

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MessageSujet: Re: Viande   Jeu 31 Mai - 10:16

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