
|
|
| |
| Auteur | Message |
|---|
végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Chat Mar 29 Mai - 14:30 | |
| Chat
Le chat est un mammifère carnivore de la famille des félidés. Le mot chat vient du bas-latin cattus (chat sauvage). Le chat domestique Felis silvestris catus est particulièrement proche du chat sauvage européen Felis silvestris silvestris et du chat sauvage africain (chat ganté) Felis silvestris libyca, qui forment certainement tous trois une unique espèce : Felis silvestris (l’appellation Felis catus n’est plus valide).
Anatomie [modifier]
Squelette et muscles [modifier] La denture du chat est la suivante :
3.1.3.1 3.1.2.1
Comme tous les carnivores, la dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure forment les carnassières. Celles-ci permettent au chat de déchirer sa nourriture, grâce à des muscles puissants fixés aux parois latérales de son crâne, et de l’avaler sans la mâcher.
Griffe avec le nerf visibleLe squelette est composé de 250 os. Les vertèbres du cou sont courtes, et la colonne vertébrale est très souple. Les vertèbres caudales prolongent la colonne, mais il est à noter que leur nombre est variable en fonction des races. La queue joue un rôle dans l’équilibre. Les pattes antérieures se terminent par cinq doigts pourvus de griffes rétractiles constituées de kératine, les pattes postérieures, plus longues que les pattes antérieures, se terminent par quatre doigts également pourvus de griffes rétractiles.
Les muscles du dos sont très souples et ceux des pattes postérieures sont puissants. Ces spécificités confèrent à l’animal une grande souplesse et une "détente" ample, lors des sauts par exemple.
Du fait d’une alimentation plus diversifiée et moins riche en protéines, les intestins du chat domestique sont plus longs que chez ses ancêtres sauvages. Avec une diminution de sa taille, c’est l’adaptation la plus notable à son nouveau mode de vie. Un chat pèse entre 2,5 et 9 kg.
Pelage [modifier] Le pelage du chat est composé de poils longs (jarre) et portant les marques de la robe (taches par exemple). En dessous se trouvent les poils plus courts (bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonne isolation du corps.
Les types de pelages sont nombreux, car très variables en fonction des races. Il existe des poils longs, courts, frisés, et même crépus. Le sphynx, parfois appelé chat-nu, est une race presque dépourvue de poils : un très léger duvet recouvre le corps, ainsi que la queue.
De même, la couleur de la fourrure du chat peut prendre de nombreuses teintes et marques. Certains individus présentent de larges taches, d’autres des rayures ou des mouchetures, d’autres encore un pelage uni.
Cette variété est accentuée par les croisements obtenus en élevage, afin d’avoir des teintes inédites.
Dans certains pays, la fourrure du chat fait l’objet, comme celle du chien, d’une demande importante dans les industries de la mode. De nombreuses associations de protection des animaux condamnent cet usage des chats.
Écaille de tortue et tricolores [modifier] Chatte écaille de tortueUn chat « écaille de tortue » est un animal dont la robe contient à la fois du roux (ou sa forme diluée), du noir (ou sa forme diluée, le « bleu ») et du « crème ».
Parfois, ce chat peut comporter des taches blanches, on l’appellera alors « écaille et blanc » ou si les couleurs blanc, noir et roux se présentent sous forme de taches, il sera appelé « tricolore » ou « calico ». Au Japon, où ces chats sont réputés porter bonheur, ils sont appelés mi-ke (triple fourrure). Les écailles et les tricolores sont obligatoirement, en théorie, des femelles. Cette pigmentation très spéciale a en effet une origine embryonnaire. Elle se situe au moment de l'inactivation d'un des deux chromosomes X au hasard dans chacune des cellules de l'embryon, quelques jours après la fécondation. Or, les chromosomes X portent des informations conditionnant la coloration. Chaque lignée cellulaire formera une tâche différente selon le chromosome X qui a été inactivé. Le chromosome X inactivé peut être visualisé au microscope, il forme dès lors au niveau du noyau cellulaire le corpuscule de Barr. Si un mâle naît tricolore ou écaille, il est doté de trois chromosomes sexuels (XXY) et est donc atteint de la maladie de Klinefelter. Il sera généralement stérile.
Les sens [modifier] Prédateur crépusculaire (coucher et lever du soleil) à l’origine, le chat possède des sens très développés. Il perçoit son univers différemment des humains, et on lui a même prêté des pouvoirs surnaturels. Il existe ainsi de nombreuses légendes de chats ayant prédit des tremblements de terre ou autres catastrophes. L’explication la plus probable est que son oreille est apte à percevoir des vibrations inaudibles pour les humains.
L’ouïe
Son ouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : il perçoit des ultrasons jusqu’à 30 000 Hz alors que l’oreille humaine est limitée à 20 000 Hz. Son pavillon en cornet peut être orienté grâce à vingt-sept muscles, ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser avec précision la source d’un bruit et sa distance. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:31 | |
| Chat
La vue [modifier] Gros plan sur l’œil d’un chat Yeux brillants d’un chatLa vue est son sens primordial. Son champ de vision est également plus étendu que celui des humains : 187° contre 125°, ce qui reste cependant loin du record absolu du monde animal. L’intensité lumineuse influence la forme de la pupille : allongée en fente étroite en pleine lumière, elle se dilate en un cercle parfait à la pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable de voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant que nous dans la pénombre. La nuit, l’aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules de la rétine, appelée tapetum lucidum, qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie ainsi par deux son acuité visuelle dans l’obscurité.
En revanche, le chat ne perçoit pas les couleurs ni même les mouvements de la même façon que nous : il semblerait (cela est encore discuté) qu’il ne perçoive pas la couleur rouge et que, d’une manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est granuleuse sur les images fixes alors qu’un objet en mouvement lui apparaît plus nettement (par exemple une proie en mouvement).
Une particularité de l’œil du chat est qu’outre les paupières inférieure et supérieure, il est protégé par une troisième paupière, la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur du coin interne de l’œil vers l’extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement, c’est souvent le signe d’un problème de santé chez le chat (troubles digestifs, parasitisme le plus souvent ou entérite).
L’odorat [modifier] Son odorat est quarante fois plus performant que celui de l’humain et a une grande importance dans la vie sociale du félin pour délimiter son territoire. Par ailleurs, c’est son odorat développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et empoisonnée. Il possède vingt millions de terminaux olfactifs, contre cinq millions chez les humains.
Le goût [modifier] Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l’humain cependant : chez le chat, on compte près de 2000 bourgeons gustatifs alors que l’homme en possède 9000, soit 4,5 fois plus. Contrairement au chien, le sens gustatif du chat est localisé à l’extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à l’amer, à l’acide et au salé, mais non au sucré.
Le toucher [modifier] Son sens du toucher est également bien développé. Ses vibrisses (« moustaches ») lui indiquent la proximité d’obstacles, même dans l’obscurité totale, en lui permettant de détecter les variations de pression de l’air. Celles-ci lui permettent aussi de mesurer la largeur d’un passage. Les coussinets garnissant ses pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée de cellules tactiles extrêmement sensibles.
Autres sens [modifier] L’organe de Jacobson est un véritable sixième sens. Comme le chien ou le cheval, le chat est capable de goûter les odeurs à l’aide de son organe voméro-nasal. Il retrousse ses babines pour permettre aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés derrière les incisives jusqu’à deux sacs remplis de fluide dans les cavités nasales chargées de concentrer les odeurs.
Son organe vestibulaire est également particulièrement développé, lui conférant un sens de l’équilibre remarquable. Ceci explique l’étonnante faculté qu’ont les chats de se retourner rapidement pour retomber sur leurs pattes lors d’une chute.
Il peut également sauter à une hauteur cinq fois supérieure à sa taille.
Dans la course, sa vitesse moyenne est de 40 km/h et il met 9 secondes pour faire 100 m, mais il n’est pas un coureur de fond et il se fatigue assez vite.
Comportements [modifier] Chaton contentLe chat est d’une nature très indépendante. Contrairement au chien, il se promène seul. Il se lave lui-même, il est d’une nature propre.
La socialisation du chaton s’établit durant les premières semaines de sa vie. Pendant cette période, c’est le nombre d’humains avec lesquels il est en contact et l’attitude de sa mère avec ceux-ci qui déterminera son caractère affectueux ou distant.
Éthologie [modifier] Le chat est classé parmi les animaux territoriaux. Cela signifie que la préservation de son lieu de vie est le moteur principal de ses interactions avec les autres individus. Lorsque plusieurs chats partagent le même appartement, il n’est pas rare de les voir choisir chacun son propre « chemin » pour aller d’un lieu à un autre ; ils se partagent ainsi leur territoire.
À l’état sauvage, il a une activité crépusculaire nocturne, aidé par ses yeux très sensibles. Voir : Chat haret
Pendant longtemps le chat a été considéré comme un animal essentiellement solitaire et les groupes comme des agrégations d'individus centrées autour de points de nourriture mais sans structure sociale. Par la suite il devint clair que les colonies forment de véritables groupes sociaux. Les chats ont un style de vie flexible et adaptent leur comportement social en fonction de l'environnement. À basse densité de population, ils sont principalement solitaires et territoriaux, ou forment des petits groupes composés des femelles et de leur descendance, comme c'est souvent le cas pour les chats qui vivent dans une maison ou un appartement. À haute densité ils forment des groupes multi-mâles/ multi-femelles, comme c'est le cas pour les chats harets qui vivent dans les parcs, les ruines, les ports, les chantiers navals,… L'abondance et la distribution de nourriture est le facteur principal qui conduit aux différents types de vie sociale : dans les zones où il y a de riches concentrations de nourriture dans différents endroits, les chats peuvent vivent en groupe autour de ces concentrations, tandis que dans les zones où la nourriture est plus largement distribuée, les chats peuvent vivre sur des territoires exclusifs. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:31 | |
| Chat
Communication Chat hissant et se courbant le dos Miaulement [modifier] ? Miaulement d'un chat Fiche
Le miaulement est le cri du chat. En général, le chat est d’un tempérament plutôt discret. Par contre, il peut miauler pendant des heures lorsqu’il cherche à se faire remarquer, que ce soit pour réclamer sa nourriture, ou pour demander qu’on lui ouvre une porte, par exemple. Certains chats, notamment les siamois, sont plus « bavards » que d’autres.
Miaulement saccadé [modifier] Plus rare, le chat émet un miaulement saccadé d’intensité faible lorsqu’il voit une proie hors de portée comme un oiseau ou un insecte volant. Et parfois même en regardant une émission animalière à la télévision, par exemple. Ce miaulement est souvent accompagné de claquement des mâchoires que certains éthologues interprètent comme une simulation de l’attaque et de la mise à mort de la proie hors de portée.
Cri du chat [modifier] Le chat crie souvent et fortement quand il cherche un compagnon ou une compagne.
Ronronnement [modifier] Il s’agit d’un mouvement coordonné mettant en jeu la glotte, le larynx, et certains muscles. Ces vibrations sonores de tout le corps se retrouvent chez la plupart des félins (et aussi chez d’autres animaux) mais leur mécanisme et leur utilité sont encore mal expliqués. Cet état, comme le sommeil, pourrait être réparateur pour l’organisme du chat.
Dès le début de sa vie, le chaton ronronne en tétant, et sa mère lui répond. Le ronronnement se manifeste lorsque l’animal éprouve du plaisir mais aussi de la souffrance : stressé, blessé et même en mourant, le chat peut ronronner. D'après les scientifiques, le ronronnement libérerait des endorphines (substances calmantes) et serait donc une façon d'atténuer la souffrance… Il ronronne le plus souvent pour exprimer la dépendance ; ainsi, il dépend de sa mère à sa naissance, de l’humain ensuite quand il est malade ou quand on le caresse. Les autres félins ne ronronnent plus à l’âge adulte : le chat est le seul à ronronner sous les caresses de son maître. Ceci est explicable : le chat voit en son maître une sorte de "deuxième maman".
Mystère : certains chats n'ayant plus de larynx continuent cependant de ronronner…
Sommeil [modifier] Chat dormant en plein jourLe chat dort en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 6 à 9 heures, dont une partie la nuit pour chasser. On l’utilise fréquemment dans le cadre d’expérimentations sur les cycles du sommeil. D’après des études, le chat est l’animal ayant la plus grande proportion de phases de sommeil paradoxal pendant lesquelles il rêve. Durant ces phases, l’activité électrique du cerveau, des yeux et des muscles est très importante.[1]
Chasse [modifier] Chat d’Europe ayant attrapé un pigeon.Chez le chaton, on observe souvent des jeux de chasse, preuve que celle-ci est instinctive. Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées: la stratégie mobile, où le chat se déplace et s'arrête quand son attention est attirée par une proie, et la stratégie stationnaire, où le chat, qui a trouvé une zone d'intérêt, est embusqué et attend. Tous les chats utilisent les deux types de stratégie. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas spécifiques à l'espèce chassée, mais les chats peuvent néanmoins se spécialiser dans la capture d'une espèce, grâce à l'expérience qu'ils ont de cette espèce particulière.
Le chat a tous les atouts d’un bon chasseur, sauf un : l’endurance à la course. Sa technique de chasse met donc en avant ses facultés de camouflage conférées par son pelage, créant un effet de surprise. Tapis au sol, il avance le plus près possible sans se faire repérer, observant silencieusement sa proie. Au moment qu’il juge opportun, il se jette sur sa victime pour l’immobiliser et la mordre au cou, lui brisant ainsi la moëlle épinière.
Chat tenant une souris dans sa gueuleMême s’ils sont friands de poissons, il est rare de voir un chat pêcheur, puisque généralement ceux-ci n’aiment guère l’eau (exception : le chat turc). On pourrait expliquer ce comportement par un attrait pour la viande de poisson qui apporte des nutriments de qualité pour les chats. Ce genre de proie étant rare mais précieux pour eux, les chats chercheraient donc à se ruer dès que possible sur les restes d’un cadavre de poisson laissé par un ours ou une loutre. Mais, en général, leurs proies les plus courantes sont de petits mammifères (rongeurs, insectivores...), des lézards, de petits oiseaux, voire des insectes.
Bien que ces présents soient peu appréciés de leurs destinataires, les chats offrent parfois des souris, oiseaux ou autres animaux à leurs maîtres, en les déposant devant les portes ou fenêtres de leur foyer. Ce comportement se rencontre fréquemment auprès de chats ayant été, pendant leurs premières années, cloîtrés en appartement sans possibilité de chasse.
ApprocheLes chats domestiques qui ont la possibilité de chasser depuis leur jeune âge dévorent généralement leur proie (en entier ou en partie, selon leur appétit du moment). Mais, peu importe leur histoire personnelle, ils jouent généralement fort longtemps avec leur proie, même après sa mort, avant de la dévorer ou de l’offrir. Ceci est peut-être dû au fait que les chats domestiques ne sont jamais devenus réellement adultes mentalement à cause de l’attention que nous leur portons et des croisements obtenus pour réduire leur sauvagerie (bien que ce trait ait été moins atténué que chez les furets ou les chiens). |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:32 | |
| Chat
Reproduction, gestation, mise bas Chaton âgé de 6 semaines.Les chats peuvent se reproduire généralement à partir de neuf mois (on a cependant vu des chattes mettre bas à l’âge de sept mois). La femelle connaît de nombreuses périodes de chaleur, généralement situées du printemps à l’automne. Durant celles-ci, les chattes adoptent un comportement hyperactif et passablement désagréable pour leurs propriétaires : recherche de caresses, frottements, roulades sur le sol et miaulements stridents pour signaler leur état aux mâles alentours. Les mâles, quant à eux, marquent leur territoire en émettant des jets d’urine très odorants. S’ils ont la possibilité de sortir, ils se battent souvent avec d’autres mâles, s’amaigrissent et se négligent, ce qui multiplie les risques de maladies et de contaminations en tout genre (coryza, leucose, FIV…). En considération de tous ces éléments, la stérilisation précoce est conseillée, dès lors que le maître n’envisage pas la venue d’une portée.
Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l’accouplement, le mâle monte sur le dos de la femelle et lui mord la peau du cou. Sur la fin, la femelle a tendance à gémir et à s’énerver, car le pénis du chat possède de petites épines orientées vers l’arrière qui raclent les parois du vagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte. À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une même portée peuvent être de pères différents.
Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l'oestrus entre les femelles du groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes. L'élevage communautaire est important car en cas de disparition d'une des mères, les chatons orphelins sont élevés par les autres femelles.
La gestation dure environ 60 jours et une portée compte en moyenne 4 chatons. À trois semaines, les mamelles de la femelle grossissent et rosissent. Puis son ventre commence à gonfler et son appétit ira en grandissant jusqu’à la mise bas. Durant la gestation, la chatte a tendance à rechercher de l’affection. Il est conseillé de caresser délicatement et fréquemment le ventre de la femelle pour habituer les petits au toucher humain. À sept semaines, elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour accoucher (placard, carton,…). À l’approche de la mise-bas (entre 61 et 70 jours après la conception), la chatte s’agite, et il est important que son maître soit près d’elle pour la soutenir. Après ses contractions, la chatte met bas son premier chaton (environ dans les 20 minutes), puis selon le cas, soit les autres suivront rapidement, soit ils mettront plusieurs heures pour sortir (le temps de mise bas peut aller jusqu’à 24 heures). Les chatons arrivent dans une poche, la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration. Ensuite, elle mange le placenta, qui est très nutritif, et coupe le cordon ombilical.
Le chaton cherche tout de suite à téter, et ce, toutes les 20 minutes environ. Il est nécessaire de manipuler les petits tous les jours (mais pas plus de cinq minutes) dès la naissance, afin que ceux-ci soient acclimatés à l’homme.
Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 80 à 100 g ; lorsqu’il ouvre les yeux, ils sont de couleur bleue jusqu’au changement définitif (vers deux mois). Le sevrage dure trois mois, et durant toute cette période, la mère apprendra aux chatons à se laver, se nourrir, chasser, etc.
Les chats adultes ont, par instinct, le sens de l’éducation ; ils s’occupent très bien des chatons, les surveillent, passent du temps avec eux et les disciplinent au besoin. En général, ils s’arrangent pour qu’un adulte soit présent pour les surveiller lors des sorties découvertes des chatons. Chez certaines races, le mâle participe activement à l’éducation des petits.
Soins et santé [modifier] Le comportement des chats domestiques peut apparaître comme capricieux, et comme chez tous les animaux, chaque individu a un comportement et un caractère qui lui est propre. C’est un animal rituel qui apprécie bien les situations récurrentes (heures fixes pour les repas par exemple). Le chat a en général tendance à affirmer son indépendance vis-à-vis des autres occupants d’un lieu, car c’est un animal avant tout territorial. Un chat n’aime pas changer d’environnement, un déménagement est donc souvent une expérience traumatisante. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:32 | |
| Chat
Entretien [modifier] Chatte après une séance de brossageEn fonction de leurs morphologies respectives, tous les chats ne nécessitent pas le même type d’entretien.
Les chats à poils longs sont ceux qui demandent le plus de soins. Lors de leur toilette, ils avalent de nombreux poils morts qui s’accumulent dans l’estomac, formant des boules de poils, appelées trichobézoards. Cela perturbe leur transit intestinal et ils sont obligés de les régurgiter afin d’éviter une occlusion intestinale. Pour éviter cela, il est nécessaire de procéder à un démêlage quotidien de leur fourrure à l’aide de brosses ou de peignes, ce qui permettra également d’éviter la formation de nœuds dans le pelage, douloureux pour l’animal. À l’occasion, il faut également éclaircir le poil en les coupant à certains endroits (comme derrière les pattes et autour de la zone anale) pour éviter qu’ils n’accrochent la saleté. Parmi les nombreuses races de chats à poils longs, certaines comme les persans sont encore plus demandeuses en terme d’entretien. En effet, à cause de leur museau aplati, ils sont souvent l’objet d’écoulements nasaux ou oculaires qui salissent leurs poils. Il faut donc leur nettoyer le museau et les yeux de manière quotidienne avec une solution spéciale.
Les chats à poils courts n’ont besoin que d’un brossage hebdomadaire pour éliminer les poils morts. Certains éleveurs utilisent également en massage un gant de soie ou une peau de chamois pour lustrer le pelage de leurs animaux et leur donner ainsi plus de brillant.
Les chats sans poils, comme les sphynx, ont besoin d’une attention toute particulière. En effet, leur peau produit comme tous les autres chats un liquide gras : le sébum. Or, contrairement aux autres, ce sébum n’est arrêté par aucun poil. C’est pourquoi les sphynx se salissent très vite, car la poussière se colle littéralement à leur peau. Ce sont donc les seuls chats à devoir prendre des bains régulièrement, en général un à deux par semaine.
En général, les autres chats n’ont pas besoin de bains réguliers. En effet, les chats sont des animaux extrêmement propres, qui consacrent une grande partie de leur temps à se toiletter en se léchant sur l’ensemble du corps. Leur langue râpeuse leurs permettent d’enlever la plupart de leurs poils morts et de lisser leurs fourrures. La salive qu’ils produisent est quant à elle un puissant agent anti-bactérien. De plus, ils redoutent souvent l’eau. Cependant, si un bain s’avère nécessaire, il convient d’utiliser un shampooing adapté aux animaux, en évitant soigneusement les yeux, le nez et les oreilles. Il faudra veiller à bien rincer l’animal, afin qu’il n’avale pas un reste de produit en faisant sa toilette par la suite. Pour le séchage, enveloppez-le dans une grande serviette-éponge et sortez de la salle de bain pour qu’il ne se sente plus en danger. Gardez-le un moment contre vous le temps qu’il se calme, puis frottez-le doucement en tâchant de n’oublier aucun endroit (entre les coussinets des pattes, par exemple…).
Alimentation et boisson [modifier] Chat qui bâille, découvrant ses caninesLes chats sont essentiellement carnivores et ne renieront jamais leur prédation naturelle. En effet, le chat a besoin de taurine, un acide aminé qu’il synthétise en quantité insuffisante et qu’il peut trouver dans la viande. La carence en taurine entraîne chez les chats des troubles oculaires, cardiaques, des déficits immunitaires et des problèmes de reproduction chez les femelles.
À cause de cette particularité, le régime alimentaire d’un chat est très différent du nôtre et reste difficile à reconstituer parfaitement à l’aide d’une alimentation ménagère. L’alimentation vendue dans le commerce est donc la meilleure façon d’assurer un apport optimal en taurine, vitamines et oligo-éléments.
Une alimentation basée à 100 % sur les croquettes est possible. Elles ont en outre une action détartrante qui contribue à préserver la santé bucco-dentaire de l’animal. Les aliments pour animaux vendus dans le commerce font l’objet de contrôle de qualité, toutefois certains préfèrent opter pour des aliments recommandés et vendus chez les vétérinaires ou dans les animaleries, réputées de qualité supérieure. On trouve désormais des aliments adaptés à l’âge (chaton, chat adulte, chat âgé), la condition physique (chat d’intérieur ou d’extérieur, castré ou non), et la race du chat.
Une alimentation entièrement végétarienne est aussi possible, dans la mesure où la nourriture a été formulée spécialement pour les chats (incluant taurine, acide linoléique, acide arachidonique, vitamine A). De telles croquettes sont facilement disponibles par correspondance.
Il est possible d’offrir occasionnellement aux chats d’autres types d’aliments, au maximum deux à trois fois par semaine, au risque de les voir se désintéresser de leur nourriture, préférant quémander auprès du maître.
De manière générale, il convient de ne pas leur donner de viande crue, car la cuisson permet de neutraliser l’absorption de parasites et de limiter fortement les risques de toxoplasmose. Le régime boîte de thon en permanence est fortement déconseillé, car il n’est pas équilibré, même si les chats en raffolent. Les os sont eux aussi à éviter : en les croquant, les chats peuvent se transpercer le palais avec des morceaux saillants. Enfin, les chats apprécient souvent les aliments à base de lait, tels que les yaourts, les fromages, les biscuits, les madeleines… ; à donner avec précaution et parcimonie, puisque le chat ne se brosse pas les dents. Un comprimé de levure de bière en guise de friandise quotidienne apportera un supplément de vitamines et assurera au chat âgé de garder un beau poil brillant. Pour la boisson, il convient de laisser en permanence à disposition du chat un bol d’eau fraîche et propre, surtout si son alimentation est à base d’éléments secs comme les croquettes. L’odeur du chlore de l’eau du robinet peut toutefois rebuter l’animal : il faudra donc la laisser décanter. Les chats préfèrent lorsque leur bol d’eau se trouve éloigné de leur nourriture. Les chats apprécient généralement le lait, mais la plupart des vétérinaires le déconseillent car certains individus présentent une intolérance au lactose, surtout les chatons. Les boissons sucrées ou alcoolisées sont à exclure absolument. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:33 | |
| Chat
Rejets
Les chats, dans la nature, choisissent un coin de terre meuble pour y faire leurs besoins naturels. Ils les recouvrent ensuite de terre, en grattant cette dernière avec leurs pattes avant. Cette technique leur permettait à l’état sauvage de ne pas faire repérer leurs odeurs par les prédateurs. Elle est donc quasiment instinctive, et est inculquée très tôt par la mère aux chatons. Si l’animal est sédentaire, il ne change que rarement d’endroit, à moins que celui-ci soit saturé.
Les chats « d’intérieur » font leurs besoins dans une litière. Un bac plastique, garni d’un fond de papier journal et d’une fine couche de litière suffira à leur bonheur. Il convient néanmoins de l’entretenir régulièrement, sous peine de voir l’animal choisir un autre endroit plus propre à ses yeux pour y déféquer. Les chatons apprennent spontanément à aller faire leur besoins dans une litière en suivant tout simplement l’exemple de leur mère, dès l’âge de 1 mois. Cependant, il est nécessaire d’attendre l’âge de trois mois pour qu’ils soient totalement éduqués à ce sujet et sociabilisés. C’est pour cela qu’il est déconseillé d’adopter un chaton avant que ce délai ne soit écoulé. Dans le cas d’un chaton qui n’aurait pas reçu cette "éducation", il est possible de la lui apprendre. En lui faisant gratter le sable de sa litière, il se rappellera qu’il doit faire ses besoins à cet endroit.
Les chats adorent l’odeur de l’eau de Javel ainsi que celle de l’huile d’olive [réf. nécessaire] : en mettre quelques gouttes dans le fond de la litière peut aider à les y attirer. Pour les mêmes raisons, il faut éviter de nettoyer les bêtises du chat avec de l’eau de javel, car il risque de recommencer au même endroit. Le vinaigre, ou un produit désinfectant à base d’agrumes (odeurs répulsives) sera donc plus adapté [réf. nécessaire].
Avec le vieillissement de l’animal, le volume d’urine croît [réf. nécessaire], il est donc important d’en tenir compte dans la composition et le renouvellement de ladite litière.
Stérilisation [modifier] La stérilisation est une opération chirurgicale qui consiste à rendre stérile un animal pour l’empêcher de se reproduire.
Chez le mâle, elle est appelée castration et se caractérise par l’ablation des testicules. C’est une intervention bénigne sous anesthésie générale qui se déroule souvent en moins de 24h. La convalescence est rapide et dure entre 1 et 3 journées. Chez la femelle, la stérilisation consiste en l’ablation des ovaires (ovariectomie). C’est une opération plus lourde que celle du mâle, et 2 jours chez le vétérinaire, suivis d’une à deux semaines de convalescence seront peut-être nécessaires. Beaucoup de propriétaires hésitent à faire stériliser leur animal, car ils n’en voient pas toujours l’intérêt. De plus, nombreux sont ceux qui considèrent cette opération comme une mutilation, un acte irréversible qui va rendre l’animal malheureux car diminué. Pourtant, en tant qu’animaux, les chats ne ressentent pas du tout les choses et les événements comme les humains.
La stérilisation procure de nombreux avantages :
La limitation des portées indésirables qui contribuent à la surpopulation féline. Le maître est responsable de chaque chaton venu au monde. Il est difficile de tous les placer. La limitation des comportements gênants des mâles, qui ont tendance à griffer et uriner sur leur territoire pendant les chaleurs des femelles. La castration permettra d’éviter ce genre de comportements si elle est pratiquée avant que le chat n’atteigne sa puberté (c’est-à-dire vers l’âge de 7 mois). L’animal deviendra aussi plus affectueux envers son maître. L’arrêt des chaleurs chez les femelles, et d’un même coup, des comportements désagréables liés à cet état : miaulements intempestifs, frottements, fugues… La limitation de la mortalité féline car les animaux stérilisés n’éprouvent plus le besoin de chercher de partenaires, ce qui réduit considérablement leur périmètre d’action. On observe ainsi une forte diminution des risques de bagarres (morsures et griffures entre animaux qui évoluent souvent en abcès), d’accidents routiers, de parasitage (puces, tiques, aoûtats) et de contamination par des virus mortels (PIF, FIV, leucose, typhus etc.). De plus, les femelles ne subissent plus les variations hormonales incessantes dues à leurs périodes de chaleurs, ce qui contribuerait, selon de récentes études scientifiques, à rallonger leur espérance de vie. C’est donc une opération que préconisent de nombreuses associations de défense des animaux. Elle leur confère une bonne qualité de vie tout en contribuant à limiter la surpopulation actuelle. Cependant, certains effets négatifs sont à signaler, notamment la prise de poids. Pour lutter contre ce phénomène, il suffit de réduire l’apport calorique du chat. Il convient également d’augmenter son activité physique par des jeux.
Pour les femelles, il existe une alternative à la stérilisation définitive. Il s’agit de la prise de pilules ou de piqûres contraceptives, qui bloque le cycle de reproduction et fait disparaître les chaleurs :
la pilule, qui se présente sous la forme d’un comprimé à faire avaler, doit être donnée à raison d’une fois tous les 15 jours pour être efficace, ce qui peut se révéler contraignant à plusieurs titres pour les propriétaires. les piqûres quant à elles permettent de stériliser provisoirement une femelle sur de plus longues périodes. En général, leurs effets s’étalent sur 3 mois lors de la première injection, puis sur 5 mois si l’on poursuit régulièrement le même traitement. Etant incompatibles avec un état de gestation, elles doivent être administrées de préférence en dehors des périodes de chaleurs, sous peine de risques d’infections. Dans les deux cas, piqûres et pilules devraient rester des solutions provisoires, réservées autant que possible aux personnes désireuses de faire de l’élevage ou d’obtenir une portée dans le futur. En effet, si la stérilisation médicamenteuse permet de stopper les chaleurs, elle provoquerait à long terme chez les femelles des troubles hormonaux pouvant dégénérer en cancers. Autant de risques à ne pas courir si l’animal n’est pas voué à avoir des petits. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:33 | |
| Chat
Dégriffage [modifier] Certains maîtres préfèrent dégriffer leur chats pour éviter des dégradations de leur intérieur, le chat ayant besoin de se faire les griffes régulièrement pour diverses raisons. Cette opération, l’onyxectomie, se fait sous anesthésie générale et consiste en l’ablation totale de la griffe et l’amputation de la troisième phalange sur laquelle celle-ci est insérée. Elle n’est recommandée que pour les chats vivant exclusivement à l’intérieur et se fait le plus souvent seulement sur les pattes antérieures.
Cette opération présente des inconvénients importants pour l’animal qui ne peut plus se servir de ses griffes pour se défendre ou fuir un danger dans certaines circonstances, puisqu’il est incapable de grimper sur un arbre par exemple. Il est donc beaucoup plus vulnérable. Nombreux considèrent cette opération comme cruelle et inhumaine et la plupart des associations de défense des animaux la condamnent, car l’animal dégriffé devra marcher sur des moignons pour le reste de sa vie.
L’ablation des griffes est couramment pratiquée aux États-Unis et au Canada. En effet, la législation permet à un propriétaire de refuser de louer un bien immobilier à des personnes possédant des animaux, arguant que ces derniers peuvent être la cause de dégâts. La seule alternative pour les chats consiste donc à les faire dégriffer. Cette opération est en revanche interdite dans un certain nombre de pays européens, notamment ceux qui ont ratifié la convention européenne pour la protection des animaux de compagnie.
Maladies [modifier] Les maladies propres au chat sont courantes chez les individus vivant à l’extérieur. Le risque qu’ils les contractent peut être minimisé de manière très importante en procédant à leur vaccination, à leur stérilisation et en restreignant leurs accès à l’extérieur.
La chlamydiose féline La conjonctivite du chat Le coryza du chat La leucose féline La péritonite infectieuse féline (ou PIF) La panleucopénie féline (ou typhus du chat) La rage féline Le virus de l’immunodéficience féline (ou FIV) L’hypertrophie cardiomyopathique féline La grippe, dont grippe aviaire chez le chat (En Indonésie, sur 500 chats capturés en zones à risque de septembre 2006 à décembre 2006, plus de 100 étaient porteurs du virus H5N1)[réf. nécessaire] Le granulome eosinophilique du chat
Obligations légales [modifier] En Europe: Comme tous les carnivores domestiques de compagnie le chat doit posséder un passeport européen pour voyager[2] et pour cela être vacciné, examiné et identifié. En France : lors de la vente d’un chat domestique : l’animal doit être âgé d’au moins 8 semaines (les éleveurs préconisent d’attendre l’âge de 3 mois pour une meilleure socialisation), identification de l’animal par tatouage ou transpondeur (puce électronique), si l’animal est un chat de race, il doit posséder ou avoir fait l’objet d’une demande de pedigree, contrat de vente ou facture pour les professionnels, fiche de conseils d’élevage. Il est recommandé que le chat soit également vacciné contre le typhus (panleucopénie), le coryza (viroses respiratoires) et la leucose et qu’il ait été régulièrement vermifugé depuis l’âge de 3-4 semaines. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:33 | |
| Chat
Histoire [modifier] Jusqu’en 2001, on pensait que les chats avaient été domestiqués par les Égyptiens pendant l’Antiquité, mais la découverte des restes d’un chat aux côtés de ceux d’un humain dans une sépulture à Chypre repousse le début de cette relation au VIIe millénaire av. J.-C. La cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée avec le début de l’agriculture : le stockage du grain a attiré les souris et les rats, qui ont attiré les chats, leurs prédateurs naturels.
Les Égyptiens de l’Antiquité divinisèrent le chat sous les traits de la déesse protectrice Bastet. On a également retrouvé de très nombreuses momies de chats qui montrent à quel point les Égyptiens les vénéraient. Toutefois, ils pratiquaient également des sacrifices rituels. Voir : le chat dans l’Égypte antique.
Une mosaïque de PompéiPar contre, la Grèce antique ne connaît longtemps que les mustélidés, furet et belette. Plus tard, le chat sera importé d’Égypte et s’arrogera une place auprès des grecs, d’abord sous le nom de ailouros («qui remue la queue»), puis à partir du IIe siècle av. J.-C., katoikidios («domestique»).
Les Romains, en revanche, vouaient une passion au chat : d’abord réservé aux classes aisées, l’usage de posséder un chat se répandit dans tout l’Empire et dans toutes les couches de la population, assurant la dispersion de l’animal dans toute l’Europe. Par contre, il fut satanisé en Europe durant une partie du Moyen Âge, et ne connut de retour en grâce qu’à la faveur du romantisme (le chat est l’animal romantique par excellence, mystérieux et indépendant).
En Égypte ancienne, le chat représentait la déesse Bastet. Il était donc craint et déifié.
La déesse nordique Freyja dans son char tiré par ses chats, Nils Blommér 1852.Dans la symbolique occidentale, le chat est associé à la malchance et au mal, d’autant plus quand il est noir, à la sournoiserie et à la féminité. C’est l’animal du diable et des sorcières. On lui attribue aussi neuf vies. Une première tentative de réhabilitation fut la célèbre Histoire des Chats : dissertation sur la prééminence des chats dans la société, sur les autres animaux d’Égypte, sur les distinctions et privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) de François-Augustin de Paradis de Moncrif. L’auteur y prend la défense du chat à travers des références historiques, notamment à l’ancienne Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité un pastiche de la pédanterie. Un certain nombre de lecteurs et de critiques ne discernèrent pas l’intention satirique et l’ouvrage, obscur et maniéré, fut très violemment attaqué.
L’origine de cette symbolique réside dans le fait que cet animal est un prédateur crépusculaire d’une félinité souple, qui peut être surprenante de vivacité.
À partir du XIXe siècle, le chat s’est retrouvé symbole du mouvement anarchiste, à travers son image poétique, indépendante et gracieuse.
Superstition [modifier] Chat noirEn France, le noir et le rouge sont les couleurs du diable, ainsi les chats noirs sont souvent rejetés de peur qu'ils portent malheur, au contraire en Angleterre, ils portent bonheur on dit qu'ils apporteront un fiancé à la jeune fille de la maison.
Arts et Littérature [modifier] Le chat est ami des écrivains, Colette (La Chatte), Charles Baudelaire, Théodore de Banville, Edgar Allan Poe (Le Chat noir), Marcel Aymé (Les Contes du chat perché) ont écrit sur lui. Il est le héros central du Chat botté de Charles Perrault ; il est Tibert dans le Roman de Renart.
Les chats ont un statut très particulier dans les nouvelles consacrées au monde du rêve de l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft. Isaac Asimov met en scène le chat comme animal défiant les lois spatio-temporelles dans sa nouvelle, Les Chrono-minets. Philippe Ragueneau (Tiburce,…, Le Chat Moune) qui dépeint, avec beaucoup de tendresse, l’attachement des chats pour les hommes. Dans sa série des Honor Harrington, David Weber dépeint une espèce extra-terrestre appelée chat sylvestre pour sa ressemblance, tant physique (à une paire de pattes près) que de caractère, avec le chat commun. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:34 | |
| Chat
genre Felis Linnaeus, 1758.
La plupart sont des Felis silvestris catus ou chats domestiques, parmi lesquels on distingue de multiples races.
Il existe aussi de nombreuses autres espèces de chats dans le monde.
Sommaire [masquer] 1 Robes 1.1 Couleurs 1.2 Écaille de tortue et tricolores 1.3 Motifs 1.4 Pelage 1.5 Cas du clonage 2 Races de chats domestiques 3 Espèces proches du chat domestique 4 Notes 5 Voir aussi 5.1 Articles connexes 5.2 Liens externes
Robes [modifier]
Couleurs [modifier] Chat chocolatLes principales couleurs sont le tigré, proche du chat sylvestre (le chat « originel » sauvage) qui est un mélange de brun et de beige, le noir, le blanc et le roux. Tous les mélanges et dilutions de ces couleurs existent aussi selon les combinaisons génétiques possibles. Un cas particulier est la couleur « écaille de tortue ».
Écaille de tortue et tricolores [modifier] Un chat « écaille de tortue » est un animal dont la robe contient à la fois du roux (ou sa forme diluée), du noir (ou sa forme diluée, le « bleu ») et du « crème ».
Chatte écaille de tortueParfois, ce chat peut comporter des taches blanches, on l’appellera alors « écaille et blanc » ou si les couleurs blanc, noir et roux se présentent sous forme de taches, il sera appelé « tricolore » ou « calico ». Au Japon, où ces chats sont réputés porter bonheur, ils sont appelés mi-ke (triple fourrure). Les écailles et les tricolores sont très généralement des femelles, les couleurs et leur répartition résultant de l’inactivation du chromosome X chez les femelles (qui en possèdent deux comme chez toutes les femelles mammifères). Si un mâle naît tricolore ou écaille, il sera généralement stérile.
Motifs [modifier] Par ailleurs, des motifs plus ou moins marqués peuvent orner ces robes : les tabby (blotched, marbled, spotted, …). Certaines races de chats portent aussi des couleurs confinées en certaines régions du corps (comme les Siamois dont le masque, les oreilles, la queue et les extrémités des pattes sont colorées).
Pelage [modifier] Chat au pelage mi-longEnfin, la fourrure peut être courte, mi-longue ou longue. Certaines races ont même des poils courts frisés (Devon Rex) voire donner l'impression de n'avoir pas de poils du tout (sphynx).
Cas du clonage [modifier] L'expérience montre qu'un chat cloné possède le même type de pelage que son chat d'origine, mais non le même pelage. En d'autres termes, le clone d'un chat noir et blanc n'aura pas nécessairement ses tâches aux mêmes endroits, cette information de position n'étant pas portée par l'ADN (pas plus que chez l'homme les empreintes digitales). Quelques maîtres ayant fait cloner leur chat favori se sont montrés pour cette raison déçus par l'opération.[1]
Races de chats domestiques [modifier] En France pour qu'un chat soit reconnu comme étant un « chat de race » il doit avoir un pedigree LOOF, s'il est né en France, ou bien un pedigree émis par un Livre d’Origines reconnu par le ministère de l’Agriculture s'il est né à l'étranger[2].
Un chat « Norvégien »Abyssin, American Bobtail, American Curl, American Shorthair, American Wirehair, Angora turc, Balinais, Bengal, Bleu russe, Bombay, Bobtail Japonais, British Shorthair, Burmese, Burmilla, California Spangled, Ceylan, Chartreux, Chat des Forêts Norvégiennes, Cornish Rex, Cymric, Devon Rex, Européen, Exotic Shorthair, German Rex, Havana, Javanais, Khao Manee, Korat, Laperm, Lynx Domestique, Maine Coon, Mandarin, Manx, Mau Égyptien, Munchkin, Norvégien, Ocicat, Ojos Azules, Oriental, Persan, Pixie-bob, Ragdoll, Sacré de Birmanie, Savannah, Scottish Fold, Selkirk Rex, Siamois, Sibérien, Singapour, Skogkatt, Snowshoe, Sokoke, Somali, sphynx, Tonkinois, Turc de Van, York Chocolat. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:35 | |
| Chat
Espèces proches du chat domestique [modifier] Europe : Le chat sauvage (ou chat forestier, chat sylvestre) : Il vit dans les forêts d'Europe centrale et méridionale. De la taille d'un renard, sa fourrure est tabby brun-roux, et sa queue annelée est en forme de massue. Asie : Le chat de Pallas (ou Manul) : Il vit en Asie centrale, en Chine occidentale et en Russie de l'Est. Sa robe est grise et son poids atteint de 3 à 5 kg. Le chat léopard du Bengale : Il vit en Asie du Sud-Est, en Sibérie, au Tibet et en Chine. D'un poids moyen de 5 kg, sa robe ressemble à celle de la panthère et est considéré comme telle. Le chat de Biet (ou chat des déserts de Chine) : Il vit dans les steppes de Mongolie et on le rencontre en montagne, jusqu'à 3 000 m d'altitude. Sa robe est pâle, avec des rayures peu prononcées. Le chat orné (ou chat des steppes) : Il vit dans les steppes et les forêts de l’ouest de l’Asie jusqu’au désert de l’Indus. Sa robe est tabby fauve clair. Le chat doré africain : Il vit en Chine du Sud et en Inde, dans les forêts et les montagnes de basse altitude. Son poids dépasse facilement les 10 kg. Le chat marbré : Il vit surtout en Birmanie, au Népal et à Bornéo. De taille moyenne, mais possédant de longues pattes, c'est un chasseur d'oiseaux redoutable. Il adore vivre dans les arbres, près d'un point d'eau. Sa robe ressemble à celle de la panthère. Le chat viverrin (ou chat pêcheur) : Il vit en Indonésie, dans le Sud de la Chine et au Pakistan. Comme son nom l'indique, ce gros chat au pelage fauve tacheté se nourrit essentiellement de poisson. Le chat à tête plate (ou chat malais) : Il vit en Malaisie. Assez petit, il a les pattes et la queue courtes, une robe brun argenté. Il adore vivre près de l'eau et se nourrit aussi bien de poisson que d'oiseaux ou de petits rongeurs. Le chat rouilleux (ou chat rougeâtre) : Il vit dans les régions herbeuses le Sud de l'Inde. Plus petit que le chat domestique, sa robe rousse tachetée est rayée de brun. Le chat de Bornéo (ou chat bai) : Il vit à Bornéo et se distingue de ses congénères locaux par une robe uniforme. Il se nourrit principalement d'oiseaux. Son poids se situe entre 3 et 4 kg. Le chaus (ou chat des marais, de jungle) : Il vit en Inde, mais on le rencontre jusqu'en Thaïlande, où il s'est spécialisé dans la chasse au canard. Ce grand chat vivait auparavant en Afrique. Afrique : Le chat ganté (Felis silvestris maniculata) : Petit félin commun dans toute l'Afrique, il porte une robe tabby sur fond jaune. Il chasse la nuit et se domestique assez facilement. Le chat doré africain : Il vit dans les forêts du Congo. De taille moyenne, sa robe est brun doré. Le chat à pieds noirs (Felis nigripes) : Il vit dans les déserts, en particulier celui du Kalahari, où il se nourrit de petits oiseaux et de serpents. Petit, bas sur pattes, sa belle robe fauve est marquée de noir. Le chat des sables (ou chat de Marguerite) : Il vit principalement dans les déserts d'Afrique et du Moyen Orient. Son pelage très peu rayé lui permet de bien s'adapter à son environnement. Amérique : Le Jaguarondi (ou eyra) : Il vit en Argentine, au Paraguay et au Mexique, près des points d'eau où il se nourrit de poisson. Son allure générale le fait ressembler à une mangouste. Le Margay (ou chat-tigre) : Il vit dans les forêts tropicales et les milieux broussailleux d'Amérique centrale et du Sud. C'est le modèle réduit de l'ocelot, pesant 2 à 4 Kg. Le chat de Geoffroy : On le rencontre de la Bolivie jusqu'en Patagonie. Il vit dans les arbres et chasse la nuit. Sa robe est tabby gris-brun. Le Kodkod (ou Guiña) : Il vit dans les régions andines où il chasse en meute. Ses oreilles sont touffues comme celles des lynx. Le chat des Andes : Il vit dans les Andes, entre le Chili et le Pérou. Sa robe gris-brun argenté, très fournie, lui permet de fréquenter les hauts sommets, jusqu'à 5 000 m. Le chat des pampas (ou colocolo) : vit sur les hauts plateaux couverts de prairies, de l'Équateur à la Patagonie. La couleur de sa robe peut être grise, jaune ou brune, avec des rayures brun foncé. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:36 | |
| Chat
chat de Schrödinger fut imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, afin de mettre en évidence des lacunes supposées de l'interprétation de Copenhague de la physique quantique, et particulièrement mettre en évidence le problème de la mesure.
Une illustration de l'expérience dite du chat de SchrödingerLa mécanique quantique est relativement difficile à concevoir car sa description du monde repose sur des amplitudes de probabilité (fonctions d'onde). Ces fonctions d'ondes peuvent se trouver en combinaison linéaire, donnant lieu à des « états superposés ». Cependant, lors d'une opération dite de « mesure » l'objet quantique sera trouvé dans un état déterminé ; la fonction d'onde donne les probabilités de trouver l'objet dans tel ou tel état.
C'est la mesure qui perturbe le système et le fait bifurquer d'un état quantique superposé (atome à la fois intact et désintégré par exemple… mais avec une probabilité de désintégration dans un intervalle de temps donné qui, elle, est parfaitement déterminée) vers un état mesuré. Cet état ne préexiste pas à la mesure : c'est la mesure qui semble le faire advenir.
Toutefois, la notion de mesure ou de bifurcation n'apparaît pas explicitement ni même indirectement dans le formalisme quantique, et les tentatives d'en faire surgir cette notion se heurtent à d'extrêmes difficultés. En conséquence, certains physiciens n'accordent aucune réalité physique au concept de mesure ou d'observation. Pour eux, les états superposés ne s'effondrent (ou ne « bifurquent ») pas, et l'état mesuré n'existe pas réellement (voir par exemple : Hugh Everett).
C'est pour faire apparaître le caractère paradoxal de cette position et pour poser de manière frappante le problème, que Schrödinger a imaginé cette expérience de pensée. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:36 | |
| Chat
« L'expérience »
Erwin Schrödinger a donc imaginé une expérience dans laquelle un chat est enfermé dans une boîte fermée avec un dispositif qui tue l'animal dès qu'il détecte la désintégration d'un atome d'un corps radioactif (par exemple : un détecteur de radioactivité type Geiger, relié à un interrupteur provoquant la chute d'un marteau cassant une fiole de poison gazeux).
Si les probabilités indiquent qu'une désintégration a une chance sur deux d'avoir eu lieu au bout d'une minute, la mécanique quantique indique que, tant que l'observation n'est pas faite, l'atome est simultanément dans deux états (intact/désintégré). Or le mécanisme imaginé par Erwin Schrödinger lie l'état du chat (mort ou vivant) à l'état des particules radioactives, de sorte que le chat serait simultanément dans deux états (l'état mort et l'état vivant), jusqu'à ce que l'ouverture de la boîte (l'observation) déclenche le choix entre les deux états. Du coup, on ne peut absolument pas dire si le chat est mort ou non au bout d'une minute.
La difficulté principale tient donc dans le fait que si l'on est généralement prêt à accepter ce genre de situation pour une particule, l'esprit refuse d'accepter facilement une situation qui semble aussi peu naturelle quand il s'agit d'un objet plus familier comme un chat.
Pourquoi le chat de Schrödinger ? [modifier] Cette expérience n'a jamais été réalisée, car :
les conditions techniques pour préserver l'état superposé du chat sont très difficiles et même si ces conditions sont atteintes, il s'agit d'une pure expérience de pensée, non réalisable même en principe. En effet, on ne pourra jamais mettre en évidence directement, ou mesurer, que le chat est à la fois mort et vivant car le fait d'essayer de connaître son état provoquera nécessairement l'effondrement de la fonction d'onde. En fait, le but est surtout de marquer les esprits : si la théorie quantique autorise à un chat d'être à la fois mort et vivant, c'est ou bien qu'elle est erronée, ou bien qu'il va falloir reconsidérer tous nos préjugés.
Schrödinger lui-même a imaginé cette expérience pour réfuter l'interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, qui conduisait à un chat à la fois mort et vivant. Einstein avait fait la même expérience de pensée avec un baril de poudre. Schrödinger et Einstein pensaient que la possibilité du chat mort-vivant démontrait que l'interprétation de la fonction d'onde par Max Born était incomplète. Nous verrons dans la partie « quelle solution ? » que cette situation souligne bien l'étrangeté de la mécanique quantique, mais ne la réfute pas.
Il est évident que le fait que l'interprétation orthodoxe de la physique quantique mène à un chat à la fois mort et vivant montre que la mécanique quantique obéit à des lois souvent contraires à notre intuition. Pire, on se rend compte que la question n'est pas « comment est-ce possible dans le monde quantique ? » mais « comment est-ce impossible dans le monde réel ? ».
Anecdotiquement, on peut aussi se demander (c'est ce que fait Étienne Klein dans Il était sept fois la révolution) d'où vient le choix du chat pour cette expérience de pensée. Sciences et Avenir, dans un numéro hors-série consacré au chat de Schrödinger, propose l'hypothèse d'une référence de la part de Schrödinger au chat du Cheshire. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:36 | |
| Chat
Est-il exact de dire que le chat est mort et vivant ? [modifier] L'affirmation « Le chat est mort et vivant » est effectivement déroutante, et provoque souvent des blagues sur le « chat mort-vivant ». Notre intuition nous dit que les phrases « le chat est mort » et « le chat est vivant » sont chacune la négation de l'autre. En fait, il existe une troisième possibilité : le chat peut être dans un état de superposition, dans lequel il cumule plusieurs états classiques incompatibles. Il n'y a pas de problème logique (le principe du tiers exclu n'est pas remis en cause), c'est juste qu'un objet quantique peut avoir des propriétés contredisant notre expérience quotidienne.
Pour éviter les abus de langage sur le « chat mort-vivant », on peut préfèrer dire que le chat est dans un état où les catégorisations habituelles (ici la vie ou la mort) perdent leur sens.
Mais on peut, comme Einstein, refuser d'admettre que le chat n'ait pas d'état défini tant qu'on n'opère pas d'observation, et supposer que si on voit le chat vivant, il l'a été depuis son enfermement. Einstein anticipa sur l'objection de Niels Bohr « Le mystique positiviste va rétorquer qu'on ne peut spéculer sur l'état du chat tant qu'on ne regarde pas sous prétexte que cela ne serait pas scientifique ».
Même en admettant que l'état du chat découle directement de celui de la particule, d'un point de vue sémantique, dire que le chat est mort et vivant n'est pas tout à fait légitime : il est plus précisément , si on emploie la notation bra-ket de Paul Dirac. Et encore, les coefficients devant les vecteurs « mort » et « vivant » pourraient être des nombres complexes. Le « et » du langage courant n'a pas vraiment de sens dans cette situation, le « et » logique serait à redéfinir. La question n'est pas exclusive à la physique quantique : dans le cas du coefficient , demander si le chat est vivant et s'il est mort est équivalent à demander si à 1h30 la petite aiguille d'une horloge est horizontale et si elle est verticale.
Comment est-il possible d'être dans plusieurs états à la fois ? [modifier] C'est justement l'équation de Schrödinger qui autorise ces superpositions : cette équation, régissant les états possibles d'une particule étudiée dans le cadre de la physique quantique, est linéaire, ce qui entraîne que pour deux états possibles d'une particule, la combinaison de ces deux états est également un état possible. L'observation provoque en revanche la réduction à un seul état.
Si l'on parvient à provoquer une dépendance directe entre l'état d'une particule et la vie du chat, on devrait pouvoir mettre le chat dans un état superposé, mort et vivant, jusqu'à l'observation, qui le réduira à un seul état. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:37 | |
| Chat
Quelle solution ?
Différentes options proposent de résoudre ce paradoxe :
Théorie de la décohérence
Les théoriciens quantiques traditionnels affirment que l'état de superposition ne peut être maintenu qu'en l'absence d'interactions avec l'environnement qui « déclenche » le choix entre les deux états (mort ou vivant). C'est la théorie de la décohérence. La rupture n'est pas provoquée par une action « consciente », que nous interprétons comme une « mesure », mais par la première interaction physique, de sorte que la cohérence est rompue d'autant plus vite qu'il y a plus d'interactions. À l'échelle macroscopique, celui des milliards de milliards de particules, la rupture se produit donc pratiquement instantanément. Autrement dit, l'état de superposition ne peut être maintenu que pour des objets de très petite taille (quelques particules). La décohérence se produit indépendamment de la présence d'un observateur, ou même d'une mesure. Il n'y a donc pas de paradoxe : le chat se situe dans un état déterminé bien avant que la boîte ne soit ouverte. Cette théorie est notamment défendue par les physiciens Roland Omnès, et le prix Nobel Murray Gell-Mann.
Théorie de la décohérence avec paramètres cachés [modifier] Une variante de la théorie de la décohérence est défendue notamment par les physiciens Roger Penrose, Rimini, Ghirardi et Weber. Elle part de la constatation que la décohérence n'est démontrée à partir des lois quantiques que dans des cas précis, et en faisant des hypothèses simplificatrices et ayant une teneur arbitraire (histoires à « gros grains »). De plus, les lois quantiques étant fondamentalement linéaires, et la décohérence étant non linéaire par essence, obtenir la seconde à partir des premières paraît hautement suspect aux yeux de ces physiciens. Les lois quantiques ne seraient donc pas capable à elles seules d'expliquer la décohérence. Ces auteurs introduisent donc des paramètres physiques supplémentaires dans les lois quantiques (action de la gravitation par exemple pour Penrose) pour expliquer la décohérence, qui se produit toujours indépendamment de la présence d'un observateur, ou même d'une mesure. Cette théorie présente l'avantage par rapport à la précédente d'apporter une réponse claire et objective à la question « que se passe-t-il entre le niveau microscopique et le niveau macroscopique expliquant la décohérence ». L'inconvénient est que ces paramètres supplémentaires, bien que compatibles avec les expériences connues, ne correspondent à aucune théorie complète et bien établie à ce jour.
Approche positiviste [modifier] De nombreux physiciens positivistes, bien représentés par Werner Heisenberg ou Stephen Hawking, pensent que la fonction d'onde ne décrit pas la réalité en elle-même, mais uniquement ce que nous connaissons de celle-ci. Autrement dit, les lois quantiques ne sont utiles que pour calculer et prédire le résultat d'une expérience, mais pas pour décrire la réalité. Dans cette hypothèse, l'état superposé du chat n'est pas un état « réel » et il n'y a pas lieu de philosopher à son sujet (d'où la célèbre phrase de Stephen Hawking « Quand j'entends "chat de Schrödinger", je sors mon révolver »). De même, « l'effondrement de la fonction d'onde » n'a aucune réalité, et décrit simplement le changement de connaissance que nous avons du système. Le paradoxe, dans cette approche toujours assez répandue parmi les physiciens, est donc évacué.
Théorie des univers parallèles [modifier] La théorie des univers parallèles introduite par Everett prend le contre-pied de l'approche positiviste et stipule que la fonction d'onde décrit la réalité, et toute la réalité. Cette approche permet de décrire séparément les deux états simultanés et leur donne une double réalité qui semblait avoir disparu, dissoute dans le paradoxe (plus exactement deux réalités dans deux univers complètement parallèles - et sans doute incapables de communiquer l'un avec l'autre une fois totalement séparés). Il convient de noter que cette théorie ne se prononce pas sur la question de savoir s'il y a duplication de la réalité (many-worlds) ou duplication au contraire des observateurs de cette même réalité (many-minds), puisqu'elles ne présentent pas de différence fonctionnelle. De manière surprenante, cette théorie emporte l'adhésion de nombreux physiciens, non convaincus par la théorie de la décohérence, non positivistes, et pensant que les lois quantiques sont exactes et complètes. |
|  | | végétalienne-13 Admin
Nombre de messages: 9321 Date d'inscription: 17/05/2007
 | Sujet: Re: Chat Mar 29 Mai - 14:37 | |
| Chat
Reformulation radicale de la théorie quantique [modifier] Le paradoxe du chat prend sa source dans la formulation même des lois quantiques. Si une théorie alternative, formulée différemment, peut être établie, alors le paradoxe disparaît de lui-même. C'est le cas pour la théorie de David Bohm, inspirée des idées de Louis de Broglie, qui reproduit tous les phénomènes connus de la physique quantique dans une approche réaliste, à variables cachées (non locales). Dans cette théorie, il n'existe ni superposition des particules, ni effondrement de la fonction d'onde, et donc le paradoxe du Chat est considéré de ce point de vue comme un artefact d'une théorie mal formulée. Bien que la théorie de Bohm réussisse à reproduire tous les phénomènes quantiques connus et qu'aucun défaut objectif de cette théorie n'ai été mis en évidence, elle est assez peu reconnue par la communauté des physiciens. Elle est pourtant considérée par celle-ci comme un exemple intéressant, et même un paradigme d'une théorie à variables cachées non locales.
Théorie de l'influence de la conscience [modifier] Un prix Nobel de physique 1963, Eugene Wigner, soutient la thèse de l'interaction de la conscience, dans la décohérence (cessation de la superposition d'état). Dans cette interprétation, ce ne serait pas une mesure, ou des interactions physiques, mais la conscience de l'observateur qui « déciderait » finalement si le chat est mort ou vivant. En regardant par le hublot, l'œil (dans ce cas, c'est lui l'appareil de mesure) se met dans une superposition d'états :
D'un côté, un état A : « uranium désintégré, détecteur excité, marteau baissé, fiole cassée, chat mort ». De l'autre, un état B : « uranium intact, détecteur non excité, marteau levé, fiole entière, chat vivant ». Le nerf optique achemine au cerveau une onde qui est aussi dans une superposition des états A et B, et les cellules réceptrices du cerveau suivent le mouvement. C'est alors que la conscience, brutalement, fait cesser le double jeu, obligeant la situation à passer dans l'état A ou dans l'état B (mais attention : rien ne nous dit POURQUOI ce serait A ou B). Comment ? Ça, Wigner ne le dit pas. Mais les conséquences de sa position sont importantes : la réalité matérielle du monde serait déterminée par notre conscience, et celle-ci est unique (deux observateurs humains doivent percevoir la même chose). Cette solution peut être vue comme une variante de la solution « avec variables cachées », où le « paramètre supplémentaire » serait la conscience. Les avantages de cette solution sont les mêmes que la solution avec variables cachées, les inconvénients étant que - bien entendu - elle repose sur des notions non scientifiques (faute d'une définition scientifique de la conscience).
Une variante intéressante rend le résultat plus spectaculaire encore : un appareil photo prend une image du chat au bout d'une heure, puis la pièce contenant le chat est définitivement scellée (hublots fermés). La photographie ne serait quant à elle développée qu'un an plus tard. Or, ce n'est qu'à ce moment-là qu'une conscience humaine tranchera entre la vie ou la mort du chat. Le signal nerveux remonterait-il le temps pour décider de la vie ou de la mort du chat ? Cela peut paraître absurde, mais l'Expérience de Marlan Scully et le paradoxe EPR illustrent l'existence de rétroaction temporelles apparentes en physique quantique.
Et si le chat était un observateur ?
Dans la résolution du paradoxe du chat de Schrödinger, on considère que le chat n'a pas de conscience lui permettant de jouer le rôle d'observateur. On postule donc que l'expérience du chat de Schrödinger est équivalente à celle du baril de poudre d'Einstein. Mais des variantes ont été imaginées, impliquant un observateur au sein de l'expérience. |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|