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 loups

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saveallGOD'sAnimals
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MessageSujet: loups   Ven 5 Avr - 12:26

http://www.spa.asso.fr/node/69464

28 mars 2013

LE NOUVEAU « PLAN LOUP » : UN PLAN DE CHASSE D’UNE ESPÈCE PROTÉGÉE ?

Le nouveau "Plan Loup" 2013-2017 a été présenté dans une version presque finalisée le 22 février, lors de la réunion du Groupe National Loup qui réunit les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et les acteurs concernés par le dossier loup. Ce nouveau plan prévoit le tir de 24 loups pour la période 2012-2013 et enfonce le dossier loup dans une dérive inacceptable. C'est pourquoi, 14 associations de protection animale ont décidé de s'unir pour réagir dans un communiqué commun envoyé à la presse le jeudi 28 mars 2013, dont le texte intégral est disponible ci-dessous : Une confirmation a minima des obligations de protection du loup

L’Etat réaffirme heureusement certaines évidences fondamentales : 1/ le loup reste une espèce protégée, 2/ il faut permettre la progression de l’espèce, 3/ il faut lutter contre le braconnage, 4/ l’interdiction de tir des loups est maintenue dans le cœur des parcs nationaux et des réserves naturelles. Heureusement ! Car le contraire serait à la fois extrêmement grave pour la protection de la biodiversité, et ne respecterait pas les obligations légales de la France par rapport à ses engagements européens (Directive Habitat Faune Flore, Convention de Berne). Le refus d’une vraie cohabitation entre le loup et le pastoralisme ? Ce nouveau plan va dans le sens d’une déresponsabilisation des éleveurs et ne propose rien de satisfaisant pour améliorer réellement la cohabitation entre le loup et le pastoralisme. Des troupeaux domestiques pourront être déclarés « non protégeables » par leurs éleveurs ! Pourtant ces troupeaux non gardés par des chiens, des clôtures ou des bergers sont très attractifs pour des prédateurs. La prédation par des loups ou par des chiens continuera donc, et la situation ne fera qu’empirer. Quant aux « tirs de prélèvements », ils devraient tout simplement être abolis car ils n’ont rien à voir avec la protection des troupeaux : ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation.

Un véritable plan de chasse du loup

Le nombre maximum de loups pouvant être tué chaque année a doublé, et pourra encore être augmenté régulièrement suivant l’augmentation de la population de loups. Tous les moyens sont mis pour atteindre ce plafond annuel : des « tirs de défense renforcés » avec plusieurs tireurs, possiblement plus loin des troupeaux qu’auparavant, et la mobilisation maximale des chasseurs. Cette politique s’apparente à un véritable plan de chasse, comme pour une espèce gibier !

La dérive inquiétante des missions confiées à l’ONCFS

L’Etat demande à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) de former des chasseurs à la destruction du loup, une espèce protégée ! Cette mesure est scandaleuse. Rappelons que la mission officielle de l’ONCFS est de protéger la biodiversité. Le loup est encore le bouc-émissaire facile d’une filière ovine confrontée à des difficultés économiques infiniment plus vastes. Ce nouveau « Plan loup » apparait comme une occasion manquée d’œuvrer à une réelle cohabitation entre le loup et le pastoralisme. C’est un gâchis aberrant, indigne d’une vraie politique de protection de la biodiversité.
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MessageSujet: Re: loups   Ven 26 Avr - 7:28

23 avril 2013

MERCI D INVITER VOS CONTACTS
Ne les laissez pas les exterminer !
Le loup est en danger en France, vous avez une chance de participer à la préservation de cette espèce en participant à la consultation publique menée par le ministère du développement durable !!!

Vous trouverez ci dessous un texte type rédigé par l'ASPAS, je vous invite à vous exprimer avec VOS idées, VOS mots !
Le tout étant de participer de façon à ce que tout ne parte pas à la corbeille directement au bout de cinq lectures absolument identiques !

Ne soyez ni menaçants, ni insultants, l'image de nous renvoyons de la PA est déjà suffisamment négative, inutile donc d'en rajouter en participant à cette consultation

Consultation publique du ministère du développement durable action national loup du 12 avril au 06 mais pour la période 2013-2014

L'Aspas relaie, ici :
http://www.aspas-nature.org/6921/urgent-nouveau-protocole-de-destruction-de-loups-exprimez-vous/

►vous trouverez sur leur site toutes les explications concernant cette consultation publique,
►un modèle de lettre type est à votre disposition, personnalisez le c'est toujours mieux que cinq cents fois le même mail, au bout de dix tout part en live dans la corbeille !
►restez courtois, polis, les insultes, menaces et injures, ne font que renforcer l'image déjà pire que négative de la PA !

Merci pour eux !
Exemple de texte à envoyer
Madame la Ministre,

Par le présent message, je vous fais part de mon opposition totale aux trois projets d’arrêtés qui font suite au nouveau Plan Loup.

En effet,

1 – Concernant le projet d’arrêté ministériel fixant la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d’action.
Cet arrêté désigne 12 départements dans lesquels les tirs seront facilités.
Le projet soumis à consultation ajoute par rapport aux saisons précédentes le Vaucluse et la Lozère, zones de colonisation récente du loup, ce qui annihile toute possibilité d’implantation, et n’incitera aucunement les éleveurs à protéger leurs troupeaux des loups, mais aussi des chiens divagants.

2- Concernant le projet d’arrêté ministériel fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2013-2014.
Cet arrêté porte de 11 à 24 le nombre de loups qui pourront être abattus pendant la saison 2013-2014. Cela représente 10% de la population française (250)! Il est tout bonnement inadmissible qu’une espèce protégée se voit chasser comme une espèce gibier. Voir plus, puisqu’il est désormais « chassable » toute l’année, avec des armes et munitions qui sont prohibées à la chasse, de nuit comme de jour avec les lunettes à vision nocturne qui ont été offerte aux lieutenants de louveterie.

3- Concernant le projet d’arrêté ministériel fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

De manière générale, le loup est traité en application de ce protocole comme une espèce « nuisible », c’est-à-dire qu’il peut être détruit toute l’année, y compris en période de reproduction et seulement parce qu’il est susceptible de causer des dommages.
Ce protocole facilite le recours aux tirs qui ne sont plus destinés à défendre les troupeaux mais à faire baisser les effectifs de loups.
Le loup est pourtant une espèce strictement protégée par le droit européen (Directive « Habitats »).
En application de ce texte, seule la réunion de trois conditions cumulatives peut justifier une dérogation à cette protection et ainsi autoriser des destructions de loups :
- l’existence de dommages importants ;
- l’absence d’autre solution satisfaisante ;
- et la garantie du bon état de conservation des populations.

Critiques des modifications apportées par le texte :

- Pas de suspension systématique des tirs quand une destruction de loup a eu lieu :
L’ancien protocole de tir imposait la suspension des tirs pendant 24h dès lors qu’un loup était tué/blessé.
La réforme n’impose la suspension des tirs qu’à partir de la destruction du 20ème loup.
Cette disposition, combinée avec la facilitation croissante de mise en œuvre des tirs (195 autorisations délivrées la saison dernière avec un protocole plus restrictif) ne permet pas de garantir que le nombre maximum de loups à détruire soit respecté, le risque de concomitance des tirs étant très élevé. Ce plan qui se veut un plan de gestion du loup ne définit pas de prélèvement par massif, zone ou département, mais un chiffre de près de 10% de la population française qui pourra être abattu n’importe où, sans plus de considération du maintien des meutes que de la protection des troupeaux.

- Des tirs de défense autorisés en l’absence de dommage :
Dans les Unités d’action, les tirs de défense avec canon lisse sont autorisés sans attaque, sans effarouchement. Il s’agit de véritables zones où le loup est considéré comme un « nuisible » et pourra être détruit même en l’absence de dommage, et parfois en l’absence de mesure de protection puisque certains troupeaux pourront être déclarés « non protégeables ». Le panel de solutions de protection existantes et finançables devrait pourtant exclure l’impossibilité de mettre en œuvre toute protection.

Les tirs de défense avec canon rayé (arme plus puissante et plus précise) sont autorisés, sans effarouchement, dès lors qu’il y a eu une attaque depuis le 1er mai de l’année précédente sur le troupeau concerné ou sur un troupeau situé à proximité, que ce dernier soit protégé ou non. Il pourra donc y avoir des troupeaux « appâts » non protégés qui permettront à tous les troupeaux situés à proximité d’utiliser des armes de grande portée, qui ne sont plus des armes de défense mais de destruction.

En dehors des unités d’action, les tirs de défense avec canon lisse sont également autorisés sans attaque après effarouchement (alors qu’il n’y a aucun intérêt d’effaroucher s’il n’y a pas d’attaque!). Les tirs de défense avec canon rayé sont autorisés dès la 1ère attaque dans l’année mais sans effarouchement.

- Un nouvel outil de destruction : les tirs de défense renforcés :
Ils pourront être ordonnés pour les troupeaux subissant beaucoup d’attaques. Jusqu’à 10 tireurs, lieutenants de louveterie, gardes de l’ONCFS, et même chasseurs, pourront être postés en même temps. Il ne s’agit plus d’une mesure de défense mais d’une véritable battue destinée à tuer un loup coûte que coûte.

- Les tirs de prélèvement :
Il s’agit d’une véritable battue au loup sur un territoire étendu et éloigné des troupeaux (y compris lorsque les troupeaux ne sont plus en estive), le but étant de prélever à tout prix un maximum d’individus. Ce tir ne vise pas l’individu responsable du dommage, mais un individu au hasard, simplement présent dans le secteur. Est abattu celui qui passe devant la lunette du tireur.

Tuer un loup au hasard ne permet que de répondre maladroitement à une demande « sociale », et n’a aucun effet sur les dommages attribués aux loups. Cette mesure est à l’encontre d’une indispensable cohabitation entre pastoralisme et loup. Il est un véritable encouragement à ne plus protéger les troupeaux.

De plus, les tirs n’étant pas sélectifs quant au choix du loup abattu au sein de la meute, il existe un fort risque que se produise l’inverse de l’effet recherché : une augmentation des dommages. En effet, la mort d’un loup alpha (chef de meute et reproducteur) déstructurerait la meute. Les loups pourraient se séparer et le nombre d’attaques se multiplierait et serait supérieur au nombre précédant la destruction du loup.

La solution de destruction de loups est inadaptée, inefficace et donc inutile. Elle n’a pour seul effet que de laisser croire aux éleveurs que la destruction est une réponse à la contrainte du loup, au détriment de la promotion du changement des méthodes pastorales
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MessageSujet: Re: loups   Ven 26 Avr - 9:10

23 avril 2013

MERCI D INVITER VOS CONTACTS
Ne les laissez pas les exterminer !
Le loup est en danger en France, vous avez une chance de participer à la préservation de cette espèce en participant à la consultation publique menée par le ministère du développement durable !!!

Vous trouverez ci dessous un texte type rédigé par l'ASPAS, je vous invite à vous exprimer avec VOS idées, VOS mots !
Le tout étant de participer de façon à ce que tout ne parte pas à la corbeille directement au bout de cinq lectures absolument identiques !

Ne soyez ni menaçants, ni insultants, l'image de nous renvoyons de la PA est déjà suffisamment négative, inutile donc d'en rajouter en participant à cette consultation

Consultation publique du ministère du développement durable action national loup du 12 avril au 06 mais pour la période 2013-2014

L'Aspas relaie, ici :
http://www.aspas-nature.org/6921/urgent-nouveau-protocole-de-destruction-de-loups-exprimez-vous/

►vous trouverez sur leur site toutes les explications concernant cette consultation publique,
►un modèle de lettre type est à votre disposition, personnalisez le c'est toujours mieux que cinq cents fois le même mail, au bout de dix tout part en live dans la corbeille !
►restez courtois, polis, les insultes, menaces et injures, ne font que renforcer l'image déjà pire que négative de la PA !

Merci pour eux !
Exemple de texte à envoyer
Madame la Ministre,

Par le présent message, je vous fais part de mon opposition totale aux trois projets d’arrêtés qui font suite au nouveau Plan Loup.

En effet,

1 – Concernant le projet d’arrêté ministériel fixant la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d’action.
Cet arrêté désigne 12 départements dans lesquels les tirs seront facilités.
Le projet soumis à consultation ajoute par rapport aux saisons précédentes le Vaucluse et la Lozère, zones de colonisation récente du loup, ce qui annihile toute possibilité d’implantation, et n’incitera aucunement les éleveurs à protéger leurs troupeaux des loups, mais aussi des chiens divagants.

2- Concernant le projet d’arrêté ministériel fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2013-2014.
Cet arrêté porte de 11 à 24 le nombre de loups qui pourront être abattus pendant la saison 2013-2014. Cela représente 10% de la population française (250)! Il est tout bonnement inadmissible qu’une espèce protégée se voit chasser comme une espèce gibier. Voir plus, puisqu’il est désormais « chassable » toute l’année, avec des armes et munitions qui sont prohibées à la chasse, de nuit comme de jour avec les lunettes à vision nocturne qui ont été offerte aux lieutenants de louveterie.

3- Concernant le projet d’arrêté ministériel fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

De manière générale, le loup est traité en application de ce protocole comme une espèce « nuisible », c’est-à-dire qu’il peut être détruit toute l’année, y compris en période de reproduction et seulement parce qu’il est susceptible de causer des dommages.
Ce protocole facilite le recours aux tirs qui ne sont plus destinés à défendre les troupeaux mais à faire baisser les effectifs de loups.
Le loup est pourtant une espèce strictement protégée par le droit européen (Directive « Habitats »).
En application de ce texte, seule la réunion de trois conditions cumulatives peut justifier une dérogation à cette protection et ainsi autoriser des destructions de loups :
- l’existence de dommages importants ;
- l’absence d’autre solution satisfaisante ;
- et la garantie du bon état de conservation des populations.

Critiques des modifications apportées par le texte :

- Pas de suspension systématique des tirs quand une destruction de loup a eu lieu :
L’ancien protocole de tir imposait la suspension des tirs pendant 24h dès lors qu’un loup était tué/blessé.
La réforme n’impose la suspension des tirs qu’à partir de la destruction du 20ème loup.
Cette disposition, combinée avec la facilitation croissante de mise en œuvre des tirs (195 autorisations délivrées la saison dernière avec un protocole plus restrictif) ne permet pas de garantir que le nombre maximum de loups à détruire soit respecté, le risque de concomitance des tirs étant très élevé. Ce plan qui se veut un plan de gestion du loup ne définit pas de prélèvement par massif, zone ou département, mais un chiffre de près de 10% de la population française qui pourra être abattu n’importe où, sans plus de considération du maintien des meutes que de la protection des troupeaux.

- Des tirs de défense autorisés en l’absence de dommage :
Dans les Unités d’action, les tirs de défense avec canon lisse sont autorisés sans attaque, sans effarouchement. Il s’agit de véritables zones où le loup est considéré comme un « nuisible » et pourra être détruit même en l’absence de dommage, et parfois en l’absence de mesure de protection puisque certains troupeaux pourront être déclarés « non protégeables ». Le panel de solutions de protection existantes et finançables devrait pourtant exclure l’impossibilité de mettre en œuvre toute protection.

Les tirs de défense avec canon rayé (arme plus puissante et plus précise) sont autorisés, sans effarouchement, dès lors qu’il y a eu une attaque depuis le 1er mai de l’année précédente sur le troupeau concerné ou sur un troupeau situé à proximité, que ce dernier soit protégé ou non. Il pourra donc y avoir des troupeaux « appâts » non protégés qui permettront à tous les troupeaux situés à proximité d’utiliser des armes de grande portée, qui ne sont plus des armes de défense mais de destruction.

En dehors des unités d’action, les tirs de défense avec canon lisse sont également autorisés sans attaque après effarouchement (alors qu’il n’y a aucun intérêt d’effaroucher s’il n’y a pas d’attaque!). Les tirs de défense avec canon rayé sont autorisés dès la 1ère attaque dans l’année mais sans effarouchement.

- Un nouvel outil de destruction : les tirs de défense renforcés :
Ils pourront être ordonnés pour les troupeaux subissant beaucoup d’attaques. Jusqu’à 10 tireurs, lieutenants de louveterie, gardes de l’ONCFS, et même chasseurs, pourront être postés en même temps. Il ne s’agit plus d’une mesure de défense mais d’une véritable battue destinée à tuer un loup coûte que coûte.

- Les tirs de prélèvement :
Il s’agit d’une véritable battue au loup sur un territoire étendu et éloigné des troupeaux (y compris lorsque les troupeaux ne sont plus en estive), le but étant de prélever à tout prix un maximum d’individus. Ce tir ne vise pas l’individu responsable du dommage, mais un individu au hasard, simplement présent dans le secteur. Est abattu celui qui passe devant la lunette du tireur.

Tuer un loup au hasard ne permet que de répondre maladroitement à une demande « sociale », et n’a aucun effet sur les dommages attribués aux loups. Cette mesure est à l’encontre d’une indispensable cohabitation entre pastoralisme et loup. Il est un véritable encouragement à ne plus protéger les troupeaux.

De plus, les tirs n’étant pas sélectifs quant au choix du loup abattu au sein de la meute, il existe un fort risque que se produise l’inverse de l’effet recherché : une augmentation des dommages. En effet, la mort d’un loup alpha (chef de meute et reproducteur) déstructurerait la meute. Les loups pourraient se séparer et le nombre d’attaques se multiplierait et serait supérieur au nombre précédant la destruction du loup.

La solution de destruction de loups est inadaptée, inefficace et donc inutile. Elle n’a pour seul effet que de laisser croire aux éleveurs que la destruction est une réponse à la contrainte du loup, au détriment de la promotion du changement des méthodes pastorales
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MessageSujet: Re: loups   Ven 7 Juin - 13:13

1 juin 2013





FERUS a pour buts, en France, notamment dans les massifs frontaliers et en relation avec les pays européens voisins de favoriser la réussite du retour naturel du loup là où les conditions sont favorables.


© Maurice Chatelain
En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989. Il est inscrit dans les annexes II et IV de la directive « Habitats » de l’Union Européenne et fait partie des espèces prioritaires. En France, l’espèce est protégée sur le territoire national par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 publié à la suite des premières observations attestées du loup en France (mis à jour le 23 avril 2007). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Sur la Liste rouge des espèces menacées en France de l’IUCN, le loup gris, Canis lupus, est classé « vulnérable ».

Dans notre bestiaire occidental, l’évocation du loup anime les passions les plus vives. Le retour du loup nécessite un accompagnement. Il doit être présenté tel qu’il est. La prévention des dommages permet de rendre sa présence plus supportable pour ceux qui sont affectés par ses prédations, en particulier les éleveurs. Ferus œuvre dans ce sens, notamment dans le cadre de son action Pastoraloup. Cela consiste à apporter une assistance aux éleveurs, en zone à loup, grâce au recrutement à la formation et à l’encadrement de bénévoles venant renforcer la présence humaine auprès des troupeaux. Au cours des années 1970, les Espagnols craignaient de voir disparaître le loup alors que l’effectif était tombé au plus bas : entre 300 et 500 individus. Aujourd’hui, nous avons entre 150 et 180 loups en France alors qu’il y en a entre 1500 et 2000 en Espagne et entre 500 et 1000 en Italie. La France présente un important potentiel d’expansion pour cette espèce en Europe de l’Ouest. Ferus souhaite le retour du loup dans la plus grande aire de répartition possible en France. La plus grande aire possible signifie qu’il y a des limites dont les contours sont à définir au fur et à mesure de la progression de l’espèce sur le territoire national. Ferus acceptera un contrôle encadré et concerté des populations lorsqu’il considérera l’état de conservation du loup en France satisfaisant. Il faut dès maintenant anticiper le retour du loup hors des massifs montagneux, analyser son impact possible dans des régions où il n’est pas forcément attendu par les populations locales. Il est d’ailleurs possible que ces nouvelles installations soient moins conflictuelles que celles qui ont suivi son arrivée dans les montagnes à forte activité pastorale.


© Roland Clerc
On note un potentiel élevé d’installation des meutes dans le Massif Central, le Jura, les Pyrénées, les Vosges. Au-delà de ces reliefs, la France présente des forêts où les ongulés sauvages sont abondants : dans les Ardennes, dans la Meuse, en Haute Marne, en Côte d’Or, dans la Nièvre, en Corrèze, dans le Lot, en Dordogne, dans les Landes … Certains massifs forestiers de ces régions comportent des zones qui pourraient assurer la tranquillité nécessaire à la reproduction des loups : terrains accidentés, faible densité humaine… Les tentatives d’installations de l’espèce sont habituellement attestées avec un retard par rapport à la date réelle d’arrivée des premiers loups. Ce délai peut atteindre quelques années. Il est plus important lorsqu’il n’y a pas d’élevage car ce sont le plus souvent les dommages au cheptel domestique qui révèlent la présence d’un prédateur ! L’anticipation de ces installations devra porter sur la prévention du risque de dommages aux cheptels, notamment lorsque les troupeaux sont dans des prés clôturés. Les moyens de prévention devront être adaptés à ces nouveaux contextes. L’activité cynégétique régresse dans certaines régions. L’arrivée des loups contribuera à réguler les ongulés sauvages. Ailleurs, cette prédation pourrait être mal perçue par les chasseurs. Le loup ajuste ses effectifs aux ressources disponibles et ne provoque jamais la disparition de ses proies. Les loups s’installent préférentiellement dans les sites qui présentent les plus importantes densités de grands herbivores sauvages. On observe alors, au cours des premières années, une réduction plus ou moins sensible de l’effectif des ongulés. A la suite d’une diminution des ressources, la mortalité naturelle des jeunes loups augmente et l’équilibre s’établit. L’hybridation entre le loup et le chien a rarement été constatée. Moins d’une dizaine de cas sont connus en Italie. Par ailleurs, le chien est parfois la proie du loup. La rencontre avec des loups reste un événement rare parce que ces animaux sont discrets et parcourent de vastes territoires.


© Maurice Chatelain
Le 10 mai 2012 sont parus au Journal Officiel les arrêtés fixant le nombre maximum de loups dont la destruction est autorisée pour la période 2012-2013 et la liste des départements concernés.

Le nombre total maximum de loups pouvant être tués est de onze. Dès que huit loups sont abattus (soit du fait de tirs légaux, soit du fait d’actes de braconnage), les tirs de prélèvement sont suspendus et seuls les tirs de défense sont autorisés.

Trois départements supplémentaires sont concernés par rapport à 2011-2012 : le Haut-Rhin, les Vosges et la Haute-Saône. Ils s’ajoutent aux départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de la Drôme, de l’Isère, des Pyrénées-Orientales, de la Savoie, de la Haute-Savoie et du Var.

Commentaires de FERUS :

Ces arrêtés incluent des départements en cours de colonisation comme les Pyrénées-Orientales, les Vosges, le Haut-Rhin et la Haute-Saône. Il n’est pas admissible de classer en unités d’actions des départements ou la présence de l’espèce est sporadique. Les définir ainsi revient tout simplement à empêcher l’installation de l’espèce alors que l’écosystème y est favorable.

Nous notons 12 départements inscrits alors que l’arrêté prévoit 11 prélèvements. Ce nombre a été augmenté de 3 par rapport à l’année dernière alors que les comptages « officiels » du nombre de loups n’ont pas encore été donnés. Y aurait-il 35 % de loups en plus sur notre territoire d’une année sur l’autre ?

Que l’Etat cesse cette mascarade ridicule, en infraction avec les directives européennes, et mette en place une vraie politique de prévention favorisant la cohabitation. Qu’il cesse de donner des gages au monde de l’élevage et respecte ses engagements internationaux.


Louve abattue en octobre 2004 dans la Drôme. Photo ONCFS
Les arrêtés en ligne ICI.

Voir aussi :

- Le plan loup 2008-2012

Suivre l’évolution des mesures de gestion et de conservation du loup en France depuis le retour de l’espèce :

- Les rapports LIFE

- Quoi de Neuf, le bulletin du réseau loup (1998-2012)

« En prenant une valeur minimale prudente, au moins une centaine de loups ont été éliminés illégalement depuis 2000, soit en moyenne plus de 10 par an, mais la réalité peut atteindre quelques dizaines certaines années.
Avec un taux de croissance de 20 à 30 % par an, l’effectif de la population actuelle devrait être compris entre 250 et 500 individus alors que l’effectif estimé est de l’ordre de 150 individus. » Extrait de « Une croissance faible de la population de loups en France ? Des pistes pour évaluer les pertes illégales » . Régulièrement, les ONG de protection et particulièrement Ferus ont appelé l’attention des partenaires du dossier loup sur l’importance du braconnage de cette espèce protégée. Nous avons quelques cas avérés que chacun connaît, auxquels s’ajoutent de nombreuses rumeurs invérifiables, des récits qui semblent fiables mais ne sont pas reproduits en public, et le constat de la disparition brutale de meutes dans certaines ZPP. Ferus vient de faire un travail plus rigoureux d’évaluation de la mortalité inexpliquée des loups dans la population française. Nous disposons désormais du recul nécessaire. Il s’agit bien de la mortalité qui ne peut pas être mise sur le compte des causes « normales » (manque de nourriture, intempéries, maladies, conflits entre loups, circulation routière, vieillesse, voire d’autres facteurs humains). Les accroissements admis par la littérature scientifique et constatés par l’ONCFS en France de 1992 à 2000 intègrent ces causes « normales ». Il nous apparaît assez vain de disserter longuement sur les modalités de tirs légaux quand un si grand nombre de loups sont tués illégalement chaque année. Nous avions dit dès les premières réunions du groupe national que nous ne voulions pas que s’instaure en France une situation dite « à l’italienne » (sans offense pour nos voisins) où la gestion de l’espèce se fait en réalité par le braconnage. Administration et chasseurs citent volontiers le modèle du plan de chasse comme dispositif permettant d’encadrer l’accroissement d’une population sur un territoire donné. Quelle serait la fiabilité et la crédibilité d’un système de plan de chasse où pour un animal tué légalement, quarante seraient braconnés ? Il est clair pour nous que la priorité pour les mois et les années qui viennent est la mise en échec de ce braconnage et non l’octroi de facilités de tirs officiels supplémentaires dont on ne pourra jamais mesurer les conséquences réelles sur « l’état de conservation favorable » de la population de loups dans ces conditions.


©Daniel Madeleine
Le Groupe National Loup a été créé en 1998 par le ministère de l’environnement et le ministère de l’agriculture. C’est une instance de concertation nationale qui réunit régulièrement les différents partenaires concernés (élus, éleveurs, administrations, associations de protection de la nature …) et vise à la mise en place d’une stratégie nationale de conservation du loup liée à un pastoralisme durable. FERUS participe au Groupe National Loup.

- Groupe National Loup du 19 décembre 2012

- Archives du Groupe National Loup (2005-2012)


Bénévole PastoraLoup en mission. Photo FERUS
Le retour du loup nécessite un accompagnement. La prévention des dommages aux troupeaux permet de rendre sa présence plus supportable pour ceux qui sont affectés par ses prédations, en particulier les éleveurs.

Consciente des difficultés rencontrées par l’élevage en zones de présence des grands prédateurs, l’association FERUS a mis en place, sur la problématique du loup, un programme de soutien appelé pastoraLoup.

Ce programme basé sur l’éco-citoyenneté propose une aide complémentaire aux éleveurs et bergers dans la protection de leurs troupeaux.

Afin de réduire les dommages et la vulnérabilité des animaux domestiques, il s’agit pour les personnes bénévoles sélectionnées de renforcer la présence humaine auprès du cheptel et participer aux divers travaux pastoraux nécessités par la présence du loup.

Infos et inscription PastoraLoup en ligne

Plaquette 16 pages éditée avec le financement de La Fondation Nature et Découvertes :


Plaquette loup FERUS


- A propos des parcs à loups...

- Loup et cohabitation : les limites du modèle italien

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MessageSujet: Re: loups   Ven 7 Juin - 13:13

1 JUIN 2013

http://www.ferus.fr/loup/le-loup-conservation-et-protection
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